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vendredi 9 novembre 2012

France – Côte d’Ivoire: Après la visite de Christian Vabé, président du RPCI à l’Elysée, le Ministre Hamed Bakayoko en mission de démolition chez Valls



Depuis le passage du rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire (RPCI) présidé par Christian Vabé à l’Elysée le 19 octobre dernier, pour dénoncer les graves manquements à la
démocratie et aux droits de l’homme du régime Ouattara, c’est le branle-le-bas de combat du côté du pouvoir à Abidjan. On ne dort plus que d’un œil, car le RPCI par cette percée diplomatique sans précédent, à réussi à mettre à nu les dérives dictatoriales du régime Ouattara. Et du côté d’Abidjan, on s’est mis à préparer dans le plus grand secret la riposte, surtout que des rumeurs font état que Christian Vabé serait le candidat de l’Elysée.
Ce qui est faux et sans fondement, puis que le RPCI est un mouvement politique et non un parti politique.
Ainsi, la présidence ivoirienne a décidé de la venue d’une délégation de haut niveau à Paris pour rencontrer le Président de la République François Hollande.
Le RPCI ayant été reçu à l’Elysée, il fallait que la délégation gouvernementale le soit également.
Selon nos sources, l’Elysée a décliné l’offre prétextant un agenda hyper-chargé du Président.
C’est alors qu’il a été décidé que le ministre Hamed Bakayoko rencontre son homologue de l’Interieur Manuel Valls, pour passer le message d’Abidjan et démentir les propos du RPCI. Si les informations en notre possession sont confirmées, il s’agit d’un camouflet diplomatique pour le régime d’Abidjan du fait qu’elle n’ait pas été reçue à l’Elysée.
Qu’à cela ne tienne, on se contentera d’une réception au ministère de l’interieur.
Officiellement place Beauveau mercredi dernier, il a été question de la Coopération sécuritaire entre la Côte d’Ivoire et la France. Continuité de l’Etat oblige, Hamed Bakayoko a retrouvé la place Beauveau mercredi dernier, siège du ministère français de l’intérieur, comme au temps de Claude Guéant.
Mais cette fois, il s’agissait de démentir en bloc, les affirmations portées le 19 octobre dernier à l’Elysée, affirmations selon lesquelles Alassane Dramane Ouattara était un dictateur sans foi ni loi que le Président François Hollande devait désormais interpeller publiquement.
Affirmations selon lesquelles les droits de l’homme, la démocratie, et la réconciliation nationale étaient au stade de slogans, et que les FRCI, l’armée du régime, tuait, violait, et volait en toute impunité.
Les camps de torture selon le RPCI sont une réalité en Côte d’ivoire, et l’opposition n’a pas droit de cité. De même que les opposants au régime sont systématiquement emprisonnés, torturés ou en exil.
Par ailleurs, les nominations en Côte d’ivoire n’obéissent pas au mérite sous le régime Ouattara, mais ont un caractère purement tribal. Seuls les nordistes ont droit à des promotions dans la haute administration civile et militaire. Même les chasseurs traditionnels DOZOS sont érigés au rang d’institution, pendant que la police et la gendarmerie sont désarmées.
Le ministre Manuel Valls, selon nos sources, s’est juste contenté d’écouter poliment son homologue Hamed Bakayoko et de lui dire dans un langage diplomatique que « les questions de renforcement des capacités des fonctionnaires de police, l'implication dans la réforme du système sécuritaire (RSS) et le soutien logistique des services de police ivoiriens feront l'objet d'une attention particulière de la France ». Mais en privé, le ministre Valls s’est montré lucide sur la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire.
Pour Hamed Bakayoko (Le Patriote 08/11), la sortie de crise en Côte d'Ivoire et les exactions en tout genre sont dus au manque de moyens des administrations nationales en générale et des services de sécurité en particulier. C’est pourquoi selon lui, le pays a besoin d’un partenariat particulier avec la France. «Il était important de procéder à une évaluation de la coopération afin d'identifier et de mobiliser les ressources nécessaires pour relancer ce partenariat, en réactivant ce cadre exceptionnel de Coopération dans le domaine sécuritaire », a-t-il rappelé. Pour lui, cela est impérieux, surtout en raison du contexte particulier de la Côte d’ivoire et de la sous-région. « Cette initiative s'impose d'autant plus qu'au-delà de la protection des biens et des personnes, les risques d'instabilité dans la zone nord-ouest africaine affectée par le terrorisme et le développement de la piraterie maritime dans la zone du golf de Guinée appellent une attention particulière », a poursuivi le ministre de l’Intérieur ivoirien.
A Paris et dans les capitales européennes, on n’est plus dupe des graves manquements à la démocratie et aux droits de l’homme commis par le régime Ouattara. Lesquels ont fini par espérer tout le monde, même ses plus fervents supporters, lesquels se feraient de plus en plus rares.
Catherine Balineau
Les ministres Hamed Bakayoko et Manuel Valls, mercredi dernier Place Beauveau à Paris.

lundi 5 novembre 2012

Bceao / Monnaie : Un nouveau billet de 500 F Cfa à partir du 30 novembre - Voici ses caractéristiques

A partir du 30 novembre 2012, un billet de 500 francs Cfa sera mis en circulation. L’information a été rendue publique le 3 novembre 2012 par Cheick Ahmed Tidiany Diakité, Directeur des activités fiduciaires de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), à Dakar, à l’occasion de la commémoration du 50ème anniversaire de cette institution.

Le nouveau billet, de couleur orangée, présente ''toutes les garanties de sécurité'', selon M. Diakité.
Le choix de la couleur répond au souci de ne pas confondre le nouveau billet avec les autres billets déjà mis en circulation par la Bceao, a expliqué M. Diakité, qui a présenté les aspects techniques de la nouvelle coupure. Comme les autres en circulation dans les huit pays de la  Bceao, la coupure a le poisson-scie comme motif principal. Elle est inspirée ''des technologies de l’information et de la communication, illustrées par la manipulation d’une tablette tactile'', a expliqué M. Diakité.

Au verso, la savane est la thématique retenue, avec un couple d’hippopotames au bord d’un marais.
''Ainsi, les éléments de sécurité incorporés permettent au grand public et aux professionnels, chacun en ce qui le concerne, d’authentifier la coupure'', a dit le Directeur des activités fiduciaires de la  Bceao.

La mise en circulation de cette nouvelle coupure a été guidée par le souci permanent  qu’a la Bceao, a expliqué  Tiémoko Myeliet Koné,  gouverneur de cette institution, de satisfaire aux attentes des agents économiques marquées par « un accroissement important de la demande en signes monétaires et surtout pour les petites coupures qui doivent, dans la normale, représenter environ 30 % des billets et monnaie en circulation ».


Il a ajouté que ce pouvoir régalien de la Banque centrale lui impose de veiller à l’adaptation constante du volume de signes monétaires en circulation aux besoins de transactions des économies.

« Ces billets et pièces doivent être de qualité irréprochable et présenter tous les éléments de sécurité les mettant à l’abri de toute falsification susceptible d’altérer leur crédibilité », a souligné le gouverneur Koné.

Rappelons qu’un  billet de cinq cent francs Cfa, en circulation dans les pays de la  Bceao, a été retiré et remplacé par une pièce de même valeur, le 24 décembre 2003.

Jonas BAIKEH

Soir Info

vendredi 13 janvier 2012

Affaire Kieffer: poursuivre l`enquête pour que "justice soit rendue" (RSF)

ABIDJAN - Reporters sans frontières (RSF) a appelé vendredi à poursuivre l`enquête pour que "justice soit rendue" après la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en 2004, alors que des expertises ADN ont montré qu`un squelette exhumé n`était pas le sien.

Dans un communiqué, l`organisation de défense de la presse a invité autorités ivoiriennes et françaises à continuer leur collaboration et le juge français Patrick Ramaël à "poursuivre ses efforts pour que justice soit rendue".

"Nous sommes tous, proches, amis et collègues de Guy-André, déterminés à ce que la vérité éclate et que les auteurs de sa disparition soient identifiés puis traduits en justice", écrit RSF, partie civile dans ce dossier.

La famille du journaliste disparu le 16 avril 2004 à Abidjan a appris jeudi que les expertises ADN ont montré que le squelette exhumé le 6 janvier dans l`ouest de la Côte d`Ivoire n`était pas celui de Guy-André Kieffer.

L`enquête menée en France s`est orientée vers des proches du pouvoir de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril 2011 après une crise postélectorale de quatre mois, qui a fait quelque 3.000 morts.

mardi 11 janvier 2011

le sport ivoirien en danger

Le sport est devenu une victime collatérale de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire avec, entre autres, la demande de report du Championnat d'Afrique des nations de basket masculin et la volonté de la région 2 de la Confédération africaine d'athlétisme (CAA) de chercher une autre destination pour abriter les prochains championnats régionaux d'athlétisme. Dans un entretien avec RFI, lundi, le Comité d'organisation du championnat d'Afrique de basket masculin a annoncé la volonté de la structure de demander un report à la FIBA-Afrique.
La demande sera officiellement déposée auprès de l'instance dirigeante du basket en Afrique, lors de la prochaine réunion de son bureau central prévue du 22 au 23 janvier prochain à Bamako (Mali).
Dirigée jusqu'en juillet dernier par l'Ivoirien Alain Ekra, la FIBA-Afrique a désormais comme président le Congolais Dieudonné Mabusa Eseka.
Le secrétaire général reste toutefois l'Ivoirien Alphonse Bilé.
A côté de cette organisation qui pourrait échapper à la capitale ivoirienne, la région 2 de la Confédération africaine d'athlétisme (CAA) cherche elle aussi un plan B à la suite de la crise politique en Côte d'Ivoire après le 2-ème tour de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier.
Dans un entretien paru dans le Soleil des Sports de mardi, le président de la région 2, Momar Mbaye, a cité les noms du Ghana et du Mali comme futurs pays hôte des championnats régionaux d'athlétisme juniors de la CEDEAO.L'organisation régionale qui a suspendu la Côte d' Ivoire de toutes ses instances.

