Guillaume T. Gbato (notre voie)
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samedi 10 novembre 2012
L’Onu réclame la tête des Hommes pro-Ouattara
Guillaume T. Gbato (notre voie)
Touré Moussa Zéguen: « C’est Soro qui a fait tuer Tagro »
| Touré Moussa Zéguen |
Ça fait longtemps qu'on vous a entendu. Y a-t-il une raison particulière?
Non, il n y a aucune raison particulière. Sauf que je crois que la
communication a ses règles. Et le discours n’a de sens que lorsqu’il est
fait au moment approprié. Souvent, je préfère parler aux miens par
d’autres canaux que par les interviews. Mais, je vous remercie de me
sortir de mon bunker, juste pour rigoler, car les ex-rebelles dont la
main est tâché du sang de mon peuple commencent a trop parler et à
narguer mon peuple. Je parle de Soro Guillaume et consorts qui se
pavanent en toute impunité
Le pouvoir Ouattara continue de vous accuser de vouloir le déstabiliser? Que répondez-vous?
Je crois que c’est de bonne guerre. Tous, nous savons que Soro se bombe
la poitrine, affirmant à qui veut l’entendre que sans lui et ses Forces
nouvelles, Ouattara ne serait jamais Président. Ce même Soro vient
ensuite accuser Ouattara de les livrer, lui et ses collègues Comzones à
la Cpi. Pour dire que seul lui est fidèle aux chefs de guerre. Dans
cette foulée Soro fait attaquer toutes les prisons du pays pour dire que
lui seul est le vrai « securocrate » de ce régime étourdi. Depuis
longtemps même, quand une ponte a une toux, on accuse les pro Gbagbo du
Ghana. Lorsqu’un élément Frci est tué ou désarmé par des commandos
invisibles créés depuis longtemps par Ado et Soro, c’est encore nous qui
sommes accusés. Franchement, les accusations puériles et fantaisistes
des auteurs du génocide wê me font marrer. A la vérité, franchement
aucun parmi nous ivoiriens exilés ne souhaite longue vie à ce régime qui
ne fait que tuer, torturer, exécuter et/ou emprisonner les Ivoiriens
pro démocratie, ou pro Gbagbo. Mais, pour l’heure, nous n’avons pas
encore abandonné la ligne tracée par le père de la démocratie
ivoirienne, la lutte pacifique pour atteindre la démocratie. Mieux, les
éléments incontrôlés qui pouvaient exister parmi nous n’ont ni les
moyens, ni les relations nécessaires comme celles du Burkina Faso de
Blaise Compaoré pour lever et entretenir une armée rebelle.
Soro
nous regarde à travers son propre miroir. Mais, personne ne peut arrêter
son cauchemar. Car, ce qui le hante en vérité, il sait que cette
fois-ci, ils ont affaire à des Ivoiriens qui ne sont pas exagérément
doux et pacifistes comme Gbagbo. Donc, Soro panique et accuse tout le
monde. Mais, je vous invite à regarder Soro et Ado qui sont déjà en
guerre sournoise, qui va éclater au grand jour. Je peux juste te dire
que, personnellement, je prie tous les jours pour la fin de ce régime
tortionnaire qui exproprie les Ivoiriens de leurs terres, maisons et
champs. J’ai foi en mon peuple. Nous ne préparons pas de coup d’Etat.
Même, si nous organisons une vaste campagne internationale de
mobilisation panafricaniste afin d’opérer des changements radicaux et
profonds en Côte d’Ivoire.
Et pourtant, l'Onu semble de cet avis, au regard du dernier rapport de ses experts… A dire vrai, je n’ai plus de respect et de considération pour cette
Onu. Dans mon esprit lorsque j’entends dire Onu, je fais automatiquement
référence à la colonisation, à la barbarie, aux contrevérités, aux
montages, à l’intoxication au profit de l’impérialisme occidental. Cette
Onu est en fait le laboratoire pour concevoir toutes les guerres
impérialistes comme celle de la Côte d’Ivoire. L’Onu n’est ni plus ni
moins qu’un gros machin manipulé principalement par la France et Les
Etats-Unis. Les experts de l’Onu m’ont fait rire en disant que nous
étions liés en même temps à Ançar Dine et à la junte malienne. Ce qui
est illogique, au regard de notre posture. L’Onu gagnerait à changer sa
politique au risque de devenir l’ennemi de tous les peuples en lutte
pour la démocratie, la souveraineté et le développement.
Quoi
qu’il en soit, l’ennemi premier de la Côte d’Ivoire, ce sont les
impérialistes. Soro et autres ne sont que des collabos africains et/ou
ivoiriens qu’on voit comme des marionnettes. Voici pourquoi nous nous
efforçons à expliquer aux Africains que nous devons être beaucoup plus
radicaux et unis en tant qu’Africains, car chaque pays africain émergent
ou ayant des velléités souverainistes est en danger face aux pauvres
occidentaux dont l’économie est en pleine crise. La crise du capitalisme
est une menace durable pour la paix mondiale car les colons luttent
pour leur propre survie sous nos yeux.
Guillaume Soro aussi a nommément cité Damana et le Ghana de fomenter un coup contre le pouvoir Ouattara...
Notre président Damana Pickass a bien trouvé les mots pour ramener cet
ex-petit rebelle à sa simple expression. Guillaume Soro est le prototype
achevé de la trahison, du crime organisé et des tueries impunies en
Afrique. Il n’est pas digne d’accuser un seul Africain, au regard de son
parcours personnel. Soro le « bon petit » de Blaise Compaoré a-t-il lui
une conscience propre ? Soro sait que nous sommes ceux qui ont la
solution à ses contrevérités et complots. Soro a été recruté par Ib,
paix à son âme. Soro l’a trahi et il a été tué enfin de compte à l’hôtel
du Golf, leur Qg double de camp d’extermination. Soro veut aujourd’hui
le fauteuil d’Ado. Personne n’est dupe et les hommes dotés d’un bon sens
le savent. En tout cas, l’homme venu du Fmi le sait. Qui ne sait pas
que c’est Soro qui a fait tuer le ministre Désiré Tagro, paix à son âme.
Car, il avait connu le numéro du chèque bancaire que la Sagem avait
donné à Soro comme sa part dans l’escroquerie de l’identification qui
s’est passé sous Gbagbo. Ce Soro ne peut plus distraire ni les
Ivoiriens, ni Ado qui le guette doucement comme un chat en embuscade.
Oui, aucun peuple digne de ce nom ne peut éternellement supporter un
régime carnassier. Notre lutte démocratique pour une révolution en Côte
d’Ivoire ira jusqu’au bout. Vaille que vaille.
La Cpi a jugé Gbagbo apte à comparaitre. Quel commentaire cela vous inspire?
Franchement, je crois que la Cpi n’est pas plus crédible que l’Onu.
Juste pour dire que la Cpi fait plus de politique que les partis
politiques. La Cpi est l’instrument juridique de la domination
occidentale afin de perpétuer comme du temps de l’esclavage et de la
colonisation leurs politiques faites d’enlèvements, de déportations et
d’emprisonnements. Ceux qui ont préféré la guerre au recomptage des voix
en Côte d’Ivoire sont ceux qui ont pris les armes, les avions pour
bombarder les symboles de la République, pour arrêter le Président
Gbagbo, le rendre aux rebelles de Soro pour ensuite le déporter dans le
camp de concentration de Korhogo. C’est encore eux qui ont décidé de
l’envoyer à la Haye contre tout bon sens. C’est donc normal qu’ils
veuillent le juger à tout prix pour faire croire qu’ils sont sérieux. En
fait, j’ai la certitude que seulement si nous libérons la Côte
d’Ivoire, on aura réussi, en partie, à libérer le Président Gbagbo. Même
si la Cpi disait que le Président Gbagbo était inapte à être jugé
j’aurais toujours cru que c’est pour des raisons politiques. Donc ça ne
me fait ni chaud ni froid. J’ai simplement une haine viscérale contre
ces colons des temps nouveaux.
Croyez-vous en une possible liberté provisoire pour Gbagbo? Qu'est-ce qui vous donne à espérer?
Malgré tout, je crois en une possible liberté provisoire et même
définitive car tout dépend des rapports de forces. Gbagbo garde intacte
toutes ses chances de libération car son peuple qui l’a élu peut à tout
moment rétablir l’ordre constitutionnel rompu les bombes. En fait, nous
sommes dans un processus révolutionnaire balbutiant, inachevé. Notre
révolution démocratique aura le double but de libérer la Côte d’Ivoire
et le Président Gbagbo, illégalement détenu par les colonisateurs
véreux. Par ailleurs, il y a que la Cpi elle-même, dans ses acrobaties,
peut sans autre forme de contrainte décider de se « débarrasser » de ce
lourd fardeau gênant que devient leur illustre détenu qui est
aujourd’hui le plus populaire, et le plus aimé des prisonniers du monde.
Cette prison de Gbagbo est faite pour faire avancer le combat des
Noirs, des Africains, en particulier, car Sarkozy et Obama ont fait du
faux et une grave injustice à la Côte d’Ivoire, en imposant un Président
aux Ivoiriens au lieu de recompter les voix et respecter nos
institutions nationales en place. Aujourd’hui, tout nous arrange en
fait. Vous verrez que dorénavant tous les Africains seront beaucoup plus
solidaires et unis dans les combats anti impérialistes et pour l’unité
africaine. Notre président dehors ou dedans dirige déjà ce combat, sa
sortie sera inévitable dans tous les cas. Car, nous devenons de plus en
plus nombreux dans le panafricanisme afin de mieux répondre aux
exigences de l’histoire et aux défis actuels divers.
Le récent
rapport d'Amnesty fait polémique en Côte d'Ivoire. Comment les exilés
apprécient ce rapport critique à l'égard du pouvoir Ouattara?
Les
organisations comme Amnesty International et autres sont partie
intégrante de l’establishment de domination occidentale parallèlement à
leurs activités dans le domaine spécifique des droits de l’homme. Ils
sont capables du meilleur et du pire. Seulement, ils ont compris
aujourd’hui que les exactions et tortures de ce régime sont exagérées et
insupportables. Amnesty international veut dire aux Ivoiriens que plus
personne dans la communauté internationale ne peut s’accommoder de ces
barbaries. Amnesty veut dire qu’en Côte d’Ivoire, sous Ouattara, les
Burkinabè qui ont envahi nos terres, forêts et villages ne sont que des
grands mercenaires qu’il nous faudra chasser par tous les moyens si un
jour nous voulons avoir la paix et la souveraineté. Amnesty explique aux
Ivoiriens qu’ils doivent se lever et mettre hors d’état de nuire ces
criminels qui balafrent notre pays. Personne ne nous libérera. Même
s’ils nous ont freinés dans notre élan de démocratisation sous Gbagbo.
Une caravane de la réconciliation conduite par des artistes de renoms
vient de s'achever. Vu de l'extérieur, comment jugez-vous cette
initiative du gouvernement?
Chez nous en Côte d’Ivoire, on appelle
cela un « petit gombo » pour les artistes qui ont faim ou qui ne sont
jamais rassasiés. Sinon, ils savent tous que la réconciliation qui est
en cours est une réconciliation bancale et unijambiste Il n’y aura
jamais de réconciliation en Côte d’Ivoire tant que le vrai père de la
démocratisation, le Président Gbagbo sera emprisonné. Notre pays est
occupé, nos parents sont emprisonnés. Seul Gbagbo peut apporter la paix.
Tout le reste n’est que comédie.
Quand est-ce vous
retournez au pays au moment où le pouvoir fait circuler la rumeur selon
laquelle Blé Goudé serait en route pour Abidjan pour prendre sa place
dans la réconciliation nationale?
Franchement, je ne peux pas savoir
si c’est vrai ou faux ces rumeurs. Car seuls Blé Goudé et Stephane
Kipré peuvent infirmer ces rumeurs. Par contre, je sais que si Blé Goudé
y met les pieds, les mains nues, il sera mangé à la même sauce que
Youan Bi Angenor et Yavo Martial. Je sais aussi qu’il existe des gens
là-bas qui vont le croquer comme une noix de cola parmi les Frci qui ont
toujours vu Blé Goudé comme leur premier ennemi. J’ignore où, ils sont
mais je prierai toujours pour qu’ils ne prennent pas ce risque. En ce
qui me concerne, je rappelle que j’ai fui par ce que mon pays était pris
en otage et occupé par des étrangers principalement burkinabé et
français. J’ai quitté mon pays par ce que les bénéficiaires de ce coup
d’Etat de Sarkozy en Côte d’Ivoire n’avaient aucune légitimité pour
présider aux destinées de mon peuple. Je rentrerai pour participer à
l’achèvement du processus révolutionnaire, mais jamais sous un régime
cannibale qui tue et mange des populations comme ils le font à l’Ouest.
