Le président de la Fédération nationale des associations des Consommateurs de Côte d’Ivoire, Doukoua Godé s’est, dans une déclaration, prononcé sur le prix du baril du pétrole.
Conformément au prix du baril du pétrole passé en dessous de 100 dollards, le président de la FAC-CI a remarqué que rien n’est encore fait quant à la baisse du prix du baril de pétrole par rapport à certains pays du monde qui ont revu à la baisse le prix du carburant à la pompe. Selon le président de la Fédération nationale des associations des Consommateurs de Côte d’Ivoire, Doukoua Godé, le gouvernement ivoirien reste sourd à cette nouvelle donne. Pour lui, le gouvernement ivoirien doit se pencher sur la question de la cherté de la vie en Côte d’Ivoire et du pouvoir d’achat du consommateur en revoyant le prix du carburant à la baisse. C’est pourquoi, décline-t-il, la FAC-CI demande au gouvernement de procéder dans les jours à venir au réajustement du prix du carburant à la pompe dans des proportions tenant compte de la baisse sur le marché international. Dans cette même veine, plusieurs associations compte également réclamer une diminution du prix du carburant à la pompe. Car, elles estiment qu’à ce prix que le consommateur ivoirien vivra à l’aise.
A.K
mardi 21 octobre 2008
Enseignement privé / Yao Kouadio (SG. SYNEEPSECI) : “L`enseignement privé fonctionne dans l`informel”
Le Syndicat national des employés de l'enseignement privé secondaire de Côte d'Ivoire (SYNEEPSECI) a tenu le samedi dernier, une conférence de presse au siège de la FESACI sis à Adjamé 220 lgts pour dépeindre la situation peu reluisante de l'enseignement privé. Placée sous le thème l'enseignement privé, le mal du système éducatif : comment rentabiliser le partenariat Etat/privé, cette conférence a été l'occasion pour Yao Kouadio, secrétaire général du SYNEEPSECI, d'affirmer sans ambage que "l'enseignement privé fonctionne dans l'informel". Selon lui, "aujourd'hui, plus de 20% des écoles privées d'enseignement général sont des écoles clandestines (…) Le malheur de l'enseignement privé, c'est le manque de politique éducative du gouvernement". De la responsabilité de l'Etat, Yao Kouadio a indiqué : "si le ministre Amani N'guessan a conduit l'Education nationale comme un borgne, le ministre Bleu Lainé, lui, est un véritable aveugle. Il ferme l'œil sur la misère des travailleurs du privé…". La question des arriérés de frais de scolarité dus aux fondateurs des établissements privés n'a pas échappé au conférencier. "Il faut que l'Etat paye l'intégralité des frais de scolarité 2007/2008 à toutes les écoles, de préférence celles de l'intérieur avant la fin du mois d'Octobre". a-t-il confié avant d'"exiger la démission sans condition du directeur du SAPAEP qui, depuis trois ans, n'a jamais rencontré les travailleurs du privé "Jean Prisca
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Education
AUDIENCE / Un émissaire de Sassou Nguesso chez le Président Laurent Gbagbo
M. Henri Ndjombo, Ministre congolais de l’Economie Forestière, a été reçu, ce lundi 20 octobre 2008, par le Président Laurent Gbagbo au Palais Présidentiel. En marge du message «personnel» dont il dit être porteur et qu’il a remis en main propre au Chef de l’Etat ivoirien, M. Ndjombo dit avoir échangé avec Laurent Gbagbo sur des questions d’intérêt commun. Notamment, «du développement économique de nos pays respectifs, de l’Afrique, des différentes crises, qu’elles soient énergétiques, alimentaires et financières maintenant, qui vont avoir une répercussion négative sur toutes les actions à venir du continent. Nous avons aussi parlé des perspectives», a dit le messager congolais. Ce dernier a en sus indiqué qu’il est venu s’instruire de l’expertise ivoirienne, afin que son pays organise au mieux le 6è forum mondial sur le développement durable qui aura lieu le 30 octobre prochain au Congo-Brazzaville. Abordant la question de l’économie forestière, l’émissaire du Président Denis Sassou Nguesso a fait savoir que la situation forestière est bonne au Congo. Et que mieux, ce pays est désormais, «engagé dans un processus d’aménagement forestier durable et de certification forestière». «Nous avons réussi à réduire le niveau de déboisement qui est aujourd’hui à 17 000 hectares, une goutte d’eau par rapport aux 23 millions initiaux, mais le pays est globalement sur la bonne voie», a-t-il dit pour conclure.
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Relation international
Le président Gbagbo dans la Vallée du Bandama: Leçon de patriotisme à Katiola et Dabakala
menée à son terme dans ce pays. Le Premier ministre Alassane Dramane Ouattara avait lancé cette année-là, a rappelé le président Gbagbo, l’opération dite de «la carte d’identité infalsifiable». Mais cette opération n’était pas arrivée à son terme quand mourut le président Houphouet-Boigny. Le président Bédié, qui a succédé au premier président ivoirien, a vu lui aussi son opération d’identification stoppée par le coup d’Etat du 24 décembre 1999. Arrive le président Gbagbo, en octobre 2000, après une période de transition militaire. Sa volonté de moderniser l’état civil avec la création de l’Office national d’identification (ONI) sera, elle aussi, contrariée par la sale guerre qui a engendré la crise dont le pays sort progressivement.Rien ne justifie les armes contre son paysAlors, au président Gbagbo de conclure sur ce chapitre, pour montrer qu’on aurait pu régler ces problèmes par le dialogue et non par les armes : «Dans ce pays, on parlait de paix sans savoir son importance. Parce qu’on l’avait jamais perdue. On disait même que c’était notre seconde religion. Après cette crise, on connaît désormais l’importance de la paix», a déclaré Gbagbo, avant de poursuivre : «Aujourd’hui, on comprend mieux pourquoi dans les années 1980, j’avais opté pour la transition pacifique à la démocratie. En ce moment, des amis m’avaient dit : «Quelle transition pacifique ? Tu es un peureux toi ! Avec Houphouet, il faut prendre les armes». Je leur avais dit : «Ce n’est pas facile de prendre les armes. Et puis, nous allons déchirer notre pays pour rien». Tout est donc là. Depuis les jours où il a décidé de conquérir le pouvoir d’Etat, Laurent Gbagbo a choisi sa voie : la transition pacifique à la démocratie. C'est-à-dire lutter tout en préservant l’essentiel, la paix pour son pays. Et il est resté fidèle à cette voie jusqu’à ce qu’il parvienne au pouvoir par la voie des urnes et cela, grâce à Dieu. Les exemples du patriotisme de Laurent Gbagbo sont légion. En 1990, lorsque feu le président Houphouët-Boigny lui a donné 18% voix aux élections présidentielles, alors que tout le monde savait qu’il en était le vainqueur, certains de ses camarades ont demandé à Gbagbo de ne pas reconnaître les résultats et d’appeler à l’insurrection. Mais, s’effaçant devant les intérêts supérieurs de la Nation, il avait refusé de suivre cette voie incertaine. «Je suis jeune et Houphouët est vieux. J’ai du temps devant moi. En plus, je n’ai pas été candidat pour être forcément président. J’ai été candidat pour me faire connaître et faire connaître mon parti», révèle-t-il avoir déclaré à l’époque. En 1992, Alassane Ouattara, alors Premier ministre et intérimaire d’Houphouet en congé de maladie en France, avait fait arrêter Gbagbo, avec le soutien de Bédié, alors président du parlement, à la suite du complot du 18 février de cette année-là. Alors que d’autres personnes à sa place auraient appelé leurs militants à la désobéissance civile, le premier responsable du FPI qu’il était, avait demandé aux militants de son parti de rester calmes, car «on peut aller de la prison à la présidence et vice-versa». A sa sortie de prison et répondant à un journaliste par rapport à cette option, Laurent Gbagbo avait dit : «Je ne vois pas mon action politique dans l’instant. Je l’inscris plutôt dans le temps et dans l’espace. C'est-à-dire que je ne cherche pas à être président ici et maintenant. Ce sont ceux qui réfléchissent comme ça qui prennent les armes contre leur pays. Mais, moi, je veux apporter le changement dans la paix. Si Dieu veux que je sois président, je le serai un jour et j’y croix. Mais je peux ne pas être le bénéficiaire de ma lutte. Quelqu’un d’autre peut en bénéficier. Le plus important pour moi aura été d’avoir lutté pour un avenir meilleur pour mon pays». Alors, paix et unitéLe président Gbagbo est donc un homme fondamentalement attaché à la paix. Et il est prêt à tous les sacrifices pour que cette paix soit. C’est ce qu’il a montré au cours de cette visite d’Etat à Katiola et à Dabakala. Au cours de cette visite d’Etat, il a donc insisté sur l’unité de tous les fils de la Côte d’Ivoire, son pays : «Je vous appelle à l’unité et au rassemblement autour de la Côte d’Ivoire, notre pays. Un Bété est égal à un Baoulé, un Djimini à un Gouro, un Tagbana à un Appolonien, un Yacouba à un Dida, un Ebrié à un Attié, etc. Tous, des Ivoiriens que nous sommes, nous formons un». A travers cet appel, le président ivoirien invite ces concitoyens de Katiola et de Dabakala au pardon et à la tolérance. Il demande aux uns et aux autres de refermer la honteuse parenthèse de la guerre pour ouvrir l’ère de la reconstruction de notre pays dans la paix, dans l’union et dans le rassemblement. Et, pour mieux se faire comprendre, le président Gbagbo s’appuie sur l’histoire de la France et de l’Allemagne. «Ces deux pays, a-t-il dit, ont connu plusieurs guerres. L’Allemagne a même occupé une partie de la France pendant la guerre de 1939 à 1945. Mais ces deux pays ont oublié tout cela et sont aujourd’hui unis pour propulser le rayonnement de l’Europe. Il n’y a donc pas de raison que nous les Ivoiriens qui n’avons connu qu’une guerre de quelques semaines ne puissions pas nous pardonner, nous embrasser de nouveau et conduire ensemble l’avenir lumineux de notre pays», a plaidé le chef de l’Etat. Son régime a été attaqué sans réel fondement. Il a donc des raisons d’être aigri. Mais, c’est Laurent Gbagbo qui montre la voie du pardon et de la tolérance dans l’intérêt supérieur de la Nation. C’est la marque des grands hommes d’Etat.En fin de compte, le président Gbagbo a demandé aux Ivoiriens d’extirper de leur comportement le tribalisme et la xénophobie. En jugeant leurs homologues sur ce qu’ils font et non sur ce qu’ils sont : «Un jour, raconte-il, je voulais faire une interview pour expliquer un certain nombre de choses au peuple. Et j’ai choisi Lanciné Fofana, journaliste à la Télévision, pour m’interroger. Du coup, des gens sont venus me voir pour me dire qu’il est RDR. Je demande: ça fait quoi ? Est-ce qu’il a les qualités pour m’interroger ou non ?” Les mêmes personnes me disent: «Il a les qualités mais il est RDR». Je leur ai répondu: «S’il a les qualités, c’est l’essentiel pour moi et c’est donc lui qui va m’interroger ». Je dis ça, conclut le chef de l’Etat, pour dire qu’il ne faut jamais juger les gens sur ce qu’ils sont, mais sur ce qu’ils font. Si vous jugez les gens sur ce qu’ils sont, vous devenez tribaliste ou xénophobe». Et au président Gbagbo de rappeler que les principaux partis politiques du pays étaient représentés dans son premier gouvernement, sauf le RDR, qui avait estimé qu’il n’était pas encore prêt. Mais le parti d’Alassane Ouattara a fait son entrée au dernier gouvernement du 5 août 2002, un mois et demi avant le déclenchement de la guerre. A cela s’ajoute le fait que des membres d’autres partis politiques travaillent dans le cabinet-même du chef de l’Etat. C’est que, pour Laurent Gbagbo, là où les intérêts de la Nation sont engagés, les Ivoiriens doivent se donner la main pour travailler ensemble, dans l’union et la discipline. Leçon de patriotisme pour une visite d’Etat à Katiola et Dabakala.Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