Sans évoquer officiellement un lien avec la crise sévissant aux bords de la Lagune Ebrié, la Fédération ivoirienne de football (FIF) a décidé de reporter le démarrage du championnat de football ivoirien à mars prochain, après la 2-ème édition du Championnat d'Afrique des nations (CHAN).
Cette compétition qui met aux prises les sélections locales est prévue en février prochain au Soudan.
Lors d'une conférence de presse tenue récemment, le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Jacques Anouma, avait annoncé la décision du sponsor de la Ligue ivoirienne de football, une société de téléphonie, de se retirer à cause de la faible affluence dans les stades.

mardi 7 décembre 2010

Le nouveau Gouvernement ivoirien a été rendu public ce mardi, au Palais Présidentiel.

Par décret n°2010- 312 du 6 décembre 2010, pris par le Président de la République de Côte d’Ivoire, S.E.M. Laurent Gbagbo, et  lu  par le nouveau Secrétaire Général de la Présidence de la République, Désiré Tagro, le nouveau Gouvernement ivoirien a été rendu public, ce mardi 7 décembre 2010, au Palais Présidentiel.   
La nouvelle équipe gouvernementale compte un Premier Ministre, le Professeur Aké Gilbert Marie N’gbo, nommé le dimanche 5 décembre 2010, et  33 Ministres dont 26 Ministres- pleins, 2 Ministres Délégués  et 4 Secrétaires d’Etat.

CI- DESSOUS L’INTEGRALITE  DU  DECRET   
                       
DECRET N° 2010-312 DU 06 DECEMBRE 2010 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

Le Président de la République

Vu La Constitution;

Vu le décret n° 2010-309 du 05 décembre 2010 portant nomination du Premier  Ministre,

Sur proposition du Premier Ministre

DECRETE

Article 1er: Sont nommées, membres du Gouvernement, les Personnalités  ci-après désignées:

  • Premier Ministre, Ministre  du Plan et du Développement, Chef du Gouvernement, Mr. Aké Gilbert Marie N'GBO
  • Garde des Sceaux, Ministre de la justice et des Droits de l’Homme, Mr. Yanon YAPO
  • Ministre de la Défense et du Service Civique, Mr. DOGOU Alain dit Goba Maurice
  • Ministre de l’Intérieur, Mr. Emile Guiriéoulou
  • Ministre des Affaires Etrangères,  Mr. Alcide DJEDJE ILAHIRI
  • Ministre de l’Economie et des Finances, Mr. Désiré Noël Laurent DALLO
  • Ministre des Mines et de l’Energie,  Mr. Augustin KOUADIO KOMOE
  •  Ministre de la Santé et de la Lutte contre le SIDA,  Mme Christine ADJOBI NEBOUT
  • Ministre de la Construction et de l'Urbanisme, Mr. YAPO Atsé Benjamin
  • Ministre de l’Agriculture, Mr. COULIBALY Issa Malick
  • Ministre de l'Equipement et de  l’Assainissement,  Mr. Ahoua DON MEllO
  • Ministre des Transports, Mr.  N’GOUA ABY Blaise
  •  Ministre de l'Education Nationale, Mme Anne Jacqueline LOHOUES  OBLE
  • Ministre de l’Enseignement Technique, Mme Angèle GNONSOA
  • Ministre  de l'Environnement et  des Eaux et Forêts, Mr. KOFFI  KOFFI Lazare
  •  Ministre de la Fonction Publique,  Mme Elisabeth Badjo Djékouri  épouse DAGBO
  • Ministre de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l'Emploi, Mr.  Charles BLE GOUDE
  • Ministre de l’lndustrie et du Développement du Secteur Privé, M.  Philippe ATTEY
  • Ministre  de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Mme Akissi Danielle BONY CLAVERIE
  • Ministre des Techniques de l’Information et de la Communication, Mr. Ettien AMOIKON
  • Ministre de la Communication, Mr. OUATTARA Gnonzié
  • Ministre de la Culture, Mr. Alphonse VOHO SAHI
  • Ministre de la Recherche Scientifique,  Mr.  KATA Kéké
  • Ministre  des Sports, Mr. Franck GUEI
  • Ministre du Commerce, Mr. TOURE Amara
  • Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mr KOUAME SECRE Richard
  • Ministre de la Solidarité, de la Reconstruction et de la Cohésion Sociale, Mme Anne GNAHOURET Tatret
  • Ministre du Travail,Mr. NYAMIEN Messou
  • Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du  Budget, Mr. KONE Katina Justin
  • Ministre Délégué auprès du Ministre de l'Education Nationale, chargé de L'Enseignement Supérieur, Mr.  N’GUESSAN  Yao Thomas
  • Secrétaire d'Etat, chargé de la Vie Scolaire et  Estudiantine, Mme LAGO DALEBA Loan Odette
  • Secrétaire d'Etat, chargé de la Sécurité Sociale, Mr. Georges Armand Alexis OUEGNIN
  • Secrétaire d’Etat, chargé des Handicapés, Mr DOGO Djéréké Raphaël
  • Secrétaire d'Etat, chargé des Victimes de Guerre, Mr. DOSSO Charles Rodel Durando

Article 2 : Toutes dispositions antérieures contraires à celles du présent décret sont abrogées

Article 3 : Le présent décret sera publié au Journal Officiel de la République de Côte d'Ivoire.

Fait à Abidjan, le 06 Décembre 2010
Laurent GBAGBO


REACTIONS DE QUELQUES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

Mme Angèle Gnonsoa, Ministre de l’Enseignement Technique
 «  C’est une grande satisfaction. Le travail va commencer dès maintenant. Il faut dire que nous sommes dans une période un peu critique. Nous pensons que les choses vont bien se dérouler » .

 M. Dogo Raphaël, Secrétaire d’Etat, chargé des Handicapés
 «  Je traduis ma joie et ma reconnaissance  au Président de la  République d’avoir pensé aux personnes handicapées et de permettre qu’on puisse poser véritablement nos problèmes là où il faut.
 On va travailler globalement  autour de 4 grands  axes,  entre autres,  le recensement des personnes handicapées en Côte d’Ivoire  en vue de  leur délivrer  une  carte d’invalidité à partir de laquelle ils pourront  faire valoir leurs droits ;   le développement de la coopération internationale » .

 Mme  Danielle Boni  Claverie, Ministre de la Femme  de la Famille et de l’Enfant
«  Je  suis très émue pour la confiance que le Président de la République a bien voulu m’accorder.  Il a beaucoup insisté sur la bonne gouvernance » .

 Mme  Lago Daléba Loan Odette, Secrétaire d’Etat chargée de la Vie Scolaire et Estudiantine.
« Actions, toujours actions. Il faut se mettre au travail pour notre pays. Je crois que c’est ce qui est important. J’ai pour ambition  de  nourrir tous les enfants de l’école primaire jusqu’au secondaire et d’améliorer l‘environnement scolaire. C’est ce que le Président m’a demandé » .

M. Georges Armand Ouégnin, Secrétaire d’Etat chargé de la Sécurité Sociale
« Je suis honoré d’avoir été désigné par le Président de la République et le Premier Ministre pour mettre surtout en place, l’ambition projet d’assurance maladie. Ce n’est pas facile, mais, je m’y emploierai de toutes  mes forces ».

Mme Dagbo Elisabeth Badjo, Ministre de la Fonction Publique
« C’est un challenge. Nous ferons l’effort d’être à la hauteur de cette confiance qui nous est  faite ».

Charles Dosso, Secrétaire d’Etat chargé des Victimes de Guerre
«  Je suis très heureux puisque je ne suis pas plus méritant que les autres. Aujourd’hui, c’est l’effort des uns et des autres qui a payé ».

