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vendredi 3 décembre 2010

Sans le savoir, Youssouf BAKAYOKO, président de la CEI, dévoile une fraude de 500.000 votants fictifs dans les zones CNO

Après la vague d’indignations qu’a suscité la déclaration inélégante et hors délai faite par Youssouf BAKAYOKO, sur les médias étrangers, de ce qu’il appelle résultats des élections présidentielles 2010, il convient de garder la tête froide et de mener une analyse objective de son contenu.  La démonstration ci-dessous relève que les chiffres communiqués par Youssouf BAKAYOKO sur France 24 contiennent plus 500.000 voix fictives pour Alassane Ouattara.



Démonstration
Voici en substance ce qu’il a dit :
GBAGBO Laurent : 2 107 055 voix, soit 45,90% des suffrages exprimés.
Alassane Ouattara : 2 483 164 voix, soit 54,10% des suffrages exprimés.

Un simple calcul arithmétique permet d’avoir comme total des suffrages exprimés 4 590 219 (retenez bien ce total). C’est-à-dire nombre de votants GBAGBO + Alassane.
Maintenant suivez bien le reste de l’analyse : Souvenons-nous que la CEI avait communiqué le nombre total des inscrits à cette élection qui s’élève à 5 776 784 de personnes (source : Sagem sécurité). Contre toute attente ce nombre est passé à 5 784 490 personnes à la proclamation des résultats au premier tour (source : Abidjan.net). L’écart de 7706 voix n’est pas énorme et ne change vraiment pas une grande chose, Mais n’enlève rien à l’appréciation et à la mise en évidence d’une fraude électorale en zone CNO.  L’intérêt est que si cet écart a été admis par tous au premier tour donc, par jurisprudence, il n’est pas sensé varier entre deux tours de la même élection, or cela a été constaté

Récapitulatif :
Total Inscrits  5 784 490
GBAGBO Laurent : 2 107 055, soit   45,90%
Alassane Ouattara : 2 483 164, soit  54,10%
Total des voix  4 590 219, soit  100%
Taux Participation : 79,35% presque 80%

Toujours par calcul, il ressort des chiffres communiqués par Youssouf BAKAYOKO sur France 24, que ce second tour a connu un taux de participation de 79,35% (4 590 219/5 784 490). On retient aussi qu’il n’a pas été communiqué le nombre de bulletins nuls.
Pourtant nous savons tous qu’il n’y a pas eu la même affluence dans les urnes au second tour comme au premier. Tous les experts à la suite de ceux de la C.E.I ont estimés ce taux de participation  (Suffrages exprimés) à 70%. Il y a donc un problème !!! C’est une incohérence grave, que je fais remarquer la un grand ecart entre les 70% et les 79,35 % donnés par youssouf Bakayoko quand il est allé sous la pression de Mr Soro Guillaume donner des faux résultats non seulement sur une chaine étrangère mais au QG même du candidat Alassane Ouattara ; Ce qui traduit de façon flagrante un complot prémédité pour opérer un hold up électoral !

Vous allez comprendre pourquoi.

Voyons la différence entre les taux de participation : 79,35% – 70% = 9,35%. (Ce chiffre parait petit n’est-ce pas ?)
Voyons combien de personnes représentent ces 9,35%. Donc, on multiplie le nombre d’inscrits par cet écart, et on obtient 540 850 personnes (retenez-le quelque part)

Je vous présente les statistiques du premier tour dans les zones CNO hors Région vallée du Bandama :

Votants 1er tour
Savane : 318 187
Denguele : 66 110
Worodougou : 91 993
Bafing : 38 766
Total : 515 056

Au total se sont 515 056 personnes dans les zones CNO hors région vallée du Bandama. Lorsqu’on rapproche ce chiffre à celui relatif à l’écart entre taux de participation 540 850, on observe que les deux chiffres sont presque identiques à 25 000 personnes près.