Ou encore, je rentrerai pour jouer la finale contre Soro Guillaume.
Interview réalisée via Internet par : Tché Bi Tché
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mercredi 7 novembre 2012
Violences a l’ouest: Dix fosses communes découvertes à Duékoué Des soldats des FRCI encore pointés du doigt
Le vendredi 2 novembre 2012, Radio France internationale (RFI) a révélé que les magistrats ivoiriens ont entrepris de nouvelles recherches autour du trou où six (6) cadavres avaient été retrouvés le 11 octobre passé dans la capitale de la Région du Guémon, dans l’ouest du pays. Selon des témoignages, ces six corps ne sont pas les seuls.
D’autres pourraient avoir été jetés dans des puits environnants. Il s’agit d’une dizaine de puits, situés à la périphérie de la ville de Duékoué qui ont été découverts. A en croire les premières indices des recherches, menées sous la direction du procureur de la République près le tribunal de Man, et en présence des forces de sécurité ivoiriennes et onusiennes, certaines fosses ont commencé à être vidées. Mais le matériel n’étant pas adapté, les recherches ont été interrompues, le temps pour les autorités judiciaires de se procurer les outils nécessaires à de telles fouilles.
Et d’après la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), ces hommes auraient été assassinés par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), suite à l’attaque du camp de déplacés de Nahibly le 20 juillet 2012. Depuis cette date, plusieurs dizaines de personnes sont portées disparues et les puits autour de la première fosse commune découverte ont été signalés par des témoins. Rappelons que le Caporal Ben et Yaya Doukouré alias ‘’Tout petit’’, deux soldats des FRCI, jusque là introuvables, sont recherchés par la justice ivoirienne pour répondre de ce ‘’charnier’’. Pour l’heure, le site suspect est désormais surveillé par la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, en attendant la fin des fouilles.
Korona SEKONGO (stg)
source ivorian.net
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lundi 5 novembre 2012
Après les accusations du président de l'Assemblée nationale contre lui, Pickass se défend et charge Soro
Dans
cette déclaration dont nous avons reçue copie, le dimanche 4 novembre
2012, Damana Adia Pickass, président de la coalition des Patriotes en
exil (Copie), se défend et charge le Président de l’Assemblée nationale
de Côte d’Ivoire, Soro Guillaume. Qui l'a accusé, mardi 30 octobre 2012,
de passage à Paris, d'être le commanditaire des attaques en Côte
d'Ivoire. Faut-il le rappeler, Soro Guillaume avait, relativement aux
attaques contre les Frci, affirmé ceci : ‘’Elles viennent du Ghana. Je
n’userai pas de la langue de bois. Il y a des politiques parmi ceux qui
attaquent comme Damana Pickass et des militaires comme le colonel
Tohouri, ancien patron du Basa ».
« Lors de son
récent passage en France, M. Guillaume Soro nous a accusé depuis notre
exil ghanéen, d’être directement responsables des attaques en Côte
d'Ivoire. Au-delà de ces accusations fallacieuses sans fondements aux
allures de diversion qui ne nous surprennent plus désormais, il serait
salvateur de révéler sur la place publique toutes les manigances et
actions de sabotage de M. Guillaume Soro qui tendent à prendre en otage
toute la Côte d’Ivoire.
En effet, M.Soro Guillaume sait plus que
quiconque qui est le réel instigateur des attaques contre le régime de
M.Ouattara. Aujourd’hui, ce n'est plus un secret de polichinelle que cet
ex-chef rebelle veut à tout prix le fauteuil de (…) M. Ouattara. Et
pour ce faire, Guillaume Soro fait une cour assidue aux pro-Gbagbo. Il
s’agit pour lui de se mettre dans la posture de celui qui peut racoler
les morceaux du tissu social fortement déchiré et apparaître comme
celui-là même qui peut réconcilier les Ivoiriens. Et donc avoir les
faveurs de la communauté internationale dans le cadre d’une possible
alternative à M. Ouattara.
C’est d’ailleurs pourquoi, il manœuvre
habillement pour faire échouer le processus de réconciliation, faisant
apparaître M. Ouattara comme un incapable à faire la réconciliation et à
créer la paix et la concorde entre les Ivoiriens. C’est dans cette
optique que le jour, il prône le radicalisme et l’absence de compromis
avec les pro-Gbagbo au niveau du régime, et la nuit tombée, il fait la
cours à des pro-Gbagbo en leur disant exactement le contraire dans le
but de se positionner comme le porteur de tous les espoirs du retour des
exilés dans leur pays. Par ailleurs, M. Guillaume Soro a fait des
révélations très graves sur l’état de santé de M. Ouattara. Il fait
circuler entre autres, que M Ouattara serait très malade (…), et lui en
tant qu’héritier constitutionnel se pencherait dans ce cas favorablement
sur la situation des exilés et des partisans du président Laurent
Gbagbo; situation qu’il qualifie d’injustice, d'insupportable et
d'inadmissible.
Cependant, en attendant (…), il n’y aura
pas de répit pour M. Ouattara, car Soro n’exclut pas du tout son
ascension au pouvoir par un coup de force. Et tout y passe pour créer
l’instabilité. C’est donc Soro qui attaque les commissariats et les
brigades. C’est encore lui qui casse les prisons et les sites
stratégiques comme Azito, et harcèle les positions des Frci afin
d’exaspérer la communauté internationale dans le but d’avoir les
arguments politiques de porter l’estocade salvatrice à un régime que
tout le monde aura vomi, faisant de lui une fois de plus l’homme
providentiel dont la Côte d’Ivoire a besoin.
Dans sa stratégie de conquête effrénée
du pouvoir d’Etat, il est parvenu à rallier à sa cause la quasi-totalité
des chefs de guerre en se faisant passer pour leur protecteur face à
une Cpi de plus en plus intransigeante vis-à-vis de leurs graves crimes.
M. Guillaume Soro n’a-t-il pas sournoisement ébruité le fait qu’il a
récemment évité au commandant Fofié Kouakou une arrestation et un
transfèrement à La Haye lors d’une réunion des chefs d’états majors de
la Cedeao tenue à Ouagadougou ?
Réunion à laquelle devait
intentionnellement participer le commandant Fofié en tant que membre de
la délégation ivoirienne. Le plan étant qu’une fois au Burkina, le
commandant Fofié soit mis aux arrêts et transféré à la Cpi sur ordre de
M. Ouattara comme gage de sa bonne foi. Ce qui serait un bon signal pour
le régime envers la communauté internationale qui s’agace du manque de
volonté du régime d’Abidjan d’arrêter les suspects identifiés comme tels
par la Cpi. Fofié n'est finalement pas allé à Ouagadougou. Cela a fait
que les chefs de guerre sont remontés contre Ouattara (…).
Que cela soit clair, je ne le dis pas
pour déstabiliser des écuries ou faire plaisir à quiconque, car
Ouattara et Soro c’est blanc bonnet, bonnet blanc. Et leur guerre
interne nous serait indifférente si Soro ne cherchait pas des boucs
émissaires comme étant des pro-Gbagbo en général et notre personne en
particulier. Je le fais exclusivement afin que M. Soro Guillaume arrête
ses petites manigances, car je n’accepte pas que la paix et la
réconciliation en Côte d'Ivoire soient tributaires de ses ambitions
présidentielles.
En outre voulant s'affirmer comme le
véritable maître du pays, il n'hésite pas à denier à certains ministres
leurs prérogatives en s'arrogeant leurs fonctions à chacune des attaques
qu'il suscite en montant au premier plan apparaissant comme le dernier
rempart du régime, l'incontournable. Le retour des exilés, le dialogue
inter Ivoirien ne peuvent être suspendus aux intérêts égocentriques de
cet individu.
La Côte d'Ivoire ne peut pas continuer à
être prise en otage par Soro et son clan. Tout comme je n’accepte pas
qu’il nous accuse de façon aussi outrancière que désinvolte sans même un
début de preuves. Qu'il jette le discrédit au mépris des règles
élémentaires de la diplomatie sur un pays sérieux comme le Ghana, est
inacceptable.
Au demeurant, nous voulons réitérer
solennellement notre appel au dialogue sincère vrai en vue d’une
décrispation de la vie socio-politique en Côte d'Ivoire.
Notre parti, le Front Populaire Ivoirien
et l’ensemble des exilés, croient au dialogue sincère comme voie idéale
du retour de la paix et de la concorde dans notre pays. Et nous ne
désespérons pas d’avoir des hommes et des femmes au sein du régime
d’Abidjan sensibles à cet appel ».
DAMANA Adia Pickas
vendredi 2 novembre 2012
Après Amnesty international, L'ONUCI enfonce le régime de Ouattara: "Des cas de torture existent"
Eugène
NINDORERA, Chef de la division des Droits de l'Homme de l'Opération des
Nations Unies pour la Côte d'Ivoire (ONUCI) a confirmé que des cas de
torture existent en Côte d'Ivoire. Il a été interrogé, mardi 30 octobre
2012, par Radio France international (Rfi) suite au rapport rendu
public, vendredi 26 octobre 2012, par Amnesty International. Un rapport
qui fait état de 200 cas de détentions arbitraires et qui évoque des cas
de torture en Côte d'Ivoire.
"Sur
ces vagues d’arrestations, on a pu constater que la manière dont cela
s’est fait, c'était une manière qui pouvait être portée à discussion par
rapport à un certain nombre de normes qui n’étaient pas respectées à
savoir qui doit intervenir dans ce genre de situations? Quelle est la
base légale? Sur quel document est-ce que cela doit être fait? A quelle
heure est-ce que ce genre d’activités doit être mené? Où est-ce que ces
personnes doivent être arrêtées?
Toute
une série d’éléments qui indique comment on doit procéder dans ce genre
de situations. Et il faut dire que la manière dont cela s’est fait
n’était pas toujours conforme à la légalité. D’où une certaine
préoccupation que nous avons eu l'occasion d'exprimer aux autorités en
essayant d’évoquer un certain nombre de cas précis pour les amener à
corriger cette manière d’intervenir, en soulignant qu’il y a des cas de
torture, sûrement pas aussi nombreux que ceux que certaines
organisations avancent, mais des cas de torture existent. Et je pense
qu’il faut avoir le courage de vérifier ces informations et une fois que
ces informations sont vérifiées, procéder à l’arrestation et à la
poursuite des personnes qui sont responsables de ces actes qui sont
illégaux".
Source : Soir Info
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Des journaux pro-Ouattara titrent des attaques imminentes en Côte d'Ivoire
"Les assaillants ont infiltré Abidjan", titre "Le Jour Plus". "Le Nouveau Reveil" affiche: "Abidjan très infiltrée d'assaillants",
quant à "Soir info", il évoque la "Déstabilisation de la Côte d'Ivoire"
avec des personnalités ciblées. "L'Inter" donne la parole à un agent de
sécurité privé qui fait des révélations sur des hommes de Soro et
certains militaires pro-Gbagbo.
Tout
porte à croire que la presse pro-Ouattara ou proche du régime est
convaincue que l'issue de l'audience du Président Gbagbo à la Haye aura
une incidence sur la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire. Le fait
troublant est la précision avec laquelle certains quotidiens
"pro-Ouattara" détaillent les plans d'attaques.
Quelles sont donc ces assaillants qui communiquent leurs plans d'attaques à la presse? et mieux à la presse du régime ciblé? De
toutes évidence, le régime de Ouattara aime la position de victime,
alors qu'il martyrise les ivoiriens. Des enlèvements, des
emprisonnements, des tortures, des assasinats ciblés et massacres sont
l'éprouvant lot quotidien des opposants au régime de Ouattara. La
posture de victimisation de Ouattara a toujours été son arme favorite
pour attirer beaucoup plus de faveur de ses soutiens. Mais
jusqu'où ira-t-il avec une telle stratégie? Chanter des prétendues
attaques, chaque matin, fait fuir les investisseurs et Ouattara et ses
médias se retrouvent dans un cercle vissieux. Les récents rapports de
World Economic Forum et Doing Business classent la Côte d'Ivoire,
respectivement 131è/144 pays et 177è/188 pays, donc parmi les derniers
pays au monde où l'on peut faire des affaires du fait, en partie, de
l'insécurité.
Une
chose est claire, la Côte d'Ivoire retient son souffle et attend l'issue
de l'audience de Gbagbo à la Haye, dans une atmosphère de peur et de
grosses inquiètudes alimentées par les rumeurs d'attaques véhiculées par
les quotidiens pro-Ouattara.
