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mardi 22 juillet 2014

Panique à Marcory / Les hommes de Wattao font reculer un général

On a frôlé le pire hier lundi 21 juillet 2014 entre militaires. Un affrontement qui aurait pu être lourd de conséquence entre des hommes en tenue, a été évité, ce lundi 21 juillet, sur le site de regroupement des ex-combattants (Egs) dans la commune de Marcory.
En effet, des éléments de la garde rapprochée du colonel Issiaka Ouattara dit Wattao, selon nos sources sur place et des témoins, ont conduit une expédition musclée sur ce site avant de bloquer l'entrée du camp, battu et désarmé un élément qui voulait y entrer. Non sans avoir tiré un coup de feu entre ses jambes.  De quoi s'agit-il ? Ce matin du lundi 21 juillet 2014, nous sommes en compagnie de plusieurs confrères sur le site de regroupement des ex-combattants (Egs), dans la commune de Marcory. Nous y avons été invités pour couvrir une visite des lieux que devait effectuer le général Soumahoro Gaoussou, commandant des Forces terrestres (ComTer).
L'autorité militaire devait sensibiliser les ex-combattants, comme il l'a déjà fait dans des casernes militaires et des sites de regroupement des ex-combattants, à travers le pays. Aussi, devait-il présenter officiellement le lieutenant Tuo Souleymane comme le nouveau responsable de ce lieu. C'est donc au moment où les responsables du site et les journalistes attendaient l'arrivée du ComTer, que l'on est surpris par une détonation provenant du côté de l'entrée de la caserne. Un coup de feu tiré à partir d'une arme de guerre. Dès lors, nous cherchons à nous abriter derrière les bâtiments, à l'intérieur du camp.
Quant aux éléments de Egs, ils se mettent en ordre de bataille. Mais très vite, ils sont freinés dans leur élan par le Lieutenant Tuo Souleymane qui leur demande de ne pas riposter. Ordre que ceux-ci respectent. Dehors, l'on aperçoit des hommes en tenue militaire affectée aux éléments de la Grade Républicaine (Gr) et coiffés de bérets rouges. Ils sont arrivés, tous avec des armes de guerre à bord de deux véhicules Acmat peints aux couleurs de la Gr dont un est monté de 12-7. « Ils barrent la voie avec des pneus usés, bloquant ainsi l'entrée du camp. C'est au même moment qu'un élément du camp Egs arrive à bord d'un véhicule particulier. Il est sommé de retourner par les hommes en tenue. Devant le refus de ce dernier de leur obéir, les soldats l'obligent à descendre de la voiture avant de lui faire passer un mauvais quart d'heure en le bastonnant avant de lui arracher son arme, une kalachnikov, sa voiture et d'autres biens qu'il avait en sa possession.
Après un peu plus de 20 minutes sans avoir la moindre riposte des éléments de Egs, les soldats aux bérets rouges mettent le voile. Après leur départ, l'on apprendra qu'il s'agissait des éléments de la garde rapprochée du colonel Wattao. Que voulaient-ils ? A cette question, le lieutenant Tuo Soulemane répond : « Je suis moi-même surpris. Je ne sais pas ce qu'ils veulent. Peut-être qu'ils ne veulent pas que le ComTer arrive ici. Sinon, je ne vois pas pourquoi ils bloquent l'entrée ».
Pour vérifier l'appartenance de ces hommes armés à la garde rapprochée du colonel Wattao, nous avons joint son service de communication. Le nommé Eddie, le chargé de ce service nous apprend que le colonel n'a rien à voir, ni de près, ni de loin avec cette affaire. Il serait même encore au lit. (un peu plus de 10h). « Ce sont des ex-combattants non gradés qui manifestent pour protester contre le fait que la hiérarchie nomme un lieutenant comme leur responsable alors qu'il y a des colonels dans le camp », a-t-il confié. Au moment où nous quittions les lieux aux environs de 11h, la cérémonie a été annulée et les responsables du camp Egs recevaient des émissaires du ministère de la défense. Il s'agissait de cerner les contours de cette affaire.

FOFANA Mambé
Source Soir Info


 

samedi 10 novembre 2012

Les dessous de la mutation de Zackaria et Jah Gao

Koné Zackaria.Koné Zackaria n'est plus le patron de la Police militaire. Il attend son successeur pour faire la passation des charges et rejoindre son nouveau

poste. Ce redoutable chef de guerre, qui a fait parler de lui pendant les heures chaudes de l'ex-rébellion armée des ex-Forces nouvelles (FN), avait été nommé par le président Alassane Ouattara à la tête de la Police militaire, une unité de l'armée dont le rôle était de traquer les éléments indélicats au sein des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Plus d'un an après, il a été « remercié » par la hiérarchie militaire, qui l'a affecté en tant que Commandant en second au Bataillon d'artillerie sol-air (Basa) d'Akouédo. Une promotion-sanction, pourrait-on dire. Parce que même si son arrivée à Akouédo s'apparente à une promotion, les conditions de son affectation laissent plus d'un dubitatif, et doivent interpeller les soldats ivoiriens. En effet, la mutation du patron de la Police militaire intervient après la publication d'un rapport d'Amnesty international, très critique contre le gouvernement ivoirien en ce qui concerne les violations des droits de l'Homme.
Dans ce rapport, le camp génie d'Adjamé, qui abrite la Police militaire, ainsi que plusieurs autres camps militaires, ont été indexés comme des lieux de « détention arbitraire et de torture ». Bien que le gouvernement ait tenté de démentir les allégations de l'ONG de défense des droits de l'Homme à travers des réactions du ministre des Droits de l'Homme et des libertés publiques et de son collègue de la Défense, il fallait donner un signal fort à la communauté internationale. Et la hiérarchie militaire a été obligée de se « débarrasser » en douceur de Koné Zackaria, en l'affectant à une fonction où ses actions pourront être canalisées. Idem pour Gaoussou Koné alias Jah Gao, qui dirigeait le Groupement tactique 9 basé à Abobo. Lui aussi a été muté au 1er Bataillon de commandos-parachutistes (BCP) d'Akouédo. Cet ex-chef de guerre paierait cash son incapacité à maîtriser sa zone, qui a récemment été secouée par des violences suite à une politique d'assainissement de la commune d'Abobo. Que retenir de ces affections aux allures de sanction ? Le président Ouattara veut envoyer un message clair à tous ces soldats supposés proches de lui qui se croient tout permis. Car il sait comme le célèbre philosophe Rousseau, que « le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir ». Le chef de l’État veut donc dire à tous les chefs des unités de l'Armée qu'il est capable d'aller au-delà, si d'aventure pareille situation se reproduisait. S'il est vrai que la sécurité d'un État est très importante, il est tout aussi vrai que la construction d'un État moderne se base sur le respect des droits humains. Sur cette question, le président de la République ne transige pas, lui qui est conscient du poids que représentent les rapports des ONG internationales de défense de l'Homme dans l'appréciation de la gouvernance d'un État par la communauté internationale. D'ailleurs, ce sont ces mêmes ONG qui ont défendu ses partisans quand il était encore dans l'opposition. Se liguer contre elles serait se faire hara-kiri, d'autant plus que leurs rapports sont déterminants dans la décision des bailleurs de fonds. C'est d'ailleurs ce qu'a compris le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, quand il affirmait en France, le jeudi 1er novembre 2012 : « Dans le passé, j'ai été un prisonnier d'opinion défendu par Amnesty. Je ne vais donc pas faire de commentaires spécieux sur son rapport. Il faut que le gouvernement prenne toutes les dispositions pour que les droits de l'Homme soient au cœur de son action ». Une invite à tous ceux qui tenteraient de justifier l'injustifiable au lieu d'ouvrir les yeux sur les allégations d'Amnesty international.
Y. DOUMBIA (INTER)

Touré Moussa Zéguen: « C’est Soro qui a fait tuer Tagro »

Moussa Zeguen Toure
Touré Moussa Zéguen

 