Conclusion 1 :
Puisque plusieurs preuves d’irrégularités, exactions et tricheries témoignent d’un vote non démocratique dans les zones CNO, nous sommes en droit de penser qu’il y a eu fraude massif de plus de 500 000 voix, ce qui pourrait s’interpréter aussi que les zones CNO hors région vallée du Bandama ont votés deux fois le même jour, dans les mêmes urnes !!!!

Catastrophe démocratique !

A qui profite cette fraude à grande échelle ?
La réponse à cette question est immédiate : Alassane Ouattara, si l’on se réfère au déroulement des événements ces derniers jours.

Quel serait donc le vrai score d’Alassane Ouattara sur la même base des données de Youssouf BAKAYOKO ?
Il nous suffit pour cela de retirer les 9,35% votants sur les voix d’Alassane Ouattara.
On obtient le tableau ci-après :

Total Inscrits : 5 784 490
GBAGBO LAURENT :  2 107 055, soit  52,04%
ALASSANE OUATTARA : 1 942 088, soit  47,96%

Total : 4 049 143, soit  100%
 Taux Participation : 70,00%
Ecart de voix dues au bourrage des urnes en zone CNO : 541 076

Conclusion 2 : LAURENT GBAGBO est le réel vainqueur de ces élections, sur la base des données communiquées par Youssouf BAKAYOKO.


Georges Gino
Expert  Indépendant

lundi 21 septembre 2009

La France à la croisée des chemins


“Lorsque Laurent Gbagbo envoie un télégramme aux Gabonais pour leur dire, " faites attention, ne faites pas comme la Côte d`Ivoire", il prend un risque politique. Parce que le Gabon, c`est l`affaire de la France. C`est la France qui a fait le Gabon ". On peut ou non partager ce point de vue de M. Dépié, ancien militant du parti socialiste français, mais on ne dira pas que cette opinion n`est pas manifeste, eu égard à la politique très " françafricaine " de l`ex-puissance coloniale dans ce petit pays de l`Afrique centrale. Le défunt président, Omar Bongo, en était d`ailleurs un pion essentiel. Depuis l`élection controversée de son fils, le pays, particulièrement, Port-Gentil, le poumon économique, est en proie à des violences qui ont déjà fait deux morts. Le consulat de France a été partiellement, incendié. Sans oublier d`autres intérêts français, telles que les stations Total, qui ont essuyé la colère de Gabonais mécontents. Faut-il leur accorder un blanc-seing dans leur volonté d`en découdre avec la France ? N`étant pas dans le secret des dieux, il est très risqué de se hasarder dans un verdict d`urnes, où l`opposition savait d`avance que l`élection à un tour faisait le jeu de Ali Bongo. Mais elle n`a pas pu aller au-delà des querelles de leadership, comme c`est généralement le cas sous les tropiques, pour présenter un candidat unique. Mais la colère des Gabonais à l`égard de la France mérite qu`on s`y attarde. Pourquoi les Africains s`en prennent-ils aux intérêts français à la moindre étincelle, à la moindre contradiction interne ? Voici ce qu`a déclaré une Gabonaise sur les antennes de France 24, il y a deux jours : " il fallait qu`on s`en prenne à la France, parce que les Français sont faux ". Que faut-il entendre par " les Français sont faux ". C`est l`inclinaison de la France, héritière de la démocratie, à opter pour les béni-oui-oui, ceux qui sont capables de pérenniser les intérêts français, au détriment des peuples, qui soulève le courroux des citoyens de ses anciennes colonies. Et tant que les autorités françaises n`iront pas au-delà des déclarations stériles, non suivies d`effets, pour repenser sa politique africaine, elle livrera toujours ses ressortissants, qui ne demandent qu`à faire leurs affaires, et ses intérêts à la vindicte populaire. Sarkozy a professé au Cap, en Afrique du Sud, vouloir démanteler des bases militaires, renégocier certains accords dont la caducité est visible comme un furoncle sur le visage. Mais, il ne se passe pas de jour sans que la presse ne lève le voile sur les intrigues de ses barbouzes pour renverser tel ou tel chef d`Etat, parce que jugé " dangereux " pour les intérêts de l`Hexagone. Oubliant qu`on peut retarder la roue de l`histoire, comme l`a dit, fort à propos, le Gabonais Pierre Akendégué, mais qu`on ne peut jamais l`arrêter. La France qui n`a pas d`histoire au XXIe siècle sans l`Afrique (dixit François Mitterrand) a intérêt à changer radicalement sa politique africaine au risque tout perdre un jour.

vendredi 7 août 2009

En pleine voie : Le développement par le panafricanisme culturel ?

