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vendredi 14 novembre 2008

Tribunal militaire d`Abidjan : Ange Kessy aux portes de la prison ? - Les méfaits incroyables imputés au procureur militaire


Toute la République est prise d`émoi devant la gravité des faits. Le procureur militaire Ange Kessy Kouamé Bernard vient de s`installer dans de beaux draps. Il lui est en effet reproché d`avoir soustrait d`une procédure criminelle en cours une dame, redoutable faussaire répondant tantôt au nom de Soumah Aitta tantôt à celui de Pohan Olga Marie Chantal. Et d`avoir facilité la fuite de cette dernière vers l`Italie en la faisant passer pour une avocate qui l`accompagnait en mission officielle alors qu`en réalité cette dame serait sans emploi. Les faits ont été dénoncés au plus haut niveau de l`Etat et l`on se demande si les jours du célébrissime procureur militaire à la tête du parquet militaire ne sont pas comptés. Dans les couloirs du ministère de la Défense, l`on ne finit pas de s`interroger depuis que les faits ont été portés à la connaissance du ministre Michel Amani N`guessan. L`on a du mal à comprendre comment un procureur militaire, c`est-à-dire un homme de droit, a pu tomber dans un tel filet en agissant avec autant de légèreté. Selon des informations de sources recoupées et concordantes, Pohan Olga Marie Chantal qui, en réalité, se nomme Soumah Aitta serait le personnage principal de cette intrigue qui défraie la chronique au tribunal militaire. Cette dame de réputation assez sulfureuse, si l`on en croit nos sources, aurait répondu partout au tribunal militaire et même dans les milieux annexes qu`elle se serait fait arnaquer par un magistrat qui, plus est, serait un substitut au procureur militaire Ange Kessy Kouamé. Cet auxiliaire du procureur militaire dont nous n`avons malheureusement pu obtenir le nom lui aurait encaissé 2 millions de francs avec la promesse de lui faire délivrer un visa pour l`Europe. Mais ce dernier, n`ayant pu honorer cette promesse, refuserait de lui restituer son argent. Le substitut du procureur militaire en question qui sent son honneur égratigné par cette dame qui opère sous une double identité et qui le harcèle sans cesse aurait porté l`affaire à la connaissance de sa hiérarchie directe avant de porter plainte contre elle pour " dénonciation calomnieuse, diffamation, harcèlement sexuel et faux et usage de faux ". La police criminelle est mise aux trousses de dame Soumah Aitta alias Pohan Olga Marie Chantal. Depuis le 28 août, la police est sans trace de cette dame qui a deux attestations d`identité, deux passeports, etc. Finalement, on finit par apprendre que celle-ci s`est envolée pour l`Italie en compagnie du procureur militaire Ange Kessy. Comment cela a-t-il pu se faire alors que ce dernier savait cette dame visée par une procédure criminelle ? La police prend contact avec le consulat d`Italie et c`est là qu`elle apprend, selon nos sources, avec stupéfaction que c`est le procureur militaire qui est intervenu auprès des services de l`ambassade pour présenter dame Soumah Aitta comme une "avocate" qui l`accompagne dans le cadre d`une visite officielle en Italie. Les responsables de l`ambassade d`Italie qui continuent d`avoir du respect pour nos autorités ne pouvaient pas mettre en doute les termes de la demande de Ange Kessy. Le visa est accordé et le 20 septembre, les deux s`envolent pour Italie. Selon nos sources, outre le ministre de la Défense, le CEMA le Général Mangou, le ministre de l`Intérieur Désiré Tagro auraient été informés. De même que le chef de l`Etat qui a eu vent de cette vilaine affaire qui écorche une fois de plus l`image de notre pays, depuis sa retraite de Mama, son village natal. Pour l`instant, l`on ignore la suite que l`Etat entend donner à ce problème. Mais en attendant, et surtout face à la dégradation de la situation militaire la fin du week-end écoulé, il a été expressément demandé au procureur militaire Ange Kessy de mettre fin à sa mission en Italie et de regagner Abidjan. Dans la mesure où le règlement de la question des soldats des FANCI entrés en mutinerie pour exiger le paiement de leurs arriérés de primes requérait la présence du procureur militaire. Ange Kessy est donc rentré à Abidjan dimanche et est intervenu à la télé pour expliquer la mesure de radiation décidée par l`Etat contre les mutins

Avis de tempête

Les répercussions des changements climatiques sur la population suscitent de plus en plus d’inquiétudes dans le monde entier, alors que des milliards de tonnes de déchets industriels polluent l’atmosphère chaque année, retenant une trop grande quantité de chaleur solaire et entraînant de dangereux bouleversements du climat et des phénomènes météorologiques de par le monde.L’Afrique subsaharienne produit moins de 4 % de ces émissions – les gaz à effet de serre – soit bien moins que l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Asie et d’autres régions industrialisées. Mais le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, groupe de chercheurs établi par l’ONU, a établi que l’Afrique subit déjà les effets des changements climatiques et en pâtira davantage dans les années à venir. Le Sahel et d’autres régions semi-arides risquent de souffrir d’une aggravation de la sécheresse. Un tiers de la population du continent vit déjà dans des zones de sécheresse, et 75 à 250 millions de personnes supplémentaires pourraient être menacées par les changements climatiques. Les régions sujettes à inondations de l’Afrique australe pourraient devenir plus humides encore du fait de l’évolution des conditions climatiques, les inondations étant plus fréquentes et les opérations de secours accaparant des ressources aujourd’hui consacrées au développement.L’agriculture du continent, qui souffre déjà de sa dépendance vis-à-vis de l’irrigation pluviale et de la mauvaise qualité des sols, risque d’être durement touchée à mesure que la sécheresse et les inondations s’étendront et que les saisons de végétation changeront. Un tel scénario constituerait une catastrophe humanitaire et économique sur un continent où les activités agricoles représentent 70 % des emplois et sont souvent le moteur des économies nationales, sources de recettes d’exportation et de denrées alimentaires à bas prix. Des études prévoient que d’ici 2020, les cultivateurs de certains pays ne récolteront que 50 % de leur production actuelle.“Déplacés climatiques”L’ONU estime que, du fait de la détérioration des conditions de vie, quelque 50 millions de personnes “déplacées climatiques” de par le monde pourraient se joindre aux flux de migrants qui traversent les frontières et les océans à la recherche de nouveaux moyens d’existence. Bon nombre d’entre eux s’installeront dans des villes surpeuplées qui ont déjà du mal à offrir des emplois, des logements et des services de base. Ce phénomène accroîtra également le risque de maladies comme le paludisme. Certaines régions non contaminées pourraient le devenir à mesure que les changements climatiques permettront aux moustiques porteurs de la maladie de se développer. L’Organisation mondiale de la santé prévoit que jusqu’à 80 millions de personnes supplémentaires pourraient ainsi contracter cette maladie de par le monde. AdaptationConscients de la vulnérabilité du continent, les dirigeants africains soutiennent depuis longtemps la lutte de la communauté internationale contre le réchauffement planétaire. Mais la réduction des émissions n’a jamais constitué la priorité absolue d’un continent dont les rares industries ne produisent que de faibles quantités de gaz à effet de serre. Les gouvernements du continent et leurs partenaires de la société civile et du développement s’efforcent plutôt de se préparer aux bouleversements climatiques à venir et d’aider les communautés vulnérables à s’y adapter. Le programme de développement de l’Afrique comporte des projets visant à renforcer les moyens de lutte des communautés contre les changements climatiques. (...)La principale difficulté est d’ordre financier, explique l’expert sierra-léonais de la météorologie Ogunlade Davidson. “Les changements climatiques auront des incidences considérables pour l’agriculture africaine, la contraignant à revoir ses pratiques. Mais sans un financement suffisant, elle n’en sera pas capable”, dit-il. (...)“Comme l’Afrique n’a jamais profité des avantages financiers qui ont causé au départ la production de gaz à effet de serre, elle n’a jamais accumulé les richesses nécessaires pour lutter contre les bouleversements climatiques.” De ce fait, l’Afrique se heurte aujourd’hui aux conséquences d’une situation dont elle n’est pas responsable, nécessitant des moyens qu’elle n’a pas. “C’est un double handicap.” L’Afrique reçoit néanmoins de l’aide de la part de deux fonds administrés par le Fonds mondial pour l’environnement, organisme de financement établi en 1991 pour participer aux projets de préservation de l’environnement des pays en développement.

Première édition de la Journée de la diaspora ivoirienne (JDI) à Paris - L’Ambassadeur Pierre Kipré aux Ivoiriens: "Approfondissez les relations franc


