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mercredi 18 février 2009

Côte d'Ivoire: La production de noix de cajou ou anacarde de la Côte d'Ivoire

La production de noix de cajou ou anacarde de la Côte d'Ivoire, déjà premier exportateur mondial, a atteint 330.000 tonnes en 2008, faisant du pays le deuxième producteur mondial derrière l'Inde, a-t-on appris mardi auprès de la structure gestion de la filière (Areca). "Avec 330.000 tonnes, nous sommes devenus le deuxième producteur mondial. Nous venons de dépasser le Vietnam, on est juste après l'Inde (400.000 tonnes)", a indiqué à l'AFP Dominique Mapri Kpolo, directeur exécutif de l'Autorité de régulation du coton et de l'anacarde (Areca, étatique), structure de gestion de la filière. La production de noix brute a augmenté en trois ans, passant de 235.000 tonnes au cours de la campagne 2006/2007, à 330.000 tonnes en 2008. Une production de 350.000 tonnes est attendue pour 2009. L'anacarde est la deuxième culture au nord de la Côte d'Ivoire, après le coton. "Nous avons une responsabilité en que tant premier exportateur mondial et deuxième producteur mondial. Nous devons pouvoir peser sur le marché international, ce qui n'est encore pas le cas", a déploré M. Kpolo, plaidant pour une transformation locale de la noix. "Il faut éviter le syndrome cacao (la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial avec 40% de parts de marché), pour lequel on a longtemps négligé la transformation", a-t-il souligné. Selon lui, l'Areca va proposer à l'Etat un allègement fiscal en vue d'encourager la transformation locale. La noix de cajou produit de l'amande utilisée en cuisine et dans les produits cosmétiques. La coque de la noix brute contient un liquide qui est utilisé comme fluide pour les systèmes de freinage des avions. La pomme de cajou sert également à produire du vin, de la liqueur, du sirop, de la confiture et du jus. L'amande est achetée 2.000 francs CFA le kg (3,05 euros) sur le marché international, alors que la noix brute exportée par la Côte d'Ivoire est payée 300 FCFA (0,45 euro) le kg. La filière emploie 150.000 producteurs regroupés dans une vingtaine de coopératives et nourrit 1,5 million de personnes directement ou indirectement.

Des chenilles dévoreuses de cultures menacent l’Afrique de l’Ouest Après le Libéria et la Guinée, elles se dirigent vers la Sierra Leone et la Côte d



Des millions de chenilles légionnaires apparues au Libéria, début janvier, dévorent tout sur leur passage et polluent cours d’eau et puits. L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture craint une crise alimentaire. La Guinée Conakry, pays voisin, vient d’être contaminée par ces insectes et la propagation risque d’atteindre d’autres Etats limitrophes. Au Libéria, la Fao en appelle à l’aide internationale.

L’État d’urgence est décrété au Liberia. Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du pays, a pris cette décision, le lundi 26 janvier 2009, pour face à l’invasion des régions du nord et du centre par des chenilles légionnaires. Il s’agirait de la plus grave attaque d’insectes depuis trente ans. Par dizaines de millions, ces chenilles dévastent tout sur leur passage, cultures et végétation. Parfois même des maisons, indique un communiqué du Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Selon les chiffres rapportés ce mardi par BBC, 80 villages auraient été dévastés et quelque 400 000 personnes ont dû quitter leurs habitations. Winfred Hammond, entomologiste et représentant de la Fao au Liberia, affirme qu’« il y a deux jours on était à 46 villages infestés, hier on parlait de 80 et aujourd’hui ont est à 102 villages ». Les chenilles avancent rapidement et l’étendue des dégâts n’est pas encore connue.