Écrit par Alain Doh Bi
Alassane Dramane Ouattara a subi des interventions chirurgicales à Paris, depuis hier
Présent
dans la capitale française depuis peu dans le cadre d’une visite privée
telle que annoncée par les services de la Présidence ivoirienne,
Alassane Ouattara serait hospitalisé dans un hôpital parisien tenu
encore au secret. C’est de là qu’il aurait subi, hier jeudi 1er novembre
2012, une opération de la cataracte, selon une grande oreille française.
Une autre source précise, cependant, qu’outre l’œil, le chef de l’Etat ivoirien aurait subi une opération d’une glande. Laquelle? Impossible encore d’en savoir davantage.
En
tout cas, si toutes ces informations se confirment, il est de plus en
plus inquiétant pour M. Dramane Ouattara qui porte déjà un pace maker depuis bien longtemps. Un autre mal qui lui vaut sa présence en France pratiquement chaque mois pour un suivi médical. Affaire à suivre !!
Écrit par Alain Doh Bi
jeudi 16 août 2012
Sécurité : Retour au calme à Dabou, après une attaque d’inconnus armés
AIP: Abidjan – Le calme est revenu jeudi à Dabou (sud, 50 km d’Abidjan), après une
attaque perpétré dans la nuit de
mercredi à jeudi, par des inconnus armés contre des forces de l’ordre, a
constaté l’AIP sur place.
Le commissariat de police, la brigade de
gendarmerie et les camps militaires de la ville ont été pris pour cible
par des assaillants, a-t-on appris après les combats qui ont fait deux
morts du côté des populations civiles. Ces personnes seraient des
boulangers, précisent des habitants de la ville.
Les forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) procèdent à des ratissages dans la ville.
Au même moment, des combats avaient
également éclatés à Jaqcueville, une ville séparée de Dabou par la
lagune, entre les FRCI et des assaillants. Ces derniers ont été
repoussés au terme des affrontements.
Aucun bilan n’a encore été communiqué.
Attaque près d`Abidjan: une centaine de détenus évadés de la prison (député)
DABOU (Côte d`Ivoire) – Une centaine de
détenus se sont évadés jeudi de la prison de Dabou, près d`Abidjan,
après l`attaque d`assaillants non identifiés contre l`établissement
pénitentiaire et des bases des forces de l`ordre ivoiriennes, a affirmé
le député Mohamed Sess Soukou.
« La prison a été cassée, tous les
prisonniers sont sortis, d`autres ont été récupérés mais beaucoup sont
partis », a-t-il déclaré à des journalistes à Dabou (environ 50 km à
l`ouest d`Abidjan).
Sur « 150 personnes au moins » qui y
étaient incarcérées, « il y a une cinquantaine qui ont été récupérées »
par l`armée et « remises à la gendarmerie », a ajouté M. Soukou, député
du Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara.
Outre la prison, les hommes armés ont
attaqué durant la nuit le camp des Forces républicaines (FRCI, armée),
le commissariat de police et la base de la gendarmerie.
« Côté FRCI il n`y a pas eu de victime,
mais il y a eu deux victimes côté assaillants », et l`armée a procédé à
« une dizaine d`arrestations », a annoncé l`élu. L`armée n`avait pas
fourni son propre bilan des violences à la mi-journée.
Le député a accusé des « miliciens »
partisans de l`ex-président Laurent Gbagbo, vivant dans la région et à
Abidjan, d`être derrière cette attaque avec « des Libériens ».
Un camion carbonisé à l`entrée de la ville était un vestige des troubles de la nuit.
Après les tirs nourris dans la ville qui
ont duré plusieurs heures, les habitants de Dabou étaient ressortis
dans les rues à la mi-journée à Dabou, où des renforts FRCI étaient
déployés, a constaté l`AFP.
Cet incident survient après une récente
série d`attaques dans la capitale économique ivoirienne et ses environs,
ainsi que dans l`Ouest, qui ont brusquement fait monter la tension plus
d`un an après la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril
2011) ayant fait quelque 3.000 morts.
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Côte d’Ivoire : Un commando invisible livre une guerre perlée au Régime de Ouattara !
Depuis plus d’une semaine, un commando
dont l’identité reste non identifiée livre une guerre macabre et de nerf
aux FRCI fidèles au Président Ouattara.
Après les camps militaires et
commissariats qui ont été successivement attaqués, ce commando a frappé
dans l’extrême ouest du pays , puis de nouveau dans la région d’Abidjan,
précisément à Jacqueville et à Dabou où les éléments de ce mystérieux
commando ont réussi à libérer les prisonniers de la ville.
Constitué de soldats qui de toute
évidence ne craignent rien, leurs actions sont de vrais actes de
défiance vis-à-vis du pouvoir, qu’ils frappent au niveau de ses points
de virilités, à savoir les camps militaires, les commissariats et les
check-point militaires.
Ces cibles militaires que choisis le
mystérieux commando ne fait qu’augmenter la psychose générale qui s’est
emparée du pays. Il est évident que des individus qui osent s’attaquer à
des camps militaires protéger par des soldats, sont tout sauf des
peureux. S’ils décidaient de s’attaquer de manière ciblée à certaines
autorités politiques dont les protections individuelles ne sont pas
aussi corsées que les camps militaire, il est évident que le régime
serait décapité dans les prochains jours.
C’est ce risque de basculement vers des
attaques ciblés qui fait peur aux militants de certains partis
politiques qui se rendent compte que leurs responsables ne sont pas
aussi protégés qu’ils ne le croyaient, même si jusqu’ici le commando a
décidé ne pas s’en prendre à des civils.
Quelle autorité politique sera la
première cible de ce mystérieux commando qui n’a peur de rien : voici
la question qui circule sur toutes les lèvres à Abidjan.
D’ici là, il faut dire que ce commando,
qui est très mobile, a fait le choix tactique d’une guerre mouvante et
perlée. De toute évidence cette tactique est en train de provoquer des
crises de nerf chez les soldats FRCI qui ne savent pas comment répondre à
une guerre sans position.
Ces soldats FRCI qui sont devenus tous
des cibles potentielles défoulent leurs tensions nerveuses sur des
civils choisis sur des critères ethniques. Ceux-ci sont l’objet
d’exactions et de tortures dans les quartiers et villes qui ne sont pas
favorables au Président Ouattara.
En ce qui concerne les questions sur
l’identité des assaillants, on peut dire, sans risque de se tromper que
certaines de ces attaques sont le fait de soldat Pro-Ouattara, les
anciens combattants du » commando invisible » qui se sentent trahis
par les autorités en place. Leur porte-parole le commandant Balahou qui a
qualifié ces autorités « d’ingrats », a fait une déclaration en date d’hier (15 aout 2012),
dans laquelle il a demandé l’intégration de leurs éléments dans l’armée
et la prise en compte de leurs chefs qui sont en exil ainsi que la
libération de leurs camarades emprisonnés.
Il faut noter que dans une interview accordée en février 2012,
le commandant Balahou avait déjà mis en garde le régime contre un
risque de basculement de leurs revendications vers une confrontation
armée, au cas où ceux-ci feraient l’objet d’un mépris de la part des
autorités.
De toute évidence, les dernières
escalades de violence au lendemain de l’appel qu’a lancé le commandant
Balahou à ses éléments, vont dans le sens de confirmer un lien entre ces
actions de terrain et la déclaration du commando invisible.
Koné Mory à Abibjan Pour ivoireinfo.com
Côte d'Ivoire: tirs nourris entendus à Dabou, près d'Abidjan
ABIDJAN - Des tirs nourris
étaient entendus jeudi matin depuis plusieurs heures à Dabou, ville du
sud de la Côte d'Ivoire proche d'Abidjan, ont raconté des habitants à
l'AFP.
Depuis hier (mercredi) à 23H00 (locales et GMT), on entend des tirs très nourris, comme s'il y avait des combats entre deux camps. Cela se poursuit ce matin, personne n'a pu sortir, nous sommes terrés dans nos maisons, a déclaré par téléphone un résident de Dabou (environ 50 km à l'ouest d'Abidjan).
Il y a des échanges de tirs dans la ville, notamment non loin du camp des Forces républicaines (FRCI, armée), a indiqué un autre habitant, évoquant des tirs de kalachnikov.
Cet incident survient après une récente série d'attaques dans la capitale économique ivoirienne et ses environs, qui ont brusquement fait monter la tension plus d'un an après la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) ayant fait quelque 3.000 morts.
Dix militaires ont été tués les 5 et 6 août à Abidjan, notamment dans une attaque contre un camp de l'armée. Le gouvernement a accusé des miliciens et militaires partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo. Le parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a rejeté ces allégations et réclamé des enquêtes.
L'armée ivoirienne a encore été attaquée lundi, à un poste situé dans l'Ouest, région en proie à des violences depuis plusieurs mois, à la frontière avec le Liberia. Six Ivoiriens soupçonnés d'être impliqués dans cette opération ont été arrêtés au Liberia dans une zone frontalière, a annoncé le gouvernement libérien, précisant que deux d'entre eux étaient armés.
(©AFP / 16 août 2012 10h16)
Depuis hier (mercredi) à 23H00 (locales et GMT), on entend des tirs très nourris, comme s'il y avait des combats entre deux camps. Cela se poursuit ce matin, personne n'a pu sortir, nous sommes terrés dans nos maisons, a déclaré par téléphone un résident de Dabou (environ 50 km à l'ouest d'Abidjan).
Il y a des échanges de tirs dans la ville, notamment non loin du camp des Forces républicaines (FRCI, armée), a indiqué un autre habitant, évoquant des tirs de kalachnikov.
Cet incident survient après une récente série d'attaques dans la capitale économique ivoirienne et ses environs, qui ont brusquement fait monter la tension plus d'un an après la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) ayant fait quelque 3.000 morts.
Dix militaires ont été tués les 5 et 6 août à Abidjan, notamment dans une attaque contre un camp de l'armée. Le gouvernement a accusé des miliciens et militaires partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo. Le parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a rejeté ces allégations et réclamé des enquêtes.
L'armée ivoirienne a encore été attaquée lundi, à un poste situé dans l'Ouest, région en proie à des violences depuis plusieurs mois, à la frontière avec le Liberia. Six Ivoiriens soupçonnés d'être impliqués dans cette opération ont été arrêtés au Liberia dans une zone frontalière, a annoncé le gouvernement libérien, précisant que deux d'entre eux étaient armés.
(©AFP / 16 août 2012 10h16)
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mercredi 15 août 2012
mot d'odre
Cujema:
Les amis d’hier sont devenus des ennemis aujourd’hui car un groupe a
été oublié. Je les appelle les frustrés. Ils ont cru a une bonne part du
gâteau après avoir tué de nombreux ivoiriens depuis 2002, mais hélas le
vendeur d’illusion, monsieur solution a trouvé une bonne solution pour
les écarter de la Force Rebelle de la Communauté Internationale(FRCI).Ils
sont illettrés et/ou étranger. Non seulement ça mais le contrat de cinq
millions par combattants n’a pas été respecté. Alors ces rebelles
oubliés veulent faire crépiter les armes pour faire plier Ouattara
Dramane qui aime bien vivre dramatiquement.
Pour atteindre leur objectif, toutes les unités du commando invisible de feu ‘’IB’’ doivent se mettre en ordre de bataille.
Voici le mot d’ordre d’un de leur chef qui se fait appeler ’’commandant Balahou’’.
Certains
de nos camarades sont morts pour la cause, mais ceux qui ont profité de
notre lutte ont préféré décorer leurs neveux, leurs nièces et leurs
amis qui étaient cachés pendant que nous luttions nuit et jour. Ils ont
choisi de pousser nos frères et nos chefs à l’exil comme des malpropres.
Face
à cette ingratitude de ces opportunistes et ces vampires qui vivent du
sang versé de nos frères et camarades, nous disons que la lutte doit
continuer, jusqu’à la reconnaissance de notre lutte et l’intégration
totale de nos combattants.
Vous connaissez tous le leitmotiv et le mot d’ordre de notre nouveau combat qui est le suivant : Tchêêê i Bé tchêko lé kê !
Alors n’attendez pas de nouveau mots d’ordre, agissez partout où vous vous trouvez dans vos unités.
C’est sans reculez !
Fait à Abobo le 15 aout 2012
Le commandant Balahou !
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soyons realiste
Les
distributions prématurées des grades aux soldats ont démontré leurs
limites dans la crise postélectorale. Le président Gbagbo a
généreusement nommé des généraux qui se sont retrouvés dans des
ambassades africaines avec 4 étoiles bien lourdes sur leurs épaules.
Donc Dramane, la solution à la persistante crise n’est pas de
répéter les mêmes erreurs que ton prédécesseur en distribuant des grades
à d’autres Ivoiriens. Le constat étant le même le résultat sera le
même.