Le moins qu’on puisse dire, c’est que la première édition de la journée de la diaspora ivoirienne initiée par la Cogid, a réuni du beau monde le samedi 17 mai dernier au Palais des Congrès de Montreuil – banlieue proche de Paris. L’organisation en elle-même, la qualité des intervenants et les nombreux invités présents, ont contribué au succès de l’évènement. Côté officiel, l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, SEM. Pierre Aimé Kipré, parrain de la cérémonie, malgré son agenda très chargé, a honoré de sa présence. Selon des sources proches du protocole, dès 8 heures du matin déjà, le locataire de la chancellerie ivoirienne, lui-même en partance pour Abidjan ce jour-là, s’était tout d’abord rendu à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle pour y accueillir Mme Ehivet Simone Gbagbo, la Première Dame de Côte d’Ivoire, qui a marqué une brève escale à Paris, avant de se rendre au 128, rue de Paris à Montreuil – l’adresse du Palais des Congrès –. A la tribune, l’ancien ministre de l’Education nationale, a livré un message de recommandations aux responsables de la Cogid – Coordination générale des Ivoiriens de la diaspora – “La solidarité ne doit pas se traduire seulement dans le malheur, elle ne doit pas être individuelle mais collective… Cette notion de collectivité doit contribuer au développement et à la construction de la nation ivoirienne. J`attends des membres de la diaspora qu`ils soient acteurs de la réalisation de leur pays. Les autorités françaises que j`ai rencontrées depuis ma nomination sont unanimes pour dire que nous sommes un peuple aux valeurs réelles. Je vous conseille de respecter les lois de ce pays qui vous valorise d`être reconnus à ce juste titre. Soyez des modèles et approfondissez les relations franco-ivoiriennes», a prôné l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire. La deuxième vice présidente du PIT – Parti ivoirien des travailleurs, Mme Angèle Gnonsao, était de la cérémonie pour apporter sa contribution et partager avec ses compatriotes, sa propre expérience de 17 années passées en France pour ses études. Rappelons que l’ancienne ministre d’Etat séjourne depuis quelques jours à Paris dans le cadre de la promotion de son livre "Le masque au cœur de la société Wê”.A la tribune, l’honneur est naturellement revenu au président de la Cogid, M. Jean-Paul Ouraga, de prononcer l’allocution de bienvenue et de présenter son Ong et ses objectifs. Des objectifs qui se résument au rassemblement et à l’incitation des Ivoiriens de la diaspora au développement économique et social de leur pays. Après quoi, les deux sponsors de l’évènement ont pris le relais. L’agence IPR – International Public Relations – sise sur les Champs Elysées, dirigée par Mme Victorine Avit-Nemet, s’est chargée de porter le groupe NSIA – Nouvelle société interafricaine – et la Nouvelle BIAO à la connaissance de la diaspora ivoirienne de l’Hexagone à travers la Cogid. Respectant ainsi son choix de travailler pour le continent africain et les institutions qui concourent au développement de celui-ci. A tout Seigneur, tout honneur, le président du groupe NSIA, M. Jean Diagou Kacou et le Directeur général de BIAO CI, M. Martin Djédjess, ont pris tour à tour la parole pour présenter leurs entreprises au grand public. Ce qu’on peut retenir, c’est que très bientôt, la BIAO et la NSIA, implanteront une succursale à Paris afin de glaner une part du potentiel marché que représente la diaspora ivoirienne de France. D’ores et déjà, ces deux entreprises ont proposé divers produits attrayants et concurrentiels adaptés aux besoins de leurs futurs clients. Entre autres, des souscriptions à des comptes d’épargne logement, des facilités de transfert d’argent à moindre coût, l’assurance vie, NSIA funérailles, NSIA études pour répondre aux problèmes cruciaux des cas de décès d’une part et d’autre part au financement des études supérieures de(s) l’ayant(s) droit. La problématique du retour au pays a été amplement développée par les intervenants. A titre indicatif, la construction d’une tranche de maisons baptisée “Cité de la diaspora” à Abidjan. Un projet far qui s’impatiente d’enregistrer des adhésions massives pour que sortent de terre, les premières villas. Le déroulement de la cérémonie qui s’est étendue jusqu’en début de soirée a été marqué par plusieurs autres interventions. Dont celle de Dogad Dogoui, patron de Africagora, de Pierre Blé de ERA – Entreprendre et Réussir en Afrique- l’Ong de Basile Boli, et de Me Kourouma, avocat au barreau de Paris. La journée s’est achevée par une conférence publique portant sur le thème principal “La problématique migratoire des Africains : le cas de la Côte d’Ivoire”. Thématique traité et développé par deux spécialistes en la matière. Le Pr Jean-Philippe Omotundé, chercheur en histoire, auteur de plusieurs ouvrages, présentateur de l’émission “Vérités et Mensonges” sur la chaîne de télé 3A Télésud et de Pascal Bonin, Sociologue et chargé de mission au Conseil mondial de la diaspora panafricaine, membre de la Cogid. De façon substantielle, l’historien Omotundé, a présenté son exposé sur l’origine de l’humanité. S’appuyant sur des recherches et des découvertes étonnantes, datant de plusieurs siècles avant l’ère chrétienne, le dernier a démontré la domination de la race noire sur le monde. Une civilisation noire qui a apporté les mathématiques, les langues, l’écriture, les sciences, la culture, l’organisation de la cité – le royaume, l’administration, la notion d’Etat (…) –, l’architecture, en un mot la connaissance universelle tout court aux autres continents y compris l’Occident. Une époque où la race noire était l’alpha et l’oméga de l’univers, qui à ce titre, a apporté la civilisation aux autres peuples du monde qui à ces moments là, “vivaient encore à l’état sauvage”. Les découvertes des vestiges des cités antiques en Afrique montrent bien que tous les symboles de la royauté, religieux, de l’organisation moderne de la société, les formes architecturales, représentés en Occident, ne sont en réalité que des copies conformes du génie créateur des Africains. “Les Occidentaux ont falsifié l’histoire et font comme s’ils étaient devenus amnésiques en niant ces faits historiques indiscutables et infalsifiables…En réalité, ils n’ont rien crée, ils ont plagié le génie créateur des Africains”, a accusé l’universitaire chercheur. Tout ceci pour montrer que le phénomène migratoire des Africains en général et des Ivoiriens en particulier ne date pas de notre siècle contemporain. “Et que par devoir de mémoire, poursuit-il, l’humanité tout entière, la France y compris, a une dette historique envers le continent noir. Mieux, elle devait avoir plutôt une reconnaissance envers ceux dont les ancêtres leur ont apporté la civilisation”. Partant de tous ces constats, les conférenciers ont vertement fustigé la politique du gouvernement français sur l’immigration, les problèmes de racisme et de discrimination dont les Africains en général et les Ivoiriens en particulier sont l’objet. Les tracasseries administratives de régularisation ne sont pas non plus passées sous silence. Au total, toutes les questions sensibles qui font fâcher la diaspora ivoirienne de France sur la problématique de leur condition de vie dans le pays d’accueil, ont été abordées et débattues. Après neuf heures d’échange et d’écoute, le public est reparti édifié des enseignements tirés de cette journée initiée par la Cogid.

Tchimou formel : “Aucun auxiliaire de justice ne peut demander ma révocation”

Depuis quelques jours, les Avocats réclament la démission du Procureur de la République, Tchimou Raymond. Ils l'accusent d'avoir "usé trop de zèle" dans le traitement de l'affaire Me Assi Emmanuel " bastonné par des Forces de l'ordre ". Aux motifs qu'il aurait " violé les principes basiques régissant l'appareil judiciaire ". Donnant son point de vue sur la situation, hier, le Procureur de la République, Tchimou Raymond, entouré de ses plus proches collaborateurs et sous haute surveillance policière, a indiqué, lors d'une conférence de presse animée au Palais au Plateau, qu'il n'appartient pas à un auxiliaire de justice de demander la révocation d'un haut magistrat comme lui. " Il y a toute une séries de procédures à suivre ", a-t-il fait savoir. Déplorant l'attitude des Avocats. Qui selon lui, relève d'un temps révolu. Car, ajoutera-t-il, des voies de droits existent pour régler un problème interne. Et de poursuivre " l'Avocat Assi Emmanuel a agi en tant que liquidateur de la société Inter oil intergrated logistic services dite " ILS " qui devait restituer des biens enlevés à la Petroci, une société d'Etat et dont la valeur s'élève à plus de 2 milliards de FCFA ". Or, dira Tchimou, le refus manifeste d'exécuter une ordonnance constitue une infraction pénale. Et puisque, le liquidateur Me Assi Emmanuel a agit en tant que tel et non en qualité d'avocat, il a violé le principe de l'incompatibilité des fonctions d'avocat contre celui de liquidateur d'une société. Par conséquent, Me Assi Emmanuel ne saurait se prévaloir de la qualité d'avocat pour justifier une quelconque voie de fait sur sa personne. "Je laisserai le soin à la Conférence des chefs de cour et de juridiction de prendre les décisions qui s'imposent aux auxiliaires de justice dans de telles circonstances", a-t-il précisé, invitant toutefois les avocats grévistes à la retenue "car nul n'est au-dessus de la loi".

Lutte contre la rougeole : Des infirmiers de Dimbokro boycottent la campagne

Les enfants de 9 mois à 5 ans n’ont pas reçu leur dose de vaccin contre la rougeole et la goûte de vitamine A, contre toute attente. Les infirmiers et infirmières de la région du N’zi Comoé et ceux de Toumodi, regroupés au sein de leur syndicat (SY.N.I.CI), s’y opposent fermement. Ils réclament la somme de 22 millions de francs pour la campagne de l’année dernière non encore versés. En effet, le directeur départemental de la Santé de Dimbokro, M. Kassy Kablan Georges, avait affirmé en son temps être victime d’un braquage sur l’autoroute du nord. Alors qu’il rentrait d’Abidjan avec la prime sus mentionnée. Depuis lors, les agents de Santé des 5 districts sanitaires du N’zi Comoé et ceux de Toumodi n’ont pas digéré leur non rémunération pour travail effectué. Ils attendaient cette nouvelle campagne pour la revendiquer. Pour éviter que cette situation inconfortable perdure, le bureau local du syndicat a été promptement reçu par la préfecture pour une négociation. Au cours des entretiens, M. Koffi Kouamé, secrétaire général de la préfecture, représentant le préfet de région, a dit comprendre le bien-fondé de leur préoccupation. Cependant, il les a exhortés à participer à la campagne de vaccination, en attendant le résultat des négociations. Quant au directeur départemental de la Santé, il a assuré que les 22 millions seraient disponibles dans la soirée. Les agents de Santé, disent ne pas être opposés à cette campagne de vaccination. Mais que tout dépendra des promesses faites et de l’issue de la concertation avec la base.

Eléphants : Le retour de Drogba


Le sélectionneur Vahid a publié la liste des joueurs pour le match amical contre Israël, à 17 h au Ramat Gan stadium de Tel-Aviv, le 19 novembre prochain. En dehors de Didier Drogba (Chelsea), Méité Abdoulaye (Bromwich) et de Christian Manfredini (Lazio Rome) qui effectuent leur rentrée, c’est le même groupe que celui qui a livré le dernier match du deuxième tour contre Madagascar, au stade Robert Champroux. Seul le défenseur du Benfica de Lisbonne (Portugal), Zoro Marc, est absent du groupe.