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L'HISTOIRE ET LA GEOGRAPHIE DE LA CÔTE D'IVOIRE
Les données du milieu naturel
Le territoire de la Côte d'Ivoire présente l'aspect d'un quadrilatère, dont la partie sud offre une façade de 520 km sur l'océan Atlantique, dans la partie occidentale du Guinée. Le pays est caractérisé par un relief plat et un climat généralement chaud et humide, qui constitue une transition entre l'équatorial et le tropical.Baignée au Sud par l'Océan Atlantique dont la barre, phénomène typique du Golfe de Guinée, rend l'accès des plus difficiles, mais qui n'en constitue pas moins une large ouverture de près de 550 kilomètres, la Côte d'Ivoire appartient à l'ensemble géographique de l'Afrique Occidentale dont la principale caractéristique est la monotonie du relief. En effet, la rareté des accidents du relief en fait un pays particulièrement homogène de la mer à ses limites septentrionales. Les accidents les plus importants alors connus ne dépassent pas 400 mètres. Le Mont Nimba dans l'Ouest du pays est signalé par la mission d'Ollone, mais son importance ne sera que tardivement connue après la mission qu'effectua dans la région Auguste Chevalier en 1908 - 1909. Cette chaîne de montagnes « probablement la plus haute de l'Afrique Occidentale naît à l'Est du N'zo, sous l'aspect d'une très haute falaise et se continue vers l'Ouest sur une longueur de 50 kilomètres, avec des sommets variant de 1 000 à 1 600 mètres, le point culminant, près du N'zo, atteignant 1 644 mètres. L'importance économique et climatique de ces massifs montagneux est réelle, dans la mesure où on y découvre un grand nombre d'arbres pouvant donner des matières oléagineuses exportables, le palmier à huile notamment, et des rivières qui une fois rendues navigables constituent des voies d'évacuation très économiques pour les produits de l'intérieur de l'Afrique Occidentale, mais surtout il trouve un climat tempéré propice au repos. La frontière Ouest avec la République du Libéria, à défaut d'une délimitation précise, emprunte la limite naturelle que constitue le fleuve Cavally. À l'Est, en revanche, elle est limitée par la colonie britannique de la Gold Coast (Ghana actuel) avec laquelle elle partage une frontière commune longue de près de 600 kilomètres, de surveillance très difficile. Au Nord, la colonie est limitée par le Haut-Sénégal-Niger (le Burkina Faso et le Mali actuels) suite au décret du 17 octobre 1899 qui délimite la frontière entre ces territoires de la mouvance française. La monotonie qui caractérise le relief est, en revanche, compensée par la variété de la végétation. Deux types principaux se partagent le paysage: la grande forêt dense au Sud de la colonie et la savane dans le Nord.Compris entre 4° et 10° de latitude Nord, le territoire de la Côte d'ivoire est distant de l'équateur d'environ 400 km sur ses marges méridionales, et du Tropique du Cancer d'environ 1400 km sur ses frontières septentrionales. Tropical le long des côtes, le climat est semi-aride à l'extrême Nord. Le pays connaît en général des variations de température entre le Nord et le Sud, mais également en fonction des saisons. Les températures oscillent autour de 28° en moyenne. Trois grandes zones climatiques se côtoient : le climat subéquatorial, le climat tropical humide et le climat soudanais.
Flore et faune
Le couvert végétal s'est considérablement modifié au cours des années. Le paysage de base, constitué par les forêts denses, globalement subdivisées en forêts hygrophiles et forêts mésophiles, occupe à l'origine un tiers du territoire au sud et à l'ouest. Il est complété par les forêts claires ou savanes arborées ou boisées, qui couvrent le reste du territoire ivoirien, du centre au nord, à l'exception de nombreux points de forêt dense sèche. Depuis la période coloniale, les surfaces de forêts denses ont connu, par le fait de l'homme (plantations arbustives, exploitations forestières) une importante réduction. Le patrimoine forestier ivoirien est aujourd'hui estimé à 6 000 000 d'hectares.Ce couvert végétal abrite de nombreuses espèces animales (vertébrés, invertébrés, animaux aquatiques et parasites). Ils comprennent des mammifères parmi lesquels se distingue l’éléphant, animal le plus célèbre, parce qu'à l'origine du nom du pays. Espèce autrefois abondante en forêts comme en savanes, l'éléphant a été intensément chassé et braconné. Aussi ne subsiste-t-il que dans les réserves et parcs et en quelques points des forêts où il est côtoyé par l’hippopotame, plus lié aux zones de savanes, l’hylochère ou sanglier géant, l’antilope et d'autres céphalophes, les buffles, les singes (chimpanzés, colobes, singe rouge, singe vert), les rongeurs (porc-épic, rats, écureuils), les carnivores, parmi lesquels le lion, la panthère et les mangoustes, les insectivores (musaraignes, certaines espèces de chauves-souris, en nombre important dans tout le pays, pangolins). Certains de ces animaux sont en voie de disparition.Les oiseaux dont plusieurs centaines d'espèces ont été identifiés, constituent également un élément du paysage. Calaos, pigeons et tourterelles, pintades, rapaces (aigles, chouettes, vautours ), tisserins, hirondelles et passereaux en sont quelques-unes. Le pays abrite aussi un nombre important de reptiles, dont les plus connus sont les crocodiles, les varants et autres lézards, les serpents (pythons, vipères, naja, couleuvres), les tortues. Les amphibiens sont abondants et sont représentés par de nombreuses espèces estimées à une soixantaine environ, au nombre desquelles les crapauds et grenouilles. Divers invertébrés constitués par les insectes, les arachnides (araignées, scorpions, acariens), les myriapodes ou mille-pattes, les mollusques (escargots), les vers de terre ainsi que des espèces aquatiques vivant en eau douce, tels des crabes, diverses espèces de crevettes, plus d'une centaines d'espèces de poissons dont les silures, perches du nil ou capitaines et ceux vivant en eaux marines ou saumâtres tels des thons, quelques requins, des sardinelles, des anchois, des raies, des brochets, des mérous, des carpes blanches, des ceintures, de fausses soles, des mulets, des machoirons, ont été également dénombrés identifiés dans le pays.Les parasites de l'homme et leurs vecteurs sont constitués par des protozoaires, des vers ou helminthes, des arthropodes (plus rarement), certains moustiques dont les anophèles, des cyclops, des simulies, des glossines ou mouches tsé-tsé, certains autres types de mouches, des puces, chiques, poux, tiques et punaises des lits. Ils provoquent des maladies parfois très graves comme le paludisme, la dysenterie amibienne, les abcès dus au ver de Guinée, l’éléphantiasis, l’onchocercose, la maladie du sommeil (trypanosomiase), ou la bilharziose vésicale.
Quatre grands groupes ethniques débordant largement les différentes frontières se partagent l'espace ivoirien. Il s'agit dans le nord-ouest et l'Ouest jusqu'au Bandama du groupe Mandé, lui-même subdivisé en Mandé du Sud à la limite Nord de la forêt et comprenant les Dan ou Yacouba et les Toura, les Gouro, les Mandé du Nord représentés par les Malinké et les Dioula. Le groupe Voltaïque dans le nord-est avec les Sénoufo autour de Korhogo, les Koulango dans la région de Bondoukou-Bouna, les Lobi également localisés à Bouna dans l'extrême nord-est. Et le troisième groupe, celui des Krou se situe dans le Sud forestier à l'Ouest du Bandama avec comme sous groupes les Krou, dans la région de Tabou, les Wê (Guéré, Wobé) autour de Guiglo-Man, les Bété, dans le triangle Daloa-Gagnoa-Soubré, les Bakwé, les Godié et les Dida sur l'axe Issia, Lakota, Divo. Le groupe Akan enfin réparti entre les « Lagunaires », au sud, et le groupe Agni-Baoulé dans le Centre, le sud-est et l'Est. Résultat d'immigrations commencées pour les plus anciennes vers la fin du XVe siècle, la mise en place de la population achève de s'effectuer au cours du XIXe siècle. Ce siècle se caractérise, en effet, par « une accélération du processus de peuplement à l'intérieur de la Côte d'Ivoire, il est aussi marqué par les échanges ou des interpénétrations de groupes, résultat d'un élargissement des zones de culture dans certaines régions, de l'attraction de zones aurifères, ou encore dans le Nord particulièrement, de la conjonction de motifs politiques (constitution de nombreux petits royaumes) et économiques (l'expansion d'agents économiques dynamiques comme les dioula), de faits sociaux notamment le problème de l'esclavage domestique dans certaines de ces sociétés ». Patrilinéaires, en ce qui concerne les Mandé et les Krou, ou matrilinéaires pour les groupes Voltaïques et Akan, ces différents groupes ethniques ont développé des systèmes d'organisation politique, économique et sociale qui permettent à travers leurs structures internes et les différentes activités sociales et économiques qui les caractérisent, d'identifier les différents acteurs: agriculteurs, commerçants, artisans, guerriers, esclaves..., de définir leur rôle et leur place dans la société.