Malgré le manque de place sur les larges épaules des généraux à cause des grosses étoiles, cela n’a pas empêché l’ennemi d’occuper le pays (villes et villages) en un temps record. Nous avons encore fraîchement en mémoire les cas flagrants d’Abobo, des régions de l’ouest, l’est, du centre et du nord du pays.
Nonobstant la pléthore des nouvelles étoiles au sein des FRCI, ONUCI, LICORNE, DOZOS et les autres bandes qui constituent l’armée du régime Dramane, plusieurs sites militaires et non des moindres ont été récemment brutalement assiégés.
Malgré le manque de place sur les larges épaules des généraux à cause des grosses étoiles, cela n’a pas empêché l’ennemi d’occuper le pays (villes et villages) en un temps record. Nous avons encore fraîchement en mémoire les cas flagrants d’Abobo, des régions de l’ouest, l’est, du centre et du nord du pays.
Nonobstant la pléthore des nouvelles étoiles au sein des FRCI, ONUCI, LICORNE, DOZOS et les autres bandes qui constituent l’armée du régime Dramane, plusieurs sites militaires et non des moindres ont été récemment brutalement assiégés.
La solution n’est donc pas de faire plaisir à quelques soldats ou dozos
qui seront sans doute nommés «diplomates-etoiles» demain, mais d’avoir
le courage d’identifier les vraies causes de la terreur Ivoirienne et de
s’armer non pas d’hélicoptères de guerre, mais d’une simple petite dose
de résipiscence, d’honnêteté et d’humilité pour permettre une vie
décente aux populations et à chaque ivoirien de contribuer sereinement
au développement du pays.
En Côte-d’Ivoire aucune autre solution ne peut prospérer aussi longtemps que celle de la vraie réconciliation. C'est-à-dire:
• Le retour sans condition des dozos dans leur environnent naturel
• La fin de la persécution des vaincus de la guerre postélectorale
• La libération sans condition des prisonniers suite a la guerre postélectorale
• Les conditions légales et décentes sans condition du retour et l’intégration dans leurs activités socioprofessionnelles des milliers de réfugies civiles et militaires Ivoiriens
• Le désarment sans condition des bandes armées
• Le respect de la vie humaine
• La correction du rattrapage ethnique dans l’administration civile et militaire
• La mise en pratique du code foncier sur toute l’étendue du territoire national
• La révision de la commission électorale indépendante
• L’arrêt du culte de la personnalité
• La correction du découpage administratif national
• Le respect de la liberté d’expression
• La mise sur pied d’un gouvernement d’ouverture
Voici le vrai remède pour la paix définitive en Côte-d’Ivoire. Le Général Guei a fait son coup d’état tranquillement. Il y a eu des centaines d’arrestations, suivie de libération sans condition et la vie a continué, jusqu'à ce qu’il s’embrouille dans l’élection de 2000. Alors pourquoi la Côte-d’Ivoire doit périr après le coup de force du 11 avril 2011? A quoi sert-il de gagner la guerre si ce régime ne peut gagner la paix?
En Côte-d’Ivoire aucune autre solution ne peut prospérer aussi longtemps que celle de la vraie réconciliation. C'est-à-dire:
• Le retour sans condition des dozos dans leur environnent naturel
• La fin de la persécution des vaincus de la guerre postélectorale
• La libération sans condition des prisonniers suite a la guerre postélectorale
• Les conditions légales et décentes sans condition du retour et l’intégration dans leurs activités socioprofessionnelles des milliers de réfugies civiles et militaires Ivoiriens
• Le désarment sans condition des bandes armées
• Le respect de la vie humaine
• La correction du rattrapage ethnique dans l’administration civile et militaire
• La mise en pratique du code foncier sur toute l’étendue du territoire national
• La révision de la commission électorale indépendante
• L’arrêt du culte de la personnalité
• La correction du découpage administratif national
• Le respect de la liberté d’expression
• La mise sur pied d’un gouvernement d’ouverture
Voici le vrai remède pour la paix définitive en Côte-d’Ivoire. Le Général Guei a fait son coup d’état tranquillement. Il y a eu des centaines d’arrestations, suivie de libération sans condition et la vie a continué, jusqu'à ce qu’il s’embrouille dans l’élection de 2000. Alors pourquoi la Côte-d’Ivoire doit périr après le coup de force du 11 avril 2011? A quoi sert-il de gagner la guerre si ce régime ne peut gagner la paix?
mardi 14 août 2012
CPI: 3000 partisans de Laurent Gbagbo envahissent La Haye
Le 14 août 2012 par IVOIREBUSINESS - C’est par milliers que les partisans de Laurent Gbagbo (3000 selon les Femmes patriotes de Lontine Toppo)ont envahi hier les
rues de La Haye, siège de la CPI, pour exiger sa libération, a constaté une journaliste d’IvoireBusiness.
"Gbagbo Kafissa", "Libérez le président Gbagbo!", "On tient bon Prési", chantaient en chœurs tous ces partisans venus de toute l’Europe et vêtus aux couleurs nationales Orange-blanc et vert, et reunis non loin du centre de La Haye.
Malgré le report de l’audience de confirmation des charges contre le Président Laurent Gbagbo à une date ultérieure non déterminée, les organisateurs ont néanmoins maintenu leur mobilisation, ce qui est exceptionnel.
Cette audience de lundi 13 août devait déterminer si les preuves rassemblées par l'accusation sont assez solides pour la tenue d'un procès devant la CPI.
C’est la seconde fois que cette audience est reportée, car elle était initialement prévue pour s'ouvrir le 18 juin dernier, mais avait été reportée au 13 août à la demande des avocats de Gbagbo.
C’est la seconde fois que cette audience est reportée, car elle était initialement prévue pour s'ouvrir le 18 juin dernier, mais avait été reportée au 13 août à la demande des avocats de Gbagbo.
Michèle Laffont,
Correspondante au Benelux
Correspondante au Benelux
Violences meurtrières en Côte d’Ivoire / Mamadou Koulibaly président d’Audace Institut Afrique : ‘‘Et pourtant, les coupables sont connus, les raisons aussi…’’
Le 14 août 2012 par L'Intelligent d'Abidjan - « C’est ainsi que les gens travaillent à leur propre confusion. » In Franz Kafka. (1926), Le Château. Une Analyse de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire et propositions de sortie de crise.
La semaine de la fête du 52e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a été l’occasion de violences meurtrières. Cette fois, les attaques n’ont pas visé les populations civiles ni les forces onusiennes en Côte d’Ivoire, mais elles étaient essentiellement dirigées contre les forces armées, les FRCI. Les casernes militaires, les commissariats de police et les points de contrôle routiers ont fait l’objet d’attaques de bandes armées qui ont tué et ont été capables de disparaître tout de suite après leurs forfaits. Avec émotion, les camps politiques adverses s’accusent mutuellement d’être les auteurs de ces attaques meurtrières. Encore une fois, les partisans du président Ouattara soutiennent la thèse que ce sont les partisans de l’ancien président Gbagbo qui sont les criminels assaillants. Mais les partisans de Gbagbo ne se laissent pas faire et accusent les pro-Ouattara d’être des tueurs armés itinérants.
Une chose est sûre, il y a eu mort d’hommes et donc pertes en vies humaines. Des enquêtes sont annoncées et en attendant leurs conclusions, si conclusions il y a un jour, nous devons nous rendre à l’évidence: chacun des deux camps tue et, en définitive, seules les populations civiles voient leurs droits de vivre en liberté, en sécurité, dans la poursuite de leur bonheur individuel et collectif, violés. Les populations civiles sont les victimes de deux camps qui continuent de se haïr et de se positionner dans une logique d’intimidation, de chantage, de belligérance, de répression, de revanche et de vengeance.
Une commission d’enquête, visant à établir les responsabilités dans les crimes de la période ayant suivi les élections présidentielles de 2010, a été mise en place il y a quelques mois par le gouvernement. Ses conclusions mettent en évidence que les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara ont tous été criminels. Ils ont tué des hommes, des femmes et des enfants pour des raisons politiques, ethniques, religieuses et régionales. Sur les 2.264 cas ayant fait l’objet des investigations, les pro-Gbagbo, identifiés sous la dénomination «éléments des ex-Forces de Défense et de Sécurité» (FDS), sont accusés de 1.452 crimes, tandis que les pro-Ouattara, identifiés sous les appellations « Forces Nouvelles »(FN), « Forces Républicaines de Côte d’Ivoire »(FRCI) et « Dozos », arrivent en seconde place avec 927 crimes. Nous étions, dit-on, en période de guerre lorsque ces crimes ont été commis. Qui est le plus coupable ? Ceux qui ont tué le plus ou ceux qui ont tué tout simplement ? Au total, quel que soit le plus coupable, d’après cette commission d’enquête, ce sont 2.264 vies humaines qui ont été fauchées par des haines réciproques.
Une question demeure au-delà de ces chiffres : pourquoi autant de crimes avec des victimes connues mais sans coupables reconnus ? Dire des pro-Gbagbo et des pro-Ouattara qu’ils ont tué donne certes quelques indications, mais cela reste insuffisant pour comprendre qui tue en réalité. Tous les pro-Gbagbo ne sont pas des criminels et tous les pro-Ouattara non plus. Il faudra être un peu plus clair si l’on veut aller à la vérité ; cette vérité qui libère des haines et réconcilie les cœurs.
Inventaire de l’armée et des forces de sécurité
D’abord, il convient d’établir que les populations, malgré le grand nombre d’hommes armés en circulation, ne sont pas en sécurité. Il n’y a pas de forces qui assurent la sécurité au sens traditionnel du terme. Aujourd’hui, l’armée ivoirienne de terre, de mer et de l’air compte, entre autres, environ 14.000 hommes non réformés, non équipés. Il s’agit de ce qu’il reste des anciennes FANCI (Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire). Ces hommes sont démotivés, désarmés, payés à ne rien faire, frustrés par une défaite programmée mais inattendue et méprisés par les autorités politiques actuelles du pays simplement parce qu’ils ont appartenu à l’armée sous l’ancien régime. Ils étaient les forces dites loyalistes du régime de Laurent Gbagbo. Cela leur est préjudiciable aujourd’hui et le régime ne leur fait pas confiance.
Il faut ajouter à ce groupe environ 17.000 gendarmes. Ce corps dit d’élite s’est taillé en Côte d’Ivoire la réputation d’être républicain mais n’est nullement utilisé pour le maintien de l’ordre public dans la nouvelle gendarmerie. Plusieurs de ses membres ne sont pas intégrés dans la fonction traditionnelle de la gendarmerie. Ils sont payés à ne rien faire, vivent dans la terreur et le soupçon d’être capables de déstabiliser le régime à tout moment. Ils s’ennuient, sont démotivés et frustrés. Ils faisaient eux aussi partie des loyalistes de l’ancien régime. Et cela leur est préjudiciable aujourd’hui car le régime ne leur fait pas confiance.
Nous devons aussi prendre en compte 18.000 policiers non réformés, eux aussi, c’est-à-dire non réorganisés et non réemployés dans les fonctions habituelles et normales de la nouvelle police. Ils sont en permanence soupçonnés d’avoir été proches de l’ancien régime Et cela leur est préjudiciable aujourd’hui car le régime ne leur fait pas confiance. Ils travaillent sous le regard, le contrôle et la suspicion des forces mises en place par le régime actuel. Ils s’ennuient, sont démotivés et frustrés.
Ces trois groupes constituent ensemble une équipe de 49.000 personnes environ qui, formées en principe pour la sécurité et l’ordre public, vivent dans le non-emploi, le chômage déguisé, la suspicion et la frustration de ne pouvoir exercer leur métier dans des conditions normales de l’Etat de droit. Ces hommes et ces femmes, harcelés de temps à autre, constituent un cocktail dangereux pour la stabilité du régime qui en est conscient et qui déploie des efforts énormes de surveillance, de contrôle, d’arrestations et de tracasseries. Toutes choses qui ne rassurent pas mais au contraire stressent et créent des tensions psychologiques intenses.
Mais, surveiller les militaires, policiers et gendarmes des ex-FDS ne laisse pas suffisamment de ressources pour assurer la sécurité des populations et garantir l’ordre public, aussi bien dans les villes qu’en milieu rural. L’insécurité commence avec l’idée que l’autre nous veut du mal. Et à vouloir trop le surveiller, nous ne voyons pas arriver les autres dangers.