 Charles Blé Goudé,  Ministre de la Jeunesse, de la Formation  Professionnelle et de l’Emploi
 « Le Ministère qui nous a été confié est en rapport avec la jeunesse. Vous savez que la majorité de  la population juvénile a pour préoccupation, un premier emploi. Nous allons donc nous atteler  à faire ce qui a lieu de faire, c’est – à – dire, mettre les jeunes au travail.
Je voudrais  dire aux jeunes que ce Ministère est le leur. Je leur demande de s’organiser ;  d’avoir des projets et de savoir ce qu’ils veulent. Nous allons travailler pour eux  et avec eux.
A l’Eglise et à la Mosquée, les Chrétiens et les Musulmans ont pour boussole, la Bible et le Coran. Dans les Etats, dans les Républiques,  la  boussole  est  la Constitution, la loi fondamentale. Vous pouvez  ne pas être d’accord sur un point. Mais, la loi vous amène à agir selon l’orientation qu’elle  donne.
Il est clair, dans notre  Constitution,  que trois jours après les élections, quand la Commission Electorale Indépendante n’a pas pu donner les résultats, il revient au Conseil Constitutionnel de le faire. Ce  n’est pas un débat de sentimentalisme. Pour moi, le Conseil Constitutionnel a proclamé le Candidat Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire,   qui a nommé un Premier Ministre qui vient de me confier – mon équipe et moi- la responsabilité de la Formation Professionnelle des jeunes. A cet instant précis, c’est ce à quoi   nous allons nous atteler » .

vendredi 5 novembre 2010

Présidentielle : le second tour opposera Gbagbo (38,3 %) à Ouattara (32,08 %)

Après plus de quarante-huit heures d’attente fébrile, les Ivoiriens sont désormais fixés. Ils choisiront leur futur président à l’occasion d’un second tour opposant le président sortant, Laurent Gbagbo, qui arrive en tête avec 38,3 % des suffrages, à l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara (32,08 %). Avec 25,24 %, l’ancien chef de l’État Henri Konan Bédié termine troisième et est désormais hors course.
À l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, qui s'est tenu le 31 octobre, Laurent Gbagbo tire profit de sa majorité relative dans la région des Lagunes (autour de 46 %), où se livrait la bataille d’Abidjan. Elle lui permet d’accumuler une réserve d’environ 250 000 voix sur son principal adversaire. Bien qu’il ne dispose pas de bastions intouchables, il arrive premier dans onze régions sur dix-neuf, à l’est, à l’ouest et au sud. Mais le Nord contrôlé par l'ex-rébellion, où il ne totalise 10 % de suffrages, lui fait perdre une bonne partie de son avance.
Les scores imbattables de Ouattara dans le Nord
Quant à Alassane Ouattara, il enregistre des résultats impressionnants dans la partie septentrionale du pays. Il rafle les quatre régions du Nord avec des scores qui vont de 73,35 % dans le Bafing, à 93,42 % dans le Denguélé. Dans la vallée du Bandama (centre), où se trouve Bouaké, fief de l’ex-rébellion, il supplante le parti de Bédié et arrive en tête avec 49,85 %. Dans quatre régions, dont celle d’Abidjan, il arrive en deuxième position.


vendredi 3 septembre 2010

L’état civil en Afrique est un enjeu de bonne gouvernance

La ques­tion de l'état civil consti­tue un défi fon­da­men­tal pour l'Afrique. Les pays d'Afrique sub­sa­ha­rienne ont en­core bien des dif­fi­cul­tés à consti­tuer un bon sys­tème ad­mi­nis­tra­tif de ges­tion de l’état civil. Nombre d'Etats afri­cains ont des bases de don­nées d’état civil ru­di­men­taires.
Beau­coup d'Afri­cains viennent au monde, vivent et meurent sans lais­ser au­cune trace dans un re­gistre ju­ri­dique ou sta­tis­tique, tout sim­ple­ment parce que la plu­part des pays afri­cains ne dis­posent pas de sys­tèmes ef­fi­caces, ju­ri­diques ou sta­tis­tiques, pour l'en­re­gis­tre­ment des nais­sances, des décès, des ma­riages et des di­vorces. Au­jourd'hui, un grand nombre de pays ont dé­ci­dé de ren­for­cer leur sys­tème ad­mi­nis­tra­tif d'état civil afin de mieux prendre en charge leurs po­pu­la­tions res­pec­tives.
Les mi­nistres afri­cains char­gés de l'en­re­gis­tre­ment des faits d'état civil sou­haitent l’amé­lio­ra­tion des sys­tèmes d'in­for­ma­tion
Les mi­nistres afri­cains res­pon­sables de l'état civil ont pris la dé­ci­sion de faire pro­gres­ser le dé­ve­lop­pe­ment de l'état civil et les sta­tis­tiques dé­mo­gra­phiques (Civil Re­gis­tra­tion and Vital Sta­tis­tics Sys­tems - CRVS), lors d’une confé­rence or­ga­ni­sée le 14 août der­nier à Ad­dis-​Abe­ba (Éthio­pie) sur le thème « Vers une amé­lio­ra­tion des sys­tèmes d'in­for­ma­tion des faits d'état civil en vue d'une ad­mi­nis­tra­tion pu­blique et d'une pro­duc­tion de sta­tis­tiques ef­fi­caces pour le dé­ve­lop­pe­ment na­tio­nal et le suivi des OMD en Afrique ».
Les mi­nistres ont adop­té une dé­cla­ra­tion dans la­quelle ils ont conve­nu de prendre des me­sures po­li­tiques ap­pro­priées qui fa­ci­li­te­raient la mise en œuvre des plans na­tio­naux, pro­grammes et ini­tia­tives pour ré­for­mer et amé­lio­rer le CRVS, y com­pris la réa­li­sa­tion d'une cou­ver­ture uni­ver­selle.
Ils ont en outre conve­nu de ren­for­cer la co­or­di­na­tion des ac­ti­vi­tés entre les dif­fé­rents dé­par­te­ments et mi­nis­tères. Les états si­gna­taires s’en­gagent à ré­vi­ser et à ac­tua­li­ser les lois, les po­li­tiques et la lé­gis­la­tion sta­tis­tique pour l'en­re­gis­tre­ment ra­pide et obli­ga­toire des faits d'état civil. Une re­forme qui vise à ga­ran­tir l'éga­li­té d'accès aux sys­tèmes pour toutes les per­sonnes.
Des ré­formes conformes aux normes in­ter­na­tio­nales
La Confé­rence a été pré­cé­dée par une réunion d'ex­perts tech­niques. Leurs re­com­man­da­tions ont porté sur l'adop­tion de la po­li­tique de me­sures, l'in­ten­si­fi­ca­tion de la sen­si­bi­li­sa­tion et la ré­vi­sion des lois et la lé­gis­la­tion en confor­mi­té avec les di­rec­tives in­ter­na­tio­nales et ré­gio­nales. Car ces ré­vi­sions de­vaient être conformes aux normes in­ter­na­tio­nales, aux lignes di­rec­trices et re­com­man­da­tions ré­gio­nales, ac­com­pa­gnées par l'af­fec­ta­tion de res­sources hu­maines et fi­nan­cières.
Sou­li­gnant l'im­por­tance du sou­tien à ces ef­forts au ni­veau na­tio­nal, les mi­nistres ont ap­pe­lé les par­te­naires, y com­pris la Com­mis­sion éco­no­mique des Na­tions unies pour l'Afrique, la Banque afri­caine de dé­ve­lop­pe­ment, et la Com­mis­sion de l'Union afri­caine à aider les États membres avec la mo­bi­li­sa­tion des res­sources et de ren­for­ce­ment des ca­pa­ci­tés.
Les mi­nistres ont éga­le­ment conve­nu d'un cer­tain nombre de chan­ge­ments fon­da­men­taux dans les pra­tiques ac­tuelles du CRVS, no­tam­ment l'ali­gne­ment sur les sys­tèmes de santé avec les sys­tèmes CRVS pour amé­lio­rer le par­tage des don­nées sur les nais­sances, les décès et les causes de décès avec les of­fices sta­tis­tiques na­tio­naux et les au­to­ri­tés CRVS.
L’outil sta­tis­tique per­met de me­su­rer les pro­grès à réa­li­ser en ma­tière d'état civil
En l'ab­sence de ces sta­tis­tiques pré­cises, la plu­part des pays ne dis­posent pas des don­nées né­ces­saires pour éva­luer l'im­por­tance et la na­ture des be­soins es­sen­tiels de la po­pu­la­tion.
Pour cette rai­son les mi­nistres ont éga­le­ment ap­pe­lé à un sym­po­sium afri­cain pour le dé­ve­lop­pe­ment sta­tis­tique afin de mo­bi­li­ser l'Afrique pour amé­lio­rer les sys­tèmes CRVS. Les ex­perts en sta­tis­tiques ont donc été ap­pe­lés à pré­sen­ter des re­com­man­da­tions pra­tiques pour l'amé­lio­ra­tion de l'état civil et des sta­tis­tiques, vé­ri­table enjeu de la mise en œuvre des po­li­tiques pu­bliques en Afrique.
Pour le mi­nistre éthio­pien de la Jus­tice Hailu Be­rhan, ces sys­tèmes contri­buent à l'ef­fi­ca­ci­té de la gou­ver­nance. Il y a en effet une né­ces­si­té crois­sante d'amé­lio­rer les sys­tèmes sta­tis­tiques na­tio­naux. Ces don­nées sta­tis­tiques sont in­dis­pen­sables pour prendre des dé­ci­sions et mettre en place des po­li­tiques pu­bliques. La Confé­rence de­vrait per­mettre de jeter les bases d'un sys­tème d'ad­mi­nis­tra­tion pu­blique mo­derne en Afrique. Le conti­nent souffre d'un manque de sta­tis­tiques dé­mo­gra­phiques et sa­ni­taires et de sys­tèmes de ges­tion de l'in­for­ma­tion ac­tua­li­sés, uni­ver­sels et du­rables.
Les sta­tis­tiques four­nies par les sys­tèmes d'en­re­gis­tre­ment de l'état civil sont les pierres an­gu­laires pour la réa­li­sa­tion des Ob­jec­tifs du Mil­lé­naire pour le dé­ve­lop­pe­ment (OMD).

dimanche 10 janvier 2010

Le gouvernement togolais veut "punir" la CAF

Dans la foulée, plusieurs clubs comme Manchester City, employeur de la star de l'équipe Emmanuel Adebayor, ont demandé le rapatriement de leur joueur, suivi surtout par le gouvernement togolais, qui officialisait le rapatriement de la sélection. Les organisateurs de la compétition avaient même confirmé samedi soir que le groupe B, dans lequel figuraient les Eperviers, allait se jouer à trois (Côte d'Ivoire, Ghana, Burkina Faso). Bien que décidés quelques heures plus tôt à renoncer à la compétition, au point de tenter de convaincre d'autres sélections de boycotter cette édition, les joueurs auraient finalement fait volte-face et changé d'avis pour ne pas jouer le jeu des terroristes.