À l'initiative du prince Navigateur, les Portugais Joào de Santarem et Pero Escobar découvrent le littoral ivoirien en 1470-1471 et jusqu’à la fin du xvie siècle, les seuls Européens présents sur le littoral ivoirien sont Portugais. Ils seront rejoints à la fin du xvie siècle par les Hollandais puis au xviie siècle par les Français et les Anglais. Ces Européens entretiennent des relations religieuses, parfois politiques mais surtout commerciales avec les populations du littoral ivoirien. L’abondance de l’ivoire donne à cette partie du territoire africain le nom de Côte de l’ivoire. Également appelée, à cause des relations difficiles avec les habitants, Côte des mal gens.Le commerce concerne divers produits tropicaux, mais il est surtout dominé par la traite négrière. L’esclave est le produit des guerres tribales, le fruit d’une mise en gage ou le résultat d’une décision judiciaire. Certaines personnes sont esclaves de naissance, héritant ainsi du statut de leurs ascendants. La traite négrière constitue au xviiie siècle l’essentiel des échanges entre les populations côtières et les marchands européens. La Côte d'Ivoire qui reste jusqu'au xixe siècle, un réel espace de traite mais d'importance relativement moindre comparativement au Bénin ou au Nigéria, subit également les conséquences négatives du phénomène. L'on enregistre de nombreux morts, une diminution de la natalité, la rapide diffusion d'épidémies, des famines ainsi que l'exacerbation des guerres tribales. La déstructuration des systèmes politiques et sociaux traditionnels s'accentue, en raison de l'apparition de nouvelles hiérarchies sociales constituées par des personnes enrichies à l'aide de la traite négrière, comme partout ailleurs.Le xixe siècle apporte ainsi de profondes mutations sur le plan des organisations sociales traditionnelles et la création de nouvelles valeurs fondées sur la richesse, qui s'estime à la quantité de produits détenus (produits vivriers, cheptel, vêtements, poudre d'or, armes à feu) et au nombre d'individus sur lesquels l'autorité est exercée. Dans cette perspective, les femmes, les enfants et les esclaves qui dépendent d'une même personne constituent pour celle-ci, non seulement des ouvriers agricoles et des défenseurs du lignage, mais également une possibilité d'accroissement des alliances avec les autres familles, par le mariage.De nombreux petits royaumes, qui se sont constitués dans l'espace ivoirien au cours des XVIIe et XVIIIe siècles et vont s'affaiblir de leurs dissensions internes et leurs affrontements fratricides avant de succomber aux assauts répétés des colonnes françaises dans un contexte général de dépeuplement progressif du continent noir, suite à quatre siècles ininterrompus de traite négrière et de guerres intestines. Les conquêtes coloniales suivies elles-mêmes de divers systèmes de travaux forcés ne feront qu'accentuer ce mouvement et aggraver d'autant le déficit démographique. Liée à des causes historiques, la répartition des populations est également soumise à l'influence du milieu. Ces facteurs vont déterminer, en partie sinon grandement, les conditions de la pénétration coloniale, celles de la conquête et de la mise en valeur. En effet, les migrations qui affectent les populations de la future colonie, tel le grand mouvement agni vers l'Est, les guerres et les massacres dont les régions du Nord en particulier ont été le théâtre ne pouvaient manquer d'influer sur le peuplement de ces différentes régions et expliquer, pour certaines, la faible densité démographique, le genre de vie de ces populations et surtout leur réaction vis-à-vis de la colonisation.
L'abolition de l'esclavage en 1815 au Congrès de vienne, réaffirmée en 1885 au Congrès de Berlin , ouvre la voie au développement de nouvelles relations commerciales entre les populations ivoiriennes et les nouveaux acteurs européens qui font leur apparition sur leurs sols. En dépit d'une concurrence anglaise tenace et parfois l'hostilité des populations locales, des comptoirs français sont installés à Assinie et Grand-Bassam (Côte du sud-est) en 1843 et, en 1857, le fort de Dabou est édifié.Érigée en colonie autonome par le décret du 10 mars 1893, la colonie de la Côte d'Ivoire, la plus jeune du groupe est comprise entre les 5è et la è degrés de latitude Nord et entre les 5è et 10è degrés de longitude Ouest, ce qui lui donne grossièrement la forme d'un quadrilatère de 320 000 kilomètres carrés. À l’exception de sa façade maritime, les contours de la colonie restent encore en pointillés. Ils feront l'objet de divers commissions mixtes d'abornement pour les frontières occidentale et orientale et d'ajustement interne pour la région septentrionale de mouvance également française. Ils aboutiront concrètement à séparer des populations identiques rejetées de part et d'autre de frontières artificielles ne répondant qu'aux seuls critères des intérêts en présence, ceux des puissances coloniales.
L'abolition de l'esclavage en 1815 au Congrès de vienne, réaffirmée en 1885 au Congrès de Berlin , ouvre la voie au développement de nouvelles relations commerciales entre les populations ivoiriennes et les nouveaux acteurs européens qui font leur apparition sur leurs sols. En dépit d'une concurrence anglaise tenace et parfois l'hostilité des populations locales, des comptoirs français sont installés à Assinie et Grand-Bassam (Côte du sud-est) en 1843 et, en 1857, le fort de Dabou est édifié.Érigée en colonie autonome par le décret du 10 mars 1893, la colonie de la Côte d'Ivoire, la plus jeune du groupe est comprise entre les 5è et la è degrés de latitude Nord et entre les 5è et 10è degrés de longitude Ouest, ce qui lui donne grossièrement la forme d'un quadrilatère de 320 000 kilomètres carrés. À l’exception de sa façade maritime, les contours de la colonie restent encore en pointillés. Ils feront l'objet de divers commissions mixtes d'abornement pour les frontières occidentale et orientale et d'ajustement interne pour la région septentrionale de mouvance également française. Ils aboutiront concrètement à séparer des populations identiques rejetées de part et d'autre de frontières artificielles ne répondant qu'aux seuls critères des intérêts en présence, ceux des puissances coloniales.
En quête d’émancipation
Avant la fin de la 1939-1945, les populations encore inorganisées commencent assez timidement une lutte pour l'émancipation politique, sociale et économique. Mais à partir de 1945, en Côte d'Ivoire comme dans toutes les colonies françaises d'Afrique, la vie politique s'organise en prenant appui sur le Discours de Brazzaville (1944). Plusieurs partis politiques (souvent soutenus par des syndicats) sont créés à partir de 1946 : Parti démocratique de Côte d'Ivoire (1946), Parti progressiste de Côte d'Ivoire (1947), Bloc démocratique éburnéen (1949), section ivoirienne de l'Internationale Ouvrière (1946), section ivoirienne du Rassemblement du peuple français. Les ivoiriens participent à leurs premières élections municipales ( et Grand-Bassam) et législatives. Les électeurs africains désignent Félix Houphouët-Boigny pour les représenter au français.La Constitution de la quatrième République (France) et les lois anti coloniales (suppression du travail forcé, suppression du Code de l'indigénat ou extension de la citoyenneté française) sans changer véritablement le système colonial local, provoquent à la fois la colère des colons et la déception des populations colonisées qui durcissent leur lutte pour l'émancipation à travers des actions de plus en plus violentes conduites par les partis politiques.La loi-cadre ouvre de nouvelles perspectives en Côte d'Ivoire par l'introduction de la réforme administrative, l'autonomie interne des colonies et l'extension des pouvoirs des Assemblées territoriales. Elle instaure également un collège unique d'électeurs et le suffrage universel. La voie s'ouvre ainsi pour l'instauration, de prime abord, de la Communauté franco-africaine après le référendum du 28 mars 1958 puis, par la suite, pour l'accession de la Côte d'Ivoire à la souveraineté internationale le 7 août 1960.
Des années Houphouët à la difficile succession
Dès l'indépendance, les institutions de l’État ivoirien sont définies et organisées par une Constitution. Celle-ci prévoit le principe de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.Entre 1960 et 1980, les transformations de l’économie ivoirienne sont spectaculaires dans tous les domaines : agriculture, industrie, commerce et finances. Elles sont le résultat d’une politique qui fait jouer un rôle éminent à l’Etat, à l’investissement privé et aux capitaux étrangers. Cependant, depuis le milieu des années 1980, il est constaté une stagnation de cette économie consécutivement à la dégradation des termes de l'échange extérieur, au niveau très élevé des dettes de l’Etat et aux conséquences d'erreurs de gestion.La société ivoirienne connaît cependant dans les vingt premières années de l’indépendance, non seulement une profonde mutation sociale (relèvement du niveau de vie des habitants, équipement dans les domaines sanitaire, éducatif et social) mais également une augmentation de la population avec un taux de croissance annuel moyen de 3,8% la faisant varier de 3,7 millions d’habitants en 1960 à 12,2 millions en 1988.En octobre 1995, Henri Konan Bédié remporte à une écrasante majorité les élections contre une opposition fragmentée et désorganisée qui appelle au boycott actif. Il resserre son emprise sur la vie politique, obtient assez rapidement une amélioration des perspectives économiques, une diminution de l'inflation et effectue une tentative d'éliminer la dette extérieure.Contrairement à Félix Houphouët-Boigny, qui a su avec prudence éviter tout conflit ethnique et a même permis l'accès aux postes de l'Administration publique à certains immigrants venus de pays voisins, sous l’ère Bédié, des intellectuels mettent en exergue le concept de l'ivoirité. Ce concept est définit d'abord comme l'affirmation de la souveraineté et de l'autorité du peuple ivoirien face aux menaces de dépossession et d'assujettissement notamment dans les domaines de l'immigration ou des pouvoirs économique et politique. L’exacerbation des tensions politiques et sociales, les actes de défiance à l'autorité de l'État de la part des opposants mais également l'emprisonnement de plusieurs leaders de l'opposition politique, instaurent un climat fortement tendu qui conduit en décembre 1999 au renversement d’Henri Konan Bédié par des soldats mécontents. Ceux-ci placent à la tête de leur groupe, le général Robert Guéï devenu par ce fait, chef de l'État de Côte d'Ivoire. Bédié s'exile en France.