Football : Ligue 1 (24e journée) - Asec-Africa, la dernière bataille ?

La conquête du titre national entre dans sa dernière ligne droite. Un tournant décisif pour les prétendants (Africa, Asec, SOA), susceptibles d’être sacrés. Mais principalement pour l’Africa Sports d’Abidjan, actuel leader et son dauphin, l’Asec Mimosas. Les deux clubs phares du pays distants de trois points n’entendent rien lâcher jusqu’au bout. Après 23 journées de compétition, les Aiglons, champions en titre, comptent 47 points+20 contre 44 points + 22 pour l’Asec. Un classement qui donne plus de punch et d’attrait au derby de la 24e journée entre ces deux porte-flambeaux du football ivoirien, en clôture de la 24e journée de la L1, dimanche au stade Champroux à Marcory. Déjà c’est la veillée d’armes dans chaque camp. L’Africa, par la voix de son président, promet de sortir victorieux de ce face-à-face afin de consolider son fauteuil de leader qui lui ouvrirait définitivement la voie au sacre national. Le discours ne change pas du côté de Sol Béni. Le PCA du club jaune et noir clame tout haut qu’il sera champion. Son technicien lui emboîte le pas en déclarant qu’il veut gagner ce derby. Pour y parvenir, chacun s’est préparé avec ses moyens. L’Africa Sports est rentré hier d’un stage en Italie où les coéquipiers du capitaine Djédjed Landry ont cravaché dans la perspective du titre. L’Asec Mimosas a également livré des rencontres amicales pour choisir les hommes susceptibles de l’accompagner dans la réalisation de son objectif. Car un match Asec-Africa a ses réalités. Mais le parcours de l’Africa plaide en sa faveur au moment de cet ultime duel de la saison. La bande du technicien italien, Antonio Nobile, à défaut d’une victoire, peut viser le nul et garder intactes les trois longueurs d’avance. Ce qui n’est pas le cas de son dauphin, dont une victoire est impérative. Sans oublier qu’au match aller, les deux formations se sont séparées dos-à-dos 2-2.La SOA et les autresDans cette bataille pour le titre, la Société omnisports de l’Armée (SOA) reste un adversaire non négligeable. Les Militaires (3e, 42 pts+13) n’ont pas encore abandonné leurs ambitions de ravir le titre national aux deux ténors du foot ivoirien. Boudo Mory et ses éléments peuvent profiter d’un éventuel faux pas de l’un ou l’autre pour se repositionner. C’est dans cette prédisposition que la SOA accueille la JCAT, demain à Yamoussoukro. Candidats à l’Afrique, l’USC Bassam, le Stella, le Sabé et le Stade effectuent des sorties délicates les unes que les autres, demain. Tandis que trois des quatre représentants de centre-ouest ivoirien (Ouragahio, Issia, Gagnoa) essayeront de conforter leur maintien. En ouverture de cette 24 journée au stade Champroux, cet après-midi, le Sabé Sport a la possibilité d’augmenter son capital points à 35 avec la réception du Réveil de Daloa (14 pts-21), d’ores et déjà relégué en L2.

Mines et énergies : La Côte d’Ivoire vers le développement de la pétrochimie et de la sécurisation des produits pétroliers

Au cours du premier sommet subsaharien sur les mines et énergie qui s’ouvre lundi prochain à Yamoussoukro, la Côte d’Ivoire aura à cœur de présenter son potentiel minier, pétrolier, gazier et énergétique aux participants venant de toute l’Afrique au Sud du Sahara, mais aussi et surtout aux grands investisseurs du monde entier. En plus du potentiel, il s’agira également de partager avec le reste du monde, la vision prospective nationale dans les domaines suscités. Dans ce cadre, un point d’honneur sera, sans aucun doute, fait aux stratégies que les autorités ivoiriennes envisagent, à la société nationale d’opérations pétrolières de Côte d’Ivoire (Petroci) et aux investissements lourds, pour développer une véritable industrie pétrochimique dans le pays en vue de créer davantage de plus-value à partir de la production nationale. Hier, dans une conférence de presse qu’il a animée, Robert Nahounou Koré, ingénieur en génie chimique et pétrole, consultant pétrolier auprès de Petroci et chef du projet pipeline Abidjan-Bouaké, a montré à grands traits, l’importance que revêt l’option de la Côte d’Ivoire de développer la pétrochimie. «Actuellement, les seules utilisations qu’on fait de notre pétrole, c’est de le transformer en carburant, l’utiliser à produire de l’électricité ou du bitume ou en extraire du gaz pour accroître la capacité de production électrique, mais aussi pour produire du gaz butane. Avec la pétrochimie, la Côte d’Ivoire va pousser sa technologie en parvenant à la production de nombreux autres produits tels que les emballages plastiques », a expliqué le conférencier. Qui, par ailleurs, a fait savoir que la construction de la deuxième raffinerie s’inscrit dans cette vision. Et le sommet de Yamoussoukro sera l’occasion de faire connaître au connatre au monde, entre autres, les perspectives de développement de l’industrie de la chimie du pétrole en Côte d’Ivoire. Et ce, dans l’optique d’intéresser les investissements dans ce domaine. Au-delà de la pétrochimie, Robert Nahounou Koré a évoqué la portée stratégique et socioéconomique du pipeline en construction et qui va relier Abidjan à Bouaké via Yamoussoukro (soit 400 kms). Ce projet, qui va coûter plus de 110 milliards de francs CFA à la Petroci, et donc à l’Etat de Côte d’Ivoire, est conduit par Cipem (Compagnie ivoirienne du pétrole et des mines) créée par d’anciens agents de Petroci pour gérer tout ce qui est logistique, servira à transporter et distribuer avec beaucoup plus de sécurité, les produits pétroliers en grandes quantités sur l’ensemble du territoire national. En outre, il permettra dans sa phase opérationnelle, de réduire l’impact de la péréquation sur le prix du carburant à la pompe, d’éviter à l’Etat des pertes de recettes parafiscales (15 milliards de francs par an) dues aux détournements des camions citernes en partance pour les pays de l’hinterland. Pour le conférencier, ce pipeline, qui sera doté de caméras de surveillance et qui transportera 1,6 million de mètres cubes de produits pétroliers (contre 500 mille mètres cubes transportés actuellement par les camions citernes), fait partie des infrastructures socioéconomiques tournées vers l’avenir. Notons que c’est en 1999 que l’idée avait germé, mais il a vu le jour effectivement il y a 12 mois. Sa réalision s’achèvera en août 2009, au lieu de janvier 2009, à cause des retards dus à la lenteur des études d’impact environnemental. Mais le feu vert vient d’être donné par les ministères techniques concernés, a laissé entendre le conférencier.

Venance Konan : "Laurent Gbagbo ne veut pas d’élection présidentielle" - Interview du journaliste et écrivain ivoirien