Un revirement qui n'est pas du goût du gouvernement togolais. Selon le correspondant de RFI à Lomé, le Premier Ministre s'est formellement opposé à la volonté des joueurs: "Le gouvernement a pris une décision, il ne tergiversera pas. Comment pourraient-ils d'ailleurs disputer l'épreuve alors qu'une partie de l'encadrement a déjà pris le chemin du retour dès samedi". Soucieux de ne pas revenir sur sa décision, le gouvernement togolais n'aurait également pas apprécié l'attitude de la Confédération africaine de football, dont la réaction après l'attaque de vendredi a été plutôt timide et a manqué de fermeté à l'encontre de terroristes prêts à frapper à nouveau durant la compétition. Une décision définitive devrait être prise dans la journée de dimanche, notamment à l'occasion d'une allocution du président togolais, la compétition débutant à 20 heures avec la rencontre Angola-Mali.

samedi 10 octobre 2009

Affaire Kieffer: Le corps de Kieffer cherché en vain par des magistrats français à Abidjan


Le juge Ramaël a quitté Abidjan vendredi soir après un séjour de près de deux semaines.
Des magistrats français ont recherché en vain
cette semaine dans une forêt d'Abidjan le corps du journaliste franco-canadien
Guy-André Kieffer, disparu en 2004 en Côte d'Ivoire, a-t-on appris jeudi de
sources proches du dossier.
Brigitte Jolivet et Nicolas Aubertin, détenteurs d'une commission rogatoire
internationale de leur collègue Patrick Ramaël, en charge de l'enquête, se
sont rendus sur place mercredi, pour vérifier les affirmations d'un témoin
selon lequel le journaliste aurait été enterré dans la forêt du Banco, selon
ces sources.
Les opérations de fouilles, auxquelles assistaient également des magistrats
ivoiriens, n'ont pas donné de résultat.
Arrivés dimanche soir pour une mission d'une semaine, les juges français
vont également, selon une source judiciaire ivoirienne, vérifier l'identité
d'Alain Gossé, un témoin qui s'est présenté comme militaire ivoirien et a
soutenu que Kieffer avait été détenu à la présidence et tué par erreur.
Dans un témoignage recueilli le 20 août au Bénin, Alain Gossé, 60 ans,
sergent-chef "au service logistique de la présidence de Côte d'Ivoire",
affirme avoir vu et parlé au journaliste détenu dans une "cellule" de la
présidence où il avait été conduit par "deux équipes de commandos" le 16 avril
2004, jour de sa disparition.
"Nous sollicitons une collaboration consciente et transparente de la
justice française" dans cette affaire, a indiqué à l'AFP le procureur
d'Abidjan Raymond Tchimou, réaffirmant que selon lui le journaliste est "en
vie" après avoir été "exfiltré" du pays.
Guy-André Kieffer a été vu vivant pour la dernière fois le 16 avril 2004
sur un parking d'Abidjan alors qu'il avait rendez-vous avec Michel Legré,
beau-frère de Simone Gbagbo, l'épouse du président ivoirien Laurent Gbagbo.
Son corps n'a jamais été retrouvé.

jeudi 8 octobre 2009

Causeries d`Abidjan - Un cinquantenaire pour quelle indépendance ?

Dans quelques mois, la plupart des ex-colonies françaises d'Afrique fêteront le cinquantenaire de leur indépendance. Au moment où de nombreux pays s'apprêtent à donner à ces festivités un cachet spécial, force est de nous interroger sur le contenu du mot « indépendance » tel que vécu par les Africains depuis 1960. cinquante ans après « le Soleil des indépendances », les pays africains peuvent-ils prétendre réellement être indépendants ? Octroyées ou acquises, les indépendances ont été diversement interprétées sur le continent. Quand en 1957, le Ghanéen Kwame Nkrumah invitait les pays africains, après de longues années de lutte anticoloniale, à pendre leur indépendance, il recevait le « non » poli de l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny qui, lui, optait pour une «transition en douceur» au sein de la Communauté franco-africaine. La Gold Coast, ancienne colonie britannique prendra son indépendance en 1957, sous l'appellation de Ghana. Dans l'espace francophone, ce pays sera suivi en 1958 par la Guinée de Sékou Touré, celui-là même qui entrera dans l'histoire de l'Afrique contemporaine comme « l'Homme qui a osé dire Non à la grande France du général De Gaulle ! ». L'argument avancé par Félix Houphouët-Boigny, c'est qu'une indépendance politique sans une indépendance économique ne vaut rien. En clair, il fallait d'abord doter nos pays d'infrastructures capables d'assurer notre indépendance économique avant de revendiquer l'indépendance politique. Il n'empêche que trois ans après le Ghana et deux ans après la Guinée, les pays francophones africains, mis à part l'Algérie -qui obtiendra son autonomie en 1962, après une longue lutte armée-, se verront « distribuer » les indépendances par l'ex-colonisateur. 1960 est donc l'année des indépendances pour la plupart des pays d'Afrique francophone. Cependant, depuis cette date jusqu'à nos jours, force est de constater que l'Afrique jouit d'une indépendance sous scellée, une indépendance factice, une indépendance « sous haute surveillance », pour paraphraser Alpha Blondy, avec comme conséquence, une économie sous perfusion. Les pays africains peuvent-il clamer leur indépendance politique quand leur sécurité dépend pour la plupart de l'ex-colonisateur? Les accords de défense signés au lendemain des « indépendances », ne démontrent-ils pas que ces pays sont encore tributaires de la France ? Peut-on dès lors parler d'indépendance politique sans indépendance militaire ? En signant ces accords de défense, des dirigeants africains scellaient en réalité le sort de leurs pays, politiquement, militairement et économiquement. La France se taillait ainsi la part du lion au nom d'une prétendue assistance militaire. Lisons plutôt : « L'accord de défense entre les Gouvernements de la République française, de la République de Côte d'Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger du 24 avril 1961, établit l'installation de forces militaires françaises dans ces trois pays, leurs facilités de circulation et d'utilisation des infrastructures et évoque des « Accords spéciaux » aux termes desquels ces trois pays peuvent demander l'aide de la France en matière de défense. », écrit Wikipédia l'encyclopédie libre. Les « pères » des indépendances qui avaient à cœur de préserver leurs fauteuils présidentiels au détriment de l'intérêt de leurs peuples ont signé, sans rechigner, ce document, qui ressemble en tout point à un accord de dupe. A cause de cet accord, la France a toujours interféré dans les affaires de certains États africains, grâce à la présence de ses bases militaires sur le continent. Tantôt pompier, tantôt pyromane, elle a mainte fois influencé le jeu politique en Afrique, au gré de ses intérêts. Sur le continent, la France est très souvent accusée d'être instigatrice ou complice de la destitution et du maintien au pouvoir de certains dirigeants. La contrepartie pour ces « services rendus» est ahurissante. Lisons encore ce qui suit, toujours selon Wikipédia : « La deuxième annexe de cet accord de défense, concernant les « matières premières et produits stratégiques » (hydrocarbures, uranium, lithium...), stipule que ces mêmes pays, « pour les besoins de la défense, réservent par priorité leur vente à la République française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s'approvisionnent par priorité auprès d'elle » et « lorsque les intérêts de la défense l'exigent, elles limitent ou interdisent leur exportation à destination d'autres pays ». Fort de ce qui précède, de nombreuses voix ne cessent de s'élever sur le continent pour demander la révision de cet accord. Le président Nicolas Sarkozy, qui entend certainement se démarquer de ses prédécesseurs, adeptes indécrottables de la « Francafrique », un terme qui aurait été inventé par Félix Houphouët-Boigny et qui en réalité n'est autre qu’un concept pour maintenir les ex- colonies dans un état de pays colonisés, n'est pas resté indifférent à ces appels. « Je pense que les temps ont changé et que la France n'a pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique, c'est le rôle de l'Union africaine et des organisations régionales africaines », a-t-il dit, au cours d'une visite en Afrique du Sud en 2008. Mieux, le président français précisera quelques mois plus tard devant la conférence des ambassadeurs, à l'Élysée : « Fin 2009, les accords de défense qui nous lient à huit pays africains auront été renégociés dans une perspective radicalement nouvelle... Désormais, la France conçoit son rôle d'abord comme un appui à la création de forces africaines capables d'assurer collectivement la sécurité de leur continent, dans le cadre de l'initiative de défense de l'Union africaine ». Voilà qui est dit. Avec ce désengagement militaire de la France, qui annonce inévitablement la mort de la « Francafrique », ce cinquantenaire est donc l'occasion d'un bilan qui devrait permettre d'envisager l'avenir : celui de la vraie indépendance des pays de l'Afrique francophone. En Côte d'Ivoire, on parle de plusieurs milliards de francs CFA pour l'organisation de cette commémoration qui devrait s'étaler sur un an à savoir du 31 décembre 2009 au 31 décembre 2010. En réalité, ce n'est sans doute pas à travers des manifestations d'envergure et onéreuses que nous affirmerons notre indépendance. En effet, cet anniversaire devrait être l'occasion de réfléchir à notre devenir. L'Afrique doit s'assurer son indépendance économique, ce qui suppose qu'elle doit se doter d’infrastructures capables de répondre aux besoins grandissants de sa population. Est-il donc opportun, pour ce cinquantenaire d'une indépendance dont nous ne jouissons pas jusqu'ici, de dépenser des sommes faramineuses alors que notre pays a besoin de se construire ? Toute cette manne financière dédiée à ce cinquantenaire ne peut-elle pas servir à renforcer l’économie ivoirienne de sorte à générer des emplois ? Car, à vrai dire, notre indépendance réelle passe par notre propre prise en charge. Voilà tout.