Le développement par le panafricanisme culturel ?

Alger, Tizi Ouzou, Boumerdes, Tipaza, Blida…, la République démocratique d'Algérie est au rythme de la culture des 53 Etats africains, depuis le 5 juillet 2009. Pour la seconde fois, en l'espace de quarante années, la culture et les arts africains sont au pouvoir. Ils sont célébrés. Plus de 8.000 participants, tous des virtuoses ou des critiques des arts, du spectacle et de la réflexion vibrent à l'unisson.

On danse - l'Afrique danse toujours et partout - au rythme des concerts donnés par les plus grands noms de la musique continentale : Youssou N'Dour, Khaleb, Mory Kanté, Magic System et… peut-être Alpha Blondy qui est fièvreusement attendu à Alger. On s'extasie devant les tableaux les plus exquis, dans les cérémonies d'exposition et de vernissage. On contemple les chefs d'œuvre des stylistes-modélistes sélectionnés pour exposer. Mais on s'empoigne aussi, verbalement, à travers des colloques consacrés au bilan culturel et artistique du continent noir et l'avenir du cinéma, du livre et du théâtre africains. Heureusement !

Alors, à mi-parcours du 2ème Festival panafricain des Arts et de la Culture d'Alger (PANAF), en dehors des inévitables problèmes d'intendance que des rassemblements de cette envergure engendrent au désarroi des convives, l'Union africaine peut se féliciter d'avoir placé sa confiance, pour la deuxième fois, en l'Algérie pour organiser cet évènement. Et l'Etat algérien peut se frotter les mains d'avoir accepté de décaisser quelque 35 milliards de FCFA (5,3 millions d'euros) pour faire œuvre utile en accueillant des milliers de personnes venues du monde entier, démontrant ainsi que l'Afrique peut se targuer d'une certaine capacité à financer et à organiser ses propres ambitions.

Le 2ème PANAF est donc source de fierté. A Alger comme dans différentes villes du pays d'Abdelaziz Buteflika, les festivaliers clament leur joie de se retrouver ensemble, célèbrent “ce brasage naissant” et affirment que “le développement de l'Afrique passera par la culture” ; que “la clé du développement est le panafricanisme culturel” ou que “c'est le panafricanisme culturel qui ouvrira la voie au développement durable de l'Afrique”. Enthousiastes, ils jettent les idées çà et là : “Relations culturelles et artistiques sud-sud”, “Coopération culturelle et artistique sud-sud”.

Fini le manque de fonds pour le développement des arts dans nos Etats. Les colloques consacrés au cinéma, au théâtre ou à la littérature suggèrent, “courageusement”, l'option de la coproduction “pour échapper au diktat de l'Occident, l'éternel bailleur de fonds qui paie et qui commande jusqu'à la réécriture des scénarii”. Des mots, encore des mots et toujours des mots. Bravo pour la danse ! Bravo pour la parole ! L'Afrique reste maîtresse en la matière et le 2ème PANAF le démontre éloquemment.

Mais à quand l'action ?

Ici, naît le doute. Comme toujours, en tous lieux et en toutes circonstances, les Africains réunis à Alger identifient clairement leurs problèmes, y proposent des solutions, mais oublient les mécanismes susceptibles de déclencher l'action qui libère et qui sauve. En une semaine de festival, le constat est net : au terme des colloques qui ont lieu dans la capitale algérienne ou ailleurs, aucun comité de suivi n'est mis en place pour prolonger les débats, réfléchir sur la faisabilité des idées, bâtir des projets à soumettre et à faire ratifier par nos Etats. Alors, à cette allure, sur un continent où nombre de régimes politiques en place considèrent les artistes, les producteurs et les réalisateurs comme des empêcheurs de détourner tranquillement et de gouverner éternellement, comment obtenir l'augmentation des budgets étatiques consacrés à la culture ? Si les bénéficiaires sont eux-mêmes incapables de prendre le taureau par les cornes, qui fera le lobbying, plaidera à leur place pour la création d'un fonds panafricain de développement de la culture et des arts ?