La lente sortie de crise
Le régime issu du putsch est marqué durant son éphémère pouvoir par des troubles militaires et civils. Le pouvoir militaire réduit néanmoins la criminalité et la corruption en usant parfois de méthodes expéditives. Il appelle les partis politiques et la société civile à la rédaction d'une nouvelle constitution et fait organiser en octobre 2000, les élections présidentielles. De nombreuses candidatures à la présidence de la République dont celles d’Henri Konan Bédié et de Alassane Dramane Ouattara sont éliminées par la Cour suprême. Le général Robert Guéï qui se proclame vainqueur du scrutin est chassé par des manifestations de rue. De violents affrontements opposent également durant quelques jours des militants du FPI à ceux du RDR. Ces différentes manifestations de rue se soldent par environ 180 morts. La Cour suprême proclame les résultats et déclare vainqueur, Laurent Gbagbo. Celui-ci initie un forum de réconciliation nationale puis nomme un gouvernement d’union nationale. Mais le 19 septembre 2002, un nouveau coup d'État se déclenche puis se transforme en rébellion armée. Le MPCI qui crée plus tard le MJP et le MPIGO forme avec ces dernières composantes le mouvement des Forces nouvelles (FN) qui occupe 60% du territoire nord de la Côte d'Ivoire. Robert Guéï est assassiné dans des circonstances non encore élucidées. Les pourparlers entamés à Lomé (Togo) permettent d'obtenir le 17 octobre 2003, un accord de cessez-le-feu qui ouvre la voie à des négociations sur un accord politique entre le Gouvernement et le MPCI sous l'égide du président du Togo, Eyadéma.
Ces négociations échouent cependant sur les mesures politiques à prendre en dépit de réunions entre les dirigeants de la CEDEAO à Kara (Togo), puis à Abidjan et à Dakar. 10 000 casques bleus de l'ONUCI dont 4 600 soldats français de Licorne sont placés entre les belligérants. Dans une nouvelle initiative, la France abrite à Linas-Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003, sous la présidence Pierre Mazeaud, Président du Conseil constitutionnel français, secondé par le juge sénégalais Keba Mbaye, une table ronde de forces politiques ivoiriennes et obtient la signature de l'accord de Linas-Marcoussis.Cet accord prévoit la création d'un gouvernement de réconciliation nationale dirigé par un premier ministre « fort » nommé par le Président, après consultations des autres partis politiques, l'établissement d'un calendrier pour des élections nationales crédibles et transparentes, la restructuration des forces de défense et de sécurité, l'organisation du regroupement et du désarmement de tous les groupes armés, le règlement des questions relatives à l'éligibilité à la présidence du pays et à la condition des étrangers vivant en Côte d'Ivoire. Un comité de suivi de l'application de l'Accord, présidé par l'ONU, est institué.Cet accord est suivi par plusieurs autres, conclus en Afrique et mis en oeuvre par les gouvernements successifs de Seydou Diarra, Charles Konan Banny et Guillaume Soro nommé 1er ministre à l'issue de la signature de l'accord politique de Ouagadougou conclu entre Laurent Gbagbo et Soro Guillaume, sous l'égide de Blaise Compaoré, facilitateur. Concrètement, des programmes spécifiques ayant pour vocation de conduire la sortie de crise sont mis en oeuvre par le gouvernement ivoirien. Il s'agit d'un dispositif technique comprenant notamment, le Centre de commandement intégré (CCI) le désarmement des combattants, le Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire, le Comité national de pilotage du redéploiement de l'Administration (restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire et reprise de fonctionnement des services publics), l'Office national d'identification (identification des populations et des électeurs) et la Commission électorale indépendante (organisation des élections).
Ces négociations échouent cependant sur les mesures politiques à prendre en dépit de réunions entre les dirigeants de la CEDEAO à Kara (Togo), puis à Abidjan et à Dakar. 10 000 casques bleus de l'ONUCI dont 4 600 soldats français de Licorne sont placés entre les belligérants. Dans une nouvelle initiative, la France abrite à Linas-Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003, sous la présidence Pierre Mazeaud, Président du Conseil constitutionnel français, secondé par le juge sénégalais Keba Mbaye, une table ronde de forces politiques ivoiriennes et obtient la signature de l'accord de Linas-Marcoussis.Cet accord prévoit la création d'un gouvernement de réconciliation nationale dirigé par un premier ministre « fort » nommé par le Président, après consultations des autres partis politiques, l'établissement d'un calendrier pour des élections nationales crédibles et transparentes, la restructuration des forces de défense et de sécurité, l'organisation du regroupement et du désarmement de tous les groupes armés, le règlement des questions relatives à l'éligibilité à la présidence du pays et à la condition des étrangers vivant en Côte d'Ivoire. Un comité de suivi de l'application de l'Accord, présidé par l'ONU, est institué.Cet accord est suivi par plusieurs autres, conclus en Afrique et mis en oeuvre par les gouvernements successifs de Seydou Diarra, Charles Konan Banny et Guillaume Soro nommé 1er ministre à l'issue de la signature de l'accord politique de Ouagadougou conclu entre Laurent Gbagbo et Soro Guillaume, sous l'égide de Blaise Compaoré, facilitateur. Concrètement, des programmes spécifiques ayant pour vocation de conduire la sortie de crise sont mis en oeuvre par le gouvernement ivoirien. Il s'agit d'un dispositif technique comprenant notamment, le Centre de commandement intégré (CCI) le désarmement des combattants, le Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire, le Comité national de pilotage du redéploiement de l'Administration (restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire et reprise de fonctionnement des services publics), l'Office national d'identification (identification des populations et des électeurs) et la Commission électorale indépendante (organisation des élections).
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insécurité pré-électoral
Des individus arrivés en voitures banalisées et qui saccagent en plein Plateau en un jour ouvrable deux centres de collecte et d’enrôlement tabassant au passage des Ivoiriens venus se faire enrôler avant de s’en aller tranquillement avec deux valises de la Sagem ainsi que des biens numéraires volés aux personnes présentes au moment des faits. Il n’y a qu’en Côte d’Ivoire qu’on peut voir pareille chose. Qui sont ces individus que les forces de Défense et de Sécurité (FDS) n’ont pu intercepter dans une zone située à quelques encablures de la présidence de la République, siège du pouvoir d’Abidjan ? Des extra-terrestres, des fantômes ? Comment se fait il que les enrolements ne sont pas sécurisés? C’est à désespérer de l’Etat de Côte d’Ivoire qui donne l’impression d’avoir abdiqué sinon de s’être déculotté devant certaines forces para-militaires, parti politique ou groupement de personne. seulement des personnes qui ne veulent pas que les élections est lieu. quand y a pas d'élection c'est qui sa arrange? Répondre a cette question c'est identifier les auteurs de cet scénario, oui un scénario monté de toute pièces par les énémies des vrai ivoiriens. Nul n’est au dessus de la loi.Certaines personnes accuse la fédération estudiantine d'en être à l'origine; la personne don le pseudonyme est cité, cacao,c'est pas un étudiant c'est un personne connue dans le domaine du transport, le monde des lourbards, membre d'une milice.Alors arrétons d'accusé des gens qui on décidés de tourné le dos au vandalisme pour faire corps avec la maturité.L’impunité doit ici et maintenant prendre fin si la Côte d’Ivoire veut retrouver rapidement sa stabilité pour être un Etat de droit et de justice. Si l’on reste sans réaction devant de tels actes de banditisme notoire, il ne faut pas s’étonner que cela prospère et fasse école. D’autres Ivoiriens ou groupements politiques pourraient s’en inspirer et troubler le processus électoral sans crainte. Il faut mettre le holà. Et que tous les activistes de tout bord se le tiennent pour dit, car le désordre est le fils du chaos. stop au vandalisme. el maestro mozo guevara
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Des individus saccagent des centres de collecte au Plateau
Hier encore, des individus se sont illustrés dans la commune du Plateau, à Abidjan, où ils ont fait parler d’eux dans deux centres de collecte. Las de proférer des menaces, ces individus ont décidé de mettre à exécution leur projet de sabotage et de la violente manière possible. Comme de vrais fauves, ils ont mené un assaut punitif sur les centres d’enrôlement du collège moderne du Plateau et de la Chambre du commerce de la même commune. Les agents de ces deux centres ont passé un sale temps entre les mains de leurs bourreaux. Ils assisteront impuissants au saccage de leur bureau et de leur matériel de travail après avoir été passés à tabac par les indélicats visiteurs. Ces derniers ne laisseront rien sur leur passage dans leur barbarie. Ils mettront à sac les locaux visités, sous les regards ahuris de leurs victimes, avant de se tirer avec le matériel d’identification. Les agents d’identification regarderont partir ainsi les valises de la SAGEM emportées par les bourreaux qu’ils ne réussiront pas à identifier formellement. Comment en est-on arrivé à cette violence ? Selon les témoignages recueillis, tout a commencé par des altercations entre des personnes venues se faire enrôler et les quidams. Vu l’ampleur que prenaient les bousculades, selon des agents interrogés sur place pour en savoir davantage, ils ont systématiquement décidé de sécuriser leur matériel de travail. « Nous avons alors fermé les portes de la salle lorsque des individus se réclamant de la Fesci nous ont intimé l’ordre de l’ouvrir. N’ayant pas voulu céder à leur menace, ils ont fracturé la porte et c’est là que notre calvaire a débuté. A quatre, ils nous ont roué de coups. Il y en a un qui a attiré mon attention mais que je ne saurais décrire. J’ai juste pu retenir son pseudonyme puisque ses amis l’appelaient Cacao », a témoigné un agent mal en point. Les vandales, selon d’autres témoins, seraient venus à bord d’une Mercedes de couleur bleue, armes à la main, avant d’être rejoints par un autre groupe sorti de nulle part. Aussitôt après avoir assouvi leur violente besogne, ils sont repartis comme ils sont venus, mais avec eux, la valise de la SAGEM, un ordinateur, une somme de 80.000 F et des téléphones portables appartenant aux agents trouvés sur place. C’est toute démoralisée que la directrice de l’école de la chambre de commerce qui abrite cette opération, a exprimé son indignation devant un spectacle aussi triste qui n’a pas épargné les locaux de son établissement. (source l' inter)
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Poursuite des enquêtes dans la filière café-cacao : LE MINISTRE DOUATI ENTENDU PENDANT 8 H • L’audition des ministres se poursuit jusqu’à vendredi

Le ministre Alphonse Douati a été entendu lundi, à titre de témoin dans l’affaire de malversations dans la filière café-cacao, pendant près de huit heures, par le juge d’instruction du palais de justice d’Abidjan Plateau. M. Douati qui témoigne en sa qualité de ministre de l’Agriculture de Côte d’Ivoire de 2000 à 2002, est arrivé sur les lieux de son audition peu avant 10 heures. Il était accompagné de quelques collaborateurs, une dizaine environ, avec à leur tête son directeur de cabinet adjoint, M. Kouamé Kouamé. Quelques parents et amis se sont joints à ce groupe le portant a à peu près une vingtaine de personnes. L’ambiance était détendue au parking jouxtant le cabinet d’instruction où le «groupe de soutien » au ministre devisait tranquillement. Après tout, il n’y avait pas lieu de s’inquiéter outre mesure, puisque le ministre Douati n’était qu’un témoin ; disait-on. Peu après dix-sept heures, des agents des forces de l’ordre, détachés au palais, demandent avec insistance aux journalistes et proches du ministre de sortir de la cour. Le doute s’installe. Et deux jeunes dames qui ont sûrement interprété ce geste comme un signe annonçant une garde-à-vue du ministre se sont mis à sangloter. L’ambiance reste lourde jusqu’à 17h 53, heure à laquelle, le ministre Douati, le sourire en coin, sort du bureau du juge d’instruction pour s’engouffrer dans sa voiture de commandement. à la grande satisfaction de ses proches qui ne cachaient pas leur joie.