Axel Illary

jeudi 17 septembre 2009

Communique final du conseil des ministres conjoint Burkina Faso / République de Côte d`Ivoire


Le Conseil des ministres conjoint a été précédé d`une réunion du Conseil de Gouvernement, d`une rencontre ministérielle sectorielle et d`une réunion des Experts.

Ce Conseil des ministres conjoint intervient après que les Parlements des deux pays ont accompli les procédures de ratification, conformément aux dispositions de l`article 27 du Traité.

Après une minute de silence observée en mémoire des victimes des récentes pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Burkina Faso, la cérémonie d`ouverture a été marquée par des discours prononcés de part et d`autre.

Dans leurs déclarations, les deux chefs d`Etat ont réaffirmé la volonté de leur Gouvernement d`unir leurs efforts en vue d`un mieux être de leurs populations.

Les échanges ont porté sur des questions d`intérêt commun, liées à la coopération bilatérale, principalement sur les domaines suivants :

- Politique et diplomatie
- Sécurité
- Coopération administrative et frontalière
- Fluidité du trafic, infrastructures routières et ferroviaires
- Agriculture, production animale et ressources halieutiques
- Energie et mines
- Postes, communication et Tic
- Culture et tourisme
- Autres questions d`intérêt commun
S`agissant des questions politiques et diplomatiques, les deux parties décident d`entretenir une concertation permanente dans un esprit de solidarité et d`intégration. Elles s`engagent à renforcer la concertation et la collaboration étroites au niveau de leurs représentations diplomatiques à l`étranger, à renforcer la concertation entre leurs délégations dans les fora internationaux, et à se suppléer mutuellement dans les Etats où l`un n`est pas représenté.

S`agissant de la Sécurité,
les deux parties ont identifié plusieurs problèmes notamment, la circulation incontrôlée d`armes légères et de petits calibres, le trafic illicite de drogues, le trafic de personnes, l`insécurité engendrée par l`exploitation artisanale de sites aurifères dans les zones frontalières. A cet égard, elles recommandent l`institution de rencontres périodiques entre les ministres en charge de la sécurité, le renforcement de la coopération policière, l`organisation d`opérations conjointes de lutte contre le grand banditisme et la criminalité transfrontalière.


S`agissant de la coopération administrative et frontalière,

Les deux parties s`engagent à relancer les rencontres de la commission technique mixte pour la matérialisation de leur frontière et à favoriser la reprise des rencontres périodiques de concertation entre ministres en charge de l`administration du territoire d`une part et entre autorités administratives frontalières d`autre part.

Il convient toutefois de préciser que cette matérialisation de frontière ne fait l`objet d`aucun problème particulier entre les deux pays.


S`agissant de la fluidité du trafic entre les deux pays,

le gouvernement ivoirien s`est engagé à prendre des mesures appropriées pour améliorer la fluidité du trafic notamment par l`application des dispositions communautaires relatives à la limitation des points de contrôles routiers, à intensifier les campagnes d`information et de sensibilisation sur les documents exigibles en matière de contrôles routiers, à examiner diligemment la demande d`un accord de siège au profit du Conseil burkinabé des chargeurs (Cbc).

Par ailleurs, la Côte d`Ivoire s`engage à prendre des dispositions pour la participation du Burkina Faso au Conseil d`Administration du Port Autonome d`Abidjan conformément à la volonté exprimée par Son Excellence Monsieur le Président Laurent Gbagbo.

Le Gouvernement burkinabé, parallèlement, s`engage à examiner diligemment tout projet d`accord de siège au profit du Port Autonome d`Abidjan.
Conformément aux dispositions et programmes de l`Uemoa, les deux parties conviennent de la création d`un comité conjoint de gestion du corridor Abidjan - Ouagadougou, de conjuguer leurs efforts pour accélérer la construction du poste de contrôle juxtaposé de la Léraba.

S`agissant des infrastructures routières, les deux chefs d`Etat ont réaffirmé le caractère prioritaire du projet autoroutier Yamoussoukro-Ouagadougou qui a été inscrit au programme autoroutier sous-régional et se sont engagés à la recherche des financements nécessaires à ce projet, ainsi qu`à la réhabilitation, au renforcement et au revêtement des tronçons des axes inter-Etats existants.

Les deux parties, préoccupées par la préservation de leur patrimoine routier et l`amélioration de la sécurité routière, réaffirment leur engagement pour l`harmonisation des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l`essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.
A cet effet, elles s`engagent à doter l`axe Abidjan-Ouagadougou de matériels et d`équipements nécessaires à l`application de cette disposition tout en prenant en compte les difficultés réelles d`application sur le terrain.
Par ailleurs, les deux parties s`engagent à encourager et appuyer le partenariat entre acteurs privés, en matière de constructions routières.
S`agissant des infrastructures ferroviaires, les deux parties s`engagent à conjuguer leurs efforts pour régler tous les problèmes liés au chemin de fer avec les différents partenaires concernés, par la relecture de la Convention de concession des services de transport ferroviaire, le règlement du contentieux financier avec la Sitarail, l`adoption par chaque Etat du statut unique du personnel de la Sitarail.

En outre, les deux parties saluent les efforts de réflexion entrepris en vue de l`élaboration du document de " Vision 2030 " relatif au développement du secteur ferroviaire et s`engagent à prendre les mesures nécessaires pour l`examen et l`adoption du programme d`investissement, et à soumettre aux bailleurs de fonds, dans les meilleurs délais, une requête conjointe de financement dudit programme.

S`agissant des questions agricoles et de la sécurité alimentaire,
la Côte d`Ivoire s`engage à ratifier dans les meilleurs délais la Convention portant Statut du Fleuve Volta et portant création de l`Autorité de l`Aménagement du Bassin de la Volta signée le 19 janvier 2007 par les chefs d`Etat des six pays membres de cette autorité.

Par ailleurs, les deux parties s`engagent à partager leurs expériences en matière d`aménagement de retenues d`eau et de valorisation des fruits et légumes. Elles s`engagent à promouvoir le commerce des produits et sous produits agricoles dans le sens de la complémentarité des deux économies et à organiser des foires et journées du paysan en commun.

Les deux parties s`engagent à partager leurs expériences en matière de recherche agronomique notamment dans les domaines tels que le coton, la noix de cajou, le karité, la banane, et à instaurer un dialogue en matière de gestion des Organismes Génétiquement modifiés (Ogm), notamment pour le cas particulier du coton.

Les deux parties conviennent de faciliter les opérations d`importation d`engrais du Burkina Faso à partir du port d`Abidjan.

Les deux parties s`engagent à informer et sensibiliser les communautés rurales des deux pays sur les questions relatives au domaine du foncier rural.
S`agissant de la production animale et des ressources halieutiques,
les deux parties s`engagent à coordonner leurs efforts afin de régulariser leurs échanges de produits animaux. Ces efforts se feront notamment dans la mise en œuvre du programme de gestion de la transhumance et des parcours, dans la lutte contre les épizooties, la prolifération des médicaments vétérinaires illicites, dans la libre circulation et établissement de certains professionnels et dans la réalisation d`infrastructures de commercialisation, de transformation et de conservation, afin de réduire les mouvements du bétail.
A cet effet, le protocole d`accord en matière de productions animales et des ressources halieutiques sera actualisé pour prendre en compte le développement des productions et des échanges de produits.


S`agissant des mines et énergies,

les deux parties se sont réjouies de l`exemplarité de leurs relations en matière de coopération dans le domaine de l`énergie depuis 2001 suite à la mise en service de l`interconnexion électrique entre Ferkessédougou et Bobo-Dioulasso et la finalisation de la liaison Bobo-Dioulasso-Ouagadougou.
Compte tenu de l`importance stratégique que revêt la disponibilité d`une énergie électrique en quantité et qualité suffisantes et à un coût compétitif pour le développement économique et social, et afin de satisfaire la demande d`électricité du Burkina Faso, et au regard des accords pris de part et d`autre, les deux parties s`engagent à conduire des actions communes en vue de la recherche de financements pour la sécurisation de l`approvisionnement par la réalisation de la ligne 225 KV Laboa-Ferké et la construction de nouvelles centrales de production.

Dans le cadre de leur programme d`accès aux services énergétiques, les parties s`engagent à réaliser l`alimentation électrique des localités frontalières.
Les deux parties s`engagent à renforcer le partenariat entre les entreprises du secteur pétrolier des deux pays, en matière d`approvisionnement de produits pétroliers et de bitumes.