Ça fait longtemps qu'on vous a entendu. Y a-t-il une raison particulière?
Non, il n y a aucune raison particulière. Sauf que je crois que la communication a ses règles. Et le discours n’a de sens que lorsqu’il est fait au moment approprié. Souvent, je préfère parler aux miens par d’autres canaux que par les interviews. Mais, je vous remercie de me sortir de mon bunker, juste pour rigoler, car les ex-rebelles dont la main est tâché du sang de mon peuple commencent a trop parler et à narguer mon peuple. Je parle de Soro Guillaume et consorts qui se pavanent en toute impunité
Le pouvoir Ouattara continue de vous accuser de vouloir le déstabiliser? Que répondez-vous?
Je crois que c’est de bonne guerre. Tous, nous savons que Soro se bombe la poitrine, affirmant à qui veut l’entendre que sans lui et ses Forces nouvelles, Ouattara ne serait jamais Président. Ce même Soro vient ensuite accuser Ouattara de les livrer, lui et ses collègues Comzones à la Cpi. Pour dire que seul lui est fidèle aux chefs de guerre. Dans cette foulée Soro fait attaquer toutes les prisons du pays pour dire que lui seul est le vrai « securocrate » de ce régime étourdi. Depuis longtemps même, quand une ponte a une toux, on accuse les pro Gbagbo du Ghana. Lorsqu’un élément Frci est tué ou désarmé par des commandos invisibles créés depuis longtemps par Ado et Soro, c’est encore nous qui sommes accusés. Franchement, les accusations puériles et fantaisistes des auteurs du génocide wê me font marrer. A la vérité, franchement aucun parmi nous ivoiriens exilés ne souhaite longue vie à ce régime qui ne fait que tuer, torturer, exécuter et/ou emprisonner les Ivoiriens pro démocratie, ou pro Gbagbo. Mais, pour l’heure, nous n’avons pas encore abandonné la ligne tracée par le père de la démocratie ivoirienne, la lutte pacifique pour atteindre la démocratie. Mieux, les éléments incontrôlés qui pouvaient exister parmi nous n’ont ni les moyens, ni les relations nécessaires comme celles du Burkina Faso de Blaise Compaoré pour lever et entretenir une armée rebelle.
Soro nous regarde à travers son propre miroir. Mais, personne ne peut arrêter son cauchemar. Car, ce qui le hante en vérité, il sait que cette fois-ci, ils ont affaire à des Ivoiriens qui ne sont pas exagérément doux et pacifistes comme Gbagbo. Donc, Soro panique et accuse tout le monde. Mais, je vous invite à regarder Soro et Ado qui sont déjà en guerre sournoise, qui va éclater au grand jour. Je peux juste te dire que, personnellement, je prie tous les jours pour la fin de ce régime tortionnaire qui exproprie les Ivoiriens de leurs terres, maisons et champs. J’ai foi en mon peuple. Nous ne préparons pas de coup d’Etat. Même, si nous organisons une vaste campagne internationale de mobilisation panafricaniste afin d’opérer des changements radicaux et profonds en Côte d’Ivoire.
Et pourtant, l'Onu semble de cet avis, au regard du dernier rapport de ses experts… A dire vrai, je n’ai plus de respect et de considération pour cette Onu. Dans mon esprit lorsque j’entends dire Onu, je fais automatiquement référence à la colonisation, à la barbarie, aux contrevérités, aux montages, à l’intoxication au profit de l’impérialisme occidental. Cette Onu est en fait le laboratoire pour concevoir toutes les guerres impérialistes comme celle de la Côte d’Ivoire. L’Onu n’est ni plus ni moins qu’un gros machin manipulé principalement par la France et Les Etats-Unis. Les experts de l’Onu m’ont fait rire en disant que nous étions liés en même temps à Ançar Dine et à la junte malienne. Ce qui est illogique, au regard de notre posture. L’Onu gagnerait à changer sa politique au risque de devenir l’ennemi de tous les peuples en lutte pour la démocratie, la souveraineté et le développement.

Quoi qu’il en soit, l’ennemi premier de la Côte d’Ivoire, ce sont les impérialistes. Soro et autres ne sont que des collabos africains et/ou ivoiriens qu’on voit comme des marionnettes. Voici pourquoi nous nous efforçons à expliquer aux Africains que nous devons être beaucoup plus radicaux et unis en tant qu’Africains, car chaque pays africain émergent ou ayant des velléités souverainistes est en danger face aux pauvres occidentaux dont l’économie est en pleine crise. La crise du capitalisme est une menace durable pour la paix mondiale car les colons luttent pour leur propre survie sous nos yeux.
Guillaume Soro aussi a nommément cité Damana et le Ghana de fomenter un coup contre le pouvoir Ouattara...
Notre président Damana Pickass a bien trouvé les mots pour ramener cet ex-petit rebelle à sa simple expression. Guillaume Soro est le prototype achevé de la trahison, du crime organisé et des tueries impunies en Afrique. Il n’est pas digne d’accuser un seul Africain, au regard de son parcours personnel. Soro le « bon petit » de Blaise Compaoré a-t-il lui une conscience propre ? Soro sait que nous sommes ceux qui ont la solution à ses contrevérités et complots. Soro a été recruté par Ib, paix à son âme. Soro l’a trahi et il a été tué enfin de compte à l’hôtel du Golf, leur Qg double de camp d’extermination. Soro veut aujourd’hui le fauteuil d’Ado. Personne n’est dupe et les hommes dotés d’un bon sens le savent. En tout cas, l’homme venu du Fmi le sait. Qui ne sait pas que c’est Soro qui a fait tuer le ministre Désiré Tagro, paix à son âme. Car, il avait connu le numéro du chèque bancaire que la Sagem avait donné à Soro comme sa part dans l’escroquerie de l’identification qui s’est passé sous Gbagbo. Ce Soro ne peut plus distraire ni les Ivoiriens, ni Ado qui le guette doucement comme un chat en embuscade. Oui, aucun peuple digne de ce nom ne peut éternellement supporter un régime carnassier. Notre lutte démocratique pour une révolution en Côte d’Ivoire ira jusqu’au bout. Vaille que vaille.
La Cpi a jugé Gbagbo apte à comparaitre. Quel commentaire cela vous inspire?
Franchement, je crois que la Cpi n’est pas plus crédible que l’Onu. Juste pour dire que la Cpi fait plus de politique que les partis politiques. La Cpi est l’instrument juridique de la domination occidentale afin de perpétuer comme du temps de l’esclavage et de la colonisation leurs politiques faites d’enlèvements, de déportations et d’emprisonnements. Ceux qui ont préféré la guerre au recomptage des voix en Côte d’Ivoire sont ceux qui ont pris les armes, les avions pour bombarder les symboles de la République, pour arrêter le Président Gbagbo, le rendre aux rebelles de Soro pour ensuite le déporter dans le camp de concentration de Korhogo. C’est encore eux qui ont décidé de l’envoyer à la Haye contre tout bon sens. C’est donc normal qu’ils veuillent le juger à tout prix pour faire croire qu’ils sont sérieux. En fait, j’ai la certitude que seulement si nous libérons la Côte d’Ivoire, on aura réussi, en partie, à libérer le Président Gbagbo. Même si la Cpi disait que le Président Gbagbo était inapte à être jugé j’aurais toujours cru que c’est pour des raisons politiques. Donc ça ne me fait ni chaud ni froid. J’ai simplement une haine viscérale contre ces colons des temps nouveaux.
Croyez-vous en une possible liberté provisoire pour Gbagbo? Qu'est-ce qui vous donne à espérer?
Malgré tout, je crois en une possible liberté provisoire et même définitive car tout dépend des rapports de forces. Gbagbo garde intacte toutes ses chances de libération car son peuple qui l’a élu peut à tout moment rétablir l’ordre constitutionnel rompu les bombes. En fait, nous sommes dans un processus révolutionnaire balbutiant, inachevé. Notre révolution démocratique aura le double but de libérer la Côte d’Ivoire et le Président Gbagbo, illégalement détenu par les colonisateurs véreux. Par ailleurs, il y a que la Cpi elle-même, dans ses acrobaties, peut sans autre forme de contrainte décider de se « débarrasser » de ce lourd fardeau gênant que devient leur illustre détenu qui est aujourd’hui le plus populaire, et le plus aimé des prisonniers du monde. Cette prison de Gbagbo est faite pour faire avancer le combat des Noirs, des Africains, en particulier, car Sarkozy et Obama ont fait du faux et une grave injustice à la Côte d’Ivoire, en imposant un Président aux Ivoiriens au lieu de recompter les voix et respecter nos institutions nationales en place. Aujourd’hui, tout nous arrange en fait. Vous verrez que dorénavant tous les Africains seront beaucoup plus solidaires et unis dans les combats anti impérialistes et pour l’unité africaine. Notre président dehors ou dedans dirige déjà ce combat, sa sortie sera inévitable dans tous les cas. Car, nous devenons de plus en plus nombreux dans le panafricanisme afin de mieux répondre aux exigences de l’histoire et aux défis actuels divers.
Le récent rapport d'Amnesty fait polémique en Côte d'Ivoire. Comment les exilés apprécient ce rapport critique à l'égard du pouvoir Ouattara?
Les organisations comme Amnesty International et autres sont partie intégrante de l’establishment de domination occidentale parallèlement à leurs activités dans le domaine spécifique des droits de l’homme. Ils sont capables du meilleur et du pire. Seulement, ils ont compris aujourd’hui que les exactions et tortures de ce régime sont exagérées et insupportables. Amnesty international veut dire aux Ivoiriens que plus personne dans la communauté internationale ne peut s’accommoder de ces barbaries. Amnesty veut dire qu’en Côte d’Ivoire, sous Ouattara, les Burkinabè qui ont envahi nos terres, forêts et villages ne sont que des grands mercenaires qu’il nous faudra chasser par tous les moyens si un jour nous voulons avoir la paix et la souveraineté. Amnesty explique aux Ivoiriens qu’ils doivent se lever et mettre hors d’état de nuire ces criminels qui balafrent notre pays. Personne ne nous libérera. Même s’ils nous ont freinés dans notre élan de démocratisation sous Gbagbo.
Une caravane de la réconciliation conduite par des artistes de renoms vient de s'achever. Vu de l'extérieur, comment jugez-vous cette initiative du gouvernement?
Chez nous en Côte d’Ivoire, on appelle cela un « petit gombo » pour les artistes qui ont faim ou qui ne sont jamais rassasiés. Sinon, ils savent tous que la réconciliation qui est en cours est une réconciliation bancale et unijambiste Il n’y aura jamais de réconciliation en Côte d’Ivoire tant que le vrai père de la démocratisation, le Président Gbagbo sera emprisonné. Notre pays est occupé, nos parents sont emprisonnés. Seul Gbagbo peut apporter la paix. Tout le reste n’est que comédie.
Quand est-ce vous retournez au pays au moment où le pouvoir fait circuler la rumeur selon laquelle Blé Goudé serait en route pour Abidjan pour prendre sa place dans la réconciliation nationale?
Franchement, je ne peux pas savoir si c’est vrai ou faux ces rumeurs. Car seuls Blé Goudé et Stephane Kipré peuvent infirmer ces rumeurs. Par contre, je sais que si Blé Goudé y met les pieds, les mains nues, il sera mangé à la même sauce que Youan Bi Angenor et Yavo Martial. Je sais aussi qu’il existe des gens là-bas qui vont le croquer comme une noix de cola parmi les Frci qui ont toujours vu Blé Goudé comme leur premier ennemi. J’ignore où, ils sont mais je prierai toujours pour qu’ils ne prennent pas ce risque. En ce qui me concerne, je rappelle que j’ai fui par ce que mon pays était pris en otage et occupé par des étrangers principalement burkinabé et français. J’ai quitté mon pays par ce que les bénéficiaires de ce coup d’Etat de Sarkozy en Côte d’Ivoire n’avaient aucune légitimité pour présider aux destinées de mon peuple. Je rentrerai pour participer à l’achèvement du processus révolutionnaire, mais jamais sous un régime cannibale qui tue et mange des populations comme ils le font à l’Ouest. Ou encore, je rentrerai pour jouer la finale contre Soro Guillaume.
Interview réalisée via Internet par : Tché Bi Tché