Le 2ème PANAF, on le voit, constitue un bon creuset pour le brassage des arts et des cultures africaines. Mais si l'on n'y prend garde, il ne sera qu'un rassemblent culturel et artistique de plus. Dans ce cas, dans quarante ans, à la question de savoir si le panafricanisme culturel a été la clé du développement de l'Afrique, il sera difficile de répondre par l'affirmative. Acteurs, réalisateurs et producteurs auront trop parlé. Comme au 1er PANAF de 1969. Pour rien !

C.E. cesaretou2002@yahoo.fr

dimanche 22 février 2009

Un serpent tue une ivoirienne à Paris

A Paris, selon une rumeur un drame aurait eu lieu dans le quartier Château Rouge, dans le 18 ème arrondissement soit le premier lieu de produits africains que ce soit alimentaire ou cosmétique ou se rend toute la diaspora africaine de l'île de France. La rumeur qui se profile dans la communauté africaine explique qu'une Femme africaine (ivoirienne), s'étant rendu dans un magasin chinois de produits alimentaires africains, se ravitaillant en fouillant dans le bac à gombo sec, aurait senti une morsure au niveau de son bras. S'est alors qu'elle crie " On m'a mordu", les employés du magasins viennent voir ce qui se passe, et on découvre un serpent (3 serpents selon une autre version) au milieu des gombos secs. Aussitôt on appelle les secours, mais hélas trop tard arriver, la dame décède. Paix à son âme, et soyez prudents !

lundi 24 novembre 2008

Etudiants ivoiriens en France : Les étudiants abandonnés manifestent pour 1, 21 milliard de Fcfa