Elles s`engagent également à renforcer la coopération minière et géologique en matière de recherche, de formation, d`échange d`expériences, de cartographie des zones frontalières, de création d`unités d`affinage d`or et de transformation de manganèse.


S`agissant de la poste,

les deux chefs d`Etat ont donné instruction aux ministres en charge du dossier de la dette postale, élargis aux ministres de l`Economie et des Finances des deux pays de se concerter avant la fin de l`année 2009 pour dégager une solution contractuelle d`apurement de ladite dette.

S`agissant de la communication et des technologies de l`information,
les deux parties s`accordent à développer la télévision numérique avant le terme fixé par la Convention de Genève de 2006 qui détermine la fin des émissions analogiques en 2015.


S`agissant de la Culture,

les deux parties, réaffirmant l`importance de la culture comme facteur d`intégration des peuples, ont convenu de soumettre à signature, dans les meilleurs délais, l`Accord de Coopération culturelle entre le Burkina Faso et la République de Côte d`Ivoire et d`élaborer un programme d`échange biennal.
S`agissant du Tourisme,

les deux parties saluent les avancées notables dans les discussions entre les deux pays et encouragent les ministres en Charge du Tourisme à finaliser et signer le document cadre de l`Accord de Coopération touristique.
S`agissant des changements climatiques et de la gestion durable des ressources forestières,

les deux parties décident de faire des changements climatiques une préoccupation majeure, compte tenu d`une part de leurs effets sur les ressources naturelles et l`espèce humaine et, d`autre part des défis sans précédents (inondations, éboulements, érosion côtière, sècheresse, catastrophes diverses…) qu`ils posent au monde aujourd`hui.

En conséquence, elles s`engagent à mener conjointement la lutte contre les facteurs de réchauffement climatique. Dans cette perspective, la reconstitution et la préservation des couverts forestiers des deux pays seront une action déterminante.

A cet égard, la partie burkinabè a réitéré, à la partie ivoirienne, son invitation à participer au Forum mondial du développement durable (Fmdd) qui se tiendra à Ouagadougou du 9 au 11 octobre 2009.

S`agissant des autres questions d`intérêt commun, les deux parties se sont également engagées à approfondir la réflexion pour des discussions prochaines en vue de renforcer leur coopération en matière de défense et de sécurité, d`échange de permis de conduire, de promotion du commerce, de sécurité sociale, d`enseignement supérieur, de recherche scientifique et d`innovation technologique.

Au terme de ce premier Conseil des ministres conjoint,
le Président du Burkina Faso a exprimé sa gratitude au Président de la République de Côte d`Ivoire, au Gouvernement et au Peuple ivoirien pour l`accueil chaleureux et l`hospitalité cordiale qui ont été réservés à lui-même et au reste de sa délégation.
Le prochain Conseil des ministres conjoint aura lieu en 2010 au Burkina Faso à une date qui sera fixée d`un commun accord, par voie diplomatique.

Fait à Yamoussoukro, le 15 septembre 2009


Pour le Burkina Faso Tertius Zongo,
Premier ministre
Chef du Gouvernement

Pour la République de
Côte d`Ivoire
Guillaume Kigbafori Soro
Premier ministre,
Chef du Gouvernement

Retranscrit par Toussaint N`Gotta

vendredi 7 août 2009

En pleine voie : Le développement par le panafricanisme culturel ?

Le développement par le panafricanisme culturel ?

Alger, Tizi Ouzou, Boumerdes, Tipaza, Blida…, la République démocratique d'Algérie est au rythme de la culture des 53 Etats africains, depuis le 5 juillet 2009. Pour la seconde fois, en l'espace de quarante années, la culture et les arts africains sont au pouvoir. Ils sont célébrés. Plus de 8.000 participants, tous des virtuoses ou des critiques des arts, du spectacle et de la réflexion vibrent à l'unisson.

On danse - l'Afrique danse toujours et partout - au rythme des concerts donnés par les plus grands noms de la musique continentale : Youssou N'Dour, Khaleb, Mory Kanté, Magic System et… peut-être Alpha Blondy qui est fièvreusement attendu à Alger. On s'extasie devant les tableaux les plus exquis, dans les cérémonies d'exposition et de vernissage. On contemple les chefs d'œuvre des stylistes-modélistes sélectionnés pour exposer. Mais on s'empoigne aussi, verbalement, à travers des colloques consacrés au bilan culturel et artistique du continent noir et l'avenir du cinéma, du livre et du théâtre africains. Heureusement !

Alors, à mi-parcours du 2ème Festival panafricain des Arts et de la Culture d'Alger (PANAF), en dehors des inévitables problèmes d'intendance que des rassemblements de cette envergure engendrent au désarroi des convives, l'Union africaine peut se féliciter d'avoir placé sa confiance, pour la deuxième fois, en l'Algérie pour organiser cet évènement. Et l'Etat algérien peut se frotter les mains d'avoir accepté de décaisser quelque 35 milliards de FCFA (5,3 millions d'euros) pour faire œuvre utile en accueillant des milliers de personnes venues du monde entier, démontrant ainsi que l'Afrique peut se targuer d'une certaine capacité à financer et à organiser ses propres ambitions.

Le 2ème PANAF est donc source de fierté. A Alger comme dans différentes villes du pays d'Abdelaziz Buteflika, les festivaliers clament leur joie de se retrouver ensemble, célèbrent “ce brasage naissant” et affirment que “le développement de l'Afrique passera par la culture” ; que “la clé du développement est le panafricanisme culturel” ou que “c'est le panafricanisme culturel qui ouvrira la voie au développement durable de l'Afrique”. Enthousiastes, ils jettent les idées çà et là : “Relations culturelles et artistiques sud-sud”, “Coopération culturelle et artistique sud-sud”.

Fini le manque de fonds pour le développement des arts dans nos Etats. Les colloques consacrés au cinéma, au théâtre ou à la littérature suggèrent, “courageusement”, l'option de la coproduction “pour échapper au diktat de l'Occident, l'éternel bailleur de fonds qui paie et qui commande jusqu'à la réécriture des scénarii”. Des mots, encore des mots et toujours des mots. Bravo pour la danse ! Bravo pour la parole ! L'Afrique reste maîtresse en la matière et le 2ème PANAF le démontre éloquemment.

Mais à quand l'action ?

Ici, naît le doute. Comme toujours, en tous lieux et en toutes circonstances, les Africains réunis à Alger identifient clairement leurs problèmes, y proposent des solutions, mais oublient les mécanismes susceptibles de déclencher l'action qui libère et qui sauve. En une semaine de festival, le constat est net : au terme des colloques qui ont lieu dans la capitale algérienne ou ailleurs, aucun comité de suivi n'est mis en place pour prolonger les débats, réfléchir sur la faisabilité des idées, bâtir des projets à soumettre et à faire ratifier par nos Etats. Alors, à cette allure, sur un continent où nombre de régimes politiques en place considèrent les artistes, les producteurs et les réalisateurs comme des empêcheurs de détourner tranquillement et de gouverner éternellement, comment obtenir l'augmentation des budgets étatiques consacrés à la culture ? Si les bénéficiaires sont eux-mêmes incapables de prendre le taureau par les cornes, qui fera le lobbying, plaidera à leur place pour la création d'un fonds panafricain de développement de la culture et des arts ?

Le 2ème PANAF, on le voit, constitue un bon creuset pour le brassage des arts et des cultures africaines. Mais si l'on n'y prend garde, il ne sera qu'un rassemblent culturel et artistique de plus. Dans ce cas, dans quarante ans, à la question de savoir si le panafricanisme culturel a été la clé du développement de l'Afrique, il sera difficile de répondre par l'affirmative. Acteurs, réalisateurs et producteurs auront trop parlé. Comme au 1er PANAF de 1969. Pour rien !

C.E. cesaretou2002@yahoo.fr

mardi 10 février 2009

Essy Amara dépêché par l’Union africaine à Madagascar

L’ancien ministre des Affaires étrangères doit se rendre à Madagascar pour le compte de l’Union africaine. Essy Amara, selon un communiqué de l’UA, s’emploiera à évaluer la situation avec toutes les parties, après la répression meurtrière d’une manifestation par la garde présidentielle malgache, samedi dernier.