mercredi 7 novembre 2012

Violences a l’ouest: Dix fosses communes découvertes à Duékoué Des soldats des FRCI encore pointés du doigt

La justice ivoirienne ne lâche pas l’affaire, pourrait-on dire. L’histoire des cadavres retrouvés, il y a quelques semaines à Duékoué, refait surface.
Le vendredi 2 novembre 2012, Radio France internationale (RFI) a révélé que les magistrats ivoiriens ont entrepris de nouvelles recherches autour du trou où six (6) cadavres avaient été retrouvés le 11 octobre passé dans la capitale de la Région du Guémon, dans l’ouest du pays. Selon des témoignages, ces six corps ne sont pas les seuls.
D’autres pourraient avoir été jetés dans des puits environnants. Il s’agit d’une dizaine de puits, situés à la périphérie de la ville de Duékoué qui ont été découverts. A en croire les premières indices des recherches, menées sous la direction du procureur de la République près le tribunal de Man, et en présence des forces de sécurité ivoiriennes et onusiennes, certaines fosses ont commencé à être vidées. Mais le matériel n’étant pas adapté, les recherches ont été interrompues, le temps pour les autorités judiciaires de se procurer les outils nécessaires à de telles fouilles.
Et d’après la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), ces hommes auraient été assassinés par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), suite à l’attaque du camp de déplacés de Nahibly le 20 juillet 2012. Depuis cette date, plusieurs dizaines de personnes sont portées disparues et les puits autour de la première fosse commune découverte ont été signalés par des témoins. Rappelons que le Caporal Ben et Yaya Doukouré alias ‘’Tout petit’’, deux soldats des FRCI, jusque là introuvables, sont recherchés par la justice ivoirienne pour répondre de ce ‘’charnier’’. Pour l’heure, le site suspect est désormais surveillé par la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, en attendant la fin des fouilles.
Korona SEKONGO (stg)
source ivorian.net

vendredi 2 novembre 2012

Un manifestant ivoirien tabassé par les policiers néerlandais à La Haye raconte (+photos)

Son témoignage (recueilli par l'activiste Steve Beko).
"Je suis mal en point mais le moral demeure haut. Ils ont fait couler mn sang sans raison et je suis sur que cela débouchera sur la libération de mon président. Ils disent m'avoir tabassé parce que j’étais en état d'ébriété. J’ai demandé un test d'alcoolémie qu'ils ont refusé de faire. Je n'ai jamais touché à l'alcool. En fait les organisateurs du voyage ont établi une liste d'amis devant accéder à la salle d'audience mais la police ne voulait pas permettre a ceux qui ont bu d'y accéder. Je suis donc allé demander s'ils pouvaient me laisser entrer car il fallait occuper les places qui étaient attribués aux patriotes. C'est à ce moment là que Z… qui était sur la liste voulait forcer le passage malgré qu'il ait bu. Le policier l'a donc repoussé violemment et lui a répliqué. Le policier est donc allé appeler du renfort et lui a fui. C’était dans mon dos donc je n'ai rien vu quand les autres flics sont arrivés ils m'ont pris pour cible. J’ai tout fait pour ne pas leur résister afin qu'ils arrêtent mais rien n’y fit. J’ai vraiment failli me faire tuer. Aujourd’hui je vais prendre rendez-vous à la maison d'aide juridique. Je compte déposer une plainte mon frère. Merci pour ton soutien et surtout pour le combat que tu mènes sans relâche pour la libération de ton pays seul le Dieu te le rendra au centuple. J’ai pris l'engagement de combattre ! Je ne vais donc pas rester là à pleurnicher. Je vais les poursuivre juste pour que cet acte ignoble ne disparaisse pas sans laisser de trace officielle sinon je n’attends rien d'autre."