Que faire dans ce cas ? Réinsérer ces éléments dans l’ordre normal des forces qui assurent la sécurité, la protection civile et l’ordre public en Côte d’Ivoire. Cela voudrait dire redonner à la police et à la gendarmerie les moyens de leur activité. Seuls les policiers et gendarmes peuvent assurer l’ordre public et rassurer les populations. Si l’Etat doit redevenir normal, ce sont les forces normales et non des forces d’exception qui doivent s’occuper de la mission du service public de la sécurité et de la protection des droits et des libertés.
La condition normale d’un Etat exige des institutions normales.
L’armée, la gendarmerie et la police sont des institutions qui doivent reprendre leur service normalement si bien entendu nous recherchons la normalité qu’impose l’Etat de droit. Si bien entendu nous voulons mettre fin à l’Etat d’exception.
Mais que faire avec une armée de 11.000 FRCI, loyalistes d’aujourd’hui, en plus des 14.000 loyalistes de l’ancien régime? Cela fait quand même 25.000 militaires payés. Avec le budget actuel du ministère de la défense, estimé à 188 milliards de fcfa, si leur traitement est assuré convenablement (131 milliards fcfa), alors cette armée n’a aucun moyen pour s’équiper et s’entraîner. Si elle devait avoir les moyens de son équipement, alors les soldes ne seraient pas payées. Si l’Etat devait assurer pour ces hommes, à la fois l’équipement et la solde, le budget militaire exploserait. Alors qu’il a déjà du mal à faire face, entre autres, aux exigences de la dette due aux caisses de retraite (CGRAE, CNPS) ainsi qu’à celles des salaires des travailleurs de la Poste de Côte d’Ivoire, il serait obligé de fermer des hôpitaux ou des écoles à cause du manque de moyens financiers. Ainsi, nous vivons en insécurité permanente avec une armée pléthorique, mal équipée, mal encadrée, mal payée, bien frustrée et avec de bonnes raisons de ne pas pouvoir assurer sa mission de sécurisation des populations civiles sur l’ensemble du territoire et dans les casernes, les gendarmeries et les commissariats.
Le gouvernement, pendant ce temps, est en sécurité grâce à 3.000 hommes minutieusement triés parmi les FRCI pour la défense de l’Etat et d’Abidjan. Ces hommes, qui ont l’entière confiance du gouvernement, viennent de l’ex-rébellion du MPCI, MPIGO, MJP et des FN et assurent la sécurité du président de la République et des institutions de l’Etat. Ces hommes sûrs du régime en sont aussi les hommes forts, car commandés par les ex-com zones. Notons que certains des chefs de ce groupe de privilégiés ont été promus à des grades supérieurs au moment où des soldats se faisaient tuer par des inconnus armés sortis de nulle part au début du mois d’août 2012.
Mais peut-on croire à la thèse des hommes sortis de nulle part pour perpétrer ces attaques ? Non pas vraiment. Car, à y regarder de près, il y a dans notre pays des populations à haut risque qui peuvent avoir de bonnes raisons de fomenter ce type de guérilla.
Qui pourraient être les guérilleros?
Au lieu de s’accuser mutuellement, la classe politique pourrait faire une introspection et analyser froidement la situation. Parmi les populations à risque et capables de fomenter des guérillas, il y a plusieurs cas à distinguer.
Le premier groupe est constitué des FRCI frustrés et déçus, auxquels l’on avait promis des carrières militaires sécurisées. Dans le cadre de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO), le volet militaire qui était en négociation concernait 32.000 éléments des FN qui rêvaient d’obtenir une situation de fonctionnaire. Mais, lors de la mise en place définitive des FRCI, seuls 9.000 de ces combattants ont été retenus. Alors qu’elles étaient en possession d’armes et de munitions, ce sont 23.000 personnes qui ont été refoulées, dégagées des rangs ou mises à la porte des FRCI. Ces ex-combattants FN non retenus dans les FRCI vivent dans la rancœur et la frustration et sont en attente de toutes les bonnes occasions qui pourraient leur permettre d’exprimer leur colère vis-à-vis de ceux qui leur ont menti, les ont utilisés et les ont rejetés au moment du partage du butin. Ces 23.000 personnes sont autant de dangers potentiels à ne pas oublier lorsque l’on cherche qui accuser après les attaques comme celles perpétrées contre les FRCI en ce début du mois d’août 2012.
La seconde catégorie identifiée comme dangereuse est constituée des 36.000 supplétifs issus des jeunes combattants recrutés à tout va au moment où il a fallu que les FN se préparent à la bataille d’Abidjan lors de la dernière crise post électorale. De nombreux combattants ont été encouragés à s’enrôler pour «la cause». Ils étaient environ 38.000 supplétifs pour les FRCI, parmi lesquels seulement 2.000 ont été retenus pour une éventuelle intégration dans les forces régulières actuelles. Que faire des 36.000 restants ? Ils ont été purement et simplement oubliés. Eux aussi fulminent de colère et de désir de revanche sur ceux qui les ont manipulés. Ils sont des agents à risque, capables, pour des raisons évidentes, de s’attaquer à leurs anciens frères d’armes, du temps des durs combats d’Abidjan, qui les ont trahis et abandonnés par la suite. Il ne faut pas les oublier lorsque l’on se pose la question de savoir qui s’attaque aux FRCI et pourquoi ?
La troisième catégorie à risque est composée de 38.000 personnes issues des groupes d’autodéfense et autres miliciens de l’ancien régime. Il avait été question que, dans le cadre du service civique proposé par l’APO, ces supplétifs des FDS de l’époque puissent être intégrés à des structures de réinsertion et d’emploi dans la fonction publique. Mais rien n’a été fait et plusieurs d’entre eux sont réputés avoir des armes, sont frustrés de savoir que l’âge d’or est terminé et que si les choses redeviennent normales, eux s’en sortiraient sans rien, bredouille. Eux ont du mal à accepter cette perspective. Ce groupe est tout aussi dangereux que les deux premiers et il ne faut pas l’oublier lorsque la question se pose de savoir qui attaque les FRCI. Pour ce groupe, l’avènement des FRCI ayant mis fin aux privilèges dont ils bénéficiaient, il est inacceptable de laisser les choses en l’état et laisser le triomphe facile à leurs adversaires d’hier.
Au total, ce sont donc au bas mot 97.000 guérilleros potentiels, sans compter les opportunistes et autres bandits habituels, les frustrés et les haineux occasionnels qui ont de vieux comptes à régler avec de vieux copains maintenant membres de la nouvelle nomenklatura, les nouveaux combattants, ceux de la 25ème heure qui ne sortent que lorsque les champs de bataille sont vides. Si nous prenons en compte tout ce beau monde «de super vilains» ou de «super héros», on peut arriver à 100.000 personnes à risque, déçues par les promesses non tenues, ballottées entre des décisions contradictoires, endoctrinées par des états-majors politiques réciproquement haineux, encasernées, pour certaines, avec leurs armes dans des conditions inacceptables, comme par exemple les 1.500 retenues dans le tristement célèbre camp de la Gesco à Yopougon. Toutes ces personnes sont de véritables dangers pour la sécurité des populations civiles, pour les FRCI elles-mêmes et pour les forces impartiales également, et l’on ne peut pas dire qu’elles ont tort d’être en colère. Et si l’on traitait plus sérieusement leurs cas ?
Ces 100.000 jeunes qui voient l’avenir en noir ne se fient qu’au pouvoir que leur donnent leurs armes. Ils n’ont pas d’emploi, pour plusieurs d’entre eux, pas même de qualification ni de métier. Ils ont la hantise du chômage et voient leur vie comme un drame dont les seules lueurs ne sont que trahisons, manipulations. La haine envers leurs anciens mentors et le mentor adverse alimente leur quotidien. Ils croient avoir tout perdu, sauf leurs armes avec lesquelles ils peuvent se faire entendre, se faire respecter et même faire fortune ou simplement obtenir à manger. Il ne faut pas les oublier au moment où l’on se pose la question de savoir qui organise la guérilla.
Quelles solutions pour sortir du bourbier insécuritaire?
D’abord, le gouvernement doit cesser de pratiquer la politique de l’autruche et regarder enfin le problème en face. La communication de monsieur Bruno Koné, ministre et porte-parole du gouvernement, après le conseil des ministres du 15 février 2012, à la suite de toutes les tueries de la période post électorale et depuis la création des FRCI démontre, si besoin est, son fourvoiement et la marge de progression analytique qu’il nous offre pour comprendre la situation :
«Les Frci, c’est l’armée régulière de Côte d’Ivoire. Il est important que notre armée soit respectée. L’armée représente la souveraineté du peuple ivoirien. Il n’y a pas de raison que ce soit les populations qui décident ou pas d’avoir l’armée sur un territoire. Nous sommes tous à un âge où nous avons vu les Fanci et les Fds. Je crois qu’il faut qu’on revienne au principe de base du civisme. C’est-à-dire le respect de nos institutions. Dans le respect des institutions, il y a le respect de l’armée. L’armée de Côte d’Ivoire a eu à mener des opérations de sécurité publique tout simplement parce que la police et la gendarmerie n’étaient plus opérationnelles. Il a fallu attendre plusieurs mois avant que les commissariats ne soient regarnis et il a aussi fallu attendre plusieurs mois avant que les policiers ne soient dotés d’armes et de munitions. Pendant ce temps, les militaires ont eu à les suppléer. A partir du moment où nous sommes arrivés progressivement à une situation normale, il leur a été demandé de se retirer de ces activités pour que la police et la gendarmerie prennent le relais. Mais cela n’est pas fait partout, d’une part. D’autre part, même si la police et la gendarmerie sont de retour, rien n’interdit que les militaires soient apportés en renfort à tel ou tel endroit. C’est une décision du commandement militaire. (…) Quand on parle de cantonnement, j’ai l’impression que pour les Ivoiriens cela veut dire qu’il faut que les militaires disparaissent du paysage. (…) Les Frci, c’est plusieurs milliers de personnes. Donc il peut arriver qu’un élément des Frci ait un problème avec un élément civil, cela peut arriver partout, il peut y avoir des cas d’indiscipline, il peut y avoir des agressions contre les uns et contre les Frci. Mais de grâce, ne transformons pas tout en conflit ethnique ou intercommunautaire. S’il y a des erreurs de la part des Frci, ils peuvent être sanctionnés par leur hiérarchie.»
Puis, la classe politique, gouvernement en tête, doit arrêter de détourner l’attention du problème principal par des accusations mutuelles insensées.
Ensuite, elle doit accepter sa propre défaillance dans la façon de faire la politique et reconnaître que c’est elle qui, par ses discours, ses ambitions, ses inconséquences, a conduit de nombreux jeunes dans l’impasse, et toute la Côte d’Ivoire avec.
Enfin, elle doit s’engager tout de suite dans des discussions sur la réconciliation politique et envisager un programme de fin de crise conforme à la résolution 2062 du Conseil de sécurité des Nations-Unies et rendre opérationnelle cette dernière. Ceci suppose de:
Prioriser la question du désarmement et de la réforme du secteur de la sécurité dans l’agenda du président de la République – ministre de la défense et chef suprême des armées.
Retirer des rues les FRCI et y installer la gendarmerie et la police nationales.
Organiser le départ à la retraite des combattants et autre miliciens non retenus dans les forces actuelles.
Dégager des économies budgétaires pour financer cette retraite supplémentaire par la réduction du niveau de vie de l’Etat.
Redéployer l’administration civile et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire ivoirien.
Reprendre et approfondir le dialogue entre l’opposition et le gouvernement dans le cadre défini par le conclave de Bassam.
Ne pas se précipiter pour organiser les élections locales dans les conditions actuelles d’insécurité.
Nous avons une population ivoirienne de 20 millions d’habitants environ, qui vit, sans protection de qui que ce soit, avec 100.000 ex-combattants armés et frustrés se sentant trahis par ceux qui, de part et d’autre, avaient fait d’eux des héros à coup de fausses promesses d’intégration dans la fonction publique; une soldatesque de 25.000 hommes, sans équipement ni entrainement qui ne peut exercer sa mission par manque de cohésion; 35.000 gendarmes et policiers prévus pour le maintien de l’ordre public et la sécurité civile mais qui ne sont ni organisés ni employés à cette fin car désarmés par manque de confiance et 3.000 éléments des FRCI, commandés par les anciens com zones, sélectionnés parmi l’ensemble pour assurer la sécurité du président de la République et des institutions à Abidjan. Cette population civile, totalement laissée à elle-même, devient la cible de chacun de ces dangereux groupes adverses qui, à travers les cruautés commises à son encontre, peut vouloir attirer l’attention sur lui.