lundi 24 novembre 2008

À méditer

Après les ouragans dévastateurs qui ont semé dégâts et désolation sur leur passage cette année, l’Amérique du Nord a été frappée de plein fouet par une crise financière qui l’a plongée dans la récession. Les Etats-Unis sont plus que jamais devenus le centre nerveux du monde. On l’a constaté avec l’élection présidentielle où l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche a pris la dimension d’un phénomène planétaire. La déferlante crise financière qui a pris naissance dans ce pays s’est propagée partout dans le monde. Elle a installé la récession dans la plupart des grandes puissances économiques mondiales. Les places boursières sont devenues folles; les plus grosses banques et maisons d’assurances ont plongé. Entraînant dans leur sillage tout le système financier. C’est pourquoi nous avons appris, avec une profonde tris-tesse, que l’Afrique serait à... l’abri de cette bourrasque mondiale. Sans être un expert des questions financières, nous avons alors compris une chose, une seule: l’Afrique ne compte pas -ou si peu- dans le système économique mondialisé. Elle n’a rien; elle n’est rien; elle représente l’infiniment petit. Que fait-elle pour s’affranchir de cette situation déshonorante? Sur ce sujet, qui engage l’avenir du continent, nous avons écouté deux de ses fils prendre position la semaine dernière. D’un côté, le Président ivoirien, Laurent Gbagbo, à Yamoussoukro, à l’occasion du premier sommet régional sur les mines, le pétrole et l’énergie. De l’autre, le Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, au cours du Talk de Paris, sur France 24. Que retenir principalement de ces deux regards croisés, de ces deux visions de l’avenir? Deux discours à méditer: l’un sur le changement, l’autre sur le maintien du statu quo. A Yamoussoukro, le Président Laurent Gbagbo a lancé un vibrant appel à la conscience des dirigeants africains. Il leur demande de chercher à prendre le chemin de la dignité, de l’honneur et de l’avenir en adoptant des attitudes courageuses, des choix refondateurs. Pendant des décennies, l’Afrique s’est glorifiée d’être la plus grande réserve de mines et de minéraux. Elle s’est toujours contentée d’exporter des matières premières, laissant aux autres le soin de les transformer et d’en tirer d’énormes profits. C’est ainsi que l’Europe a pillé, avec l’accord de ses différents dirigeants, les richesses naturelles, minières et minéralières de l’Afrique, achetées aux prix fixés par les bourses... occidentales. Pour Gbagbo, l’avenir passe, indéniablement, par l’exportation de produits finis ou semi-finis. En clair, l’Afrique doit passer à l’étape de l’industrialisation, pour une meilleure prise en main de son avenir, de son développement. Par la maîtrise de l’exploitation de ses nombreuses richesses et la mise en place de fonds souverains ou de garantie. Le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie a, lui, évoqué sur France 24 les incidences de la crise financière sur l’Afrique: il faut espérer que cela n’affecte pas l’aide au développement. Il s’est voulu d’ailleurs rassurant en annonçant que les pays développés ont réaffirmé leur engagement à consentir 0,70% de leur PIB à la solidarité internationale. Autrement dit, il continue de s’agripper aux schémas anciens. Cela fait plus de 20 ans que les pays du Nord ont librement décidé de consacrer ces 0,7% à l’aide au développement. Est-il possible que ce qu’ils n’ont jamais pu -ou voulu- faire par temps de vaches grasses puisse être envisagé au moment où les donateurs sont eux-mêmes essoufflés? Difficile de le croire. L’Afrique doit donc se réveiller et faire preuve de réalisme: son avenir et son développement dépendent, d’abord et avant tout, de son ardent désir de changement. Mais ce changement ne peut être possible que si ses dirigeants et ses populations, sans forcément couper le cordon ombilical, décident de s’affranchir des tutelles pesantes et sclérosantes qui confinent à une mise sous tutelle. Ce changement passe donc par une ambitieuse politique de mise en valeur des matières premières. Ce changement passe surtout par une diversification des partenaires pour éviter d’être la chasse gardée de qui que ce soit. Le traitement de la crise financière par l’Amérique et l’Europe devrait faire méditer l’Afrique, ses dirigeants et ses populations. Pour sauver les Etats-Unis d’une banqueroute annoncée, le plan Paulson a prévu 700 milliards de dollars, soit près de 320.000 milliards de francs CFA. L’Europe a décidé, elle aussi, d’injecter des milliards d’euros dans son système financier pour éviter une catas-trophe dont l’onde de choc aurait sinistré, de manière presque irréversible, une économie fortement grippée. Toutes les initiatives tentées ici et là devraient achever de convaincre les Africains d’une triste vérité: les riches se prêtent de l’argent entre eux. Ils savent où lever des fonds quand leur existence est en jeu. Tous ceux qui ont contraint nombre de nos Chefs d’Etat à aller à une libéralisation sauvage reconnaissent l’importance de l’Etat régulateur. A méditer !Oui, c’est aujourd’hui l’Etat qui vole au secours des banques privées, des sociétés d’assurances, du secteur de l’automobile à l’agonie... Aux Etats-Unis, 25 millions de dollars sont indispensables à la remise en route de General Motors, Chrysler et Ford. La disparition d’un seul de ces trois fabricants d’automobiles ferait perdre trois millions d’emplois au moins. Nous devons donc méditer ce qui se passe sous nos yeux, au lieu de réciter des recettes et formules incantatoires de maîtres à penser aujourd’hui rattrapés par leurs théories. Tous ceux qui ont tourné l’Assurance maladie universelle en dérision doivent être confus de constater qu’Obama, que tout le monde idolâtre, accorde une importance particulière au 48 millions d’Américains ne disposant d’aucune couverture sociale. La libéralisation de l’entretien routier est l’une des plus grosses bêtises qu’on a obligé nos dirigeants à avaliser. Aujourd’hui, il n’existe plus de routes en zones rurales. Du chef-lieu de département aux sous-préfectures; de la sous-préfecture aux villages; d’un village à un autre: partout, la même désolation, la même impuissance. L’Afrique doit cesser d’apparaître sur les écrans des grandes chaînes de télévision mondiales avec des images déshonorantes. Le Zimbabwe rime quotidiennement avec le ridicule: les volte-face répétées ternissent l’image du pays et aggravent la précarité et l’inflation galopante qui tuent nos économies. Que dire de la République démocratique du Congo qui semble avoir signé un pacte avec les rébellions et l’instabilité chronique? Malgré un processus de sortie de crise formaté, financé et exécuté de bout en bout par les Nations Unies, le pays est toujours en proie à des conflits réunissant tous les ingrédients d’une vaste déflagration régionale on ne peut plus meurtrière. Tous ceux qui, en Côte d’Ivoire, ont réclamé la mise sous tutelle de leur pays ont, sous leurs yeux, un exemple d’échec patent de l’ONU. Faut-il encore rappeler la honte infligée à l’Afrique par ces pirates des temps nouveaux qui, dans la presqu’île de Bakassi ou dans le golfe d’Aden, se livrent à des prises d’otages pour réclamer des rançons? Toutes ces situations sont à méditer. Pour enclencher le changement! Pour amorcer la renaissance africaine!Par Jean-Baptiste Akrou

vendredi 14 novembre 2008

Côte d`Ivoire: "Laurent Gbagbo, historien" salue la victoire de Barack Obama


ABIDJAN - Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a salué jeudi dans un article, écrit en tant qu'"historien", la victoire de Barack Obama à la présidentielle américaine, estimant que les Etats-Unis ontdonné la preuve que "le combat pour une cause juste n'est jamais vain".Dans cet article de deux pages publié dans le quotidien gouvernementalFraternité matin, signé "Laurent Gbagbo, historien", le probable candidat àl'élection présidentielle en Côte d'Ivoire revient sur la victoire du candidatdémocrate à l'élection 4 novembre aux Etats-Unis.L'entrée du premier Noir à la Maison blanche "donne beaucoup à penser, enmême temps qu'elle confirme la force de l'idéal démocratique", écrit M.Gbagbo, ancien professeur d'histoire à Abidjan et à Paris."Pour un continent comme l'Afrique, où il y a tant et tant de luttes àmener pour les libertés, mais où le contexte de pénurie amène souvent àsacrifier l'avenir sur l'autel des besoins immédiats et des attentespersonnelles, l'Amérique vient de nous donner la preuve que le combat pour unecause juste n'est jamais vain, même si celui qui le mène n'en voit pasl'aboutissement", note-t-il.Laurent Gbagbo souligne aussi "la grandeur d'âme" du candidat républicainJohn McCain pour avoir reconnu "la portée historique de la victoire" de sonadversaire."C'est le discours d'un patriote", estime M. Gbagbo ajoutant que lavictoire de Barack Obama marque "l'échec des analyses de type ethniciste enmatière électorale".Elu en 2000 au terme d'une élection très contestée, Laurent Gbagbo devraitse présenter à la prochaine présidentielle ivoirienne.Ce scrutin, attendu depuis la fin officielle de son mandat en octobre 2005,a été sans cesse repoussé en raison de la crise politico-militaire née del'éclatement d'une rébellion en septembre 2002.Cette élection, prévue le 30 novembre, a été une nouvelle fois reportéelundi en raison de retards dans le processus électoral.