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pris sur le blog de Théophile kouamouo

Des journaux pro-Ouattara titrent des attaques imminentes en Côte d'Ivoire

"Les assaillants ont infiltré Abidjan", titre "Le Jour Plus". "Le Nouveau Reveil" affiche: "Abidjan très infiltrée d'assaillants", quant à "Soir info", il évoque la "Déstabilisation de la Côte d'Ivoire" avec des personnalités ciblées. "L'Inter" donne la parole à un agent de sécurité privé qui fait des révélations sur des hommes de Soro et certains militaires pro-Gbagbo.
Tout porte à croire que la presse pro-Ouattara ou proche du régime est convaincue que l'issue de l'audience du Président Gbagbo à la Haye aura une incidence sur la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire. Le fait troublant est la précision avec laquelle certains quotidiens "pro-Ouattara" détaillent les plans d'attaques. 
Quelles sont donc ces assaillants qui communiquent leurs plans d'attaques à la presse? et mieux à la presse du régime ciblé? De toutes évidence, le régime de Ouattara aime la position de victime, alors qu'il martyrise les ivoiriens. Des enlèvements, des emprisonnements, des tortures, des assasinats ciblés et massacres sont l'éprouvant lot quotidien des opposants au régime de Ouattara. La posture de victimisation de Ouattara a toujours été son arme favorite pour attirer beaucoup plus de faveur de ses soutiens.  Mais jusqu'où ira-t-il avec une telle stratégie? Chanter des prétendues attaques, chaque matin, fait fuir les investisseurs et Ouattara et ses médias se retrouvent dans un cercle vissieux. Les récents rapports de World Economic Forum et Doing Business classent la Côte d'Ivoire, respectivement  131è/144 pays et 177è/188 pays, donc parmi les derniers pays au monde où l'on peut faire des affaires du fait, en partie, de l'insécurité.
Une chose est claire, la Côte d'Ivoire retient son souffle et attend l'issue de l'audience de Gbagbo à la Haye, dans une atmosphère de peur et de grosses inquiètudes alimentées par les rumeurs d'attaques véhiculées par les quotidiens pro-Ouattara.

Écrit par Alain Doh Bi

Alassane Dramane Ouattara a subi des interventions chirurgicales à Paris, depuis hier

Présent dans la capitale française depuis peu dans le cadre d’une visite privée telle que annoncée par les services de la Présidence ivoirienne, Alassane Ouattara serait hospitalisé dans un hôpital parisien tenu encore au secret. C’est de là qu’il aurait subi, hier jeudi 1er novembre 2012, une opération de la cataracte, selon une grande oreille française.
Une autre source précise, cependant, qu’outre l’œil, le chef de l’Etat ivoirien aurait subi une opération d’une glande. Laquelle? Impossible encore d’en savoir davantage.
En tout cas, si toutes ces informations se confirment, il est de plus en plus inquiétant pour M. Dramane Ouattara qui porte déjà un pace maker depuis bien longtemps. Un autre mal qui lui vaut sa présence en France pratiquement chaque mois pour un suivi médical.  Affaire à suivre !!

Écrit par Alain Doh Bi

jeudi 16 août 2012

Sécurité : Retour au calme à Dabou, après une attaque d’inconnus armés

AIP: Abidjan – Le calme est revenu jeudi à Dabou (sud, 50 km d’Abidjan), après une
attaque perpétré dans la nuit de mercredi à jeudi, par des inconnus armés contre des forces de l’ordre, a constaté l’AIP sur place.
Le commissariat de police, la brigade de gendarmerie et les camps militaires de la ville ont été pris pour cible par des assaillants, a-t-on appris après les combats qui ont fait deux morts du côté des populations civiles. Ces personnes seraient des boulangers, précisent des habitants de la ville.
Les forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) procèdent à des ratissages dans la ville.
Au même moment, des combats avaient également éclatés à Jaqcueville, une ville séparée de Dabou par la lagune, entre les FRCI et des assaillants. Ces derniers ont été repoussés au terme des affrontements.
Aucun bilan n’a encore été communiqué.

Côte d’Ivoire : Un commando invisible livre une guerre perlée au Régime de Ouattara !

Depuis plus d’une semaine, un commando dont l’identité reste non identifiée livre une guerre macabre et de nerf aux FRCI fidèles au Président Ouattara.
Après les camps militaires et commissariats qui ont été successivement attaqués, ce commando a frappé dans l’extrême ouest du pays , puis de nouveau dans la région d’Abidjan, précisément à Jacqueville et à Dabou où les éléments de ce mystérieux commando ont réussi à libérer les prisonniers de la ville.
Constitué de soldats qui de toute évidence ne craignent rien, leurs actions sont de vrais actes de défiance vis-à-vis du pouvoir, qu’ils frappent au niveau de ses points de virilités, à savoir les camps militaires, les commissariats et les check-point militaires.
Ces cibles militaires que choisis le mystérieux commando ne fait qu’augmenter la psychose générale qui s’est emparée du pays. Il est évident que des individus qui osent s’attaquer à des camps militaires protéger par des soldats, sont tout sauf des peureux. S’ils décidaient de s’attaquer de manière ciblée à certaines autorités politiques dont les protections individuelles ne sont pas aussi corsées que les camps militaire, il est évident que le régime serait décapité dans les prochains jours.
C’est ce risque de basculement vers des attaques ciblés qui fait peur aux militants de certains partis politiques qui se rendent compte que leurs responsables ne sont pas aussi protégés qu’ils ne le croyaient, même si jusqu’ici le commando a décidé ne pas s’en prendre à des civils.
Quelle autorité politique sera la première cible de ce mystérieux commando qui n’a peur de rien :  voici la question qui circule sur toutes les lèvres à Abidjan.
D’ici là, il faut dire que ce commando, qui est très mobile, a fait le choix tactique d’une guerre mouvante et perlée. De toute évidence cette tactique est en train de provoquer des crises de nerf chez les soldats FRCI qui ne savent pas comment répondre à une guerre sans position.
Ces soldats FRCI qui sont devenus tous des cibles potentielles défoulent leurs tensions nerveuses sur des civils choisis sur des critères ethniques. Ceux-ci sont l’objet d’exactions et de tortures dans les quartiers et villes qui ne sont pas favorables au Président Ouattara.
En ce qui concerne les questions sur l’identité des assaillants, on peut dire, sans risque de se tromper que certaines de ces attaques sont le fait de soldat Pro-Ouattara, les anciens combattants du  » commando invisible »  qui se sentent trahis par les autorités en place. Leur porte-parole le commandant Balahou qui a qualifié ces autorités « d’ingrats », a fait une déclaration en date d’hier (15 aout 2012), dans laquelle il a demandé l’intégration de leurs éléments dans l’armée et la prise en compte de leurs chefs qui sont en exil ainsi que la libération de leurs camarades emprisonnés.
Il faut noter que dans une interview accordée en février 2012, le commandant Balahou avait déjà mis en garde le régime contre un risque de basculement de leurs revendications vers une confrontation armée, au cas où ceux-ci feraient l’objet d’un mépris de la part des autorités.
De toute évidence, les dernières escalades de violence au lendemain de l’appel qu’a lancé le commandant Balahou à ses éléments, vont dans le sens de confirmer un lien entre ces actions de terrain et la déclaration du commando invisible.
Koné Mory à Abibjan Pour ivoireinfo.com


Le commandant Balahou dit Fongnon, chef des opérations du commando invisible : Guillaume Soro était planqué au moment où on se battait pour libérer le pays !