Les étudiants boursiers en France ont pris d'assaut les locaux de l'ambassade de Côte d'Ivoire, le jeudi dernier, pour manifester leur mécontentement pour non paiement de leur bourse et des droits d'inscription. Pour un milliard vingt et un millions huit cent mille (1 021 800) francs CFA la formation des cadres ivoiriens est reléguée à la bassesse. Un milliard vingt et un millions huit cent mille (1 021 800) francs CFA. C'est la somme qu'il faut pour régler le problème de bourse et du paiement des droits d'inscription des étudiants boursiers en France. A entendre, la somme paraît énorme. Mais quand on a des enseignants, censés de se soucier des problèmes de formation, au pouvoir, quand on sait que d'un claquement de doigt depuis le fin fond de sa cellule de la MACA, Angéline Kili peut trouver cette somme, quand on sait aussi qu'en sortant de salle de bain, Léon Emmanuel Monnet peut sauver la situation, sans oublier les soixante milliards de fonds de souveraineté de Laurent Gbagbo, on comprend aisément que l'éducation et la formation des cadres n'est pas trop au programme des enseignants refondateurs. Et partout ce sont les ambassades de Côte d'Ivoire qui sont assiégées par les étudiants ivoiriens qui se sentent abandonnés par les autorités de leur pays. Le jeudi dernier, ce sont les locaux de l'ambassade de Côte d'Ivoire en France qui ont été pris d'assaut par les étudiants. Quatre mois d'arriérés de bourse, trois ans de droit d'inscription non payés, des étudiants menacés d'expulsion de leur chambre dans les cités universitaires, des filles qui sont obligées de se livrer au plus vieux métier pour joindre les deux bouts, bref ! Nous ne pouvons pas finir d'égrainer le chapelet de problèmes que vivent les étudiants ivoiriens en France. " Nous avons interpelé à plusieurs reprises l'ambassadeur sur les difficultés que nous rencontrons. Mais rien n'est fait. C'est pour cela que nous avons décidé de manifester devant l'ambassade pour nous faire entendre ", explique M. Adou François, le président des Etudiants boursiers ivoiriens en France. Mais comment en sommes-nous arrivés là ? " Tous les jours, explique l'ambassadeur Pierre KIPRE, nous sommes sur le dos du trésor ivoirien. Parce que la France est le lieu de passage de tous les Ivoiriens. C'est la vitrine la Côte d'Ivoire à l'extérieur. Aussi bien pour les bourses que pour le salaire des diplomates que pour le fonctionnement de l'ambassade, c'est la course poursuite tous les jours. C'est ce que nous essayons d'expliquer à ces jeunes étudiants. Malheureusement, poursuit-il, ils pensent que l'argent arrive d'Abidjan et que c'est l'ambassadeur et ses collaborateurs qui le bloquent. " Le blocage se trouve donc au niveau de la trésorerie ivoirienne. C'est d'ailleurs ce qui a été au centre des échanges à l'audience que l'ambassadeur a accordée à la délégation des étudiants dans son bureau. Au cours de cette rencontre, l'ambassade a fait la promesse de tout mettre en œuvre pour commencer le déboursement de cette somme. " Il y a une première tranche qui arrive demain (Ndrl : vendredi 21 novembre 2008), une deuxième tranche pour le 27 novembre prochain et une troisième dans la semaine suivante ", a indiqué l'ambassadeur. Une promesse que les étudiants prennent avec assez de précaution. "On nous fait toujours les mêmes promesses et rien ne bouge. Mais nous osons espérer que cette fois-ci sera la bonne ", estime le président des étudiants. En tout cas, de son côté, l'ambassade tient à honorer cette promesse : " Tous les états sont déjà prêts. Dès que la banque nous annonce que l'argent est arrivé. Si c'est à 10 heures, à 11 heures on dépose tous les documents et tout est fait immédiatement. Parce que d'abord, beaucoup de ces jeunes appartiennent à des familles qui n'ont pas de ressources importantes. Donc les parents ne peuvent pas se substituer à l'Etat. Ensuite, il y en a pour qui les établissements nous envoient des fax tous les jours pour nous signifier que nos compatriotes leur doivent de l'argent ", a promis l'ambassadeur.Il faut rappeler qu'il y a deux cent quarante quatre (244) étudiants boursiers ivoiriens en France. Les bourses et les frais d'inscription de ces derniers s'élèvent à un milliard vingt et un millions huit cent mille (1 021 800) francs CFA.Eugène YOBOUETCorrespondant à Paris

vendredi 14 novembre 2008

Première édition de la Journée de la diaspora ivoirienne (JDI) à Paris - L’Ambassadeur Pierre Kipré aux Ivoiriens: "Approfondissez les relations franc