Pour rappel, un conseil des ministres, tenu jeudi 14 août sous la présidence du Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, a autorisé l’audition des ministres Alphonse Douati, Charles Diby, Bohoun Bouabré, Amadou Gon Coulibaly et Dano Djédjé à titre de témoins dans l’affaire de malversations dans la filière café-cacao. «Pour permettre de taire définitivement toutes les rumeurs distillées depuis le début de cette affaire, les membres du gouvernement concernés et le Conseil des ministres ont autorisé l’audition à titre de témoins de tous les membres du gouvernement s’étant succédé à la tête des départements ministériels de l’Agriculture et de l’Economie et des Finances depuis la réforme de la filière café-cacao, d’autant plus que les éclairages qu’ils apporteront lors de leurs auditions sont nécessaires pour l’instruction des dossiers. Le Président de la République, le Premier ministre, chef du gouvernement, et l’ensemble du gouvernement se tiennent aux côtés des ministres concernés et rappellent qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’auditions en qualité de témoins», avait décidé le conseil des ministres.
Ouverte en juin 2008, l’information sur les malversations dans la filière café-cacao a conduit plusieurs responsables de la filière en prison. Notamment Angeline Kili et Firmin Kouakou, respectivement présidente et directeur général du Fonds de régulation et de contrôle du café et du cacao (FRCC), Lucien Tapé Do, président de la Bourse du café-cacao (BCC) et Henri Kassi Amouzou, président du conseil de gestion du Fonds de développement des activités des producteurs de café et de cacao (FDPCC).
Après le ministre Douati, les ministres Dano Djédjé, Amadou Gon, Bohoun Bouabré et Diby Charles devront se prêter aux questions du juge d’instruction, respectivement, mardi, mercredi, jeudi et vendredi prochains, selon des indiscrétions.
David Ya (source frat mat)
Pour rappel, un conseil des ministres, tenu jeudi 14 août sous la présidence du Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, a autorisé l’audition des ministres Alphonse Douati, Charles Diby, Bohoun Bouabré, Amadou Gon Coulibaly et Dano Djédjé à titre de témoins dans l’affaire de malversations dans la filière café-cacao. «Pour permettre de taire définitivement toutes les rumeurs distillées depuis le début de cette affaire, les membres du gouvernement concernés et le Conseil des ministres ont autorisé l’audition à titre de témoins de tous les membres du gouvernement s’étant succédé à la tête des départements ministériels de l’Agriculture et de l’Economie et des Finances depuis la réforme de la filière café-cacao, d’autant plus que les éclairages qu’ils apporteront lors de leurs auditions sont nécessaires pour l’instruction des dossiers. Le Président de la République, le Premier ministre, chef du gouvernement, et l’ensemble du gouvernement se tiennent aux côtés des ministres concernés et rappellent qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’auditions en qualité de témoins», avait décidé le conseil des ministres.
Ouverte en juin 2008, l’information sur les malversations dans la filière café-cacao a conduit plusieurs responsables de la filière en prison. Notamment Angeline Kili et Firmin Kouakou, respectivement présidente et directeur général du Fonds de régulation et de contrôle du café et du cacao (FRCC), Lucien Tapé Do, président de la Bourse du café-cacao (BCC) et Henri Kassi Amouzou, président du conseil de gestion du Fonds de développement des activités des producteurs de café et de cacao (FDPCC).
Après le ministre Douati, les ministres Dano Djédjé, Amadou Gon, Bohoun Bouabré et Diby Charles devront se prêter aux questions du juge d’instruction, respectivement, mardi, mercredi, jeudi et vendredi prochains, selon des indiscrétions.
David Ya (source frat mat)
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LA FICHE SIGNALETIQUE DE LA CÔTE D'IVOIRE

Devise :
UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL
Drapeau :
orange- blanc- vert
Armoiries :
Les Armoiries de la République de Côte d’Ivoire sont composées de l’Éléphant, de deux Palmiers et d’un Soleil levant.
Hymne national :
L’hymne national, l'Abidjanaise, exalte la grandeur de la Côte d’Ivoire, terre d’espérance, pays d’hospitalité, de paix et de dignité grâce à la vaillance de nos combattants de la liberté
L'ABIDJANAISE:
Salut ô terre d'espérance Pays de l'hospitalitéTes légions remplies de vaillance ont relevé ta dignitéTes fils chère Côte d'IvoireFiers artisans de ta grandeurTous rassemblés et pour ta gloireTe bâtiront dans le bonheurChers ivoiriens, le pays nous appelleSi nous avons dans la paix ramené la libertéNotre devoir sera d'être un modèle De l'espérance promise à l'humanité En forgeant unis dans la foi nouvelle La patrie de la vraie fraternité.
Nom officiel :
République de Côte d'Ivoire
Autre nom:
terre d' eburnie
Régime politique :
République de type présidentiel et multipartiste. Première Constitution du 16 octobre 1960 révisée à sept reprises. Nouvelle Constitution du 23 juillet 2000
Chef de l'Etat :
Laurent Koudou Gbagbo, depuis le 26 octobre 2000
Chef du gouvernement :
Guillaume Kigbafori Soro, depuis le 29 mars 2007
Organisation administrative :
19 régions, 56 départements et 2 Districts
Capitale :
Yamoussoukro (depuis le 21 mars 1983)
Principales villes :
Abidjan, Bouaké, Yamoussoukro, Daloa, Korhogo, Man
Fête nationale :
7 août, anniversaire de l'indépendance
Superficie :
322 462 km2
Frontières :
3 110 km dont 584 avec le Burkina-Faso, 668 avec le Ghana, 610 avec la Guinée, 716 avec le Liberia et 532 avec le Mali
Population :
Environ 17 198 048
Densité de population :
54 habitants/km2
Répartition par âge :
0-14 ans : 46%, 15-64 ans : 51,8%, 65 ans et plus : 2,2%
Croissance annuelle de la population :
2,45% (est. 2000)
Espérance de vie :
47,7 ans
Composition ethnique :
Baoulé (23%), Bété (18%), Sénoufo (15%), Malinké (11%)
Langues :
Français (officielle), une soixante de langues vernaculaires dont le baoulé et le dioula,
majoritaires
Religions :
Islam (38,6%), christianisme (32,8%), animisme (11,9%), sans religion (16,7%)
Monnaie :
Franc CFA (655,56 FCFA = 1 €)
Principales ressources :
Cacao (1er producteur mondial), ignames (2e producteur mondial), café (10e producteur mondial), bananes, huile de palme, coton, bois, pétrole, gaz, diamants, or, nickel, tourisme
PIB total :
11,2 milliards $ (1999, Banque mondiale)
Croissance annuelle moyenne 1990-2000 :
2,6%
Croissance annuelle 2001 :
-0,9%
PIB par habitant :
424 900 F CFA - (648 €)
Taux d'inflation :
2,5% (2000)
Dette extérieure totale :
15,8 milliards $ (2000, FMI)
Principaux fournisseurs :
Nigeria (19,8%), France (15,1%), Belgique - Luxembourg (3%), Italie (2,7%), Allemagne (2,7) (2000, Economist intelligence unit-EIU)
Principaux clients :
France (11,4%), Etats-Unis (6,4%), Pays-Bas (7,5%) Mali (4,4%), Italie (3,7%) (2000, EIU)
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la côte d'ivoire
Mathias Doué confirme sa candidature et sera à Abidjan le 20 octobre

L’ex chef d’état-major des Armées ivoiriennes Mathias Doué en exil depuis 2004 a affirmé jeudi à la presse avoir pris “acte de l’appel“ à la candidature qui lui a été lancé le Congrès pour la renaissance ivoirienne (CRI, nouveau parti d’opposition). "Je prends acte de l’appel qui m’a été lancé, je me tiens à la disposition de mon pays pour servir la population", a déclaré Mathias Doué, joint au téléphone pendant 24 secondes par Jean Enoch Bah, président du CRI, lors d’une conférence de presse jeudi à Abidjan.M. Bah a annoncé que "M. Doué sera à Abidjan le 20 octobre prochain estimant que les mesures sécuritaires du Général ne sont pas (encore) réunies".Le général Doué est en exil depuis l’échec en novembre 2004 de l’opération "Dignité" de l’armée loyaliste (attaque contre les positions de l’ex-rébellion des Forces nouvelles qui occupent la moitié nord du pays depuis 2002).
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Ballon d’or de la Caf : Drogba a revu sa position

Contrairement à ce qu’il avait déclaré à propos de l’Award du meilleur joueur africain, décerné chaque année par la Confédération africaine de football (Caf) au Ghana, Didier Drogba est en lice pour la distinction 2008. C’est à dessein que son nom figure sur la liste des nominés. L’attaquant ivoirien, fâché contre l’instance africaine qui l’avait dépossédé du prix au profit du Malien Frédéric Kanouté, avait profité d’une conférence de presse de l’équipe nationale à Takoradi, au Ghana, pour fustiger la prestigieuse cérémonie annuelle. «...Je pense que cette attitude ne fait pas honneur à l`Afrique. J`ai décidé de me retirer de tout vote sur les prochaines élections du Ballon d`or africain. Je me retire parce que cette compétition a perdu de sa valeur à mes yeux. Je ne suis qu`un simple joueur et j`espère que ma décision ne dérangera pas grand monde", avait déclaré Didier Drogba sous le coup de la colère. Qui ne voulait plus être pris en compte dans les distinctions de la Caf. Mais, le joueur a été vite ramené à l’ordre par le président de la Fédération ivoirienne de football, Jacques Anouma. C’est à l’issue de la discussion avec le patron de la Fif que le président Anouma a informé officiellement la Confédération du retour à de meilleurs sentiments de la star, qui n’a jamais fait mystère de son attachement au football ivoirien et africain. C’est la quatrième année consécutive que Didier Drogba et Michael Essien figurent parmi les cinq candidats désignés pour le titre de meilleur footballeur de l`année. Cette fois, les deux sociétaires de Chelsea seront accompagnés par Emmanuel Adebayor et les Egyptiens Amr Zaki (Wigan) et Mohamed Aboutrika (Al-Ahly). Comme par enchantement, Frédéric Kanouté, qui détient la distinction 2007, ne figure pas sur la liste 2008 des nominés. Le capitaine des Eléphants qui a réalisé une bonne première partie de la CAN 2008, et terminé finaliste de la Ligue des champions d’Europe face à Manchester United a toujours une réelle chance de reprendre ce «Ballon d’or».