A ce jour, la Côte d’Ivoire n’a plus d’armée – ni ancienne, ni de nouvelle -, mais elle est entre les griffes de plusieurs bandes armées qui se ciblent les unes les autres tout en prenant la population civile en otage. L’ordonnance illégale prise par le président de la République le 17 mars 2011 pour créer les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), mélange composite des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) et des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN), dans le but, selon les propres termes de M. Ouattara, de «protéger les populations civiles, pacifier le pays et rétablir la légalité» est loin d’avoir été efficace. Bien au contraire, cette ordonnance est à la base de la désorganisation de la sécurité et de l’ordre républicain. La question est du domaine de la loi c’est-à-dire du débat public républicain. Une ordonnance ne suffit pas à créer une armée (article 71 de la constitution d’août 2000). La preuve est maintenant faite. La recrudescence des braquages dans tous les quartiers d’Abidjan, et des coupeurs de route dans l’ensemble du pays, est la manifestation directe de la mauvaise gestion des questions militaires et sécuritaires par l’Etat, qui a trop souvent recours à des ordonnances illégales et des décrets inutiles pour résoudre un problème sensible qui requiert bon sens, clairvoyance et courage. Aujourd’hui nous en payons le prix. Et pourtant, les coupables sont connus, les raisons aussi.
La semaine de la fête du 52e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a été l’occasion de violences meurtrières. Cette fois, les attaques n’ont pas visé les populations civiles ni les forces onusiennes en Côte d’Ivoire, mais elles étaient essentiellement dirigées contre les forces armées, les FRCI. Les casernes militaires, les commissariats de police et les points de contrôle routiers ont fait l’objet d’attaques de bandes armées qui ont tué et ont été capables de disparaître tout de suite après leurs forfaits. Avec émotion, les camps politiques adverses s’accusent mutuellement d’être les auteurs de ces attaques meurtrières. Encore une fois, les partisans du président Ouattara soutiennent la thèse que ce sont les partisans de l’ancien président Gbagbo qui sont les criminels assaillants. Mais les partisans de Gbagbo ne se laissent pas faire et accusent les pro-Ouattara d’être des tueurs armés itinérants.
Une chose est sûre, il y a eu mort d’hommes et donc pertes en vies humaines. Des enquêtes sont annoncées et en attendant leurs conclusions, si conclusions il y a un jour, nous devons nous rendre à l’évidence: chacun des deux camps tue et, en définitive, seules les populations civiles voient leurs droits de vivre en liberté, en sécurité, dans la poursuite de leur bonheur individuel et collectif, violés. Les populations civiles sont les victimes de deux camps qui continuent de se haïr et de se positionner dans une logique d’intimidation, de chantage, de belligérance, de répression, de revanche et de vengeance.
Une commission d’enquête, visant à établir les responsabilités dans les crimes de la période ayant suivi les élections présidentielles de 2010, a été mise en place il y a quelques mois par le gouvernement. Ses conclusions mettent en évidence que les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara ont tous été criminels. Ils ont tué des hommes, des femmes et des enfants pour des raisons politiques, ethniques, religieuses et régionales. Sur les 2.264 cas ayant fait l’objet des investigations, les pro-Gbagbo, identifiés sous la dénomination «éléments des ex-Forces de Défense et de Sécurité» (FDS), sont accusés de 1.452 crimes, tandis que les pro-Ouattara, identifiés sous les appellations « Forces Nouvelles »(FN), « Forces Républicaines de Côte d’Ivoire »(FRCI) et « Dozos », arrivent en seconde place avec 927 crimes. Nous étions, dit-on, en période de guerre lorsque ces crimes ont été commis. Qui est le plus coupable ? Ceux qui ont tué le plus ou ceux qui ont tué tout simplement ? Au total, quel que soit le plus coupable, d’après cette commission d’enquête, ce sont 2.264 vies humaines qui ont été fauchées par des haines réciproques.
Une question demeure au-delà de ces chiffres : pourquoi autant de crimes avec des victimes connues mais sans coupables reconnus ? Dire des pro-Gbagbo et des pro-Ouattara qu’ils ont tué donne certes quelques indications, mais cela reste insuffisant pour comprendre qui tue en réalité. Tous les pro-Gbagbo ne sont pas des criminels et tous les pro-Ouattara non plus. Il faudra être un peu plus clair si l’on veut aller à la vérité ; cette vérité qui libère des haines et réconcilie les cœurs.
Inventaire de l’armée et des forces de sécurité
D’abord, il convient d’établir que les populations, malgré le grand nombre d’hommes armés en circulation, ne sont pas en sécurité. Il n’y a pas de forces qui assurent la sécurité au sens traditionnel du terme. Aujourd’hui, l’armée ivoirienne de terre, de mer et de l’air compte, entre autres, environ 14.000 hommes non réformés, non équipés. Il s’agit de ce qu’il reste des anciennes FANCI (Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire). Ces hommes sont démotivés, désarmés, payés à ne rien faire, frustrés par une défaite programmée mais inattendue et méprisés par les autorités politiques actuelles du pays simplement parce qu’ils ont appartenu à l’armée sous l’ancien régime. Ils étaient les forces dites loyalistes du régime de Laurent Gbagbo. Cela leur est préjudiciable aujourd’hui et le régime ne leur fait pas confiance.
Il faut ajouter à ce groupe environ 17.000 gendarmes. Ce corps dit d’élite s’est taillé en Côte d’Ivoire la réputation d’être républicain mais n’est nullement utilisé pour le maintien de l’ordre public dans la nouvelle gendarmerie. Plusieurs de ses membres ne sont pas intégrés dans la fonction traditionnelle de la gendarmerie. Ils sont payés à ne rien faire, vivent dans la terreur et le soupçon d’être capables de déstabiliser le régime à tout moment. Ils s’ennuient, sont démotivés et frustrés. Ils faisaient eux aussi partie des loyalistes de l’ancien régime. Et cela leur est préjudiciable aujourd’hui car le régime ne leur fait pas confiance.
Nous devons aussi prendre en compte 18.000 policiers non réformés, eux aussi, c’est-à-dire non réorganisés et non réemployés dans les fonctions habituelles et normales de la nouvelle police. Ils sont en permanence soupçonnés d’avoir été proches de l’ancien régime Et cela leur est préjudiciable aujourd’hui car le régime ne leur fait pas confiance. Ils travaillent sous le regard, le contrôle et la suspicion des forces mises en place par le régime actuel. Ils s’ennuient, sont démotivés et frustrés.
Ces trois groupes constituent ensemble une équipe de 49.000 personnes environ qui, formées en principe pour la sécurité et l’ordre public, vivent dans le non-emploi, le chômage déguisé, la suspicion et la frustration de ne pouvoir exercer leur métier dans des conditions normales de l’Etat de droit. Ces hommes et ces femmes, harcelés de temps à autre, constituent un cocktail dangereux pour la stabilité du régime qui en est conscient et qui déploie des efforts énormes de surveillance, de contrôle, d’arrestations et de tracasseries. Toutes choses qui ne rassurent pas mais au contraire stressent et créent des tensions psychologiques intenses.
Mais, surveiller les militaires, policiers et gendarmes des ex-FDS ne laisse pas suffisamment de ressources pour assurer la sécurité des populations et garantir l’ordre public, aussi bien dans les villes qu’en milieu rural. L’insécurité commence avec l’idée que l’autre nous veut du mal. Et à vouloir trop le surveiller, nous ne voyons pas arriver les autres dangers.
Que faire dans ce cas ? Réinsérer ces éléments dans l’ordre normal des forces qui assurent la sécurité, la protection civile et l’ordre public en Côte d’Ivoire. Cela voudrait dire redonner à la police et à la gendarmerie les moyens de leur activité. Seuls les policiers et gendarmes peuvent assurer l’ordre public et rassurer les populations. Si l’Etat doit redevenir normal, ce sont les forces normales et non des forces d’exception qui doivent s’occuper de la mission du service public de la sécurité et de la protection des droits et des libertés.
La condition normale d’un Etat exige des institutions normales.
L’armée, la gendarmerie et la police sont des institutions qui doivent reprendre leur service normalement si bien entendu nous recherchons la normalité qu’impose l’Etat de droit. Si bien entendu nous voulons mettre fin à l’Etat d’exception.
Mais que faire avec une armée de 11.000 FRCI, loyalistes d’aujourd’hui, en plus des 14.000 loyalistes de l’ancien régime? Cela fait quand même 25.000 militaires payés. Avec le budget actuel du ministère de la défense, estimé à 188 milliards de fcfa, si leur traitement est assuré convenablement (131 milliards fcfa), alors cette armée n’a aucun moyen pour s’équiper et s’entraîner. Si elle devait avoir les moyens de son équipement, alors les soldes ne seraient pas payées. Si l’Etat devait assurer pour ces hommes, à la fois l’équipement et la solde, le budget militaire exploserait. Alors qu’il a déjà du mal à faire face, entre autres, aux exigences de la dette due aux caisses de retraite (CGRAE, CNPS) ainsi qu’à celles des salaires des travailleurs de la Poste de Côte d’Ivoire, il serait obligé de fermer des hôpitaux ou des écoles à cause du manque de moyens financiers. Ainsi, nous vivons en insécurité permanente avec une armée pléthorique, mal équipée, mal encadrée, mal payée, bien frustrée et avec de bonnes raisons de ne pas pouvoir assurer sa mission de sécurisation des populations civiles sur l’ensemble du territoire et dans les casernes, les gendarmeries et les commissariats.
Le gouvernement, pendant ce temps, est en sécurité grâce à 3.000 hommes minutieusement triés parmi les FRCI pour la défense de l’Etat et d’Abidjan. Ces hommes, qui ont l’entière confiance du gouvernement, viennent de l’ex-rébellion du MPCI, MPIGO, MJP et des FN et assurent la sécurité du président de la République et des institutions de l’Etat. Ces hommes sûrs du régime en sont aussi les hommes forts, car commandés par les ex-com zones. Notons que certains des chefs de ce groupe de privilégiés ont été promus à des grades supérieurs au moment où des soldats se faisaient tuer par des inconnus armés sortis de nulle part au début du mois d’août 2012.
Mais peut-on croire à la thèse des hommes sortis de nulle part pour perpétrer ces attaques ? Non pas vraiment. Car, à y regarder de près, il y a dans notre pays des populations à haut risque qui peuvent avoir de bonnes raisons de fomenter ce type de guérilla.
Qui pourraient être les guérilleros?
Au lieu de s’accuser mutuellement, la classe politique pourrait faire une introspection et analyser froidement la situation. Parmi les populations à risque et capables de fomenter des guérillas, il y a plusieurs cas à distinguer.
Le premier groupe est constitué des FRCI frustrés et déçus, auxquels l’on avait promis des carrières militaires sécurisées. Dans le cadre de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO), le volet militaire qui était en négociation concernait 32.000 éléments des FN qui rêvaient d’obtenir une situation de fonctionnaire. Mais, lors de la mise en place définitive des FRCI, seuls 9.000 de ces combattants ont été retenus. Alors qu’elles étaient en possession d’armes et de munitions, ce sont 23.000 personnes qui ont été refoulées, dégagées des rangs ou mises à la porte des FRCI. Ces ex-combattants FN non retenus dans les FRCI vivent dans la rancœur et la frustration et sont en attente de toutes les bonnes occasions qui pourraient leur permettre d’exprimer leur colère vis-à-vis de ceux qui leur ont menti, les ont utilisés et les ont rejetés au moment du partage du butin. Ces 23.000 personnes sont autant de dangers potentiels à ne pas oublier lorsque l’on cherche qui accuser après les attaques comme celles perpétrées contre les FRCI en ce début du mois d’août 2012.
La seconde catégorie identifiée comme dangereuse est constituée des 36.000 supplétifs issus des jeunes combattants recrutés à tout va au moment où il a fallu que les FN se préparent à la bataille d’Abidjan lors de la dernière crise post électorale. De nombreux combattants ont été encouragés à s’enrôler pour «la cause». Ils étaient environ 38.000 supplétifs pour les FRCI, parmi lesquels seulement 2.000 ont été retenus pour une éventuelle intégration dans les forces régulières actuelles. Que faire des 36.000 restants ? Ils ont été purement et simplement oubliés. Eux aussi fulminent de colère et de désir de revanche sur ceux qui les ont manipulés. Ils sont des agents à risque, capables, pour des raisons évidentes, de s’attaquer à leurs anciens frères d’armes, du temps des durs combats d’Abidjan, qui les ont trahis et abandonnés par la suite. Il ne faut pas les oublier lorsque l’on se pose la question de savoir qui s’attaque aux FRCI et pourquoi ?
