dimanche 8 mars 2009
DUEKOUE Un incendie ravage une partie du camp militaire
Y.Doumbia
lundi 2 mars 2009
2 mars , 2009 Passation des charges entre com-zones et préfets Voici la nouvelle fonction des chefs de guerre
Les Forces armées des Forces nouvelles s’apprêtent à céder la place au corps préfectoral dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat. La passation des charges est prévue pour le 4 mars prochain à Bouaké, en présence du Premier ministre Guillaume Soro. En attendant, le général Soumaïla Bakayoko, chef d’état major des Fafn, et ses hommes multiplient les rencontres pour, selon des sources, définir les priorités et s’accorder sur la parcelle de pouvoir à céder au corps préfectoral. A cet effet, une rencontre de tous les commandements de zone a eu lieu le samedi 28 février dernier, à l’état major de Korhogo. ‘’ Nous avons parlé de la passation des charges qui aura lieu très prochainement entre les commandants de zone et les commandants de secteur, d’une part, et les préfets de région et les sous préfets, d’autre part. Il va sans dire que les commandants de zone ne vont pas s’effacer. Il s’agit de passation des charges, c’est-à-dire que toutes les charges administratives que nos commandants de zone exerçaient dans les zones vont revenir de facto aux préfets de région ou aux sous-préfets. En ce qui concerne la sécurisation de la zone, il va sans dire que c’est dans le cadre même de l’accord politique de Ouagadougou que cela sera assuré par les militaires des Forces armées des Forces nouvelles, avec bien entendu des commandants de zone, le Centre de Commandement Intégré (CCI), et aussi souvent de façon mixte, avec nos camarades des Fanci du Sud ‘’, a souligné le général Soumaïla Bakayoko, à la sortie de la réunion. Ces propos situent l’opinion sur la nouvelle fonction qu’occuperont désormais les com-zones après la passation des charges avec le corps préfectoral. Les chefs de guerre seront mis à la disposition du CCI pour servir d’agent de sécurité et assurer la bonne marche du programme global de sortie de crise. Le premier test en la matière sera sans nul doute le prochain voyage du chef de l’Etat dans la zone Centre Nord et Ouest, notamment à Man, Touba et Odienné. ‘’ Nous avons abordé la visite très prochaine du chef de l’Etat et du Premier ministre à Man, Touba et Odienné. Comment nous allons sécuriser cela ‘’, a indiqué le chef d’état major des Fafn.
Enquête express Ces filles de ménage, ‘’deuxième bureau’’ des patrons
Les filles de ménage communément appelées ‘’bonnes’’ ou ‘’servantes’’ sont la plupart des jeunes filles analphabètes ou déscolarisées qui viennent du village pour se ‘’chercher’’ et se ‘’débrouiller’’ en ville. Elles sont en général gérées par des agences de placement qui se chargent de leur trouver du travail dans des foyers quand ce ne sont pas des ‘’tanties’’ qui les font venir du village. La méthode du bouche à oreille est aujourd’hui le moyen le plus courant pour s’attacher les services d’une fille de ménage. La raison est toute simple : les agences de placement reviennent cher aux foyers. Pourtant Dieu seul sait le gros travail que ces filles de ménage abattent dans les foyers. Nettoyer la maison, faire la cuisine, accompagner les enfants à l’école, faire la lessive, faire le marché sont entre autres les tâches qu’elles exécutent quotidiennement. Dans l’exercice de leur métier, ces jeunes filles rencontrent d’énormes difficultés et sont souvent victimes de maltraitance, de droit de cuissage, de sévices corporels et moraux, le tout couronné par la malhonnêteté des agences de placement qui réquisitionnent souvent leur paie. Dans une agence de placement de filles de ménage à Abobo, les jeunes filles dont l’âge varie entre 12 et 18 ans, ont bien voulu lever un coin du voile sur leurs souffrances. Unanimement, les filles ont déclaré que certaines patronnes mettent tout en œuvre pour ne pas les payer correctement ou réduire de moitié leur salaire. ’’Ma dernière patronne m’accusait toujours de vol pour ne pas me payer. Elle prétextait prendre mon argent pour acheter l’objet volé ’’ a confié Koné Awa, âgée de 17 ans. A côté des ponctions salariales, les bonnes font aussi l’objet de ‘’bastonnades’’ intempestives par leurs patronnes. A ces sévices corporels s’ajoute l’interdiction de manger la nourriture familiale. ‘’Je n’avais pas le droit de manger la nourriture de la maison, ce que je prépare moi-même, je n’ai pas le droit de le manger au risque de me voir injuriée et traitée de tous les noms par ma patronne. J’étais donc obligée d’acheter à manger tous les jours ’’, poursuit-t-elle. Sa copine Kissa assise à ses côtés prend la parole pour nous faire partager une expérience douloureuse de sa vie de fille de ménage. ’’Un jour, pendant qu’on pilait du foutou avec ma patronne, j’ai, par inadvertance, heurté ses doigts avec le pilon. Prise d’une colère noire, elle a saisi ma main et d’un bon coup de pilon me l’a écrasée contre le mortier. Je me souviendrai toute ma vie de la douleur que j’ai ressentie. Je traîne encore les séquelles de cette agression qui date de deux ans’’, a-t-elle confessé non sans ajouter qu’elle continue de faire ce métier surtout par nécessité parce qu’elle doit assister financièrement ses pauvres parents au village, et pas par gaieté de cœur. En effet, le droit de cuissage et les propositions indécentes sont de rigueur dans le milieu.