Un confrère journaliste a pu s’entretenir  avec le commandant Balahou dit Fongnon, nom de code qui signifie en langue Malinké   »le vent ». Cinglé de sa tenue traditionnelle de chasseur Dozo, le commandant Balahou est un homme qui inspire la crainte et la peur.  Le regard fuyant avec des yeux rouges, ce mythique guerrier à la voix grave impose naturellement le respect.  Il a accepté de rompre le silence et de se prononcer sur la crise post-électorale, en nous promettant de donner la « totalité de la vérité  » quand le temps viendra « . Nous soumettons ce bref entretien à nos lecteurs.
Mon commandant, je suppose que fongnon, est un surnom,  c’est quoi votre vrai nom ?
Cmdt Balahou : L’important pour le chat c’est de pouvoir attraper les souris peu importe qu’il soit gris ou noir, pour un guerrier c’est la mission qui compte et non son identité. Le combat n’est pas terminé, l’ennemi a replié, mais il peut revenir. Actuellement c’est le repos du guerrier. Ce n’est pas  le moment de se donner en spectacle. Nous avons perdu des combattants qui ont donné leur vie pour la lutte, ce n’est pas ma personne qui compte c’est le combat et la victoire finale qui importent.
Mon commandant, considérez vous que la victoire est acquise ?
Cmdt Balahou  : Le résultat est là vous même vous pouvez le voir ! on a pris le contrôle du terrain ici, on était que 300 personnes au début, mais on a mis en déroute une armée de plus de 10000 personnes. On a combattu contre les éléments de Gbagbo et on a libéré Abidjan mètre carré par mètre carré. On a gagné tous nos combats. On a immobilisé les chars de Gbagbo et on a mis l’ennemi en déroute.
Que s’est-il passé à la RTI, il paraît que les éléments de Gbagbo vous ont mis en fuite à Cocody pendant la crise !
Cmdt Balahou  : les gens qui disent ça, qu’ils nous disent combien d’élément de nos rangs ils ont tué à la RTI. Est-ce qu’ils ont pu vous montrez un seul corps de nos éléments à la RTI ? C’est nous qui avons quittez nous même la RTI, parce que des rumeurs disaient qu’on avait occupé la RTI pour faire un coup d’état. Pour ne pas salir notre nom on est parti de là bas tranquillement. Après nous les hommes de IB sont allés occuper la RTI, c’est là que Soro Guillaume a commencé à faire circuler la rumeur qu’eux aussi ils voulaient annoncer qu’IB voulait faire lui aussi un coup d’état, donc les éléments de IB ont décroché pour laisser la position aux éléments de SORO. Eux ils n’ont pas pu garder la position sur les lieux, ils ont été chassés par les FDS de Gbagbo.
Mon commandant, il y avait donc trois groupes organisés contre Gbagbo alors ?
Cmdt Balahou : Il y a avait plus de trois groupes et on se connait tous ! parce qu’on a combattu ensemble ici. Le combat nous a rapproché, parce qu’on s’apportait des renforts quand un groupe était sur un front. Quand on combat pour la même cause un plus un égal un. ça c’est la solidarité du combattant.  Quand IB a trouvé les frères d’armes ici, il a été intégré et il a dirigé les opérations de son groupe contre Gbagbo. Sinon tout le monde savait qu’IB est venu et il était logé à l’ hôtel bellecote à la Riviera palmeraie.
Mon commandant on dit qu’ IB voulait faire un coup d’état  qu’en savez-vous ? 
Cmdt Balahou  : Si IB voulait faire un coup d’état, j’allais le savoir quand on a laissé la RTI à ses éléments. Les ivoiriens vont connaître bientôt la vérité sur tous ces faits, mais pour le moment je ne veux pas en parler. Mais ce que vous devez savoir c’est que Soro était en contact permanent avec Gbagbo pendant qu’on tuait nos parents à ABOBO et à Yopougon. Vous pouvez vous renseigner après du Commandant Konan Boniface. Soro était convaincu que Gbagbo allait gagner, c’est pourquoi il a même mobilisé certains cadres du nord pour soutenir Gbagbo.  Soro n’a lâché Gbagbo qu’à la dernière minute. Ce sont des informations qui peuvent être vérifiées auprès des hommes de Gbagbo ou même auprès des cadres du Nord qu’il a mobilisé pour soutenir Gbagbo.
Il se raconte que c’est Soro qui a mis en place le commando Invisible qu’en dites vous ?
Cmdt Balahou : mais vous même vous savez que Soro c’est un vantard, il a l’habitude de revendiquer les choses qu’il n’a pas mis en place, donc s’il ne revendique pas notre action c’est qu’il ne sait pas comment ça été mis en place. à votre avis pourquoi il n’ose pas revendiquer notre action ? Parce qu’il n’a rien organisé ici ? au contraire c’est grâce à notre action qu’il a été obligé de mettre ses éléments en route dans les combats.
Il se raconte que c’est grâce à Soro que Gbagbo a été chassé  du pouvoir, il est même présenté dans l’opinion publique comme un libérateur !
ça c’est une légende qu’il entretien , sinon les ivoiriens connaissent la vérité. Tout le monde a vu qu’il était caché au Golf en train de raconter du n’importe quoi, il ne savait même pas quelles solutions trouver pour répondre à Gbagbo.
Tout ce qu’il faisait, c’était d’envoyer nos pauvres mères se faire massacrer par les soldats et les chars de Gbagbo. Si on n’avait pas pris nos responsabilités, les FDS allaient tuer tous nos petits frères et nos mamans ici. C’est nous-mêmes qui avons organisé nos éléments ici ! lui Soro, pendant ce temps il était loin de la ligne de front ! Il s’est caché à l’abri des forces licornes comme il l’ a toujours fait depuis 2002.
Ce que vous affirmez est en déphasage avec l’image du libérateur qu’il se donne et que revendiquent certains de ses proches qui prétendent que SORO doit être recompensé pour son soutien à ADO !
Mais, montrez moi un seul lieu où les hommes de Soro ont combattu sans l’assistance des Forces licornes ? Quand Soro est venu se mettre dans la rebellion de 2002, c’était après le cessez le feu quand les français sont venus s’interposer. En 2004, ce sont les français qui ont détruit les avions de Gbagbo, pour maintenir les positions, sinon Soro était déjà en fuite sur Ouaga. C’est nous qui avons fait le travail de nettoyage ici. c’est à cause de nous que les FDS ont replié des lignes de front pour venir sur Abidjan ! ça c’est une vérité que personne ne peut nier. Alors dites moi ce que Soro a fait d’extraordinaire ! C’est grâce notre action que le mouvement sans résistance des FN  a été possible sur Abidjan. Mais même quand ils sont arrivé à la porte d’Abidjan ils se sont entassés à la porte d’Abidjan en nous laissant le soin de faire le boulot avant de rentrer.
Ce sont les FN qui ont capturé Gbagbo, du moins c’est ce que tout le monde pense ?
Cmdt Balahou : (Rire), vous même vous êtes en Côte d’ivoire ici avec nous, vous avez été témoin  des choses ! nos hommes ont libéré Cocody pour les laisser capturer Gbagbo. Mais en moins de deux heures après notre décrochage, les FDS ont bouclé tout Cocody et il les ont repoussé jusqu’à la porte du Golf hôtel. Ils n’ont jamais pu capturer Gbagbo. Ils ont échoué sur toute la ligne et c’est l’ armée française qui est allé capturer Gbagbo pour leur remettre. Vous avez tous vu les chars de l’armée française qui ont combattus et bouclés Cocody, jusqu’à la résidence présidentielle.  Il fallait l’action des soldats français qui ont utilisés leurs hélicos et leurs chars pour bombarder la résidence de Gbagbo. Dites moi ce que Soro a fait pour la capture de Gbagbo ?
N’est-ce pas là une réécriture de l’histoire, car ce que vous dites est différent de ce que racontent les proches de SORO qui revendiquent des postes pour ce dernier ? 
Cmdt Balahou : Ils devraient avoir honte de revendiquez des postes pour des combat qu’ils n’ont pas faits. Vous mêmes qui êtes des journalistes, dites moi ce que Soro a fait pour libérer la Côte d’ivoire du pouvoir de Gbagbo ?
Depuis 2002 c’est lui qui a retardé notre combat de libération. En 2004 on a pris position pour en finir avec Gbagbo, on avait une résolution onusienne qui nous le permettait, c’est lui qui nous a trahit pour aller signer un accord avec Gbagbo, alors que toutes les conditions étaient réunies pour chasser Gbagbo.
Même pendant les élections il soutenait Gbagbo, sous prétexte qu’il était neutre. N’est-ce pas avec les FDS qu’ils sont allés attaquer Zakaria à Vavoua ?  Nos propres petits frères qu’ils ont tués là bas sont trop nombreux ? Ils sont allés chercher les enfants dans les domiciles pour les assassiner avec l’aide des FDS. Quand le temps où les parents de ces enfants pourront parler arrivera, vous mêmes vous serez ahuris par l’ étendu de ces crimes contre nos frères du Nord. Mais pour l’ instant les gens de Séguela et Vavoua ont peur et ils ne savent pas où en parler, mais sachez que certains de nos frères ont subit l’horreur là bas. Tout simplement parce que Soro et wattao voulaient contrôler l’extraction du diamant. Nous on a combattu pour ADO, Soro reste à nos yeux un petit traître qui s’est toujours servit de notre combat.
à part les commandants Cherif, Vetcho, Zakaria et Loss et quelques éléments qui ont combattu et que nous connaissons, pendant les combats, les fidèles de Soro comme Wattao eux ils s’occupaient de faire fuire les patriotes en échange d’argent. Ce sont eux qui ont escorté Blé Goudé et d’autres dignitaires du FPI pour les sortir du pays.
Les ivoiriens doivent savoir que ce n’est ni pour Soro ni à cause de lui qu’on a combattu et ce n’est pas lui qui a organisé quoi que ce soit ici pour leur libération. Il ne sait même pas comment on est organisé sinon son rêve c’est de nous désarmer pour pouvoir avoir la voie libre pour tuer le président ADO et prendre sa place. Si Soro pense que nous allons désarmer pour qu’il ait la roue libre pour  tuer notre président, il se trompe. C’est pas lui qui nous a donné les armes, s’il pense qu’il est un garçon qu’il vienne les chercher !  Il sait où nous trouver.  Soro c’est un homme qui est attiré par l’argent et le pouvoir, comme les mouches sont attirés par le miel.  Mais il doit savoir qu’on est là, on a nos armes et on ne désarmera jamais, parce qu’il faut qu’on protège notre président qu’on a porté au pouvoir.  S’il s’amuse à tenter quelque chose contre ADO qu’il se dise qu’on va lui montrer quel mystère de la nature a rayé le zèbre.
Votre dernier mot à l’endroit de vos éléments et du peuple ivoirien ?
Cmdt Balahou : Je n’ai pas de message à passer aux éléments, ils sont avec nous tous les jours et ils ont tous le moral de combattants. C’est vrai qu’ils sont l’objet d’injustices de la part de Guillaume Soro et ses amis qui refusent de les faire enrôler, mais ils ont le moral, car on sait qu’il fait tout pour chercher à nous exclure, mais le jour qu’on se soulèvera contre lui, il ira de la Primature et du ministère de la défense sans s’en rendre compte.  Jusqu’à ce jour tous nos éléments sont laissés pour compte. Ce qui est grave c’est qu’ils ont mis les miliciens de Gbagbo, dans les casernes et ils les nourrissent alors qu’en réalité aucun combattant d’Abidjan n’a été pris en compte. Quant au ministre Koffi Koffi lazare qui vient se mêler des affaires civils, il doit savoir que le jour où les choses vont se déclencher on ne va pas lui faire de cadeau. On sait que Soro est allé mentir au président pour lui faire croire que c’est lui qui maîtrise les éléments, c’est faux. Le Président doit être tranquille pour prendre les décisions qu’il veut prendre, il doit savoir qu’il peut compter sur nous, car nous sommes là pour lui. Les ivoiriens doivent être tranquille, le problème de la Côte d’ivoire s’appelle Guillaume Soro, c’est lui qui fout la merde dans ce pays depuis 2002, à cause de ses ambitions politiques. Ils montent les chefs de guerre les uns contre les autres, ils divisent la classe politique, à cause de son appétit, mais nous on l’observe en attendant le temps du combattant.
Le président de la république doit savoir qu’on est là pour lui, nous sommes ses fils et on ne va jamais permettre que des traîtres  mettent sa vie en danger. Il peut compter à 150% sur ses fils du commando invisible.
Réalisation Koné Mory