Plusieurs puits et cours d’eau ont déjà été infestés par les excréments de ces insectes. Selon les premières observations, il s’agirait des chenilles du genre légionnaire africain Spodoptera, spp dont la reproduction aurait été accrue par les changements climatiques, indique M. Hammond. Ces chenilles de couleurs noires et jaunâtres s’attaquent, en général, aux cultures de maïs, de mil, de sorgho…. « Mais nous avons appris que de grands arbres ont également été attaqués. Si cela se confirme, cela signifie que le problème est plus grave », affirme le représentant de la Fao au Liberia. Celui-ci signale que deux spécialistes, un Ghanéen et un Sierra-léonais ont été dépêchés, par l’Organisation des Nations unies, dans les zones infestées. Leurs analyses permettront de savoir s’il s’agit d’une seule et même espèce de chenille, ou d’un mélange de plusieurs espèces. Les insecticides adéquats et une méthode de désinfection seront déterminés.

Le spectre d’une crise alimentaire dans la sous région ouest-africaine

Le désastre ne s’arrête pas au Liberia. Les insectes dévastateurs ont atteint la Guinée et se dirigent vers les pays voisins, notamment la Sierra Leone et la Côte d’Ivoire. « Mon homologue en Guinée m’a confirmé que ces chenilles ont attaqué des villages situés à 25 km de la frontière avec le Liberia », déclare M. Hammond. Plusieurs localités de la préfecture de Yomou (à 1.200 km au sud-est de Conakry, la capitale guinéenne) ont été envahies par ces insectes ravageurs, rapporte ce mercredi Romandie. Une « action urgente est en train d’être prise pour faire face à ce fléau qui risque de compromettre des récoltes en détruisant les jeunes pousses », affirme-t-on en Guinée.

Une chose est sûre, si rien n’est fait dans les meilleurs délais on pourrait voir apparaître la deuxième génération de ces chenilles. Ce qui doublera les risques d’une grave crise alimentaire, sanitaire et environnementale, prévient M. Hammond. Du Côté de la Sierra-Leone et de la Côte d’Ivoire, les voisins les plus proches du Liberia, les autorités s’activent. Ces deux pays sont à des distances que peuvent atteindre ces insectes, assure l’entomologiste. Le ministère sierra-léonais de l’agriculture a lancé un vaste plan pour se protéger contre l’invasion des chenilles légionnaires. « Nous avons envoyé d’énormes quantités d’insecticide et des centaines de personnes vers les six districts (frontaliers du Libéria et de la Guinée) », a indiqué, à l’AFP, le chef du service de protection des récoltes, Ibrahim Shami. La Sierra-Leone avait déjà connu des invasions de chenilles à la fin des années 70 et au début des années 80.

Le mardi 27 janvier dernier, en Côte d’Ivoire, les autorités se sont, elles aussi, déclarées « préoccupées » et se préparent à faire face à une éventuelle invasion. Elles ont envoyé une mission aux frontières avec la Guinée et le Liberia. Dans ce dernier pays, d’où est partie l’invasion, Winfred Hammond signale que des informations plus fiables sur ces chenilles destructrices seront connues dans deux jours environ. « Une lutte intégrée », dit-il, sera alors organisée. Elle impliquera les populations des régions touchées.

elmaestro

Qu’est-ce que l’écologie ?


Très souvent, lorsqu’on parle de l’écologie, la plus part des gens voient la pollution, la protection des eaux, des forêts dans leurs états primitifs. L’écologie est large. Cette science concerne toutes les étapes de la vie, tant humaine, animale, faune et flore voir matériel. Je préfère choisir la voiture pour l’expliquer. Quoi qu’on dise, une voiture vit, puisqu’elle a besoin pour vivre, de plusieurs composants dont l’essence, l’huile, l’eau, elle a besoin d’un moteur composé de plusieurs éléments, aussi du frein, des pneus, des amortisseurs, de la carrosserie elle-même. Pour qu’elle fonctionne bien, il lui faut un bon entretien. Donc la voiture est composée d’un ensemble d’éléments qu’il faille entretenir pour la maintenir en bon état.