Domestique et maîtresse du patron
Une triste réalité que vivent de nombreuses filles de ménage, les prestations des domestiques ne s’arrêtent plus aux simples tâches qui leur sont dévolues. Certaines sont invitées, très souvent contre leur gré, à réchauffer les nuits du patron quand la maîtresse de maison est en déplacement ou est indisponible. ‘’Dans ce métier, les propositions indécentes des patrons ne manquent pas. C’est même monnaie courante. Quelle que soit la forme, la taille ou la beauté de la servante, le patron n’a qu’une seule chose en tête, la mettre dans son lit. Tout ce qui lui importe, c’est satisfaire sa libido. Le comble, c’est que souvent, les enfants emboîtent le pas à leur père. Tout le monde veut profiter des charmes de la bonne. Franchement, c’est honteux’’, a révélé très amère, Coulibaly Adja, 18 ans, résidant à Koumassi-campement. Il y a cependant des filles qui profitent de la situation. Fatiguées de camper le rôle de bonne à tout faire dans la maison, ces ‘’filles adoptives’’ n’hésitent pas à franchir le pas pour coucher avec ‘’tonton’’, à la moindre occasion. Dame A.V.K, fonctionnaire dans un ministère de la place, en a fait les frais. ‘’J’employais A. Jeannette pendant plus de 5 ans. Elle a réussi à gagner mon estime. Je la considérais comme ma fille et je n’hésitais pas à lui faire des cadeaux. Je lui confiais même certains secrets parce qu’elle était majeure. Elle était donc comme une confidente pour moi. Pour me remercier, elle a couché avec mon mari. Je l’ai su quand elle est tombée enceinte’’, explique-t-elle avec regret. Ces relations amoureuses officieuses entre le patron et la fille de ménage confèrent désormais à celle-ci le statut de maîtresse de maison, au même titre que l’épouse légitime et légale. Le deuxième bureau bénéficie des largesses du patron. ‘’Je suis déjà sortie avec mon patron mais c’était surtout pour une question d’argent. J’avais un salaire de 20.000fcfa qui couvrait à peine mon transport parce que j’habite Koumassi et mon lieu de travail est à Treichville zone 3. Je couchais donc avec mon patron qui, non seulement ajoutait quelque chose sur mon salaire mais payait mon loyer, couvrait mes petits besoins de femme et payait même la scolarité de mon petit frère’’, a confessé Nadège K.Y. Quand ces relations entre employeur et employée arrivent à être officialisées, elles sont sources de disputes dans le foyer et conduisent généralement au divorce du couple.
Ténin SOLO
PREMIER SOMMET DE LA JEUNESSE AFRICAINE POUR UNE AVANCÉE RAPIDE VERS LES ÉTATS-UNIS
Ce sommet regroupera 500 participants venus notamment ,des associations et ong panafricaines, des jeunes leaders pan africanistes , des décideurs politiques et des membres des assemblées nationales de tous les pays africaines et débattra des questions relatives a la ''jeunesse africaine faces aux problèmes d'intégration économiques et la gestion des ressources naturelles de l'Afrique (problèmes et perspectives) ,culture et langues dans le contexte de l'unité africaine
cette rencontre internationale placée sous la haute autorité du gouvernement guinéen est organisée par une association de jeunesse dénommée LA JEUNESSE POUR L'UNIFICATION RAPIDE DE L'AFRIQUE dont l'objectif est de voir toute l'Afrique unie comme un seul ÉTAT dote d'une constitution ,d'un gouvernement, et d'un parlement
le sommet de Conakry est d'une suite logique de la dernière rencontre des jeunes africains pour la lutte contre la faim tenue du 25 au 30 juin a Freetown en Sierra Leonne (Afrique de l'ouest).