La troisième catégorie à risque est composée de 38.000 personnes issues des groupes d’autodéfense et autres miliciens de l’ancien régime. Il avait été question que, dans le cadre du service civique proposé par l’APO, ces supplétifs des FDS de l’époque puissent être intégrés à des structures de réinsertion et d’emploi dans la fonction publique. Mais rien n’a été fait et plusieurs d’entre eux sont réputés avoir des armes, sont frustrés de savoir que l’âge d’or est terminé et que si les choses redeviennent normales, eux s’en sortiraient sans rien, bredouille. Eux ont du mal à accepter cette perspective. Ce groupe est tout aussi dangereux que les deux premiers et il ne faut pas l’oublier lorsque la question se pose de savoir qui attaque les FRCI. Pour ce groupe, l’avènement des FRCI ayant mis fin aux privilèges dont ils bénéficiaient, il est inacceptable de laisser les choses en l’état et laisser le triomphe facile à leurs adversaires d’hier.
Au total, ce sont donc au bas mot 97.000 guérilleros potentiels, sans compter les opportunistes et autres bandits habituels, les frustrés et les haineux occasionnels qui ont de vieux comptes à régler avec de vieux copains maintenant membres de la nouvelle nomenklatura, les nouveaux combattants, ceux de la 25ème heure qui ne sortent que lorsque les champs de bataille sont vides. Si nous prenons en compte tout ce beau monde «de super vilains» ou de «super héros», on peut arriver à 100.000 personnes à risque, déçues par les promesses non tenues, ballottées entre des décisions contradictoires, endoctrinées par des états-majors politiques réciproquement haineux, encasernées, pour certaines, avec leurs armes dans des conditions inacceptables, comme par exemple les 1.500 retenues dans le tristement célèbre camp de la Gesco à Yopougon. Toutes ces personnes sont de véritables dangers pour la sécurité des populations civiles, pour les FRCI elles-mêmes et pour les forces impartiales également, et l’on ne peut pas dire qu’elles ont tort d’être en colère. Et si l’on traitait plus sérieusement leurs cas ?
Ces 100.000 jeunes qui voient l’avenir en noir ne se fient qu’au pouvoir que leur donnent leurs armes. Ils n’ont pas d’emploi, pour plusieurs d’entre eux, pas même de qualification ni de métier. Ils ont la hantise du chômage et voient leur vie comme un drame dont les seules lueurs ne sont que trahisons, manipulations. La haine envers leurs anciens mentors et le mentor adverse alimente leur quotidien. Ils croient avoir tout perdu, sauf leurs armes avec lesquelles ils peuvent se faire entendre, se faire respecter et même faire fortune ou simplement obtenir à manger. Il ne faut pas les oublier au moment où l’on se pose la question de savoir qui organise la guérilla.
Quelles solutions pour sortir du bourbier insécuritaire?
D’abord, le gouvernement doit cesser de pratiquer la politique de l’autruche et regarder enfin le problème en face. La communication de monsieur Bruno Koné, ministre et porte-parole du gouvernement, après le conseil des ministres du 15 février 2012, à la suite de toutes les tueries de la période post électorale et depuis la création des FRCI démontre, si besoin est, son fourvoiement et la marge de progression analytique qu’il nous offre pour comprendre la situation :
«Les Frci, c’est l’armée régulière de Côte d’Ivoire. Il est important que notre armée soit respectée. L’armée représente la souveraineté du peuple ivoirien. Il n’y a pas de raison que ce soit les populations qui décident ou pas d’avoir l’armée sur un territoire. Nous sommes tous à un âge où nous avons vu les Fanci et les Fds. Je crois qu’il faut qu’on revienne au principe de base du civisme. C’est-à-dire le respect de nos institutions. Dans le respect des institutions, il y a le respect de l’armée. L’armée de Côte d’Ivoire a eu à mener des opérations de sécurité publique tout simplement parce que la police et la gendarmerie n’étaient plus opérationnelles. Il a fallu attendre plusieurs mois avant que les commissariats ne soient regarnis et il a aussi fallu attendre plusieurs mois avant que les policiers ne soient dotés d’armes et de munitions. Pendant ce temps, les militaires ont eu à les suppléer. A partir du moment où nous sommes arrivés progressivement à une situation normale, il leur a été demandé de se retirer de ces activités pour que la police et la gendarmerie prennent le relais. Mais cela n’est pas fait partout, d’une part. D’autre part, même si la police et la gendarmerie sont de retour, rien n’interdit que les militaires soient apportés en renfort à tel ou tel endroit. C’est une décision du commandement militaire. (…) Quand on parle de cantonnement, j’ai l’impression que pour les Ivoiriens cela veut dire qu’il faut que les militaires disparaissent du paysage. (…) Les Frci, c’est plusieurs milliers de personnes. Donc il peut arriver qu’un élément des Frci ait un problème avec un élément civil, cela peut arriver partout, il peut y avoir des cas d’indiscipline, il peut y avoir des agressions contre les uns et contre les Frci. Mais de grâce, ne transformons pas tout en conflit ethnique ou intercommunautaire. S’il y a des erreurs de la part des Frci, ils peuvent être sanctionnés par leur hiérarchie.»
Puis, la classe politique, gouvernement en tête, doit arrêter de détourner l’attention du problème principal par des accusations mutuelles insensées.
Ensuite, elle doit accepter sa propre défaillance dans la façon de faire la politique et reconnaître que c’est elle qui, par ses discours, ses ambitions, ses inconséquences, a conduit de nombreux jeunes dans l’impasse, et toute la Côte d’Ivoire avec.
Enfin, elle doit s’engager tout de suite dans des discussions sur la réconciliation politique et envisager un programme de fin de crise conforme à la résolution 2062 du Conseil de sécurité des Nations-Unies et rendre opérationnelle cette dernière. Ceci suppose de:
Prioriser la question du désarmement et de la réforme du secteur de la sécurité dans l’agenda du président de la République – ministre de la défense et chef suprême des armées.
Retirer des rues les FRCI et y installer la gendarmerie et la police nationales.
Organiser le départ à la retraite des combattants et autre miliciens non retenus dans les forces actuelles.
Dégager des économies budgétaires pour financer cette retraite supplémentaire par la réduction du niveau de vie de l’Etat.
Redéployer l’administration civile et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire ivoirien.
Reprendre et approfondir le dialogue entre l’opposition et le gouvernement dans le cadre défini par le conclave de Bassam.
Ne pas se précipiter pour organiser les élections locales dans les conditions actuelles d’insécurité.
Nous avons une population ivoirienne de 20 millions d’habitants environ, qui vit, sans protection de qui que ce soit, avec 100.000 ex-combattants armés et frustrés se sentant trahis par ceux qui, de part et d’autre, avaient fait d’eux des héros à coup de fausses promesses d’intégration dans la fonction publique; une soldatesque de 25.000 hommes, sans équipement ni entrainement qui ne peut exercer sa mission par manque de cohésion; 35.000 gendarmes et policiers prévus pour le maintien de l’ordre public et la sécurité civile mais qui ne sont ni organisés ni employés à cette fin car désarmés par manque de confiance et 3.000 éléments des FRCI, commandés par les anciens com zones, sélectionnés parmi l’ensemble pour assurer la sécurité du président de la République et des institutions à Abidjan. Cette population civile, totalement laissée à elle-même, devient la cible de chacun de ces dangereux groupes adverses qui, à travers les cruautés commises à son encontre, peut vouloir attirer l’attention sur lui.
A ce jour, la Côte d’Ivoire n’a plus d’armée – ni ancienne, ni de nouvelle -, mais elle est entre les griffes de plusieurs bandes armées qui se ciblent les unes les autres tout en prenant la population civile en otage. L’ordonnance illégale prise par le président de la République le 17 mars 2011 pour créer les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), mélange composite des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) et des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN), dans le but, selon les propres termes de M. Ouattara, de «protéger les populations civiles, pacifier le pays et rétablir la légalité» est loin d’avoir été efficace. Bien au contraire, cette ordonnance est à la base de la désorganisation de la sécurité et de l’ordre républicain. La question est du domaine de la loi c’est-à-dire du débat public républicain. Une ordonnance ne suffit pas à créer une armée (article 71 de la constitution d’août 2000). La preuve est maintenant faite. La recrudescence des braquages dans tous les quartiers d’Abidjan, et des coupeurs de route dans l’ensemble du pays, est la manifestation directe de la mauvaise gestion des questions militaires et sécuritaires par l’Etat, qui a trop souvent recours à des ordonnances illégales et des décrets inutiles pour résoudre un problème sensible qui requiert bon sens, clairvoyance et courage. Aujourd’hui nous en payons le prix. Et pourtant, les coupables sont connus, les raisons aussi.
dimanche 12 août 2012
Au moment où ADO demande au peuple de faire des sacrifices, Guillaume Soro s’offre un château avec l’argent volé aux ivoiriens.
Guillaume Soro serait il en train
d’investir une partie de ses parts de rétro-commissions et bénéfices
engrangés sur les surfacturations, obtenues grâce aux attributions des
marchés de gré à gré attribués à son ami Sidi Kagnassi ? Rien n’est
moins sûr.
Si on s’en tient à des sources proches
du RDR qui ont rendues public cette information sur les réseaux sociaux,
Soro Guillaume serait « l’autorité politique Ivoirienne de premier plan
qui vient de s’offrir la superbe résidence de Monsieur Adrien
Houngbedji, homme politique béninois. Le coût d’acquisition de cette
résidence sise à Marcory est d’un peu plus d’un milliard et demi de
FCFA ».
Quand on voit le rythme de vie des
hommes politiques ivoiriens qui s’offrent des châteaux qu’aucun des
salaires en vigueur en Côte d’Ivoire ne peut justifier, il est évident
que les traiter de voleurs de biens publics devient un euphémisme.
Dans son souci de redorer son image
fortement ternie dans l’opinion publique ces derniers temps, à cause de
la perception qu’il donnait de lui-même comme un homme qui ne respecte
pas ses engagements, le Président Ouattara vient de frapper sur le
pauvre Bictogo dont toute la Côte d’ivoire était informée de
l’affairisme et de son implication dans les détournements des
indemnisations des déchets toxiques, depuis 2010. Cette opération de
communication publique est pour le Président Ouattara, une façon de
mettre de la poudre aux yeux des ivoiriens chez lesquels la déception
est de plus en plus grande puisqu’ils constatent que Ouattara fait tout
le contraire de ce qu’il avait promis et que le miracle qu’il avait
promis aux ivoiriens se présente de plus en plus comme un mirage. Pour
le président ivoirien, ce limogeage de Bictogo est une façon de redorer
son blason dans l’opinion nationale et internationale, sans pourtant se
mettre en danger, car en réalité ce dernier est l’homme le plus fragile
de son gouvernement, à savoir celui qui n’a pas de clans pour le
protéger.
Au lieu de s’en prendre à Bictogo qui
est un prédateur solitaire et sans défense, parce qu’il n’a ni clan
mafieux ni armée pour le protéger, Ouattara devrait plutôt s’attaquer
aux gros morceaux que sont Guillaume Soro et autres qui narguent les
ivoiriens en exposant chaque jour le fruit de leur enrichissement
illicite dans des opérations d’acquisition immobilière que leurs
salaires, qui sont connus, ne peuvent justifier.
Koné Mory à Abidjan Pour ivoireinfo.com
dimanche 10 juin 2012
Le Liberia ferme sa frontière avec la Côte d’Ivoire
Le gouvernement libérien a annoncé samedi la «fermeture immédiate» de sa frontière avec la Côte d’Ivoire, au lendemain d’une attaque meurtrière perpétrée chez son voisin, dans la zone frontalière. Sept Casques bleus nigériens, huit civils et au moins un militaire ivoirien ont été tués vendredi dans cette attaque contre des villages ivoiriens. Le gouvernement ivoirien a accusé des assaillants «venus du Liberia». Les «activités humanitaires» ne sont pas concernées par la mesure de fermeture de la frontière, a précisé le ministre libérien.
ouest-france.fr
RAPPEL:
Sud-ouest ivoirien: villageois en fuite après une attaque meurtrière
ABIDJAN, (AFP) – Au moins huit civils ont été tués selon l`ONU
au cours d`une attaque menée vendredi dans le sud-ouest de la Côte d`Ivoire,
qui a fait sept morts parmi les Casques bleus nigériens et au moins un mort
dans l`armée ivoirienne, et jeté samedi sur les routes des centaines de
villageois.
Le Liberia, d`où les assaillants venaient selon Abidjan, a annoncé la
« fermeture immédiate » de la frontière, hors activités humanitaires, et un
renforcement de la sécurité dans la zone. « Les individus impliqués dans des
attaques transfrontalières seront arrêtés et remis aux autorités ivoiriennes »,
a promis le ministre libérien de l`Information, Lewis Brown.
« Selon nos informations, au moins huit civils ont été tués, dont une
femme », a déclaré à l`AFP Anouk Desgroseilliers, responsable de la
communication du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires
humanitaires (Ocha) en Côte d`Ivoire.