Afrik.com - Le Conseil de sécurité des Nations unies a reconduit ce mercredi, pour un an, ses sanctions contre la Côte d’Ivoire en attendant la tenue des élections présidentielles. Initialement prévues pour le 30 novembre, elles risquent de ne se tenir qu’au premier trimestre 2009. L’écrivain et journaliste ivoirien Venance Konan, coauteur d’un livre intitulé Scénarios pour la Côte d’Ivoire sur les solutions possibles à une sortie de crise en Côte d’Ivoire, donne son point de vue sur la situation.Venance Konan, journaliste et écrivain ivoirien, a été plusieurs fois lauréats du prix littéraire ivoirien Ebony. Auteur de trois livres : Les prisonniers de la haine (best seller publié en 2003), Robert et les Catapila (2005), Nègreries (2007), il a récemment été classé parmi les 50 personnalités ivoiriennes par l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique. Venance Konan est également membre d’un forum composé de plusieurs personnalités ivoiriennes, qui propose dans un livre intitulé les Scénarios pour la Côte d’Ivoire et publié en 2005, quatre schémas de sortie de crise.Afrik.com : L’Onu vient de reconduire ses sanctions contre la Côte d’Ivoire jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle. Trouvez-vous cette décision pertinente ?Venance Konan : Tant qu’on n’a pas trouvé une solution à la crise, il vaut mieux ne pas donner des armes aux belligérants. Aujourd’hui, on est en train de nous faire croire que Guillaume Soro (l’actuel Premier ministre ivoirien et secrétaire général de l’ex-rébellion des Forces Nouvelles, ndlr) et le président ivoirien Laurent Gbagbo sont de grands amis, que Charles Blé Goudé (le leader des Jeunes patriotes, mouvement proche du parti au pouvoir, ndlr) et Guillaume Soro s’entendent bien, mais personne n’est dupe ! J’ai peur que le pire ne soit devant nous. Je ne crois pas du tout en cette paix annoncée. Pour moi, c’est une paix factice. Le fait est qu’aujourd’hui les ex-rebelles, comme on les appelle, sont toujours armés et occupent toujours le Nord. Les milices qui sévissent à l’ouest du pays et à Abidjan sont toujours présentes. Je les ai vues dans un quartier qui s’appelle Willamsville, à Abidjan, faire leur footing au petit matin. Et ce n’est le seul quartier où on peut les voir. C’est une réalité que nous vivons tous les jours. Nous sommes dans une fausse paix dans laquelle chaque partie attend de voir qui baissera la garde le premier. Les problèmes de fond qui nous ont conduits dans cette crise restent toujours présents, notamment le problème d’"ivoirité".Afrik.com : Est-ce que la tenue de l’élection présidentielle réglerait ces problèmes dont vous parlez ?Venance Konan : L’élection ne constitue pas forcément la fin de la crise. Tant qu’on n’aura pas résolu les problèmes de fond qui nous ont menés à cette crise, on aura rien réglé en allant à l’élection présidentielle. Je fais partie d’un groupe de personnes dont Jean-Louis Billon et le président de la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme. Nous avons proposé, en 2005, dans un livre intitulé Scénarios pour la Cote d’Ivoire, quatre schémas possibles de sortie de crise. Pour nous, le meilleur scénario était qu’on se donne le temps d’une transition un peu plus longue qui permettrait de régler tous ces problèmes de fonds, notamment celui de l’identité, de la nationaité. Il y a des gens, qui sont nés en Côte d’Ivoire de parents immigrés, à qui on la refuse la nationalité, ça pose aussi un problème dans le cadre de l’identification des populations en vue des élections. Le désarmement, les problèmes fonciers et constitutionnels comptent également parmi les questions auxquelles il faut trouver des réponses. Tout le monde est d’accord pour dire que cette Constitution mal faite est en partie à l’origine de la crise politique que nous traversons. Personne ne nous a écouté mais nous ne désespérons pas.Afrik.com : L’élection présidentielle, initialement prévue pour 2005, a été maintes fois reportée. Aujourd’hui, la date du 30 novembre prévue par l’accord de Ouagadougou semble elle aussi compromise. On parle désormais du premier trimestre 2009. Comment expliquez-vous cette situation ?Venance Konan : Dans nos propositions en 2005, nous parlions d’un scénario que nous avons appelé la fuite en avant. Nous y sommes. C’est-à-dire qu’on ne règle rien, mais on essaie de gagner du temps, chacun se croit plus intelligent que l’autre et le pays est en train de couler. Parmi les éléments qui me permettent de dire que le pire est devant nous, il y a la violence qui s’institutionnalise en Côte d’Ivoire. Si vous avez suivi l’actualité de ces derniers jours, il y a une rumeur d’enlèvements d’enfants. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Aujourd’hui, il est dangereux d’être sur les routes à partir de 18 heures. Des "coupeurs de route", des brigands, sont partout, dès la tombée de la nuit. A Abidjan, les bandits agissent impunément, notre police est complètement pourrie, la corruption gangrène toute la société… Tout cela me fait croire que le pire est devant nous.Afrik.com : Ce report d’élections n’étonne donc personne en Côte d’Ivoire ?Venance Konan : Tout le monde savait depuis longtemps que cette élection n’aurait pas lieu. Les gens ne veulent pas d’élection. Ne nous faisons pas d’illusion. Ni M. Gbagbo ni M. Soro ne veulent de l’élection. Gbagbo ne veut pas d’élection d’abord parce qu’il n’a pas d’opposition devant lui pour le contraindre à la faire ! Il a gagné un an, deux ans, trois ans, pourquoi voulez vous qu’il s’arrête en si bon chemin ? On dit qu’il n’est pas président de la République, seulement chef d’Etat, mais en attendant, il jouit de tous les pouvoirs. L’Assemblée Nationale ne siège même plus, Laurent Gbagbo est tout puissant ! Selon La Lettre du Continent, le budget de souveraineté de Gbagbo est monté à 71 milliards de francs CFA, avec cet argent, il fait ce qu’il veut ! Comment voulez vous qu’il organise des élections qu’il peut perdre ? Je pense que si on organise des elections claires et transparentes, Monsieur Gbagbo n’a pas beaucoup de chance de gagner !Afrik.com : A quoi peut on s’attendre si la présidentielle continue d’être reportée ?Venance Konan : On va vers le chaos ! En 2005, on nous a dit qu’il fallait attendre 2006 pour voter, les gens ont crié mais nous avons attendu. 2006 on nous dit que ce sera en 2007, ensuite l’élection a été reportée à 2008. Nous avons encore attendu. Et là, on va la reporter en 2009 c’est clair ! Et ça risque de continuer. Mais un jour, on tombera dans le chaos parce que la population n’en peut plus. La situation économique est difficile. Le président de l’assemblée nationale, Mamadou Coulibaly a dit que 70% des Ivoiriens n’arrivent pas à prendre plus d’un repas par jour et on le voit ! Des bidonvilles poussent partout, des enfants ne vont plus à l’école parce que les parents n’ont plus d’argent. On avait annoncé récemment que le cacao allait être acheté à 700 F CFA le kilo, aujourd’hui c’est à peine 200 francs que le paysan touche. Beaucoup s’abstiennent désormais de vendre leur cacao. Aujourd’hui ils n’ont plus un sou ! Un jour ça va exploser.Afrik.com : Que doit-on faire pour en finir avec la crise en Côte d’Ivoire ?Venance Konan : Nous proposons qu’on mette en place une vraie transition consensuelle pour résoudre les problèmes afin qu’on puisse aller aux élections tranquillement. Personne ne veut nous écouter parce qu’il y a des gens qui ont le pouvoir et qui ne veulent pas le lâcher. Un jour, quelqu’un va sortir de l’armée ou d’ailleurs et va jouer au fou comme cela s’est passé dans d’autres pays de la sous région. Si nous ne nous asseyons pas pour parler franchement, c’est ce qui risque d’arriver. Nous avons demandé une sorte de conférence nationale pour que les Ivoiriens se parlent et se disent la vérité. Mais personne ne veut nous écouter.Afrik.com : Quel doit être, selon vous, le rôle de la communauté internationale dans la résolution de cette crise ?Venance Konan : On aurait bien voulu que la communauté internationale s’implique davantage dans la crise ivoirienne. Mais nous ne devons pas nous faire d’illusion non plus ! Ce n’est pas à elle de régler nos problèmes, on le voit au Congo et ailleurs. Si la solution peut venir de l’extérieur c’est tant mieux ! Cependant, je n’y crois pas.

Lutte contre les armes légères : Le Rasalao en campagne

Pour lutter contre la prolifération et l’utilisation abusive des armes légères et des petits calibres, le Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’ouest section Côte d’Ivoire (Rasalao-Ci), procédera, au lancement d’une vaste campagne nationale de sensibilisation. La date choisie, le jeudi 20 novembre, au palais de la culture de Treichville. Et ce, en présence du Président de la République et du Premier ministre. Cette information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée, hier, par Mme Michèle Pépé, présidente du Rasalao-Ci. Qui en a donné les grands axes. Il s’agit, entre autres d’une tournée de sensibilisation des populations civiles et des détenteurs illégaux d’armes à feu, dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire, des ateliers de formation avec les élus locaux, les leaders communautaires et les forces de défenses et de sécurité. Pour M. Désiré Adjoussou, président de la Commission nationale de lutte contre les armes légères et des petits calibres, cette campagne sera bénéfique pour tous. En ce sens qu’au sortir de celle-ci, l’Etat renforcera la loi sur le permis de port d’armes. C’est pourquoi, il a plaidé auprès des autorités pour que le décret d’application concernant son institution soit signé. Convaincu qu’il ne peut y avoir de développement sans un environnement sécurisé, M. Armand-Michel Broux a, au non du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), assuré du soutien financier de son organisation. A travers, la mobilisation de fonds provenant principalement du Royaume du Danemark. Ainsi, un projet intitulé «échange d’arme contre activité économique» a été initié par le Pnud.

Après la 4ème réunion du CPC à Ouagadougou : Ange Dagaret écrit aux présidents Bédié (PDCI) et Ouattara (RDR)