Le moins qu’on puisse dire, c’est que la première édition de la journée de la diaspora ivoirienne initiée par la Cogid, a réuni du beau monde le samedi 17 mai dernier au Palais des Congrès de Montreuil – banlieue proche de Paris. L’organisation en elle-même, la qualité des intervenants et les nombreux invités présents, ont contribué au succès de l’évènement. Côté officiel, l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, SEM. Pierre Aimé Kipré, parrain de la cérémonie, malgré son agenda très chargé, a honoré de sa présence. Selon des sources proches du protocole, dès 8 heures du matin déjà, le locataire de la chancellerie ivoirienne, lui-même en partance pour Abidjan ce jour-là, s’était tout d’abord rendu à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle pour y accueillir Mme Ehivet Simone Gbagbo, la Première Dame de Côte d’Ivoire, qui a marqué une brève escale à Paris, avant de se rendre au 128, rue de Paris à Montreuil – l’adresse du Palais des Congrès –. A la tribune, l’ancien ministre de l’Education nationale, a livré un message de recommandations aux responsables de la Cogid – Coordination générale des Ivoiriens de la diaspora – “La solidarité ne doit pas se traduire seulement dans le malheur, elle ne doit pas être individuelle mais collective… Cette notion de collectivité doit contribuer au développement et à la construction de la nation ivoirienne. J`attends des membres de la diaspora qu`ils soient acteurs de la réalisation de leur pays. Les autorités françaises que j`ai rencontrées depuis ma nomination sont unanimes pour dire que nous sommes un peuple aux valeurs réelles. Je vous conseille de respecter les lois de ce pays qui vous valorise d`être reconnus à ce juste titre. Soyez des modèles et approfondissez les relations franco-ivoiriennes», a prôné l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire. La deuxième vice présidente du PIT – Parti ivoirien des travailleurs, Mme Angèle Gnonsao, était de la cérémonie pour apporter sa contribution et partager avec ses compatriotes, sa propre expérience de 17 années passées en France pour ses études. Rappelons que l’ancienne ministre d’Etat séjourne depuis quelques jours à Paris dans le cadre de la promotion de son livre "Le masque au cœur de la société Wê”.A la tribune, l’honneur est naturellement revenu au président de la Cogid, M. Jean-Paul Ouraga, de prononcer l’allocution de bienvenue et de présenter son Ong et ses objectifs. Des objectifs qui se résument au rassemblement et à l’incitation des Ivoiriens de la diaspora au développement économique et social de leur pays. Après quoi, les deux sponsors de l’évènement ont pris le relais. L’agence IPR – International Public Relations – sise sur les Champs Elysées, dirigée par Mme Victorine Avit-Nemet, s’est chargée de porter le groupe NSIA – Nouvelle société interafricaine – et la Nouvelle BIAO à la connaissance de la diaspora ivoirienne de l’Hexagone à travers la Cogid. Respectant ainsi son choix de travailler pour le continent africain et les institutions qui concourent au développement de celui-ci. A tout Seigneur, tout honneur, le président du groupe NSIA, M. Jean Diagou Kacou et le Directeur général de BIAO CI, M. Martin Djédjess, ont pris tour à tour la parole pour présenter leurs entreprises au grand public. Ce qu’on peut retenir, c’est que très bientôt, la BIAO et la NSIA, implanteront une succursale à Paris afin de glaner une part du potentiel marché que représente la diaspora ivoirienne de France. D’ores et déjà, ces deux entreprises ont proposé divers produits attrayants et concurrentiels adaptés aux besoins de leurs futurs clients. Entre autres, des souscriptions à des comptes d’épargne logement, des facilités de transfert d’argent