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Côte d'Ivoire/élections : l'opposition crée un comité pour une candidature unique
Des partisans de l'opposition ivoirienne réunie au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) viennent de mettre sur pied un " comité de réflexion" en vue du choix d'un seul candidat de l'opposition à l'élection présidentielle.
"Un comité politico-scientifique de réflexion ouvert à tous les Ivoiriens vient de voir le jour", indique une déclaration de l'opposition.
Selon la déclaration, le comité a pour objectif la création d'un "grand parti de droite" qui passe, notamment, par " l'élaboration, la définition et l'application d'une plate-forme de rapprochement des candidats, l'élaboration d'un programme commun de gouvernement et d'un projet de partage du pouvoir".
Les présidents Henri Konan Bédié du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Alassane Ouattara du Rassemblement des républicains (RDR) et Mabri Toikeusse de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), tous membres du RHDP et se réclamant de l'héritage du premier président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, ont officiellement annoncé leurs candidatures face à Laurent Gbagbo du Front populaire ivoirien ( FPI, au pouvoir) et sont déjà en campagne sur le terrain.
"La candidature unique est la seule et unique solution" pour affronter le FPI qui a acquis "en un temps record des moyens ( financiers) colossaux", estime le texte qui relève également "les autres moyens de l'Etat, les relations au plan international et extérieur du fait de la position dominante du parti au pouvoir et la complicité effective visible de l'administration".
"Il faut agir en avançant vers le choix d'un seul candidat au sein du RHDP pour sauver la Côte d'Ivoire", insiste le texte dénonçant "la profondeur du désastre causé à la Côte d'Ivoire" sous le règne du FPI.
Le "comité scientifique pour la candidature unique a pour secrétaire permanent le député (PDCI) Kouassi Allomo Paulin".
Il doit rechercher "le mécanisme de déclenchement d'une grande réunion avec l'appui d'un comité doté d'une haute autorité morale pour le choix définitif du candidat du RHDP".
Le comité "se tient à la disposition de tous les Ivoiriens conscients du fait que le seul moyen réaliste de faire partir la refondation (FPI) du pouvoir est la condition sine qua non de la candidature unique au sein du RHDP", conclut le texte.
"Un comité politico-scientifique de réflexion ouvert à tous les Ivoiriens vient de voir le jour", indique une déclaration de l'opposition.
Selon la déclaration, le comité a pour objectif la création d'un "grand parti de droite" qui passe, notamment, par " l'élaboration, la définition et l'application d'une plate-forme de rapprochement des candidats, l'élaboration d'un programme commun de gouvernement et d'un projet de partage du pouvoir".
Les présidents Henri Konan Bédié du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Alassane Ouattara du Rassemblement des républicains (RDR) et Mabri Toikeusse de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), tous membres du RHDP et se réclamant de l'héritage du premier président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, ont officiellement annoncé leurs candidatures face à Laurent Gbagbo du Front populaire ivoirien ( FPI, au pouvoir) et sont déjà en campagne sur le terrain.
"La candidature unique est la seule et unique solution" pour affronter le FPI qui a acquis "en un temps record des moyens ( financiers) colossaux", estime le texte qui relève également "les autres moyens de l'Etat, les relations au plan international et extérieur du fait de la position dominante du parti au pouvoir et la complicité effective visible de l'administration".
"Il faut agir en avançant vers le choix d'un seul candidat au sein du RHDP pour sauver la Côte d'Ivoire", insiste le texte dénonçant "la profondeur du désastre causé à la Côte d'Ivoire" sous le règne du FPI.
Le "comité scientifique pour la candidature unique a pour secrétaire permanent le député (PDCI) Kouassi Allomo Paulin".
Il doit rechercher "le mécanisme de déclenchement d'une grande réunion avec l'appui d'un comité doté d'une haute autorité morale pour le choix définitif du candidat du RHDP".
Le comité "se tient à la disposition de tous les Ivoiriens conscients du fait que le seul moyen réaliste de faire partir la refondation (FPI) du pouvoir est la condition sine qua non de la candidature unique au sein du RHDP", conclut le texte.
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Côte d'Ivoire : faut-il croire à l’accord de Ouagadougou ?
SYNTHÈSE ET RECOMMANDATIONS
L’accord de paix conclu le 4 mars 2007 à Ouagadougou entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro constitue un tournant majeur dans la résolution du conflit armé en Côte d’Ivoire, mais ne représente qu’un premier pas dans la bonne direction. Tous les Ivoiriens qui souhaitent une paix durable doivent maintenant se mobiliser pour exiger du gouvernement de transition la délivrance effective des titres d’identité prévus, la récupération des armes encore détenues par les milices, une véritable réforme du secteur de la sécurité et un processus électoral crédible. La communauté internationale a évité à la Côte d’Ivoire de sombrer dans le chaos au cours de ces quatre dernières années et doit maintenir intact son engagement militaire, politique et financier. L’évolution du processus de paix ne doit pas être dictée par les seules ambitions des deux signataires de l’accord de Ouagadougou mais aussi par l’objectif de la construction d’une paix durable en Côte d’Ivoire qui est cruciale pour la stabilité de toute l’Afrique de l’Ouest.
L’espoir est revenu en Côte d’Ivoire lorsque les Ivoiriens ont vu Guillaume Soro, le leader des Forces nouvelles (FN), devenir Premier ministre aux côtés du président Laurent Gbagbo qu’il avait tenté de renverser le 19 septembre 2002. La résolution 1721 du Conseil de sécurité (1er novembre 2006), avait prolongé la transition d’une nouvelle année après deux reports des élections présidentielles. Elle avait renforcé les pouvoirs du Premier ministre d’alors, Charles Konan Banny mais on pouvait deviner qu’elle connaîtrait le même sort que les précédentes. Déterminé à défendre ses pouvoirs, Laurent Gbagbo signifia immédiatement son intention de ne pas la respecter. Il avait son plan alternatif : le dialogue direct avec les FN, sous le parrainage du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, qui est aussi le principal soutien de l’ex-rébellion. Aidé par le président sud-africain Thabo Mbeki, Gbagbo a réussi à renouer les liens avec son homologue burkinabè et était désormais prêt à tout négocier, y compris la nomination de Soro comme chef de gouvernement, tant que cela lui garantissait la reconnaissance de tous ses pouvoirs présidentiels et faisait de lui le maître du jeu jusqu’à l’organisation des élections.
Gbagbo a compris que l’impasse politique pourrait à terme menacer ses propres intérêts et a su tirer parti de la lassitude générale. Cela a accru la pression sur Soro et les autres responsables des FN qui avaient besoin d’une porte de sortie qui préserverait leur influence dans une Côte d’Ivoire réunifiée. L’accord signé à Ouagadougou est davantage un compromis entre deux camps qui veulent une sortie de crise préservant leurs intérêts particuliers qu’un accord qui garantirait une paix durable. Il ne traduit pas une volonté d’abandonner les pratiques politiques qui ont conduit à la guerre. L’opposition politique héritière du régime d’Houphouët-Boigny apparaît plus affaiblie, mais elle a un rôle important à jouer pour donner une chance à une réelle sortie de crise.
La collaboration entre Gbagbo et Soro devra survivre à l’épreuve du lancement des chantiers de l’identification des nationaux et électeurs et de la restructuration de l’armée. Le grand défi pour la survie de l’accord de Ouagadougou sera alors de garder sous contrôle les tensions suscitées par les stratégies politiques antagonistes des deux hommes et des extrémistes de leurs camps respectifs. Le rôle du président Compaoré, nouvel arbitre, sera crucial à cet égard. Il faudra également surmonter les difficultés logistiques et financières inhérentes à la préparation des élections. Les partenaires extérieurs doivent aider le gouvernement ivoirien mais ne doivent pas devenir les complices d’un bricolage de l’identification, de la réforme du secteur de la sécurité et des élections. Il est notamment essentiel que le poste de Haut représentant des Nations unies pour les élections soit maintenu afin d’apporter une crédibilité suffisante au processus. Même correctement mis en œuvre, l’accord de Ouagadougou ne suffira pas à lui seul à mettre fin à la crise politique qui a profondément divisé la société ivoirienne. C’est maintenant que les organisations de la société civile ivoirienne doivent également prendre leurs responsabilités, et ne pas laisser à nouveau l’avenir du pays dépendre de la soif de pouvoir d’une poignée de leurs concitoyens.
RECOMMANDATIONS
Au président Laurent Gbagbo et au Premier ministre Guillaume Soro :
1. Veiller à la stricte application de l’accord politique de Ouagadougou (APO), et faire du Cadre permanent de concertation (CPC) le lieu privilégié de la résolution des différends.
2. Solliciter l’appui de l’ONU et des partenaires extérieurs pour la réalisation satisfaisante des audiences foraines, de l’identification, du recensement électoral, du désarmement et de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité.
Au Premier ministre et secrétaire général des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro :
3. Prendre des initiatives pour prévenir des divisions au sein des Forces nouvelles qui pourraient mettre en danger le processus de paix et engager un dialogue avec Ibrahim Coulibaly en vue du retour d’exil de ce dernier et de sa participation au processus de paix.
Au gouvernement de transition de Côte d’Ivoire :
Identification et processus électoral
4. Délimiter précisément dans un décret les missions et les responsabilités de chacune des institutions concernées par l’identification et le processus électoral, notamment la Commission électorale indépendante (CEI), l’Institut national de la statistique (INS), la Commission nationale de supervision de l’identification (CNSI), l’Office national de l’identification (ONI) et l’Opérateur technique privé chargé de l’identification.