Excellences Messieurs les Présidents, Je suis militant du PDCI RDA, je milite pour qu'un jour nous arrivions à la création d'un grand parti politique réunissant tous les fils spirituels de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY. Un parti qu'on pourrait dénommer PDCI-RDR ou bien PDCI-RHDP. Dans l'un ou l'autre des cas, il faut que le parti qui a été l'instrument politique qui a révélé Félix HOUPHOUËT-BOIGNY au monde entier demeure au centre de toutes nos préoccupations politiques. Mais là n'est pas l'objectif de ma lettre ouverte de ce jour. J'en ai déjà parlé dans l'une de mes nombreuses contributions dans “Le Nouveau Réveil”. Quand l'horizon politique dans notre pays va s'éclaircir, j'y reviendrai pour faire des propositions afin que nous mettions tous fin à nos divisions puériles pour engager le vrai débat sur l'avenir de l'houphouétisme en Côte d'Ivoire. Pour l'instant, je voudrais, à l'instar des millions de jeunes ivoiriens qui ont placé toute leur confiance en vous, partager avec vous une préoccupation majeure à travers cinq questions que je trouve essentielles : 1.)Que faites-vous pour sauver l'immense héritage de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY qui s'effrite à l'allure de vos regards approbateurs ? 2.) Qu'entreprenez-vous pour arrêter cette hémorragie qui est en train de vider la Côte d'Ivoire de son sang? 3.) Allez-vous laisser le régime de la refondation consumer la Côte d'Ivoire sans rien dire ? 4.) N'êtes-vous pas les dignes héritiers de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY pour demeurer dans l'attentisme destructeur? 5.) Quel messie attendez-vous que vous n'êtes déjà ? Depuis la signature de cette alliance le 18 mai 2005 à Paris, l'espoir a été donné à tous les militants de vos partis respectifs que demain sera meilleur non seulement pour vos partisans mais aussi pour tous les Ivoiriens. Votre rapprochement a été diversement qualifié au lendemain de ce jour historique où vous avez permis aux Ivoiriens de croire que rien ne vous divisait fondamentalement mais un malentendu s'était glissé dans vos différentes démarches politiques. En faisant fi de vos manquements respectifs pour vous unir et sauver l'héritage politique de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, votre père spirituel commun. L'union faisant la force! Vous vous êtes retrouvés dans le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et pour la Paix (RHDP) avec d'autres partis (l'UDPCI et le MFA). L'idéal de se rassembler pour défendre la Paix et la Démocratie est encourageant et est à encourager. Car sans la Paix, rien n'est possible entre les Hommes et sur cette Terre. Aussi sans la démocratie, aucune alternance politique n'est-il possible. Tout est important et rien n'est à négliger. Autant la Paix consolide la Démocratie, autant la Démocratie consolide la Paix. Vous êtes les plus en vue dans cette alliance des Houphouétistes de part vos brillants parcours intellectuels et politiques auprès de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (l'un ex Président de la République et l'autre ex Premier Ministre de la République de Côte d'Ivoire). A ce stade nous vous comprenons que votre démarche ne puisse être celle de celui qui n'a jamais exercé les plus hautes fonctions dans son pays. Vos expériences d'hommes d'Etat font la différence actuelle de votre démarche politique pour l'un son retour au pouvoir d'Etat en tant que Président de la République et pour l'autre son accession à la plus haute marche de cette République. Mais au regard de votre comportement politique (étonnant !) depuis que l'actuel chef d'Etat fatigue le peuple de Côte d'Ivoire, j'ai l'impression que les différents voyages que vous effectuez par air (très souvent) pour prendre part aux différents sommets sans succès ne vous épuisent pas. Depuis 2003, Laurent GBAGBO ne fait que vous trimbaler dans ses déplacements. Vous étiez à Linas Marcoussis, Accra I, II, III, Pretoria I et II, Yamoussoukro I, II et III, New York, Ouaga I, II, III et IV. Et vous nous donnez l'impression que tous ces déplacements à ces sommets (pour rien) ne fouettent pas votre orgueil d'hommes d'Etat sérieux, respectueux de leur engagement et de leur parole donnée. Toutes les conclusions de ces sommets se ressemblent et nous sommes toujours dans l'impasse et vous continuez de voyager. Au fait, dites-nous ce temps qui se perd et qui rend notre (hier) beau pays si laid économiquement, politiquement, socialement et culturellement ne vous dit absolument rien ? Il y a un temps pour poursuivre le fou et un autre pour s'interroger : qui suis-je en train de poursuivre ? Parce que ce n'est pas normal que vous soyez en train de cautionner la destruction de ce pays que vous avez bâti aux côtés du génie politique de Yamoussoukro. Rien ne fonctionne. Tout est mensonge ! Tout est roublardise ! Tout est tromperie ! Et le peuple en a marre ! Et vous êtes là en train de le regarder à se comporter comme s'il avait eu raison de vous. Je dirai qu'il a effectivement eu raison de vous. Lorsque lui et ses affidés disent : "Ils ont voulu écourter le mandat de Laurent GBAGBO, ils l'ont doublé". Lui et particulièrement Fologo-le célèbre transhumant politique le disent clairement et nous sommes effectivement en 2010. Et Laurent GBAGBO aura effectivement fait, avec la complicité de Guillaume SORO, de Robert MAMBE et vous-mêmes, les deux mandats au lieu d'un seul. Est-ce le deal de vos nombreux déplacements à ses côtés ? Mais si c'était le cas il fallait le dire le plutôt aux nombreux Ivoiriens qui ont placé toute leur confiance en vous. Si vous ne le savez pas je vous assure que le peuple est toujours intelligent même quand il n'a pas de mentor. Vous risquez gros si vous continuez de ne pas taper sur la table. Votre attitude, Excellences, ressemble étrangement à celle de ceux qui sont déjà rentrés sur la TERRE PROMISE ; en sont sortis volontairement et qui ne sont plus pressés d'y retourner. Car ils y ont déjà reçu la bénédiction qui tranquillise et qui ne fait plus ni rêver ni bousculer les démarches. Afin que rien ne les incite à s'émouvoir. Si c'était effectivement le cas ; vous êtes en train de nous faire désespérer grandement. Parce que ce qui se passe fait murmurer vos partisans. Et fait même croire que vous n'avez pas faim c'est pourquoi vous vous comportez EN HOMMES LIBRES qui peuvent accompagner ETERNELLEMENT UN REGIME MORIBOND. Car vous n'avez pas de préoccupation matérielle. Sinon vous vous presseriez à dire : Laurent GBAGBO, ÇA SUFFIT ! LA RECREATION A TROP DURE ! En vous observant, vous apportez finalement de l'eau au moulin du boulanger. Et le peuple meurtri souffre de vos mauvaises pâtes à la levure périmée. Regardez autour de vous ce que le monde est en train d'enseigner aux jeunes dans ce nouveau millénaire. Observez ce qui s'est passé à l'ANC contre M'BEKI ; ce que la grande Amérique vient de prouver au monde que rien n'est éternellement statique, tout est dynamique. Heureusement que vous êtes les principaux bailleurs de fonds de vos partis respectifs... Car ça grogne et ce n'est pas bon ! Quand un partisan commence à s'interroger sur le comportement de son leader la démotivation n'est plus loin. Comment venir de Ouaga et avec tous ces experts en votre compagnie et reporter l'élection présidentielle sine die. Même avec des dates indiquées le régime de la refondation refusait de s'activer. Maintenant que c'est sine die : "GOOD BYE L'ACCELERATION"! Ce report de trop est démotivant et peut jouer contre vous. Et les Ivoiriens diront finalement : le BOULANGER N'EST-IL PAS PLUS FORT QUE CEUX QUI APPORTENT TOUJOURS DE L'EAU A SON MOULIN ? Ce qui semble être une évidence. Ici, je n'ai fait qu'exprimer des inquiétudes que partagent avec moi d'autres Ivoiriens.Recevez mes encouragements militants pour ne pas demeurer longtemps dans l'expectative de notre vie commune qui se détruit. Très respectueusement.Ange DAGARET DASSAUDangedagaret@yahoo.fr Militant PDCI-RHDP

Crise ivoirienne : crise à multiple paradoxes

Depuis sa brillante élection à la magistrature suprême de son pays bien aimé la Côte d'Ivoire en octobre 2000 et après sa mémorable prestation de serment dans des conditions calamiteuses, le 26 octobre de la même année, du fait de l'appel à l'insurrection du RDR, qui a fait plusieurs blessés et morts à Abidjan, le Président Laurent Gbagbo avait commencé à mettre en pratique son programme de gouvernement axé essentiellement sur : -L'Assurance Maladie Universelle (A.M.U), grâce à laquelle les soins de santé seront à la portée de tous; -La libéralisation des tenues scolaires et la fourniture gratuite des ouvrages aux élèves qui assurent un égal accès à l'éducation; -La décentralisation territoriale qui rend la population maîtresse de son propre développement: -les Conseils généraux qui suscitent en ce moment beaucoup d'engouement; - la communalisation de toute la Côte d'Ivoire pour apporter le développement à la base; - la régionalisation qui devra parachever le pouvoir du peuple. - La libéralisation du secteur agricole qui permet aux planteurs de gérer eux-mêmes leurs productions de café et de cacao ; - L'appel à candidature dans les régies financières (Trésor, Impôts, Douane) qui permet de combattre l'incompétence, le népotisme, le tribalisme et le favoritisme ; - La régularisation des statuts de la Police nationale, du corps préfectoral et du corps diplomatique ; - La mise à la disposition des jeunes d'un fonds substantiel pour la création et le financement de micro-projets en vue de leur insertion harmonieuse dans l'économie nationale; - L'électrification des villages sans tenir compte de l'appartenance politique et ethnique. Sa bonne gouvernance des affaires de l'Etat, son amour pour son pays, son sens élevé de la responsabilité et sa parfaite connaissance des Ivoiriens ont fait revenir les bailleurs de fonds internationaux. Ayant convaincu une bonne partie de ses compatriotes dans sa manière sobre, pragmatique, humaine, engagée et efficace de conduire les affaires de son pays, il est parti en Italie pour honorer ses obligations internationales en tant que Chef de l'Etat. C'est pendant son séjour italien que, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, des rebelles armés et financés par des Ivoiriens et par la France chiraquienne, ont porté le glaive dans le sein de la mère patrie. Depuis bientôt six (6) ans, la Côte d'Ivoire est à la recherche de solutions supposées ramener définitivement la paix à l'intérieur de ses frontières. Avec du recul, des Ivoiriens patriotes, légalistes et nationalistes dans leur grande majorité, se sont rendus compte que la crise ivoirienne est une crise bâtie sur du mensonge et sur de multiple paradoxes: Paradoxe dans les causes évoquées pour justifier la rébellion Tous les Ivoiriens épris de paix et de justice ont compris que l'ivoirité et la haine des musulmans collées au Président Laurent Gbagbo ne le concernaient pas parce que étranger à toutes ces raisons évoquées par les rebelles. Alors qu'il était dans l'opposition, Laurent Gbagbo a été de ceux qui ont dit haut et fort que l'ivoirité de Bédié Konan Henri créerait plus de problèmes qu'elle n'en résoudrait. Par ailleurs, pour nous autres qui connaissons Laurent Gbagbo et sa “nuclear family”, certaines de ses sœurs sont mariées à des ressortissants du Nord. Lui-même a eu pour tutrice, une famille musulmane dont la cour existe encore à Gagnoa, au quartier Dioulabougou. Comment un tel homme, qui fait de la politique, peut-il être contre les musulmans ? Paradoxe dans l'évolution de la crise et dans les solutions proposées depuis Marcoussis jusqu'à Ouagadougou Avec la crise actuelle, la Côte d'Ivoire a été le premier pays au monde à avoir des ministres analphabètes et n'ayant aucune formation intellectuelle ni professionnelle. Le rappel de soldes pour les militaires déserteurs, ayant acquis des grades dans la rébellion et le versement de 90000 F/CFA (quatre-vingt-dix mille francs) pendant trois (3) mois aux ex-rebelles démobilisés sont les preuves irréfutables de ce paradoxe. Beaucoup d'Ivoiriens considèrent cela comme une prime à la rébellion. Paradoxe dans le comportement des rebelles, de leurs alliés du G7 et du RHDP Alors que Soro Guillaume a été nommé Premier ministre de la République de Côte d'Ivoire, une et indivisible, ses compagnons de la rébellion sont toujours en armes et administrent une bonne partie du territoire national avec des commandants de zone et des chefs de guerre. Paradoxe dans le finan-cement des solutions de sortie de crise Alors que les rebelles étaient pour la négation de l'Etat et de ses institutions, ils vivent tranquillement et sans gêne au Golf Hôtel d'Abidjan. Ils sont nourris et blanchis au compte de l'Etat de Côte d'Ivoire qu'ils sont venus attaquer. Et ce, depuis six (6) bonnes années. Paradoxe dans le fonctionnement des gouvernements successifs Les ministres sont nommés par le Président Gbagbo. Ils sont payés sur les ressources de l'Etat. Et malgré cela, ils n'ont aucun respect pour lui. Proposés par leurs partis respectifs, ils n'ont d'égards que pour les Présidents de leurs partis d'origine. Paradoxe dans la mise en place de nombreuses structures budgétivores En plus des structures mises en place de façon légale avant la crise de 2002, plusieurs autres ont été créées et noyautées par les rebelles et leurs alliés du G 7 et du RHDP. Chacune de ces structures a un budget et est devenue une pourvoyeuse de fonds pour les différents partis politiques de l'opposition. Censées ramener définitivement la paix en Côte d'Ivoire, elles passent leur temps à comploter contre le camp présidentiel. Paradoxe dans la composition de la Commis-sion Indépendante Elec-torale Indépendante de nom, cette commission est présidée par un baron du PDCI, notoirement connu comme militant de ce parti. Elle est prise en otage par les partis politiques de l'opposition et par la rébellion tant dans sa composition centrale que dans ses démembrements départementaux, sous-préfectoraux et communaux. Paradoxe dans les commentaires faits par les premiers responsables des partis politiques de l'opposition sur le bilan du Président de la République Le gouvernement actuel est un gouvernement de partis politiques. Les membres qui le composent ont tous été proposés par leur parti d'origine. Ils sont donc comptables du bilan de ce gouvernement, contrairement à ce qui se raconte sur la négativité du bilan de la politique de la refondation.