Prenons le cas de l’homme ou de l’humain. Pour que l’homme soit en bonne santé, il faut qu’il s’entretienne. Qu’il mange bien pour entretenir tous les organes qui le composent (les reins, le cœur, les poumons etc. sans ignorer l’entretien de sa carrosserie qui est la peau). Tout ce qui vit, animaux, fourmis arbres, fleurs, gazons etc. ont besoin d’un entretien, donc d’être dans un bon milieu pour savourer de l’émancipation.

Puisque tout ce qui vit est inter dépendant, comme tout ce qui concerne la voiture et ses éléments, l’arbre, son tronc, ses branches, sa sève etc. L’homme a besoin d’être dans un équilibre saint pour s’émanciper et aussi par le nombre constant, émanciper aussi ce qui vit, puisqu’il contribue à la chaîne alimentaire de ce qui vit. Il mange, il est mangé. S’il n’y a plus d’homme, tout ce qui existe grâce à la vie de l’homme disparaît avec lui. Si l’homme détruit tout ce qui lui permet de vivre, il disparaîtra avec.


Qu’est ce que l’inter dépendance ou le maintien de l’équilibre ?

papillon-volan

L’homme à besoin d’entretenir la voiture pour qu’elle roule et la voiture conduit l’homme ainsi où ilEcologie - vivre ensemble veut. L’un dépend de l’autre. Si l’homme n’entretient pas la voiture comme une ville non entretenue, la voiture tombe malade, elle pollue et par la pollution, elle tue l’homme par les différentes maladies que génère sa pollution. Une ville non entretenue, polluée, attire les mauvaises bactéries et microbes, cela ne permet pas à l’homme de vivre dans un environnement saint, donc le tue par les maladies ainsi créées.

Nous avons besoin d’eaux, de forêts qui permettent les équilibres, parce qu’elles nous servent. Les détruire fait disparaître aussi tout ceux à qui ils permettent de vivre et qui nous permettent nous humains aussi de vivre. C’est cela l’inter dépendance. Les détruire par ricochet, nous nous détruisons.

Il y a aussi l’écologie politique qui est la politique liée à la science de l’écologie qui est en lui-même la bonne conduite des gestions de notre patrimoine environnementale sociale humaine et générale voir économique qui améliorerait nos conditions de vie dans le respect et l’équilibre de l’existant. Donc avoir une bonne politique de l’écologie, c’est en premier respecter ce qui existe sur notre écosystème, la vie, permettre et améliorer la vie humaine dans la coexistence des vies. Modérateur : Edmond Edouard N’GOUAN – Président du Parti Ecologique Ivoirien.

Dechets toxiquesAux forums des liens utiles, le modérateur Marie Ange explique que l’écologie, c’est : « la science des relations des êtres vivants avec leur environnement physique, chimique et biologique » ; « l’écologie, branche de la biologie, étudie les relations de dépendance et les interrelations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu de vie. C’est une science au service de la compréhension du fonctionnement de la Maison Terre. »

Le pionner de l’écologie est Darwin. C’est lui, qui en étudiant les êtres vivants et leur évolution, puis en écrivant « De l’origine des espèces par voie de sélection naturelle » a en quelque sorte lancé l’écologie. C’est au XX ème siècle cependant que cette science a pris son véritable essor. Aujourd’hui, largement médiatisée, sans doute trop pour son malheur, elle attire tant des gens sérieux que des illuminées auxquels l’on doit quelques beaux dérapages dont une part se sont transformés en véritables catastrophes.

L’écologiste, étudie les êtres vivants, leur manière de vivre et leur milieu de vie, etc. Il observe, apprend à connaître, à comprendre, respecte la Nature et ses lois. L’écologiste sait que la Nature a bien fait les choses, qu’elle a doté les êtres d’une grande capacité d’adaptation.