à moindre coût, l’assurance vie, NSIA funérailles, NSIA études pour répondre aux problèmes cruciaux des cas de décès d’une part et d’autre part au financement des études supérieures de(s) l’ayant(s) droit. La problématique du retour au pays a été amplement développée par les intervenants. A titre indicatif, la construction d’une tranche de maisons baptisée “Cité de la diaspora” à Abidjan. Un projet far qui s’impatiente d’enregistrer des adhésions massives pour que sortent de terre, les premières villas. Le déroulement de la cérémonie qui s’est étendue jusqu’en début de soirée a été marqué par plusieurs autres interventions. Dont celle de Dogad Dogoui, patron de Africagora, de Pierre Blé de ERA – Entreprendre et Réussir en Afrique- l’Ong de Basile Boli, et de Me Kourouma, avocat au barreau de Paris. La journée s’est achevée par une conférence publique portant sur le thème principal “La problématique migratoire des Africains : le cas de la Côte d’Ivoire”. Thématique traité et développé par deux spécialistes en la matière. Le Pr Jean-Philippe Omotundé, chercheur en histoire, auteur de plusieurs ouvrages, présentateur de l’émission “Vérités et Mensonges” sur la chaîne de télé 3A Télésud et de Pascal Bonin, Sociologue et chargé de mission au Conseil mondial de la diaspora panafricaine, membre de la Cogid. De façon substantielle, l’historien Omotundé, a présenté son exposé sur l’origine de l’humanité. S’appuyant sur des recherches et des découvertes étonnantes, datant de plusieurs siècles avant l’ère chrétienne, le dernier a démontré la domination de la race noire sur le monde. Une civilisation noire qui a apporté les mathématiques, les langues, l’écriture, les sciences, la culture, l’organisation de la cité – le royaume, l’administration, la notion d’Etat (…) –, l’architecture, en un mot la connaissance universelle tout court aux autres continents y compris l’Occident. Une époque où la race noire était l’alpha et l’oméga de l’univers, qui à ce titre, a apporté la civilisation aux autres peuples du monde qui à ces moments là, “vivaient encore à l’état sauvage”. Les découvertes des vestiges des cités antiques en Afrique montrent bien que tous les symboles de la royauté, religieux, de l’organisation moderne de la société, les formes architecturales, représentés en Occident, ne sont en réalité que des copies conformes du génie créateur des Africains. “Les Occidentaux ont falsifié l’histoire et font comme s’ils étaient devenus amnésiques en niant ces faits historiques indiscutables et infalsifiables…En réalité, ils n’ont rien crée, ils ont plagié le génie créateur des Africains”, a accusé l’universitaire chercheur. Tout ceci pour montrer que le phénomène migratoire des Africains en général et des Ivoiriens en particulier ne date pas de notre siècle contemporain. “Et que par devoir de mémoire, poursuit-il, l’humanité tout entière, la France y compris, a une dette historique envers le continent noir. Mieux, elle devait avoir plutôt une reconnaissance envers ceux dont les ancêtres leur ont apporté la civilisation”. Partant de tous ces constats, les conférenciers ont vertement fustigé la politique du gouvernement français sur l’immigration, les problèmes de racisme et de discrimination dont les Africains en général et les Ivoiriens en particulier sont l’objet. Les tracasseries administratives de régularisation ne sont pas non plus passées sous silence. Au total, toutes les questions sensibles qui font fâcher la diaspora ivoirienne de France sur la problématique de leur condition de vie dans le pays d’accueil, ont été abordées et débattues. Après neuf heures d’échange et d’écoute, le public est reparti édifié des enseignements tirés de cette journée initiée par la Cogid.