MORALISATION DE LA VIE PUBLIQUE PAR GBAGBO Ce que prépare l’opposition
Dire que le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo est déterminé à nettoyer les écuries d’Augias relève d’une lapalissade. Depuis plusieurs mois, il s’est lancé dans une sorte d’opération mains propres. Il a fait muter certains de ses collaborateurs -les plus chanceux- à l’extérieur, quand d’autres -les moins chanceux- ont été jetés en prison. Le patron du Palais présidentiel n’a pas hésité à affecter, en mai 2008, à l’extérieur son Directeur de protocole, Allou Eugène et son aide de camp, Raphaël Logbo. Depuis juin 2008, des dirigeants de la filière café-cacao sont à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Ils sont pour la plupart proches de Laurent Gbagbo. Des ministres ont même été entendus dans cette affaire. Parmi ces membres du gouvernement, il y a Amadou Gon Coulibaly, ministre de l’Agriculture et Directeur national de campagne d’Alassane Dramane Ouattara. Son audition ainsi que celles des ministres, Alphonse Douati, Sébastien Dano Djédjé, Paul Antoine Bohoun Bouabré, issus du FPI, et Charles Koffi Diby (société civile) ont été autorisées au cours du conseil des ministres du 14 août 2008. Le numéro 1 ivoirien, recevant les vœux de nouvel an, le 21 janvier dernier, a dit sa détermination à laisser conduire « jusqu’au bout » l’enquête dans la filière café-cacao. « Je ne vais pas me permettre de faire des commentaires sur un problème qui est pendant devant la justice, mais, je voudrais seulement dire à tous les gens qui grenouillent, à ceux qui se lèvent et vont dire au juge : le président Gbagbo dit de libérer les gens. Je n’ai envoyé personne. Et je n’enverrai personne », avait martelé M. Gbagbo. Bien plus, il avait affirmé, devant le corps diplomatique, ce jour-là, son intention d’étendre la moralisation de la vie publique à d’autres secteurs. « Dès l’instant où avec l’accord politique de Ouagadougou, j’ai fini la vraie guerre, je mène à présent la guerre pour rendre compte de la gestion de l’argent public qui est une véritable plaie (…) J’ai écrit au procureur de la République quand je me suis rendu compte que les rumeurs avaient un fondement. Et nous avons commencé dans le café-cacao. Ce n’est pas le seul secteur. Nous sommes en train d’instruire sur d’autres secteurs », avait-il révélé. Début février, le porte-parole de Laurent Gbagbo annonçait que l’une des secrétaire du chef de l’Etat s’est rendue coupable d’une escroquerie portant sur la somme de plus de 65 millions de F Cfa au préjudice de la société MTN. Jugée en flagrant délit, la dame et sa complice ont été condamnées à cinq ans de prison le 11 février dernier. Comme si cela ne suffisait pas, en fin de semaine dernière, le procès des agents fictifs de la présidence de la République a débuté. Le verdict est attendu pour ce mardi.
Faire la part des choses Fait marquant : pour ce cas comme pour celui de la secrétaire, c’est la présidence de la République qui a porté plainte. Et, ce n’est pas fini. En tout cas, si l’on s’en tient à l’information livrée par l’hebdomadaire Jeune Afrique dans son édition du 22 au 28 février 2009. A en croire ce journal, des personnalités proches du chef de l’Etat comme le pasteur Koré Moïse, conseiller spirituel, Jacques Anouma, Directeur administratif et financier, le général de la police à la retraite, Jean Pierre Lorougnon, patron des services de renseignements à la présidence, N’Zi Paul David, Directeur de cabinet seraient, elles aussi, menacées par le coup de balai du chef de l’Etat. Selon nos sources, ces affaires sont très suivies par l’opposition. Une opposition qui gère des ministères et bien de structures publiques depuis le partage du pouvoir à Marcoussis en janvier 2003. Pour elle, si le chef de l’exécutif ivoirien frappe dans son propre camp, c’est pour préparer l’opinion à accepter « la moralisation » de l’opposition. Elle prépare donc sa réaction. Des opposants au régime de Laurent Gbagbo ont commencé à monter des dossiers dans les secteurs comme le pétrole, la téléphonie mobile et autres dirigés par des proches du chef de l’Etat, précise une source au sein du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Il s’agira, a expliqué notre interlocuteur, de brandir ces dossiers au moment où le chef de l’Etat va envoyer son balai « dans la maison de l’opposition ». Le hic dans cette affaire, c’est que tous les coups seront permis. Même les faux. Certains n’hésiteront pas, a-t-on appris, à faire sortir des documents de supposées malversations. « La communication va jouer un rôle important dans cette campagne. On fera savoir que M. Gbagbo fait une chasse aux sorcières et que les voleurs sont plutôt dans son camp », a souligné notre informateur. Du côté du FPI, on confirme l’information. Un membre du secrétariat général de ce parti s’est insurgé contre cette manière de faire. « C’est un chantage que veut faire l’opposition. Mais que les opposants se le tiennent pour dit : nous n’allons pas laisser prospérer ce chantage », a-t-il mis en garde, se réjouissant que les structures chargées de faire les audits et la justice sont là pour tirer les bons grains de l’ivraie. Il importe de ne pas faire de délations en mêlant la politique à la moralisation de la vie publique.
Sylla ARUNA