L’illuminé c’est celui qui se prend pour un écologiste mais qui n’a rien compris à ce qu’est l’écologie. L’illuminé c’est celui qui va crier au scandale parce qu’un garde chasse aura tué un éléphant pour limiter la population. L’illuminé c’est celui qui va sortir son fusil parce qu’il vous a surpris à cueillir une pâquerette (vous abîmez la Nature là vous dira-t-il !).

Bref l’écologiste observe, apprend à connaître la Nature, il la respecte, la protége de manière réfléchit. L’illuminé qui se croit écologiste fonce tête baissée, impose « ses conneries » et regarde ensuite le « bordel » qu’il a fait, en disant que ce n’est pas sa faute, mais celle des autres qui n’ont pas fait comme il a dit (et bien tiens par exemple !) N'oublions pas que l'homme fait également partie de la nature


Abidjan et sa lagune très poluée de déchets toxiques

La lagune à Abidjan laissée à pourrir par les autorités ivoiriennes


La répartition géographique


écologie environnemlentale - un écosystèmeVous êtes vous déjà posé la question pourquoi les kangourous ne vivent pas en Europe ? La réponse est très simple : l'Europe par rapport à l'Australie est relativement inaccessible avec les moyens dont dispose le kangourou pour se déplacer. Pourtant il existe des cas où l'espèce aurait le moyen d'agrandir son aire géographique, mais ne le fait pas, par un choix dicté par son comportement. Dans d'autres situations (lors de transplantations accidentelles ou intentionnelles,) ce sont les facteurs biotiques ou les facteurs abiotiques qui les en empêchent. Tiens, encore des mots compliqués pour exprimer quelque chose de très simple. Les facteurs biotiques sont toutes les interactions entre les organismes dans un milieu donné tandis que les facteurs abiotiques sont les facteurs "non vivants", tels que la lumière, l'eau, les nutriments...

Un changement en entraîne un autre. Vous avez sûrement déjà vu un exemple de chaîne alimentaire, comme : l'herbe est mangée par la vache qui est elle-même mangée par l'homme. Lorsqu'il meurt, l'homme est décomposé grâce à des bactéries, des insectes, et les ions minéraux, tels que le potassium, qu'il contenait sont absorbés par la plante qui les utilise pour contrôler l'ouverture de ses stomates. C'est ça qui est fantastique, savoir comment telle espèce vit en communauté avec d'autre, qu'est ce quelle mange, par qui elle se fait manger, de quel milieu a-t-elle besoin pour vivre ! Et pourtant tout est en équilibre (quand l'homme n'est pas venu apporter son petit grain de sel, du moins.) C'est ce qui rend la nature encore plus belle mais d'autant plus fragile !


Les six domaines d'étude de l'écologie


Pour étudier tout cet univers fascinant, la science de l'écologie est-elle même divisée en six domaines d'étude de plus en plus vaste, qui correspondent à des niveaux de la hiérarchie biologique. L'autécologie se penche sur les aspects morphologiques, physiologiques et comportementaux des réactions d'un organisme aux conditions biotiques et abiotiques de son milieu. Ensuite, vient l'écologie des populations (d'une même espèce) qui étudie les facteurs qui influencent la taille d'une population d'une espèce donnée dans une aire particulière. L'écologie des communautés (de plusieurs espèces) traite des interactions entre les espèces dans une communauté toujours dans une aire particulière. Vient ensuite l'écologie des écosystèmes qui s'occupe des flux d'énergie et les cycles biochimiques. A ces quatre domaines, on peut rajouter l'écologie des paysages qui assemble les écosystèmes dans une région géographique plus vaste et enfin, l'écologie de la biosphère qui s'intéresse à l'ensemble des écosystèmes de la planète. C'est elle qui, par exemple, analyse la façon dont les concentrations en CO2 influent sur le climat planétaire.

fleurs sur un balconPourquoi cet amalgame entre l'écologie, la science, et l'écologie qu'on désigne dans le langage courant pour les préoccupations environnementales ? Parce qu'il faut comprendre les relations souvent compliquées et délicates qui existent entre les organismes et leur milieu pour aborder les problèmes environnementaux. Les écologistes influents peuvent interpeller la population et les politiques sur tel problème environnemental. Ils peuvent aussi, en tant que spécialistes en la matière, proposer une solution aux législateurs.