5. S’assurer que la CEI et la CNSI disposent des capacités techniques nécessaires pour contrôler et superviser effectivement l’exécution des tâches confiées à l’INS, à l’ONI et à l’Opérateur technique privé chargé de l’identification et solliciter la communauté internationale le cas échéant.
6. Conduire une campagne d’éducation civique des populations sur le déroulement des audiences foraines, de l’identification et de l’enregistrement sur la liste électorale sur la base d’un guide unique qui précisera les détails prévus dans l’APO.
7. Établir un plan d’action pour la sécurisation des élections avec une évaluation des risques par circonscription.
Désarmement et restructuration des forces de défense et de sécurité
8. Inscrire l’exécution du programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) et l’unification des ex-forces belligérantes dans le cadre d’une réforme en profondeur du secteur de la défense et de la sécurité avec des objectifs à court, à moyen et à long terme.
9. Doter le Centre de commandement intégré (CCI) de tous les moyens logistiques nécessaires pour accomplir les tâches militaires et sécuritaires qui lui ont été confiées par l’accord de Ouagadougou, en particulier pour :
(a) le déploiement de toutes les brigades mixtes pour sécuriser l’ex-zone de confiance ;
(b) la sécurisation des audiences foraines, de l’identification, du désarmement et de la démobilisation des ex-combattants et des miliciens ;
10. Prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux situations d’exception créées par le contexte de conflit armé, notamment :
(a) le retour à une distinction claire des différents « corps habillés » par la redéfinition des missions et des chaînes de commandement respectives des forces armées, de la gendarmerie et de la police ; et le retour des soldats dans les casernes.
(b) la dissolution du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS) opérant dans l’agglomération d’Abidjan ; la suppression du gouvernorat militaire dans l’Ouest du pays ; et le démantèlement des points de contrôle dans la capitale économique Abidjan et sur toute l’étendue du territoire ;
Aux organisations ivoiriennes de la société civile :
11. Initier un dialogue national informel sous la forme d’une série de débats publics sur des questions de fond essentielles pour une sortie de crise, et préparer des questions à soumettre aux futurs candidats aux élections présidentielles, y compris sur les sujets suivants :
(a) la loi foncière et le règlement des litiges fonciers au niveau local ;
(b) la justice de transition pour les atrocités commises pendant le conflit, y compris les violences sexuelles à grande échelle ;
(c) la nécessité d’une réforme constitutionnelle, y compris un réexamen de l’équilibre des pouvoirs ;
(d) la culture de violence dans le milieu scolaire et universitaire ;
(e) la gestion de l’héritage historique du pays en matière d’immigration ; et
(f) la redéfinition des rapports de la Côte d’Ivoire avec les pays voisins, la CEDEAO et la France.
À l’opposition politique non armée :
12. Participer à l’éducation civique de leur électorat en vulgarisant les dispositions de l’APO, appeler leurs militants à s’abstenir de tout usage de la violence avant, pendant et après la campagne électorale et indiquer les réformes qu’ils entendent mettre en œuvre en cas de victoire électorale.
Au président du Burkina Faso, Blaise Compaoré :
13. Recourir autant que possible au Cadre permanent de concertation (CPC) pour garantir la transparence et l’impartialité dans l’exercice de son rôle d’arbitrage dans la mise en œuvre de l’APO.
14. Ouvrir la participation aux travaux du Comité d’évaluation et d’accompagnement (CEA) aux représentants de la CEDEAO, de l’UA et de l’ONU, ainsi qu’aux partenaires extérieurs impliqués dans le financement du programme gouvernemental de sortie de crise.
Au Conseil de sécurité de l’ONU :
Mandat et effectifs de l’ONUCI
15. Renouveler pour une durée d’un an le mandat de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) tel que défini par la résolution 1739 (2007) et autoriser les missions additionnelles conformément aux recommandations du rapport du secrétaire général de l’ONU (14 mai 2007), notamment l’appui au Centre de commandement intégré, le déploiement des forces de l’ONUCI sur les postes d’observation sur une « ligne verte » dans l’ex-zone de confiance et le renforcement de la présence de l’ONUCI dans l’Ouest.
16. Maintenir intacts les effectifs actuels de la force de l’ONUCI et de la force Licorne, souligner qu’aucun retrait graduel ne sera envisagé avant l’organisation satisfaisante des élections présidentielles et législatives, réaffirmer que les forces impartiales de l’ONUCI et de l’opération Licorne doivent protéger les civils en danger immédiat de violence physique et doivent conserver toute leur liberté d’initiative et de mouvement pour s’acquitter de cette mission.
17. Renouveler le mandat de la force française Licorne tel que défini par la résolution 1739 (2007).
Sanctions et embargo
18. Maintenir le régime des sanctions individuelles tel que prévu par la résolution 1572 (2004), de même que la liste actuelle des personnes concernées, et affirmer que de nouvelles sanctions ciblées pourront être prises en cas d’obstruction au processus de paix.
19. Conserver intact le régime de l’embargo sur les armes aussi longtemps que la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire sera fragile.
Mécanisme de suivi
20. Transformer le Groupe de travail international (GTI) en un Groupe d’accompagnement de la transition en Côte d’Ivoire, ouvert aux membres actuels du GTI, et dont la mission serait de :
(a) suivre la mise en œuvre de l’accord de Ouagadougou et aider le gouvernement ivoirien à mobiliser l’aide internationale ;
(b) veiller au bon déroulement de la préparation des élections conformément aux dispositions de l’APO ; et
(c) aider le gouvernement à lancer des réformes indispensables au retour à une stabilité durable, en particulier la réforme du secteur de la sécurité et de l’administration publique.
Processus électoral
21. Renouveler le mandat du Haut représentant pour les élections (HRE) tel que défini par la résolution 1721 (2006), à savoir un rôle de certification des étapes du processus électoral, y compris la coordination des observateurs internationaux, et un mandat d’arbitrage en matière électorale qui serait exercé en liaison avec le président Blaise Compaoré.
22 Demander à la Division électorale de l’ONUCI d’apporter l’assistance technique nécessaire à la Commission électorale indépendante (CEI) conformément à la résolution 1739 (2007).
23. Demander à la police et à la force de l’ONUCI d’assister à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan d’action pour la sécurisation des élections.
Au gouvernement français :
24. Maintenir les effectifs et la capacité de réaction rapide de l’opération Licorne en soutien à l’ONUCI au moins jusqu’à la fin du processus électoral.
À l’Union européenne, la Banque mondiale, au Fonds monétaire international, à la Banque africaine de développement et aux partenaires bilatéraux :
25. Apporter rapidement l’assistance financière et technique nécessaires au gouvernement pour appuyer l’exécution de toutes les opérations prévues par l’APO.
L’accord de paix conclu le 4 mars 2007 à Ouagadougou entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro constitue un tournant majeur dans la résolution du conflit armé en Côte d’Ivoire, mais ne représente qu’un premier pas dans la bonne direction. Tous les Ivoiriens qui souhaitent une paix durable doivent maintenant se mobiliser pour exiger du gouvernement de transition la délivrance effective des titres d’identité prévus, la récupération des armes encore détenues par les milices, une véritable réforme du secteur de la sécurité et un processus électoral crédible. La communauté internationale a évité à la Côte d’Ivoire de sombrer dans le chaos au cours de ces quatre dernières années et doit maintenir intact son engagement militaire, politique et financier. L’évolution du processus de paix ne doit pas être dictée par les seules ambitions des deux signataires de l’accord de Ouagadougou mais aussi par l’objectif de la construction d’une paix durable en Côte d’Ivoire qui est cruciale pour la stabilité de toute l’Afrique de l’Ouest.
L’espoir est revenu en Côte d’Ivoire lorsque les Ivoiriens ont vu Guillaume Soro, le leader des Forces nouvelles (FN), devenir Premier ministre aux côtés du président Laurent Gbagbo qu’il avait tenté de renverser le 19 septembre 2002. La résolution 1721 du Conseil de sécurité (1er novembre 2006), avait prolongé la transition d’une nouvelle année après deux reports des élections présidentielles. Elle avait renforcé les pouvoirs du Premier ministre d’alors, Charles Konan Banny mais on pouvait deviner qu’elle connaîtrait le même sort que les précédentes. Déterminé à défendre ses pouvoirs, Laurent Gbagbo signifia immédiatement son intention de ne pas la respecter. Il avait son plan alternatif : le dialogue direct avec les FN, sous le parrainage du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, qui est aussi le principal soutien de l’ex-rébellion. Aidé par le président sud-africain Thabo Mbeki, Gbagbo a réussi à renouer les liens avec son homologue burkinabè et était désormais prêt à tout négocier, y compris la nomination de Soro comme chef de gouvernement, tant que cela lui garantissait la reconnaissance de tous ses pouvoirs présidentiels et faisait de lui le maître du jeu jusqu’à l’organisation des élections.
Gbagbo a compris que l’impasse politique pourrait à terme menacer ses propres intérêts et a su tirer parti de la lassitude générale. Cela a accru la pression sur Soro et les autres responsables des FN qui avaient besoin d’une porte de sortie qui préserverait leur influence dans une Côte d’Ivoire réunifiée. L’accord signé à Ouagadougou est davantage un compromis entre deux camps qui veulent une sortie de crise préservant leurs intérêts particuliers qu’un accord qui garantirait une paix durable. Il ne traduit pas une volonté d’abandonner les pratiques politiques qui ont conduit à la guerre. L’opposition politique héritière du régime d’Houphouët-Boigny apparaît plus affaiblie, mais elle a un rôle important à jouer pour donner une chance à une réelle sortie de crise.
La collaboration entre Gbagbo et Soro devra survivre à l’épreuve du lancement des chantiers de l’identification des nationaux et électeurs et de la restructuration de l’armée. Le grand défi pour la survie de l’accord de Ouagadougou sera alors de garder sous contrôle les tensions suscitées par les stratégies politiques antagonistes des deux hommes et des extrémistes de leurs camps respectifs. Le rôle du président Compaoré, nouvel arbitre, sera crucial à cet égard. Il faudra également surmonter les difficultés logistiques et financières inhérentes à la préparation des élections. Les partenaires extérieurs doivent aider le gouvernement ivoirien mais ne doivent pas devenir les complices d’un bricolage de l’identification, de la réforme du secteur de la sécurité et des élections. Il est notamment essentiel que le poste de Haut représentant des Nations unies pour les élections soit maintenu afin d’apporter une crédibilité suffisante au processus. Même correctement mis en œuvre, l’accord de Ouagadougou ne suffira pas à lui seul à mettre fin à la crise politique qui a profondément divisé la société ivoirienne. C’est maintenant que les organisations de la société civile ivoirienne doivent également prendre leurs responsabilités, et ne pas laisser à nouveau l’avenir du pays dépendre de la soif de pouvoir d’une poignée de leurs concitoyens.