Sept Casques bleus nigériens de l`Opération des Nations unies dans le pays
(Onuci) ont été tués, « première attaque de ce genre » perpétrée contre l`Onuci
depuis son déploiement en 2004, selon la force onusienne.
Cette « embuscade » contre l`Onuci a eu lieu pendant un assaut d`éléments
« venus du Liberia » contre plusieurs villages ivoiriens situés au sud de la
ville de Taï, selon le ministre ivoirien délégué à la Défense, Paul Koffi
Koffi, qui a confirmé la mort d`un élément des Forces républicaines (FRCI,
armée ivoirienne). Une source au sein des FRCI sur place a affirmé qu`il y
avait eu « deux morts » parmi leurs hommes, qui patrouillaient avec les Casques
bleus.
Dans cette région en proie depuis un an à des attaques attribuées à des
forces fidèles à l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et réfugiées de
l`autre côté de la frontière, les violences de vendredi ont provoqué
d`importants déplacements de populations.
« Des centaines de personnes sont arrivées à Taï, et on peut penser que des
milliers d`autres sont sur la route », a indiqué Ocha. L`assistance aux
déplacés a débuté à Taï.
« Pourquoi c`est chez nous qu`on vient faire des morts? »
« C`est vraiment la panique, le sauve-qui-peut, les gens prennent de petits
baluchons et fuient (leurs villages) à pied », a raconté à l`AFP le maire de
cette ville, Désiré Gnonkonté, joint par téléphone depuis Abidjan.
« On a peur », a confié Madeleine Tagnon, représentante des femmes de Taï.
« Pourquoi à chaque fois c`est chez nous qu`on vient faire des morts? Pourquoi
tranquillement les miliciens traversent-ils chaque fois la frontière pour
venir nous tuer? »
Des éléments de l`Onuci et de l`armée ivoirienne, qui ont reçu des
renforts, ont patrouillé samedi dans la zone.
« J`ai marché en brousse avec mon enfant au dos, je ne sais pas où se trouve
le reste de la famille », a raconté Ange Joëlle, une jeune femme arrivée dans
le village de Glaro Ubor, dans l`est du Liberia, comme d`autres familles.
Des opérations militaires ivoiro-libériennes doivent avoir lieu à partir du
15 juin dans la zone frontalière, avec le soutien des missions de l`ONU dans
ces deux pays.
Le secrétaire général de l`ONU Ban Ki-moon s`est dit « attristé et
scandalisé » par la mort de Casques bleus, et le Conseil de sécurité de l`ONU a
exprimé sa « grave inquiétude » à propos de l`insécurité dans cette région. Le
Niger, « indigné », a assuré que cet « acte inacceptable » ne resterait pas
« impuni ».
Région la plus instable de Côte d`Ivoire, l`Ouest est en proie à des
attaques depuis la fin de la crise politico-militaire de décembre 2010-avril
2011, qui a fait quelque 3.000 morts dans le pays.
Avant l`attaque de vendredi, ces raids avaient fait « au moins 40″ tués
depuis juillet 2011, selon un rapport de l`ONG Human Rights Watch publié
mercredi, qui accuse des forces pro-Gbagbo opérant depuis le Liberia et
recrutant des « enfants ».
Côte d’Ivoire – Tuerie des casques bleus, des miliciens Burkinabé sur les lieux
La situation d’ensemble dans la zone (Para) où s’est produite
l’attaque du vendredi dernier, reste compliquée selon nos sources sur
place. En dépit des renforts des Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire
(FRCI) et de l’ONUCI, les tueurs des sept casques bleus (Tous du Niger),
des 8 civiles et de plusieurs éléments FRCI (officiellement 5) restent
sans trace. Nos sources nous signalent qu’aucune arrestation n’a pour
l’instant pu être effectuée.
Ces Burkinabés dans le sud-ouest ivoirien
La présence de miliciens (soldats) burkinabé dans la zone de l’attaque ne fait plus de doute. Cette présence nous a été confirmée par des sources proche de l’ONUCI. « Leur présence dans la zone augmente le degré de suspicion » indique cette source. Selon nos informations, ces miliciens venus du Burkina-Faso, sont chargés de protéger les intérêts Burkinabé croissants dans cette zone qualifiée de potentiellement riche par plusieurs experts. Ces intérêts gardés par ces groupes armées Burkinabé vont de la vente de bois de forêts tropicales à l’exploitation de richesses du sous-sol, et de plantations de palmiers à huile, d’hévéa, de cacao en partie abandonnées par les populations autochtones, en fuite. Des autochtones joints dans la ville de Tai, affirment que les groupes armés burkinabés qui répondent du commandement FRCI, « s’adonnent à toute sorte de trafics, de vols et d’actes criminels dans la région ». « Ca ne m’étonnerait pas que ces Burkinabé soient les assassins des casques bleus. Ils ne veulent voir personnes enrailler leurs présences illégales là-bas. Ils se disent en terres conquises » conclut notre interlocuteur.
Une autre attaque aurait été perpétrée depuis, dans la même zone a-t-on entendu sans plus de précisions.
De son côté, le Liberia refuse l’accès à son territoire aux Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire (FRCI), tentées par des ratissages sur le territoire libérien, à la poursuite selon elles de miliciens transfrontaliers. Par ailleurs, le gouvernement Libérien a annoncé ce samedi la «fermeture immédiate» de sa frontière avec la Côte-d’Ivoire.
Plus d’infos suivront. Restez connectés.
Ces Burkinabés dans le sud-ouest ivoirien
La présence de miliciens (soldats) burkinabé dans la zone de l’attaque ne fait plus de doute. Cette présence nous a été confirmée par des sources proche de l’ONUCI. « Leur présence dans la zone augmente le degré de suspicion » indique cette source. Selon nos informations, ces miliciens venus du Burkina-Faso, sont chargés de protéger les intérêts Burkinabé croissants dans cette zone qualifiée de potentiellement riche par plusieurs experts. Ces intérêts gardés par ces groupes armées Burkinabé vont de la vente de bois de forêts tropicales à l’exploitation de richesses du sous-sol, et de plantations de palmiers à huile, d’hévéa, de cacao en partie abandonnées par les populations autochtones, en fuite. Des autochtones joints dans la ville de Tai, affirment que les groupes armés burkinabés qui répondent du commandement FRCI, « s’adonnent à toute sorte de trafics, de vols et d’actes criminels dans la région ». « Ca ne m’étonnerait pas que ces Burkinabé soient les assassins des casques bleus. Ils ne veulent voir personnes enrailler leurs présences illégales là-bas. Ils se disent en terres conquises » conclut notre interlocuteur.
Une autre attaque aurait été perpétrée depuis, dans la même zone a-t-on entendu sans plus de précisions.
De son côté, le Liberia refuse l’accès à son territoire aux Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire (FRCI), tentées par des ratissages sur le territoire libérien, à la poursuite selon elles de miliciens transfrontaliers. Par ailleurs, le gouvernement Libérien a annoncé ce samedi la «fermeture immédiate» de sa frontière avec la Côte-d’Ivoire.
Plus d’infos suivront. Restez connectés.
jeudi 24 mai 2012
Des citoyens français exigent la libération de Michel Gbagbo
L`information émane de l`ancien Conseiller en Communication de l`ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Selon Alain Toussaint, plusieurs personnalités françaises (élus, anciens élus, hommes de lettres, etc) viennent de mettre sur pied un « Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens ». Dans une déclaration faite à Paris et datée du 21 mai 2012, qui constitue son acte fondateur, la première action de ce comité est d`exiger la libération sans conditions de Michel Gbagbo, fils aîné de l`ancien chef de l’État ivoirien, incarcéré depuis treize (13) mois sans jugement en Côte d`Ivoire. Arrêté à la résidence présidentielle ivoirienne, le 11 avril 2011 à la suite des bombardements franco-onusiens en même temps que son père Laurent Gbagbo, l`ex-Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, d`autres membres de sa famille ainsi que plusieurs ministres, collaborateurs et proches de l`ex-président ivoirien, Michel Gbagbo a subi des maltraitances lors de son transit par l`hôtel du Golf. Avant d`être transféré au nord de la Côte d`Ivoire, précisément dans la ville de Bouna où il est en détention. Ledit comité motive son action par le fait que non seulement Michel Gbagbo est citoyen français (de par sa mère), mais surtout il a des ennuis de santé récurrents depuis plusieurs mois. « Depuis le mois de mars 2012, Michel Gbagbo a été placé en isolement dans une clinique d`Abidjan (Ndlr : la Polyclinique Sainte-Anne Marie de Cocody - PISAM), son état de santé fortement dégradé à cause des conditions de son incarcération à Bouna, qui ont été dénoncées par les observateurs de l’ONU depuis 2011 », relèvent les Français membres du comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens. Aussi, insistent-ils, « les organisations des droits de l`homme et de défense des prisonniers d`opinion devraient faire du cas de Michel Gbagbo, une des priorités de leurs campagnes internationales ». Ce comité adresse ses inquiétudes au Gouvernement français quant au sort de Michel Gbagbo, et interpelle les autorités de la France afin d’œuvrer pour sa libération dans les meilleurs délais. « Révoltés par le traitement infligé à un de nos compatriotes, nous demandons la visite immédiate de diplomates français de haut rang sur son lieu de détention pour marquer la solidarité de ses compatriotes et signifier la désapprobation de sa situation au pouvoir d`Abidjan, sa libération la plus rapide possible, et son transfert médicalisé en France où l`attend sa famille », exigent ces citoyens français. Selon ce groupe de pression, « cette libération à titre sanitaire et humanitaire sera appréciée par tous les citoyens français et démocrates du monde comme un acte de justice, marquant une volonté de réconciliation du pouvoir ivoirien ». Par ailleurs, ce comité va plus loin en réclamant, également, la fin de la détention de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés dans leur pays, la Côte d`Ivoire.
ANASSE ANASSE
L`information émane de l`ancien Conseiller en Communication de l`ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Selon Alain Toussaint, plusieurs personnalités françaises (élus, anciens élus, hommes de lettres, etc) viennent de mettre sur pied un « Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens ». Dans une déclaration faite à Paris et datée du 21 mai 2012, qui constitue son acte fondateur, la première action de ce comité est d`exiger la libération sans conditions de Michel Gbagbo, fils aîné de l`ancien chef de l’État ivoirien, incarcéré depuis treize (13) mois sans jugement en Côte d`Ivoire. Arrêté à la résidence présidentielle ivoirienne, le 11 avril 2011 à la suite des bombardements franco-onusiens en même temps que son père Laurent Gbagbo, l`ex-Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, d`autres membres de sa famille ainsi que plusieurs ministres, collaborateurs et proches de l`ex-président ivoirien, Michel Gbagbo a subi des maltraitances lors de son transit par l`hôtel du Golf. Avant d`être transféré au nord de la Côte d`Ivoire, précisément dans la ville de Bouna où il est en détention. Ledit comité motive son action par le fait que non seulement Michel Gbagbo est citoyen français (de par sa mère), mais surtout il a des ennuis de santé récurrents depuis plusieurs mois. « Depuis le mois de mars 2012, Michel Gbagbo a été placé en isolement dans une clinique d`Abidjan (Ndlr : la Polyclinique Sainte-Anne Marie de Cocody - PISAM), son état de santé fortement dégradé à cause des conditions de son incarcération à Bouna, qui ont été dénoncées par les observateurs de l’ONU depuis 2011 », relèvent les Français membres du comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens. Aussi, insistent-ils, « les organisations des droits de l`homme et de défense des prisonniers d`opinion devraient faire du cas de Michel Gbagbo, une des priorités de leurs campagnes internationales ». Ce comité adresse ses inquiétudes au Gouvernement français quant au sort de Michel Gbagbo, et interpelle les autorités de la France afin d’œuvrer pour sa libération dans les meilleurs délais. « Révoltés par le traitement infligé à un de nos compatriotes, nous demandons la visite immédiate de diplomates français de haut rang sur son lieu de détention pour marquer la solidarité de ses compatriotes et signifier la désapprobation de sa situation au pouvoir d`Abidjan, sa libération la plus rapide possible, et son transfert médicalisé en France où l`attend sa famille », exigent ces citoyens français. Selon ce groupe de pression, « cette libération à titre sanitaire et humanitaire sera appréciée par tous les citoyens français et démocrates du monde comme un acte de justice, marquant une volonté de réconciliation du pouvoir ivoirien ». Par ailleurs, ce comité va plus loin en réclamant, également, la fin de la détention de tous les prisonniers politiques et le retour des exilés dans leur pays, la Côte d`Ivoire.
ANASSE ANASSE
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