lundi 27 octobre 2008

Action Solidarité: La nouvelle dynamique des anciens de la Fesci Résidents en Europe !!!


Action Solidarité, c´est désormais le cadre que se proposent les anciens responsables et militants de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d´Ivoire (FESCI) vivant en Europe pour renforcer encore plus leurs liens d´amitié et de camaraderie. C´est aussi et surtout le cadre par lequel ils entendent dorénavant participer au développement économique de leur pays, la Côte d´Ivoire par la réalisation de projets de développement de tout ordre.
À l´occasion, il faut rappeler que c´est Mme Esther Tsémao Léhou épouse Dan Thé qui eut l´idée, sur constat du profond fossé qui s´est étalé entre les anciens Fescistes de la diaspora en Europe à cause de la grave crise sociopolitique que traverse leur pays, de convoquer ses camarades pour éponger et concilier leurs divergences d´ordre politique dans l´optique de consolider l´intérêt supérieur de leur lutte syndicale d´autrefois. Cette lutte dont le centre d´intérêt était essentiellement l´expression de la solidarité et de la fraternité entre étudiants. N´est-ce pas que les étudiants Ivoiriens se sentant abandonnés par la société ivoirienne en recomposition s´appelaient entre eux « Parents » ? C´est alors que la première rencontre eut lieu courant octobre 2007 à Londres.
À la suite de cette première rencontre de Londres, plusieurs tractations et discussions se sont poursuivies sur le forum internet érigé à cet effet pour rendre possible la communication permanente et continuer à rechercher les voies les mieux indiquées tant à la réconciliation qu´au rapprochement tant recherchés. Londres jeta ainsi les bases du projet Action Solidarité en octobre 2007 et Liège le formalise le 11 octobre 2008 dernier.
À la rencontre de Liège le 11 octobre 2008 passé, les parents se retrouvèrent pour donner forme à leur cadre commun d´action et de réflexion pour se faire sien le vaste terrain du développement économique de la Côte d´Ivoire. Le progrès social et le développement structuro-économique étant synonymes de l´épanouissement de l´homme dans sa société, les anciens de la Fesci résidents en Europe entendent faire sien cet engagement désintéressé pour jouer à fond leur partition dans le processus de développement économique de leur pays.
Cette nouvelle option des anciens fescistes résidents en Europe vient pour apporter le démenti à la réputation de leur volonté de puissance et de grandeur. Pour sûr, les anciens de la Fesci vivant en Europe ont acquis l´expérience pratique de la vie, mieux ils sont pour la grande majorité des experts dans leurs différents domaines d´activité professionnelle. Et c´est forts de cette situation qu´ils entendent participer à l´amélioration des conditions d´existence de leurs compatriotes par la réalisation de projets de développement.
Aussi, ils se proposent d´identifier avec rapport à l´appui des domaines bien précis de la vie économique de la Côte d´Ivoire auxquels ils veulent apporter des solutions à court, moyen et long terme. Conscients des multiples difficultés que comporte un tel dévouement désintéressé au service du développement économique de leur pays d´origine, les anciens Fescistes de la diaspora vivant en Europe ne veulent rien négliger dans leur nouvelle trouvaille. Pour rendre plus crédible et sérieux leur travail, ils entendent mener des études comparatives sur le terrain en côte d´ivoire. Contenues dans des cahiers des propositions pour le développement économique et le bien être social en Côte d´Ivoire, ces analyses et leurs synthèses seront présentées et remises et au gouvernement et au président de la république peu importe son appartenance politique en vue de leur application systématique. Dans leur démarche, les anciens de la Fesci veulent agir pour l´amélioration des conditions de vie et de travail de leurs compatriotes ivoiriens sans distinction aucune de parti politique. Car pour eux, la crise actuelle et ses ramifications nous ont démontré les limites de la désunion et de l´intolérance. L´homme étant méchant de nature, il revient à la société dans laquelle il évolue de l´éduquer et le disposer à accepter la différence entre les humains. Pour ce faire, c´est seul sur les termes d´un contrat social que les hommes peuvent vivre en parfaite symbiose pour l´organisation pratique de leur cadre de vie et d´épanouissement. Cette méchanceté inhérente à notre nature humaine nous a poussé à l´affrontement dans le cadre de la guerre. Alors, nos priorités et autres démarches actuelles doivent se faire seulement dans le sens de l´acceptation et la tolérance de l´autre quelque soit ce qu´il est et ce qu´il revendique. Notre volonté étant de relever les multiples défis de la réconciliation pour envisager ensemble le développement économique durable de notre pays. Et ce, les hommes passent mais la république demeure.
Et la présidente élue lors de la rencontre annuelle des anciens Fescistes qui s´est tenue à Liège en Belgique, Madame Esther Kouablan ne dit rien d´autre quand elle souhaite que tous les fils et toutes les filles de la Côte d´Ivoire se réconcilient autour des projets capables de relancer notre pays sur la voie du dynamisme économique qui a fait de lui la locomotive du développement économico-structurel de la sous région ouest africaine.
Pour elle donc, tous les anciens de la Fesci peu importe leur appartenance politique et religieuse doivent s´associer à cette nouvelle dynamique pour sortir notre pays de la léthargie politique qui le ronge actuellement. Désunis, nous sommes plus vulnérables. C´est pourquoi elle estime que Action Solidarité doit participer non seulement au renforcement des liens d´amitié et de camaraderie entre anciens fescistes mais aussi elle se doit d´être le chapeau de ces différentes compétences dont la matérialisation sur le terrain en Côte d´Ivoire est un pas significatif dans le processus de relance économique de notre pays.
Action Solidarité pour ainsi dire est le cadre d´études et d´analyses de projets de développement au service de la Côte d´Ivoire. Seulement cela ne peut être possible que si les uns et les autres apprennent à mieux se connaître. À s´accepter dans la différence de l´opinion politique pour mieux se pardonner et se tolérer. Car le développement industriel et économique de la côte d´ivoire appelle à la pluralité des visions humaines pour mieux cerner les contours des exigences qui y sont liées.
Jean Dekpai