RECOMMANDATIONS
Au président Laurent Gbagbo et au Premier ministre Guillaume Soro :
1. Veiller à la stricte application de l’accord politique de Ouagadougou (APO), et faire du Cadre permanent de concertation (CPC) le lieu privilégié de la résolution des différends.
2. Solliciter l’appui de l’ONU et des partenaires extérieurs pour la réalisation satisfaisante des audiences foraines, de l’identification, du recensement électoral, du désarmement et de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité.
Au Premier ministre et secrétaire général des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro :
3. Prendre des initiatives pour prévenir des divisions au sein des Forces nouvelles qui pourraient mettre en danger le processus de paix et engager un dialogue avec Ibrahim Coulibaly en vue du retour d’exil de ce dernier et de sa participation au processus de paix.
Au gouvernement de transition de Côte d’Ivoire :
Identification et processus électoral
4. Délimiter précisément dans un décret les missions et les responsabilités de chacune des institutions concernées par l’identification et le processus électoral, notamment la Commission électorale indépendante (CEI), l’Institut national de la statistique (INS), la Commission nationale de supervision de l’identification (CNSI), l’Office national de l’identification (ONI) et l’Opérateur technique privé chargé de l’identification.
5. S’assurer que la CEI et la CNSI disposent des capacités techniques nécessaires pour contrôler et superviser effectivement l’exécution des tâches confiées à l’INS, à l’ONI et à l’Opérateur technique privé chargé de l’identification et solliciter la communauté internationale le cas échéant.
6. Conduire une campagne d’éducation civique des populations sur le déroulement des audiences foraines, de l’identification et de l’enregistrement sur la liste électorale sur la base d’un guide unique qui précisera les détails prévus dans l’APO.
7. Établir un plan d’action pour la sécurisation des élections avec une évaluation des risques par circonscription.
Désarmement et restructuration des forces de défense et de sécurité
8. Inscrire l’exécution du programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) et l’unification des ex-forces belligérantes dans le cadre d’une réforme en profondeur du secteur de la défense et de la sécurité avec des objectifs à court, à moyen et à long terme.
9. Doter le Centre de commandement intégré (CCI) de tous les moyens logistiques nécessaires pour accomplir les tâches militaires et sécuritaires qui lui ont été confiées par l’accord de Ouagadougou, en particulier pour :
(a) le déploiement de toutes les brigades mixtes pour sécuriser l’ex-zone de confiance ;
(b) la sécurisation des audiences foraines, de l’identification, du désarmement et de la démobilisation des ex-combattants et des miliciens ;
10. Prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux situations d’exception créées par le contexte de conflit armé, notamment :
(a) le retour à une distinction claire des différents « corps habillés » par la redéfinition des missions et des chaînes de commandement respectives des forces armées, de la gendarmerie et de la police ; et le retour des soldats dans les casernes.
(b) la dissolution du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS) opérant dans l’agglomération d’Abidjan ; la suppression du gouvernorat militaire dans l’Ouest du pays ; et le démantèlement des points de contrôle dans la capitale économique Abidjan et sur toute l’étendue du territoire ;
Aux organisations ivoiriennes de la société civile :
11. Initier un dialogue national informel sous la forme d’une série de débats publics sur des questions de fond essentielles pour une sortie de crise, et préparer des questions à soumettre aux futurs candidats aux élections présidentielles, y compris sur les sujets suivants :
(a) la loi foncière et le règlement des litiges fonciers au niveau local ;
(b) la justice de transition pour les atrocités commises pendant le conflit, y compris les violences sexuelles à grande échelle ;
(c) la nécessité d’une réforme constitutionnelle, y compris un réexamen de l’équilibre des pouvoirs ;
(d) la culture de violence dans le milieu scolaire et universitaire ;
(e) la gestion de l’héritage historique du pays en matière d’immigration ; et
(f) la redéfinition des rapports de la Côte d’Ivoire avec les pays voisins, la CEDEAO et la France.
À l’opposition politique non armée :
12. Participer à l’éducation civique de leur électorat en vulgarisant les dispositions de l’APO, appeler leurs militants à s’abstenir de tout usage de la violence avant, pendant et après la campagne électorale et indiquer les réformes qu’ils entendent mettre en œuvre en cas de victoire électorale.
Au président du Burkina Faso, Blaise Compaoré :
13. Recourir autant que possible au Cadre permanent de concertation (CPC) pour garantir la transparence et l’impartialité dans l’exercice de son rôle d’arbitrage dans la mise en œuvre de l’APO.
14. Ouvrir la participation aux travaux du Comité d’évaluation et d’accompagnement (CEA) aux représentants de la CEDEAO, de l’UA et de l’ONU, ainsi qu’aux partenaires extérieurs impliqués dans le financement du programme gouvernemental de sortie de crise.
Au Conseil de sécurité de l’ONU :
Mandat et effectifs de l’ONUCI
15. Renouveler pour une durée d’un an le mandat de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) tel que défini par la résolution 1739 (2007) et autoriser les missions additionnelles conformément aux recommandations du rapport du secrétaire général de l’ONU (14 mai 2007), notamment l’appui au Centre de commandement intégré, le déploiement des forces de l’ONUCI sur les postes d’observation sur une « ligne verte » dans l’ex-zone de confiance et le renforcement de la présence de l’ONUCI dans l’Ouest.
16. Maintenir intacts les effectifs actuels de la force de l’ONUCI et de la force Licorne, souligner qu’aucun retrait graduel ne sera envisagé avant l’organisation satisfaisante des élections présidentielles et législatives, réaffirmer que les forces impartiales de l’ONUCI et de l’opération Licorne doivent protéger les civils en danger immédiat de violence physique et doivent conserver toute leur liberté d’initiative et de mouvement pour s’acquitter de cette mission.
17. Renouveler le mandat de la force française Licorne tel que défini par la résolution 1739 (2007).
Sanctions et embargo
18. Maintenir le régime des sanctions individuelles tel que prévu par la résolution 1572 (2004), de même que la liste actuelle des personnes concernées, et affirmer que de nouvelles sanctions ciblées pourront être prises en cas d’obstruction au processus de paix.
19. Conserver intact le régime de l’embargo sur les armes aussi longtemps que la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire sera fragile.
Mécanisme de suivi
20. Transformer le Groupe de travail international (GTI) en un Groupe d’accompagnement de la transition en Côte d’Ivoire, ouvert aux membres actuels du GTI, et dont la mission serait de :
(a) suivre la mise en œuvre de l’accord de Ouagadougou et aider le gouvernement ivoirien à mobiliser l’aide internationale ;
(b) veiller au bon déroulement de la préparation des élections conformément aux dispositions de l’APO ; et
(c) aider le gouvernement à lancer des réformes indispensables au retour à une stabilité durable, en particulier la réforme du secteur de la sécurité et de l’administration publique.
Processus électoral
21. Renouveler le mandat du Haut représentant pour les élections (HRE) tel que défini par la résolution 1721 (2006), à savoir un rôle de certification des étapes du processus électoral, y compris la coordination des observateurs internationaux, et un mandat d’arbitrage en matière électorale qui serait exercé en liaison avec le président Blaise Compaoré.
22 Demander à la Division électorale de l’ONUCI d’apporter l’assistance technique nécessaire à la Commission électorale indépendante (CEI) conformément à la résolution 1739 (2007).
23. Demander à la police et à la force de l’ONUCI d’assister à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan d’action pour la sécurisation des élections.
Au gouvernement français :
24. Maintenir les effectifs et la capacité de réaction rapide de l’opération Licorne en soutien à l’ONUCI au moins jusqu’à la fin du processus électoral.
À l’Union européenne, la Banque mondiale, au Fonds monétaire international, à la Banque africaine de développement et aux partenaires bilatéraux :
25. Apporter rapidement l’assistance financière et technique nécessaires au gouvernement pour appuyer l’exécution de toutes les opérations prévues par l’APO.
Côte d'Ivoire: lancement d'une campagne de lutte contre l'insalubrité

ABIDJAN, 9 octobre (Xinhua) -- Le gouvernement ivoirien entreprend depuis le 18 octobre une campagne nationale de sensibilisation d'une semaine sur la propreté en vue d'amener les populations à s'approprier la lutte contre l'insalubrité.
Cette campagne dénommée "Semaine de la propreté", mobilise près de 20.000 jeunes soutenus par des ONG, est simultanément lancée, dans sa phase pilote, à Abidjan, Yamoussoukro,Bouaké, Ferkessédougou, Man, Gagnoa, San-Pedro, Bondoukou et Jacqueville.
A Abidjan, autrefois "la Perle des lagunes" et ironiquement rebaptisée "la perle des ordures" par la presse nationale, comme dans beaucoup d'autres villes du pays, les marchés, les espaces publics et les rues sont très souvent envahis par les ordures ménagères sans que personne ne s'en émeuve.
"Nous allons expliquer aux uns et aux autres que la rue, le jardin public, l'école, le campus universitaire, les tours administratives, ne sont pas une poubelle et qu'il faut en prendre soin pour notre santé", a indiqué le ministre de la Ville et de la Salubrité urbaine, Théodore Mel Eg, initiateur de la campagne.
Cette campagne dénommée "Semaine de la propreté", mobilise près de 20.000 jeunes soutenus par des ONG, est simultanément lancée, dans sa phase pilote, à Abidjan, Yamoussoukro,Bouaké, Ferkessédougou, Man, Gagnoa, San-Pedro, Bondoukou et Jacqueville.
A Abidjan, autrefois "la Perle des lagunes" et ironiquement rebaptisée "la perle des ordures" par la presse nationale, comme dans beaucoup d'autres villes du pays, les marchés, les espaces publics et les rues sont très souvent envahis par les ordures ménagères sans que personne ne s'en émeuve.
"Nous allons expliquer aux uns et aux autres que la rue, le jardin public, l'école, le campus universitaire, les tours administratives, ne sont pas une poubelle et qu'il faut en prendre soin pour notre santé", a indiqué le ministre de la Ville et de la Salubrité urbaine, Théodore Mel Eg, initiateur de la campagne.
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