mercredi 15 août 2012

soyons realiste

Les distributions prématurées des grades aux soldats ont démontré leurs limites dans la crise postélectorale. Le président Gbagbo a généreusement nommé des généraux qui se sont retrouvés dans des ambassades africaines avec 4 étoiles bien lourdes sur leurs épaules. Donc  Dramane, la solution à la persistante crise n’est pas de répéter les mêmes erreurs que ton prédécesseur en distribuant des grades à d’autres Ivoiriens. Le constat étant le même le résultat sera le même.
Malgré le manque de place sur les larges épaules des généraux à cause des grosses étoiles, cela n’a pas empêché l’ennemi d’occuper le pays (villes et villages) en un temps record. Nous avons encore fraîchement en mémoire les cas flagrants d’Abobo, des régions de l’ouest, l’est, du centre et du nord du pays.
Nonobstant la pléthore des nouvelles étoiles au sein des FRCI, ONUCI, LICORNE, DOZOS et les autres bandes qui constituent l’armée du régime Dramane, plusieurs sites militaires et non des moindres ont été récemment brutalement assiégés.
La solution n’est donc pas de faire plaisir à quelques soldats ou dozos qui seront sans doute nommés «diplomates-etoiles» demain, mais d’avoir le courage d’identifier les vraies causes de la terreur Ivoirienne et de s’armer non pas d’hélicoptères de guerre, mais d’une simple petite dose de résipiscence, d’honnêteté et d’humilité pour permettre une vie décente aux populations et à chaque ivoirien de contribuer sereinement au développement du pays.
En Côte-d’Ivoire aucune autre solution ne peut prospérer aussi longtemps que celle de la vraie réconciliation. C'est-à-dire:
• Le retour sans condition des dozos dans leur environnent naturel
• La fin de la persécution des vaincus de la guerre postélectorale
• La libération sans condition des prisonniers suite a la guerre postélectorale
• Les conditions légales et décentes sans condition du retour et l’intégration dans leurs activités socioprofessionnelles des milliers de réfugies civiles et militaires Ivoiriens
• Le désarment sans condition des bandes armées
• Le respect de la vie humaine
• La correction du rattrapage ethnique dans l’administration civile et militaire
• La mise en pratique du code foncier sur toute l’étendue du territoire national
• La révision de la commission électorale indépendante
• L’arrêt du culte de la personnalité
• La correction du découpage administratif national
• Le respect de la liberté d’expression
• La mise sur pied d’un gouvernement d’ouverture
Voici le vrai remède pour la paix définitive en Côte-d’Ivoire. Le Général Guei a fait son coup d’état tranquillement. Il y a eu des centaines d’arrestations, suivie de libération sans condition et la vie a continué, jusqu'à ce qu’il s’embrouille dans l’élection de 2000. Alors pourquoi la Côte-d’Ivoire doit périr après le coup de force du 11 avril 2011? A quoi sert-il de gagner la guerre si ce régime ne peut gagner la paix?


dimanche 10 juin 2012

La Côte d’Ivoire à pas forcé vers l’orgasme de la pagaille !





La situation politique en Côte d’Ivoire est de plus en plus dégradante ces derniers jours. De l’arrestation de Lida Kouassi, l’ex- ministre de la Défense sous l’ère Gbagbo à l’attaque perpétrée par des individus non encore identifiés tuant officiellement 7 casques-bleus nigériens de l’ONUCI et 8 civils, tous les indicateurs montrent que le pouvoir du ‘’ rattrapage ethnique’’ n’est pas loin d’une chute libre.
Au moment où l’on parle de réconciliation ( ?), les autorités Togolaises, ont arrêté et extradé l’ex- ministre ivoirien de la Défense en exil depuis plus d’un an. Au-delà des mandats d’arrêts émis par le parquet d’Abidjan, cet acte de Faure Egnadéma, répond au jeu des alliances. Le Président ivoirien, qui perd peu à peu ses parrains d’hier, jette désormais son dévolu sur les petits poids. Alassane Ouattara, semble se construire une arène dans laquelle il demeurera le mâle dominant. Cette idée est née à l’analyse après l’éclatement de la crise malienne. Où son parrain Blaise Compaoré (Président du Burkina) et lui son dos à dos sur la question. Se sentant abandonné, après la chute spectaculaire aux élections présidentielles en France de l’épiphénomène Nicolas Sarkozy, avec un Barak Obama, préoccupé par des élections d’ici peu aux États-Unis, Alassane Ouattara, est obligé d’apprendre à marcher tout seul. Comme un enfant de 7 mois, celui-ci, non sans dégâts majeurs. S’inscrivant de jour en jour dans une logique dictatoriale, l’enfant de Kong ( ?), montre à la face du monde qu’il ne peut fonctionner sans puiser les instructions des centres du Pouvoir en Europe.