L’Ecologie selon la source wikipedia : l'écologie est la science qui étudie les relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu (environnement). L’écologie est l’une des sciences naturelles.

Le terme « écologie » vient du mot grec oikosmaison » « habitat ») et logosscience» «connaissance ») : c’est la science de la maison et de l’habitat. Il fut inventé en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel, bien que Henri David Thoreau l’ait peut-être inventé dès 1852. Il semble avoir été utilisé pour la première fois en français vers 1874 dans son ouvrage Morphologie générale de l’organisme, Haeckel désignait en ces termes :

Une définition généralement admise, particulièrement utilisée en écologie humaine, consiste à définir l’écologie comme le rapport triangulaire entre les individus d’une espèce, l’activité organisée de cette espèce et l’environnement de cette activité. L’environnement est à la fois le produit et la condition de cette activité, et donc la survie de l’espèce. Un écologue est un spécialiste de l’écologie. Le terme est souvent confondu avec la dénomination écologiste, partisan de l’écologisme.

information pris sur le site du parti ecologique ivoirien, un grand merci pour cette air nouvelle dans la politique en côte d'ivoire, merci pour l'éducation écologique les ivoiriens en particulier mais aussi le monde entier en a bésoin. merci président Edmond Edouard N'gouan

Serge Bilé dévoile son enquête sur le racisme au Vatican Il publie avec Audifac Ignace : « Et si Dieu n’aimait pas les Noirs ? »


Après Noirs dans les camps nazis, La légende du sexe surdimensionné des Noirs, et Quand les Noirs avaient des esclaves blancs, le journaliste et écrivain franco-ivoirien Serge Bilé fait paraître, en collaboration avec son confrère camerounais Audifac Ignace : Et si Dieu n’aimait pas les Noirs ? Enquête sur le racisme aujourd’hui au Vatican, aux éditions Pascal Galodé. Un ouvrage qui regroupe des témoignages de prêtres et de religieuses d’origine africaine, en poste à Rome, sur les conditions, les traitements et les discriminations dont ils seraient victimes.

« Qu’aucun noir ne soit déployé aux portes du Vatican. » En 1944, ce message du pape Pie XII est adressé au commandement des forces alliées et transmis, par le secrétaire d’Etat du Vatican, à l’ambassadeur de Grande Bretagne près le Saint Siège. Une injonction que le diplomate rapporte ainsi : « Le secrétaire d’Etat du Vatican est venu me voir aujourd’hui pour me dire que le pape espère qu’il n’y aura pas de soldats de couleur au sein des troupes alliées qui seront déployées à Rome après la libération. Il s’est empressé de souligner que le Saint Siège ne fixe pas de limite dans le degré des couleurs, mais espère que sa demande sera prise en compte. »

Les événements relatés datent de la Seconde Guerre Mondiale. Les choses ont-elles évolué depuis ? En 2006, le cardinal japonais Stephen Fumio Hamao dénonce les critères de nomination des évêques d’Afrique et d’Asie, en dévoilant au passage les dessous des réunions mensuelles auxquelles il a eu à prendre part, et où sont examinés les profils des personnalités pressenties pour la charge.

Deux poids, deux mesures

Si les prélats sont touchés par le phénomène, on peut imaginer ce qu’il en est pour ceux qui évoluent dans des sphères moins élevées. Alors que les prêtres européens accèdent à la fonction de chapelains (aide de camp du souverain pontife), purement honorifique et gratifiante au bout de trois ans de présence au sein siège, les ecclésiastes africains doivent quant à eux, selon l’enquête de Serge Bilé et Audifac Ignace, attendre entre neuf et quinze ans !