Affaire 700 millions du CES/ Fologo: “Je m’appelle Monsieur Mains Propres”

Le président du Conseil économique et social, Laurent Dona Fologo, se prononce sur le récent report de l’élection présidentielle ivoirienne et l’affaire des 700 millions au sein de son institution.M. le président, ce n’est plus un secret pour personne, la présidentielle n’aura plus lieu le 30 novembre 2008. Que pensez-vous de cet autre report qui suscite de nombreuses réactions ? Comme vous l’avez dit, peu d’Ivoiriens sont surpris par la proposition du report du CPC. Souvenez-vous, lorsque la Commission électorale indépendante a proposé au Président de la République la date du 30 novembre, il a dit une chose qui est restée dans toutes les mémoires : « Ne me faites pas mentir. Etes-vous sûrs que vous serez prêts ?» Et la CEI avait dit : oui. Moyennant quoi lePrésident a signé le décret fixant la date du 30 novembre 2008 comme celle du premier tour de la présidentielle. Chemin faisant, lui-même s’est aperçu que des retards seraient accusés et il a fait allusion à la date du 15 décembre 2008. Mais nous constatons nous-même les difficultés à respecter ces délais. J’ai été parmi les tout premiers à dire publiquement que je ne ferai pas de la date décidée une fixation. Ce qui est important, pour moi, ce sont les conditions de préparation des élections. C’est, en effet, l’acceptation de la liste électorale par tous qui rend le scrutin crédible et accepté par tous pour que la Côte d’Ivoire avance. Je ne suis pas de ceux qui ontdonné dans la politique d’autruche, qui versent aujourd’hui des larmes de crocodile. Ce report était prévisible. Je suis même surpris que l’on ait attendu cette réunion du CPC pour savoir officiellement que les élections allaient être reportées. Et vous avez constaté que l’annonce de cet autre report n’a fait l’objet d’aucune émotion particulière. En tout cas, en ce qui me concerne, je suis pour qu’on ne fasse pas mentir le Président deux fois. Je souhaite que les spécialistes apprécient bien la situation au vu des difficultés qu’ils ont déjà traversées ; difficultés financières,techniques parce qu’il n’est pas aisé d’identifier, en un temps relativement court, sept à neuf millions de personnes. C’est la première fois en Côte d’Ivoire que des gens, qui votent depuis 1946 ou 1960, disons même depuis 1990 avec le multipartisme, sont obligés de se faire réidentifier. Des personnes de 90 ans doivent se déplacer vers les sites d’enrôlement comme les jeunes de 18 ans. La Cei pourrait rétorquer que ce sont les lourdeurs politiques qui retardent le processus et non elle. D’aucuns accusent même le Président Gbagbo de faire du dilatoire parce qu’il n’est pas sûr de sa victoire à l’élection prochaine. Vous savez que depuis que ce désordre a commencé en Côte d’Ivoire, l’opposition a toujours accusé le Président de la République. Le Président Gbagbo a été le premier à souhaiter les élections le plus rapidement possible. C’est lui qui a proposé en Afrique du Sud que l’on prenne la liste de 2000 sur lesquelles on était tous d’accord parce que ce sont ces mêmes listes qui ont permis à quelques partis qui n’avaient, jusque-là, aucune représentation d’avoir de grandes mairies comme Daloa, Gagnoa, Bouaké, San Pedro, Abobo, Korhogo et j’en passe. Comment ces listes étaient-elles bonnes en 2000 et subitement elles seraient devenues mauvaises en 2008 ?Alors que l’Institut national des statistiques (Ins) est là, lui qui est le cerveau de tout le système. Même les listes qui ont été détruites à l’intérieur du pays sont enregistrées à l’Ins. Le vrai problème de la Côte d’Ivoire, c’est le manque de confiance des uns dans les autres. Le Président Félix Houphouet-Boigny avait toujours appréhendé ce problème. Il nous avait toujoursinterpellé en nous demandant d’avoir confiance les uns dans les autres. Au Sénégal, les élections ont été faites par les Sénégalais, au Mali par les Maliens, au Niger par les Nigériens, en Algérie par les Algériens. Pourquoi ne peut-on pas les faire en Côte d’Ivoire par les Ivoiriens ? C’est nous qui avons fait appel à des étrangers que nous payons à des milliards de francs. Non seulement on reprend tout à zéro comme si nous n’avions jamais voté, mais ce processus nous coûte cher et prend beaucoup de temps. Il y a tout de même un minimum qui mérite notre confiance. Nous n’avons pas accepté ce minimum. Quand on sème le vent, on récolte la tempête. Ceux qui nous ont conduits dans ce trou ne doivent pas verser aujourd’hui des larmes de crocodile. Ils savent d’où viennent ces lenteurs et ils n’ont pas à accuser le Chef de l’Etat. Vous parlez de lenteur dans le processus d’identification. Mais ne pensez-vous pas que ce problème d’identification est le prix à payer pour une paix durable en Côte d’Ivoire car ne pas renouveler les listes aurait pu être encore source de dispute. Je vous ai dit : «quand on sème le vent, on récolte la tempête». Je ne partage pas cette position que vous exprimez parce que moi j’étais pour la révision des listes électorales et non pour la reprise à zéro de ces listes. Identifier neuf millions de personnes ? Vous rendez-vous compte de ce que cela représente comme travail ?Au début, on nous a dit que chaque personne prendra juste 10 minutes pour êtreidentifiée. A la vérité, ce sont plus de 30 mn qu’il faut. Quelquefois, l’appareil rejette l’opération et il faut recommencer.On a minimisé les obstacles, les difficultés techniques de l’opération. En outre, pourquoi identifier des gens qui votent depuis plus de 40 ans ? Pensez-vous qu’ils n’ont pas été suffisamment identifiés ? C’est pourquoi je pense qu’on aurait pu faire la révision des listes électorales, retirer les cas de décès comme nous le faisons à chaque élection, ajouter ceux qui ont aujourd’hui 18 ans qui est l’âge requis pour voter, puis les naturalisés. Et le problème serait résolu parce que nous aurions gagné du temps. Je pense également qu’on aurait dû séparer de l’enrôlement, la confection de la carte nationale d’identité qui peut se faire à tout moment. Ne pensez-vous pas que la procédure engagée vise à éliminer tous ceux qui seraient tentés de frauder sur la nationalité ivoirienne ?Je suis d’accord avec vous et je suis contre la fraude. J’ai même lu quelque part qu’on a attrapé un proche de Fologo qui était en train de frauder. Je ne sais pas qui est ce proche. Nous avons commencé ce combat contre la fraude depuis très longtemps. Souvenez-vous que le général Guéi, alors Chef de l’Etat, avait saisi un grand nombre de fausses cartes d’identité (environ 4000, ndlr). Nous sommes contre la fraude, mais je crois qu’une chose est de se battre pour l’éviter comme cela se fait dans beaucoup de pays. Et une autre chose est de tout recommencer à zéro comme jamais voté, si nous n’avions jamais eu de listes électorales. Je pense qu’on a été excessif à cause du manque de confiance. C’est tout. Pensez-vous qu’il n’existe pas en Côte d’Ivoire des personnalités, des magistrats intègres qui peuvent valablement faire ce travail ? Pourquoi le général Cissé au Sénégal (ancien président de la Commission électorale au Sénégal, ndlr) a réussi l’organisation des élections au point d’être aujourd’hui recruté par les Nations Unies comme expert des élections et cela ne peut se faire en Côte d’Ivoire ? Ce genre d’identification a pris un an au Bénin. Ce n’est pas une mince affaire. Avec toutes ces réserves que vous émettez, la nouvelle échéance fixée qui est la fin du premier semestre de 2009 sera-t-elle tenue ?Moi je ne suis pas un technicien et je ne veux même pas avancer une date. Je dis que puisqu’on veut remplir un certain nombre de conditions pour organiser ces élections et nous en sortir unefois pour toutes, on y est engagé, on est obligé d’aller jusqu’au bout. Est-ce que ce sera à la fin du premier semestre 2009 ou au delà ou encore avant ?Tout ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est qu’on réussisse l’opération puisqu’on y est engagé. On y a engagé des milliards alors que les populations ont faim et ont besoin de moyens ; les routes sont dégradées, le pays est en mauvais état à cause de cette même guerre et de ce même désordre. Au lieu de faire face à cela, nous utilisons les ressources à organiser des élections. ça nourrit qui ? Je ne suis pas contre la démocratie, mais tout de même. On a toujours voté ici enCôte d’Ivoire avec ces mêmes listes ! Pourquoi vouloir tout reprendre à zéro ?M. le président, vous déplorez la récession économique du fait de la crise. Mais, un confrère vousaccuse de détournement de 700 millions destinés à la réfection de la clôture du Conseil économique et social. Qu’en est-il ?Vous me voyez sourire. J’ai toujours dit qu’en Côte d’Ivoire, le patrimoine politique le plus précieux,c’est d’avoir pu passer près de trente années dans les affaires publiques sans avoir fait l’objet d’une quelconque accusation. Je sais bien que le temps des campagnes électorales est aussi celui des calomnies, des médisances et de la volonté de nuire. J’ai pris une position en Côte d’Ivoire qui ne plaît pas à tout le monde. D’ailleurs, je ne l’ai pas prise pour plaire. Mais je souhaiteque la campagne soit juste, civilisée et honnête. Ceux qui connaissent les institutions d’Etat savent qu’on n’y a pas accès à l’argent liquide. Et si j’ai pu faire 22 ans au gouvernement sans une seule surfacturation ou fausse facture, je ne vois pas pourquoi à la fin de ma carrière je m’amuserais à ce genre de chose. Le Conseil économique et social utilise aujourd’hui un budget de fonctionnement plus important que par le passé parce que c’est devenu le quartier général de la société civile. Avant, nos locaux étaient pratiquement fermés à partir de 16h ou 17h. Mais aujourd’hui, allez au Conseil, c’est là que se tiennent les réunions des jeunes, ONG, écrivains, les dédicaces, etc. Cela a un coût parce que ces présences massives et répétées ont pour conséquences la consommation de l’électricité, l’eau, la dégradation des installations qui datent de 1961. Nous sommes parfois obligés de demander au ministre de l’Economie et des Finances quelques moyens supplémentaires pour y faire face. Vous voyez que le seul journal qui a écrit cette méchanceté gratuite, de par sa nature, ne pouvait pas écrire que Fologo est un gagneur.Pour quelles raisons ? Pour la simple raison que dans le même article, le journal écrit que je suis laudateur du Président Gbagbo. Il faut donc m’accuser d’avoir les mains moins propres que je ne le proclame. Mais je dis que les membres du Conseil économique et social, de par la constitution, sont nommés par décret du Président de la République. Je ne vois pas comment un Chef d’Etat nomme les membres d’une institution par décret et ces mêmes membres une fois nommés se retournent contre le Chef de l’Etat. Je suis contre cela et je ne l’ai jamais caché. C’est pourquoi je dis que jamais je ne ferai une seule intervention contre le Président de la République. S’il y a des choses sur lesquelles je ne partage pas sa position, eh bien ! J’ai accès à lui en tant que président d’institution. Je n’ai pas besoin de venir étaler cela dans un discours. Qu’on ne me demande pas de ne pas le soutenir. Jele soutiendrai. Le système de gestion du Conseil est tel que moi qui vous parle, je ne sais pas comment ça se passe. La gestion financière est le fait des questeurs qui sont membres du Conseil désignés à cette fin. Si ceux qui ont écrit l’article avaient seulement rencontré la questure, ils auraient compris qu’il est impossible que le président que je suis ait accès à l’argent liquide. C’est impossible. Moi je fais de lapolitique qui répare telle porte ou telle fenêtre. C’est le travail des questeurs. Ce qui est écrit est absurde. Mais ça ne fait que commencer parce que je ne cesserai pas de soutenir le Président de la République. Vous avez tout de même reconnu qu’il y a eu une augmentation du budget de fonctionnement. En avez-vous fait part au ministre de l’Economie et des Finances et quelle a été sa réaction ? C’est pourquoi j’ai avec moi ici des documents (le président nous présente des courriers que ses services ont échangés avec le ministère de l’Economie et des Finances, ndlr). Je ne parlepas en l’air. J’ai demandé au service concerné de me donner les documents qui concernent la gestion du Conseil. L’ancien questeur, Eugène Doudou Piot (décédé le 11 septembre 2008, ndlr), avait écrit le 22 juillet 2008 au ministre des Finances ; Voici la lettre (il nous la montre. Ndlr)pour demander l’autorisation d’utiliser une partie de ces fonds, qui avaient été prévus pour l’entretien, au fonctionnement parce que nous avions effectivement dépassé le budget alloué à cet effet en raison des nouvelles activités du Conseil. Cela, je le reconnais parce que j’ai voulu que le Conseil s’ouvre à toutes ces personnes extérieures qui viennent y organiser leurs activités. Et le ministre des Finances n’a pas refusé notre demande. Au contraire, nous avons eu leur accord avant d’utiliser une partie de cet argent pour travailler. Après le décès de Doudou Piot,les nouveaux questeurs, MM. Tibé Bi et Capo, ont actualisé par cette lettre que voici et qui date du 24 septembre 2008, nos préoccupations exprimées par M. Doudou Piot de son vivant. Il s’agissait de justifier l’utilisation de ces 700 millions comme cela a été demandé par le ministre des Finances. Les questeurs ont été avec ces documents aux discussions budgétaires et ils n’ont pas été désavoués. Je suis donc contre l’amalgame qui est fait entre la gestion du Conseil, mon voyage en Chine et ma mission d’homme politique. Lorsque je suis venu de la Chine avec les 3 milliards offerts par ce pays ami à la Côte d’Ivoire, j’ai demandé au ministre des Finances de voir dans quelle mesure il pouvait mettre une partie à la disposition du CES pour nous aider dans nos dépenses. Il m’a répondu qu’il allait examiner cela et si, c’était justifié, il nous remettrait quelquechose qui ne sera pas forcément une partie de l’argent que j’ai ramené de Chine. Jusqu’aujourd’hui, les 3 milliards sont à la disposition du ministère et je n’en ai pas touché un centime. Je ne peux pas accepter que mon honneur soit bafoué et ma moralité atteinte alors que j’ai passé trente ans dans les affaires publiques pour sauvegarder cela. Je m’appelle «Monsieur mains propres» et je veux conserver cela jusqu’à ma mort. Interview réalisé parAbel Doualy