vendredi 7 novembre 2008

un bel eexemple


Comme beaucoup d’Ivoiriens et de téléspectateurs, j’ai suivi jusqu’au petit matin du 5 novembre le déroulement des élections américaines. Le Sénateur de l’Illinois, le Démocrate Barack Hussein Obama II, né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii, a été élu 44ème Président des Etats Unis d’Amérique. Avant de donner mon point de vue sur ce que le monde entier qualifie d’évènement historique, il est bon de situer tout un chacun sur celui qui est devenu depuis le 4 novembre, le 44ème Président élu des Etats Unis. Parce qu’il est né sur le territoire américain - Hawaii est le 50e et dernier territoire de l'Union à avoir accédé au statut d'État des États-Unis - il a la nationalité américaine car aux USA, c’est le droit de sol qui définit la nationalité. Son père, Barack Obama Sr., décédé en 1982 est Kenyan, noir de peau, fils d’un guérisseur de l’ethnie Luo du Kenya a été éduqué dans la religion musulmane. Sa mère, Staley Ann Dunham, décédée, elle aussi, en 1995, est issue d’une famille américaine blanche et chrétienne. Cette brève présentation permet de situer le lecteur sur le sens des leçons que nous pouvons tirer de l’arrivée de Barack Obama à la tête du pays le plus puissant et le plus développé du Monde. Un afro américain, (bien que n'étant pas descendant d'esclave, le Président élu, Barack Obama, est classé Afro-Américain par les média américains), va gérer pendant 4 ans, durée du mandat présidentiel aux USA, la destinée du monde entier. Il aura le secret du bouton nucléaire. Il sera le Président le plus craint et/ou le plus admiré du Monde. Les larmes et pleurs du très révérend pasteur Jesse Jackson en direct sur toutes les chaines de télévisions du monde entier traduisent éloquemment les émotions de ceux qui ont lutté pendant des décennies pour le respect des droits civiques de toutes les minorités aux Etats-Unis.Quelles leçons devons-nous tirer de cette élection ?1ère leçonLes Américains, dans leur écrasante majorité, ont surmonté et dépassé les barrières raciales et religieuses pour élire un Président dont le programme constitue un espoir. Ils ont élu un Président, sans tenir compte du fait que son père est Kenyan et que sa grande mère maternelle vit encore dans une case dans un village du Kenya. Cela nous interpelle, nous les politiciens des tropiques, qui avons la fâcheuse tendance à nous préoccuper des origines ethniques, tribales ou religieuses des candidats aux élections. Nous devons changer notre discours tribal en un discours de développement. Quand ont fait de la politique pour développer son pays, on se préoccupe très peu des origines des gens. Le fils d’un « étranger » peut parfois apporter plus d’espoir et de solutions à nos multiples problèmes. D’ailleurs, il est de notoriété que le métissage constitue une source d’enrichissement des civilisations. On le voit en France, le Président Sarkozy, né d’un père Hongrois est en train de gagner le pari des réformes pour changer la France. Ces quelques exemples doivent interpeller notre conscience, nous qui avons fait du repli identitaire et du patriotisme primaire, notre fond de commerce politique, créant la désunion dans une Côte d’Ivoire qui a besoin d’union pour affronter les nombreux défis qui se présentent à nous.2ème leçon Le candidat républicain, John Mc Cain, après voir pris acte de la victoire de son adversaire, lui a téléphoné pour le féliciter. Dans son intervention devant ses militants, il a loué les mérites de Barack Obama et s’est dit disposé à collaborer avec lui dans l’intérêt supérieur du peuple américain. Quelle belle leçon d’humilité ! Quel sens profond de la de la Démocratie, de la République et de la Nation ! Ceux qui savent perdre deviennent des Grands Hommes. Le Sénateur républicain John Mc Cain et sa colistière, Sarah Palin, sont des Grands Hommes comme le furent Frederik de Clerk en Afrique du Sud, et Abdou Diouf au Sénégal quand ils perdirent les élections dans leurs pays respectifs. Cette attitude des Grands hommes contraste avec ce qu’il nous a été donné de voir au Kenya, pays du père du 44ème Président américain élu, au mois de janvier 2008. Pour rappel, après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, au Kenya, des émeutes ont fait plusieurs centaines de morts. Le principal opposant Raila Odinga (rival du candidat Mwai Kibaki proclamé gagnant) a contesté les résultats et a appelé ses partisans à descendre dans la rue. C’est pourquoi, j’ai été personnellement surpris de constater que les Kenyans qui se sont entretués à l’issue du scrutin chez eux, soient en fête parce que les Américains ont organisé une véritable élection démocratique qui a vu la victoire de celui qu’ils considèrent comme leur frère. Tout cela doit faire réfléchir les politiciens qui appellent à descendre dans la rue pour contester les résultats d’une élection ou chercher à se maintenir au pouvoir. Des voies légales existent pour cela. Accepter avec dignité la défaite, c’est être un grand homme.3ème leçonNous avons tous appris que Barack Obama a bénéficié de l’appui financier de près de 3 millions d’américains de toutes conditions sociales. Ils se sont cotisés pour lui permettre de financer sa campagne. Il a pu ainsi réunir, pour le seul mois de septembre 2008, la somme de 150 Millions de dollars us. Le jour même du vote, des millions de démocrates bénévoles ont offert leurs services pour transporter les électeurs qui n’avaient pas de voitures de leurs domiciles aux lieux de vote. Ces deux faits m’ont profondément marqués. Car sous nos cieux, la campagne électorale constitue le moment propice pour l’enrichissement des partisans du candidat qui dans la foulée s’appauvrit. Cela mérite réflexion.4ème leçonL’équipe de campagne de Barack Obama a abondamment utilisé les nouvelles technologies de la communication : Ntic. Les principaux responsables de sa campagne dont David Axelrod, ne sont pas des membres influents du parti démocrate. Comme quoi, on peut faire diriger sa campagne par des spécialistes pas forcément sélectionnés dans les organes de son parti. En conclusion, je retiens que la richesse d’un peuple vient de sa diversité raciale, religieuse, ethnique, culturelle. C’est peut-être pour l’avoir trop tôt compris que le Président Félix Houphouët-Boigny avait sollicité l’instauration de la double nationalité en Côte d’Ivoire. C’est dommage qu’il n’ait pas été compris. Cela nous aurait certainement évité les graves dérives identitaires que nous avons connues ces 20 dernières années. Tous ceux qui agitent encore le spectre de l’étranger pour exister politiquement gagneraient à changer de mentalité. La mondialisation des cultures doit éteindre en nous le nationalisme étriqué qui appauvrit les peuples et les abrutit. Nous devons par conséquent mener une profonde réflexion sur le concept de nationalité afin de faire de notre pays la Côte d’Ivoire, une véritable terre d’hospitalité.

mercredi 5 novembre 2008

Barack Obama élu président des Etats-Unis


Le sénateur démocrate devient le premier homme noir à gagner la Maison-Blanche. John McCain a rapidement reconnu sa défaite et félicité son rival.

Les Etats-Unis n'ont pas manqué leur rendez-vous avec l'histoire. Mardi, au terme d'une campagne interminable, Barack Obama est devenu le premier président noir du pays.
«Le changement arrive en Amérique», a-t-il lancé aux dizaines de milliers de personnes en liesse rassemblées à à Chicago.
«Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd'hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique», a-t-il lancé, depuis une tribune installée dans l'immense jardin public Grant Park, cerné de gratte-ciels illuminés au bord du lac Michigan.
«Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir», a-t-il fait valoir, face à une foule électrisée, parsemée de pancartes «Yes we can» et de drapeaux américains.
«C'est votre victoire», a-t-il ajouté, avant d'être rejoint sur scène par la nouvelle First Lady, Michelle Obama, le futur vice-président des Etats-Unis, Joe Biden et leurs familles.

Scènes de liesse
Des scènes de liesse ont également éclaté dans plusieurs autres villes américaines. «Obama, Obama !», scandaient les manifestants rassemblés à Times Square à New York. Des centaines de jeunes ont également afflué devant la Maison-Blanche pour brandir des banderolles, au nom du futur occupant du bureau ovale.
Les chaînes de télévision et les blogs n'ont pas attendu les résultats de la côte ouest pour annoncer la victoire du sénateur de 47 ans.
Cette élection du 44e président des Etats-Unis a été marquée par un niveau de participation sans précédent dans de nombreux Etats-clefs. Selon des experts, entre 130 et 135 millions d'électeurs pourraient avoir voté, contre 120 millions en 2004.
Barack Obama a réussi le tour de force de conserver les Etats remportés par John Kerry il y a quatre ans, et de conquérir plusieurs fiefs républicains comme l'Ohio et la Floride qui avaient voté pour George W. Bush en 2000 et 2004. Sans parler de la Virginie qui n'avait pas voté pour un démocrate à la présidentielle depuis 1964.
Selon une des dernières estimations, il a récolté les suffrages de 333 grands électeurs.
Le nouveau président, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, a également remporté les Etats du Nouveau-Mexique, du Colorado, et de l'Iowa, trois Etats gagnés par son prédécesseur républicain, il y a quatre ans.
John McCain a quant à lui remporté le Kentucky, la Caroline du sud, le Tennessee, l'Oklahoma, l'Arkansas, l'Alabama, la Géorgie, le Dakota du Nord, le Wyoming, la Louisiane, la Virginie-Occidentale, le Texas, le Mississippi, le Missouri, l'Utah, le Nebraska et le Kansas.
McCain : «Cet échec c'est le mien»
Le sénateur de l'Arizona n'a pas attendu les résultats définitifs pour reconnaître sa défaite et féliciter le vainqueur démocrate. «Cet échec c'est le mien, pas le vôtre», a déclaré le candidat malheureux à ses partisans rassemblés à Phoenix.
«Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement (…) C'est une élection historique», a-t-il ajouté, au côté de sa colistière, Sarah Palin visiblement émue. «Je reconnais la signification particulière qu'elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir». Aucun incident majeur n'a été signalé au cours de cet «Election Day».
Avant même l'annonce de la victoire de Barack Obama, l'ambiance était morose au Baltimore, un hôtel chic de Phoenix où les partisans de John McCain s'étaient rassemblés.
Les «McCain», «McCain», «McCain» répétés en boucle au début de la soirée avaient cédé la place au fil des heures à un sentiment mêlant calme, résignation et anxiété parmi la foule de plus d'un millier de personnes.
Les Américains étaient aussi appelés à renouveler un tiers du Sénat et la totalité de la Chambre des représentants.
Selon des résultats partiels, les démocrates avaient ravi quatre sièges mardi soir aux républicains au Sénat américain ce qui leur permettrait d'être majoritaires. Les démocrates étaient également donné majoritaires à la Chambre des représentants.