Dans l’enseignement, les auteurs de l’essai constatent les mêmes dérives à Urbaniana, l’université catholique qui dépend du Vatican. Les prêtres africains, qui y enseignent, doivent attendre parfois jusqu’à dix longues années pour être titularisés, alors que leurs collègues européens le sont au bout seulement de trois ans. Tout cela, au vu et au su du Saint-Siège.

Comment l’Eglise peut-elle alors être crédible dans sa dénonciation du racisme dans le monde, quand elle n’a pas la volonté de le combattre dans sa propre maison ? Le silence du pape et de la curie romaine sur cette question, la rend plus criante encore pour les auteurs de l’enquête.

Les plus gros bastions du catholicisme se trouvent désormais en Afrique, en Asie et en Amérique laine, tandis que l’Europe voit ses troupes rétrécir à vue d’œil. Pourtant, le racisme persiste : « Tout est fait pour nous rendre la vie difficile et nous décourager finalement de rester ici », confie un prêtre africain. D’autres, moins chanceux, victimes de tracasseries administratives, sont tombés dans la déchéance. Ils se retrouvent aujourd’hui… sans papiers à Rome. Ils seraient une centaine dans ce cas. Obligés de mendier pour survivre, ils ont interdiction de célébrer la messe, alors que les églises italiennes, et plus généralement européennes, manquent cruellement de prêtres. Un comble !

Esclaves domestiques et religieuses prostituées

Mais, il y a plus grave, nous disent les auteurs d’Et si Dieu n’aimait pas les Noirs ? : de jeunes recrues deviennent « captives ». Les congrégations romaines - crise des vocations oblige- font venir des religieuses africaines, pour travailler dans les maisons de retraite qu’elles possèdent et qui les font vivre. Les nouvelles venues, qui ne parlent généralement pas la langue, constitueraient une main d’œuvre taillable et corvéable à merci.

Ce serait le cas d’une religieuse congolaise qui raconte, dans le livre, comment la mère supérieure de son couvent lui a confisqué sa carte de séjour, le jour même de sa délivrance, pour être sûre de la tenir à sa merci. « On travaille de six heures du matin jusqu’à parfois vingt-heures le soir », confie la jeune femme, en regrettant de n’avoir même pas de quoi s’acheter ne seraient-ce que des sous-vêtements. Du coup, de brimades en privations, certaines d’entre elles finiraient par sombrer et accepter, contre rémunérations, les avances de prêtres italiens. Puis l’argent qu’elles gagnent serait envoyé « au pays » dans leurs familles.

Une enquête bientôt suivie d’un documentaire

Voilà, entre autres, ce que révèlent Serge Bilé et Audifac Ignace, qui se défendent d’avoir voulu faire du sensationnalisme, mais un travail de fond. Un travail par lequel ils entendent briser les chaînes d‘une aliénation dont la véritable portée ne s‘arrête pas à quelques victimes.

Au delà des anecdotes et des témoignages, Serge Bilé et Audifac Ignace plongent dans l’Histoire même du Vatican. De la malédiction de Cham à la position de l’Eglise par rapport à la traite négrière, en passant par toutes les croyances héritées de vieilles théories catholiques selon lesquelles les Noirs doivent leur couleur à leurs vices et leurs péchés, ce document expose une partie des faits et arguments sur lesquels l’Eglise s’est fondée pour prouver l’infériorité de la race noire.

En complément de ce livre, Serge Bilé proposera prochainement un documentaire sur la vie et la sexualité dans les couvents, avec les témoignages croisés, recueillis en Italie, au Congo, en France, et en Martinique, de cinq ex-religieuses, qui s’expriment sans tabou. Titre de ce film : Une journée dans la vie de Marie-Madeleine.

elmaestro