Football / Chelsea - Didier Drogba va devoir s`habituer à rester sur le banc


Qui va à la chasse... perd sa place. Nicolas Anelka, arrivé sur la pointe des pieds à Chelsea lors du mercato d`hiver et remplaçant la plupart du temps sous l`ère Avram Grant, a profité à plein des blessures de son principal concurrent, Didier Drogba. A tel point que l`Ivoirien, désormais guéri, va devoir s`habituer à rester sur le banc. "Didier va devoir se battre pour retrouver sa place, a expliqué l`entraîneur adjoint de Chelsea, Ray Wilkins. Ce n`est pas le genre de joueur qui aime rester sur le banc. Mais c`est ça quand on joue dans un grand club. J`espère qu`il réagira d`une façon positive. Il a une énorme motivation pour réussir et je sais qu`il va redevenir flamboyant." En attendant le retour en forme de Drogba, Nicolas Anelka est devenu le meilleur buteur de Premier League (11 buts). Une récompense amplement méritée, selon l`adjoint du coach brésilien. "Scolari a réussi à tirer le meilleur de Nic. Il a travaillé extrêmement dur pour cela et on doit le féliciter. Nicolas est dans une forme fantastique, et avoir la concurrence de Didier est une bonne chose pour lui”. Didier Drogba devrait toutefois retrouver une place de titulaire mercredi au détriment d`Anelka... contre Burnley en Coupe de la Ligue.Source : livefoot.fr

La Côte d`Ivoire à la 28e place sur le classement de la FIFA

Les Eléphants de la Côte d'Ivoire, gagnant une place, occupent la 28e place sur le dernier classement publié mercredi par la Fédération internationale de football (FIFA). Avec 780 points (1 point de plus par rapport à octobre), la Côte d'Ivoire se place derrière le Cameroun (14e, 1.013 pts), l'Egypte (21e, 879 pts), le Nigeria (22e, 852 pts), le Ghana (26e, 805 pts), mais avant la Guinée (39e, 691 pts), le Maroc (43e, 646 pts), la Tunisie (47e, 613 pts), le Mali (49e, 603 pts) et le Sénégal (51e, 593 pts). La FIFA renouvelle son classement des équipes nationales chaque mois sur la base de l'analyse des derniers résultats de chaque équipe. Le prochain classement mensuel sera publié le 17 décembre prochain.

Si Barack Obama et Sarkozy avaient été Ivoiriens - Les lois ivoiriennes les auraient empêchés d’être candidats