Silence suspect de Soro
Réfugié la grande partie de son temps, dans son village à Ferkéssédougou (Nord de la Côte d’Ivoire), Soro Guillaume, regarde la scène avec beaucoup de recule. Fin calculateur, celui-ci semble attendre ‘’son jouir’’, non pas pour venir en aide à son parrain Alassane, mais plutôt pour satisfaire d’autres désirs. Soro qui s’est incontestablement taillé un costume de chef d’ État depuis le début de la crise en septembre 2002, croit de ‘’plus en plus à son destin. En cas de bousculade, son statut de président de l’Assemblée Nationale, lui permettra de prendre place à la tête du pays’’, confie un de ses proches.
Anaky Kobenan, l’incompris
« Alassane Ouattara n’aime pas les critiques et les suggestions intelligentes », entend-on le plus souvent par des technocrates RDR, lésés d’avoir été oubliés dans le partage de gâteau ivoirien. Ce partage a été et demeure difficile. Ce qui implique que certaines personnes ne soient pas forcément à la place qu’elles souhaitent. « Imaginez vous M. Anaky Kobenan être ministre de la culture ? Il a tant de choses à faire que de discuter avec Tiken Jah où Meiway », révèle un de ses farouches partisans.
Par Hervé d’Anvers

lundi 19 mars 2012

Une révolte populaire n’est pas loin

Militant des premières heures du Rdr, parti dirigé par Ouattara, Abou Cissé dénonce la gouvernance de son neveu, Alassane Dramane Ouattara, parvenu au pouvoir, en avril dernier, dans des conditions catastrophiques. Il parle également, dans cette première partie de l’interview, du nouveau gouvernement Ouattara, de Guillaume Soro et de l’ex-rébellion armée.
Notre Voie : Même si le gouvernement est maintenu à 99%, Guillaume Soro Kigbafori a été remplacé par un nouveau Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio. Quel regard portez-vous sur tout cela ?
Abou Cissé : Ce nouveau gouvernement sans Soro n’a pas d’âme.
N.V : Pourquoi ?
A.C : Parce que c’est Soro qui est à la tête de la rébellion armée depuis 2002.Une rébellion ayant permis à Alassane Ouattara d’être aujourd’hui au pouvoir. Si Soro doit partir, en principe, Alassane Ouattara devrait le suivre. C’est Soro seul qui a la logistique de cette guerre qu’ils ont livrée à la Côte d’Ivoire. Ce nouveau gouvernement aurait été rassurant s’il s’agissait d’un gouvernement d’union nationale, par exemple. Avec la présence de la société civile mais surtout des grandes forces politiques du pays dont le Fpi. Un gouvernement sans le Fpi alors que le Pdci, le Rdr et la rébellion armée y figurent, c’est comme une entité sans âme. Ce nouveau gouvernement n’a d’autre but que d’instaurer de nouvelles taxes pour appauvrir davantage les populations.
N.V : A quoi faites-vous allusion, quand vous parler de nouvelles taxes ?
A.C : Je fais allusion à tous ces impôts que Ouattara va lever sur le dos des pauvres populations ivoiriennes à travers son nouveau gouvernement. Patientez et vous verrez. Alassane Ouattara a reçu des instructions du Fmi qu’il doit appliquer à la population ivoirienne comme il l’avait fait en 1990. Et ce fut un désastre. Aujourd’hui, ce sera pire pour la pauvre population ivoirienne que nous sommes.
N.V : Pourquoi Ouattara accepterait-il, selon vous, de rééditer les mesures du Fmi qui ont causé un désastre social dans les pays africains ?
A.C : Ce n’est pas seulement en Afrique. Aujourd’hui, la Grèce, l’Italie, etc., qui sont des pays européens subissent aussi le diktat du Fmi. Alassane Ouattara n’est pas là pour le bien-être des Ivoiriens. Il a été installé là pour exécuter des instructions. Comme le précédent gouvernement, ce nouveau gouvernement est une bande de copains qui n’ont d’yeux que pour Alassane. Je pense qu’il est temps d’en finir avec ces petites combinaisons du genre Pdci-Rdr et tuti quanti. Nous devons revenir à la réalité qui est qu’on ne peut avoir un gouvernement fiable tant qu’on n’a pas engagé de discussions avec l’opposition significative incarnée par le Fpi. Tant que le Fpi n’est pas dans la structure de développement du pays, on pourra certes avoir une vie dans le pays mais on ne pourra pas obtenir la vraie vie de paix.
N.V : On sait ce que les gouvernements d’union ont produit comme échec politique dans ce pays. On l’a vu sous le Président Laurent Gbagbo. Cela n’a pas empêché qu’il y ait la rébellion armée et la crise grave. Pensez-vous qu’il s’agit d’une solution à perpétuer ?
A.C : Mais il est important que les forces politiques déterminantes participent, en toute liberté, à la vie de la nation. Contrairement à ceux qui sont au pouvoir actuellement, le Fpi n’est pas un parti de violence ni de coups d’Etat. Ouattara devrait s’en réjouir.
N.V : Est-ce qu’il ne serait pas bien que celui qui a pris le pouvoir, gouverne avec son équipe ?
A.C : C’est ce qu’Alassane Ouattara va faire. Mais pour moi, ce gouvernement et le précédent ne sont pas faits pour le peuple ivoirien, mais pour ses amis et lui. Voyez-vous, depuis l’arrivée d’Alassane au pouvoir, nous constatons que le peuple est totalement indifférent. Tout le monde se plaint de lui. Il est vraiment impopulaire. Le petit peuple qui avait une activité qui lui rapportait 1000 Fcfa par jour a tout perdu avec Alassane Ouattara. Les ménages sont en décrépitude et nous assistons à la dislocation de la cellule familiale. Le chômage a atteint un seuil intolérable, sans oublier les licenciements tous azimuts, le sport favori de Ouattara. Il est revenu avec sa politique désastreuse de 1990. Il y a tout un ensemble de facteurs qui démontrent que certains Ivoiriens s’étaient trompés en plaçant leur espoir en Alassane Ouattara. Ils avaient pensé que c’est lui qui apporterait le bonheur aux commerçants, aux Dioula, qu’il serait le « Messie » de tous les Ivoiriens. A l’usage, on constate que le produit est avarié. Qu’il n’est pas ce que la propagande internationale avait présenté. Et pire encore, les forces nouvelles…
N.V : Justement parlons de l’ex-rébellion armée. Comment voyez-vous la suite des rapports entre Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro Kigbafori, Secrétaire général des Forces nouvelles ?
A.C : Soro est un mouton de sacrifice. Et le couteau qui va l’égorger a été déjà aiguisé en France. Tout n’est plus qu’une question de temps. C’est dommage pour ces jeunes gens qui se sont sacrifiés pour Alassane Ouattara et qui, à la fin, ne seront récompensés que par la prison, la Cpi.
N.V : Vous pensez que Ouattara peut livrer Soro à la Cpi ?
A.C : Je connais très bien Alassane Ouattara. Il ne songe qu’à lui seul. A court ou long terme, qu’on le veuille ou pas, Soro ira à la Cpi. Que ce soit en tant que témoin ou autre. Alassane n’empêchera pas cela, soyez-en sûr. En tant que Premier ministre et ministre de la défense, Soro avait un moyen de pression. Maintenant que Ouattara et ses soutiens extérieurs l’ont débarqué à dessein, Soro ne sera plus que l’ombre de lui-même. Vulnérable à souhait. Nous entamons maintenant une nouvelle phase de la crise. Ce n’est plus Alassane contre le Fpi. Mais Alassane contre sa propre création qui sont les forces nouvelles (ex-rébellion armée, ndlr). Croyez-vous que ces forces nouvelles vont s’asseoir et regarder Alassane bénéficier du produit de leur combat et les écraser ? Non, pas du tout !
N.V : Mais Ouattara a nommé les chefs de guerre des forces nouvelles à des postes de commandement au sein de l’armée ; les membres de l’aile politique de la rébellion armée ont été nommés soit ministres, soit à de hauts postes dans l’administration. Et Soro a hérité de l’Assemblée nationale. Pourquoi devraient-ils se plaindre ?
A.C : Ces nominations correspondent à l’hameçon d’un pêcheur qui veut appâter sa proie. Quand bien même ils ont fait la guerre, ces jeunes gens ont en eux, une certaine âme, par rapport à Alassane qui n’en a pas du tout. Celui qui a fait la guerre et celui à qui ça a profité n’ont pas la même façon de voir les choses.L’installation d’Alassane Ouattara par la force à la tête de la Côte d’Ivoire ne pourra pas apporter la démocratie dans ce pays.
N.V : Mais la France dit que c’est pour défendre la démocratie et respecter la volonté populaire qu’elle est intervenue par la force en Côte d’Ivoire…
A.C : Quelle volonté populaire ? Ce n’est pas la France qui pense ainsi, c’est Nicolas Sarkozy qui a utilisé la violence pour imposer « son ami » aux Ivoiriens. Je pense que l’impopularité dont jouit Ouattara démontre que Sarkozy a eu tort de faire ça. La démocratie ne s’installe pas au bout du canon. Alassane Ouattara n’a aucun passé de combattant pour la démocratie et les libertés. C’est un commis qui applique des règles édictées. Aujourd’hui, le peuple ivoirien souffre au grand dam d’Alassane. Nos frères et sœurs Dioula sont en train de découvrir le vrai visage d’Alassane Ouattara.
N.V : L’insécurité a atteint un seuil inquiétant dans le pays. Sur la question, Ouattara fait des promesses sans effets probants. Pensez-vous qu’il peut mettre fin à cette escalade ?
A.C : Alassane ne peut pas régler le problème de l’insécurité dans notre pays. Il n’a aucun contrôle sur les ex-rebelles, les dozos, etc. Et puis, ce ne sont pas les ex-Fds qu’il a désarmées qui pourront faire quelque chose. Ouattara se préoccupe uniquement de sa sécurité. Il s’est entouré de soldats burkinabés, de casques bleus de l’Onuci et de soldats français. Il ne fait pas confiance aux Forces nouvelles qu’il soupçonne de vouloir le renverser.
N.V : Vous y croyez ?
A.C : Ce ne sont pas des affabulations. Je connais bien Alassane, ne l’oubliez pas. Et puis, je suis informé. Concernant le problème de l’insécurité, celui qui pouvait le régler, c’est Soro Guillaume puisque ce sont ses éléments qui créent l’insécurité dans les villes, villages et hameaux. Mais il n’a pas voulu le faire parce que l’insécurité les arrange, Alassane et lui, pour se maintenir au pouvoir en terrorisant les populations. Ouattara prétend défendre les Dioulas, mais qu’il sache que les Dioulas ont besoin de paix et d’harmonie dans la société ivoirienne. Or, lui ne peut pas nous les apporter. Il oppose plutôt les Dioulas aux autres Ivoiriens et habitants de la Côte d’Ivoire à travers sa politique d’apartheid qu’il a baptisée « rattrapage ».
N.V : A vous entendre, tout semble perdu pour le pays…
A.C : Voyez-vous-même ! Alassane a déjà tout gâté. Le premier acte qu’il devrait poser, c’était la réconciliation nationale à travers la libération de tous les prisonniers politiques et le pardon. Au lieu de cela, il s’est installé dans une bulle de vengeance, de règlement de compte. De catégorisation des ethnies et de division des Ivoiriens. D’installation des ressortissants du nord à tous les postes de responsabilité dans l’administration, dans l’armée, etc. En faisant cela, Ouattara a clairement démontré qu’il n’a jamais aimé ni le nord, ni les Dioulas. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est désunie plus qu’on peut le penser. La misère, la cherté de la vie, l’insécurité et la politique d’apartheid, de division installée par Alassane feront que le peuple tout entier y compris les Dioulas va se soulever contre lui. Soro et ses hommes qui n’ont pas d’emprise sur le nord mais qui ont des armes se mettront du côté du peuple. Et cela conduira à une autre guerre dans le pays, qu’on le veuille ou non.
N.V : Vous prédisez le chaos alors qu’on s’attend à la paix…
A.C : Il serait souhaitable d’avoir la paix. Mais les conditions de la paix demandent beaucoup de paramètres et de considérations pour les uns et les autres. Le peuple de Côte d’Ivoire n’avait pas besoin qu’on humilie et emprisonne des figures emblématiques et importantes de la vie sociopolitique. Aujourd’hui, il suffit d’une petite brindille pour que tout flambe. La population est aux aguets. Elle est apeurée, inquiète et a perdu tout espoir en l’avenir. L’horizon est sombre et nous indique que si les choses se poursuivent comme ça, une révolte populaire n’est pas loin. On aurait pu éviter une telle situation en optant pour le pardon et la réconciliation.
Interview réalisée par Didier Depry, didierdepri@yahoo.fr
Notre Voie