Le triomphe de Barack Obama à l’élection présidentielle américaine du 4 novembre dernier, a ému l’ensemble de la planète. Dans un élan de joie jamais vu, les voix qui comptent dans ce monde, ont salué une « élection historique ». Tous et toutes reconnaissent que les Américains ont donné au monde entier, une véritable leçon de démocratie, d’ouverture et de tolérance. Plus que jamais, les Etats-Unis ont donné une signification réelle à leur appellation. Dans ce concert de voix qui ont félicité et salué la première puissance mondiale, certaines paraissent inconvenantes ou, à tout le moins, injustifiées. Celle de Laurent Gbagbo, par exemple. Le chef de l’Etat ivoirien s’est empressé d’emboîter le pas aux Nicolas Sarkozy, Gordon Brown et autres Toumani Touré. C’est vrai que les usages diplomatiques le recommandent, mais, à la vérité Laurent Gbagbo peut-il, comme il a fait, parler « d’événement historiques » ? Le FPI, son parti, peut-il se réjouir de la « tolérance qui a régné tout au long de la campagne électorale » et se féliciter de « l’avènement du premier Noir à la présidence des Etats-Unis d’Amérique ? ». Faut-il en rire ? Certainement pas. Le sujet est trop sérieux pour la dérision. Le camp présidentiel, c’est le cas de le dire, ne fait preuve d’aucune conviction. Comment, alors qu’on s’appelle FPI, peut-on applaudir des deux mains, l’élection du premier Noir à la Maison Blanche alors qu’ici, l’on s’est battu et se bat encore pour que des citoyens accusés sans preuves de ne pas luire dans le miroir de l’ivoirité, n’aient pas le droit d’être candidats ? Comment, alors qu’on s’appelle Laurent Gbagbo et qu’on a soutenu que le candidat à l’élection présidentielle ivoirienne doit être « Ivoirien né de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens de naissance », applaudir des deux mains, qu’un Américain dont le père est Kényan est élu par ses compatriotes ? Comment peut-on, alors qu’on s’appelle Simone Gbagbo et qu’on a créé de toutes pièces, des associations féminines, regroupées autour d’un patriotisme étriqué pour exiger que l’épouse du candidat à l’élection présidentielle en 2000 « doit être Ivoirienne de teint noir », applaudir ce couple afro-américain qui s’installera bientôt à la Maison Blanche ? C’est une question de principe. Soit l’on est pour l’ouverture, soit par sa politique, on demeure xénophobe. On ne verra pas Jean-Marie Lepen, le leader du Front National français applaudir le triomphe du couple Barack Obama. Jamais ! Ce n’est pas cela, sa culture politique. Lui, est partisan de la préférence nationale. Il ne saurait se rallier à un événement qui ne rentre pas dans sa vision politique et philosophique. Il ne s’aurait donc en tirer un quelconque dividende. Laurent Gbagbo et ses partisans devraient donc avoir le profil bas. L’histoire récente de notre pays est toute fraîche dans nos mémoires pour leur permettre de faire des interprétations pour tromper l’opinion nationale. Même s’il ne fait plus aucun doute que Alassane Ouattara, longtemps exclu du débat politique ivoirienne sera bel et bien candidat à la prochaine élection présidentielle, combien d’Obama ivoirien sont frappés d’ostracisme à cause de notre loi fondamentale ? Car, malgré les réformes préconisées par les différents accords de Marcoussis, Accra et Pretoria, le chef de l’Etat bloque toujours le décret de réforme de l’article 35 de la Constitution relatif aux conditions d’éligibilité. Quoique la réforme soit validée par l’Assemblée Nationale. Pour être en conformité avec les communiqués qu’ils ont publiés dans le sillage de l’élection de Barack Obama, Laurent Gbagbo et son camp devraient lutter pour réformer notre Constitution afin de permettre à tous les Ivoiriens d’avoir la possibilité de postuler à la magistrature suprême. Ce texte ne devrait plus jamais faire l’apologie de la préférence nationale, catégoriser les Ivoiriens en citoyens de première zone et citoyens de seconde zone. Là se trouve toute la question. Ils ne franchiront pas ce pas, pour sûr. Car, la politique d’ouverture, d’intégration n’a jamais fait partie de leur programme politique.On aura remarqué du reste, qu’en France, Nicolas Sarkozy dont le père est originaire de la Hongrie a pu être adopté par ses compatriotes qui lui ont donné sa chance. Les Américains viennent de suivre ce schéma en confiant les rênes de la Première puissance politique, économique et militaire du monde à un « Black », un métis dont le nom sonne africain. Obama et Sarkozy auraient-ils eu un parent ivoirien qu’ils n’auraient jamais eu la possibilité de briguer le suffrage de leur compatriote au bord de la Lagune. Pourtant, Dieu seul sait que ces deux Présidents qui vont à coup sûr, marquer l’histoire politique de ce 21ème siècle, sont particulièrement brillants, audacieux et qu’ils n’ont rien à envier, loin s’en faut, à un Laurent Gbagbo élu par défaut dans des conditions que l’on sait. Loin des discours, c’est à l’œuvre que l’on saura si le camp présidentiel épouse réellement l’air du changement qui a balayé la France et les Etats-Unis. Nos textes, avons-nous dit, doivent être nettoyés. Sinon, ce n’est pas en envoyant des télégrammes de félicitation à un Président élu dans des conditions de tolérance, qu’on devient soi-même homme d’ouverture.

Présidentielle/Côte d`Ivoire: Gbabgo est le "principal obstacle" (presse)


OUAGADOUGOU - Le président ivoirien Laurent Gbagbo constitue le "principal obstacle" à la tenue d'une élection présidentielle dans son pays, une nouvelle fois reportée sine die, a estimé mardi lequotidien burkinabè Le Pays (indépendant)."Laurent Gbagbo apparaît comme le principal obstacle à la tenue de laprésidentielle, étant donné qu'il n'entend pas l'organiser et la perdre",écrit le journal après la décision prise lundi à Ouagadougou de reporter ànouveau ce scrutin crucial dans le processus de paix en Côte d'Ivoire quidevait se tenir le 30 novembre."Cette situation pose le problème même de la candidature du présidentsortant. Dans les différents accords de sortie de crise, il aurait étéjudicieux d'écarter un candidat dont on sait qu'il sera juge et parti",poursuit le quotidien."Personne n'a eu le courage de dire à Gbagbo que sa candidature pouvaitêtre un facteur de blocage. Aujourd'hui, on est malheureusement obligé de leconstater", souligne le Pays."Tant que Gbagbo ne maîtrisera pas tous les paramètres de l'élection, ilest illusoire de croire qu'il se hâtera pour sa tenue rapide", relève lejournal."Les cartes qui lui manquent sont essentielles: le contrôle du processusd'élaboration du fichier électoral, la maîtrise de l'électorat et ledésarmement des ex-rebelles", écrit le quotidien burkinabè.Sidwaya, le journal pro-gouvernemental du Burkina Faso, s'impatienteégalement: "L'affaire commence à traîner en longueur. Le facilitateur (dans lacrise ivoirienne, le président burkinabè Blaise Compaoré) pourrait perdre untant soit peu sa réputation de faiseur de paix"."A défaut d'une échéance fixe, il nous semble qu'une entente sur lanécessité de ne pas finir l'année 2009 sans élection paraît raisonnable. Entremars et juillet 2009, on peut tenir des élections en Côte d'Ivoire si la bonnevolonté y est la vertu la mieux partagée", conclut-il.

Présidentielle/Côte d`Ivoire: Gbabgo est le "principal obstacle" (presse)


OUAGADOUGOU - Le président ivoirien Laurent Gbagbo constitue le "principal obstacle" à la tenue d'une élection présidentielle dans son pays, une nouvelle fois reportée sine die, a estimé mardi lequotidien burkinabè Le Pays (indépendant)."Laurent Gbagbo apparaît comme le principal obstacle à la tenue de laprésidentielle, étant donné qu'il n'entend pas l'organiser et la perdre",écrit le journal après la décision prise lundi à Ouagadougou de reporter ànouveau ce scrutin crucial dans le processus de paix en Côte d'Ivoire quidevait se tenir le 30 novembre."Cette situation pose le problème même de la candidature du présidentsortant. Dans les différents accords de sortie de crise, il aurait étéjudicieux d'écarter un candidat dont on sait qu'il sera juge et parti",poursuit le quotidien."Personne n'a eu le courage de dire à Gbagbo que sa candidature pouvaitêtre un facteur de blocage. Aujourd'hui, on est malheureusement obligé de leconstater", souligne le Pays."Tant que Gbagbo ne maîtrisera pas tous les paramètres de l'élection, ilest illusoire de croire qu'il se hâtera pour sa tenue rapide", relève lejournal."Les cartes qui lui manquent sont essentielles: le contrôle du processusd'élaboration du fichier électoral, la maîtrise de l'électorat et ledésarmement des ex-rebelles", écrit le quotidien burkinabè.Sidwaya, le journal pro-gouvernemental du Burkina Faso, s'impatienteégalement: "L'affaire commence à traîner en longueur. Le facilitateur (dans lacrise ivoirienne, le président burkinabè Blaise Compaoré) pourrait perdre untant soit peu sa réputation de faiseur de paix"."A défaut d'une échéance fixe, il nous semble qu'une entente sur lanécessité de ne pas finir l'année 2009 sans élection paraît raisonnable. Entremars et juillet 2009, on peut tenir des élections en Côte d'Ivoire si la bonnevolonté y est la vertu la mieux partagée", conclut-il.

Côte d`Ivoire: "Laurent Gbagbo, historien" salue la victoire de Barack Obama


ABIDJAN - Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a salué jeudi dans un article, écrit en tant qu'"historien", la victoire de Barack Obama à la présidentielle américaine, estimant que les Etats-Unis ontdonné la preuve que "le combat pour une cause juste n'est jamais vain".Dans cet article de deux pages publié dans le quotidien gouvernementalFraternité matin, signé "Laurent Gbagbo, historien", le probable candidat àl'élection présidentielle en Côte d'Ivoire revient sur la victoire du candidatdémocrate à l'élection 4 novembre aux Etats-Unis.L'entrée du premier Noir à la Maison blanche "donne beaucoup à penser, enmême temps qu'elle confirme la force de l'idéal démocratique", écrit M.Gbagbo, ancien professeur d'histoire à Abidjan et à Paris."Pour un continent comme l'Afrique, où il y a tant et tant de luttes àmener pour les libertés, mais où le contexte de pénurie amène souvent àsacrifier l'avenir sur l'autel des besoins immédiats et des attentespersonnelles, l'Amérique vient de nous donner la preuve que le combat pour unecause juste n'est jamais vain, même si celui qui le mène n'en voit pasl'aboutissement", note-t-il.Laurent Gbagbo souligne aussi "la grandeur d'âme" du candidat républicainJohn McCain pour avoir reconnu "la portée historique de la victoire" de sonadversaire."C'est le discours d'un patriote", estime M. Gbagbo ajoutant que lavictoire de Barack Obama marque "l'échec des analyses de type ethniciste enmatière électorale".Elu en 2000 au terme d'une élection très contestée, Laurent Gbagbo devraitse présenter à la prochaine présidentielle ivoirienne.Ce scrutin, attendu depuis la fin officielle de son mandat en octobre 2005,a été sans cesse repoussé en raison de la crise politico-militaire née del'éclatement d'une rébellion en septembre 2002.Cette élection, prévue le 30 novembre, a été une nouvelle fois reportéelundi en raison de retards dans le processus électoral.