Plus de 100 ex-combattants déposent les armes à Adjamé

Abidjan -Plus de 100 ex-combattants ont volontairement déposé les armes dans la commune d’Adjamé, au cours d’une opération de collecte d’armes organisée mardi et mercredi par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), selon une note d’information de la mission parvenue à l’AIP.

En collaboration avec la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (Com-Nat ALPC), la police et la gendarmerie nationales, l’ONUCI a collecté 72 armes, 57 grenades et plus de 3.500 munitions dans la commune située au centre-nord d’Abidjan.

Aux dires du secrétaire de la sous-commission Opération-Sécurité de la Com-Nat ALPC, le commissaire Léon Djokouéhi, l’opération de dépôt d’armes lancée dans les différentes communes donne des résultats encourageants.

"Toutefois, nous ne serons totalement satisfaits que lorsqu’il n’y aura plus d’armes détenues illégalement", a-t-il déclaré.

Il a ajouté que la mise en œuvre, dans les prochains jours du programme de réinsertion des ex-combattants, pourrait certainement être une mesure incitative pour d’autres dépôts volontaires d’armes.

A ce jour, 2.000 ex-combattants ont déposé volontairement 1.300 armes et plus de 50.000 munitions, souligne-t-on.

Débutée en juin 2011, l’opération de dépôt volontaire des armes s’est déjà déroulée dans plusieurs communes d’Abidjan et à Yamoussoukro. Elle se poursuivra à San Pedro, Guiglo, Soubré et Taï cette semaine, souligne-t-on.



source: AIP

lundi 20 juin 2011

le Conseil Droits de l`Homme nomme un expert indépendant


Le Conseil des droits de l`homme de l`ONU a
décidé vendredi de la création pour un an d`un poste d`expert indépendant
destiné à assister le nouveau gouvernement de Côte d`Ivoire et a appelé à un
arrêt immédiat des violences.
Dans une résolution adoptée par consensus au dernier jour de sa 17ème
session, le Conseil de l`ONU engage également le gouvernement du président
Alassane Ouattara à promouvoir le respect des droits de l`homme.
Le texte prend note des recommandations de la commission internationale
d`enquête qui a accusé de crimes de guerre tant les forces d`Ouattara que
celles de l`ex-président Laurent Gbagbo.
La commission demande la création d`une commission nationale sur le
dialogue, la vérité et la réconciliation, la poursuite des responsables des
violences ainsi que la ratification par la Côte d`Ivoire des statuts de la
Cour pénale internationale (CPI).
Un expert indépendant aidera les autorités ivoiriennes à mettre en oeuvre
ces recommandations. La Haut Commissaire aux droits de l`homme devra faire
rapport sur la situation en Côte d`Ivoire lors de la prochaine session du
Conseil en septembre.
Les Etats membres de l`ONU et les organisations internationales sont
invitées à fournir une assistance technique à la Côte d`Ivoire pour qu`elle
puisse combattre l`impunité, réformer les secteurs de la sécurité et de la
justice, progresser dans la reconstruction et la réconciliation.
Le 25 mars, le Conseil des droits de l`homme de l`ONU avait décidé de créer
une commission d`enquête internationale indépendante sur les violations
commises en Côte d`Ivoire suite aux élections de novembre 2010.